Nées de la Révolution, droite et gauche sont deux soeurs ennemies. Pour la gauche, la révolution
est une mère ; pour la droite, une marâtre.
A partir de 1789, la hantise des origines s’investit précisément sur la rupture révolutionnaire". Cette hantise des origines investit aussi le champ du politique. Chaque famille, chaque parti doit se trouver une légitimité. Et que peut-on trouver de mieux pour la fonder qu’un passé glorieux, une histoire ancienne ? Les rapports entre la droite et la gauche en France ne naissent pas dans la paix. 1789-1793 : quatre année fondatrices d’un système, qui expliquent que parler de la gauche aujourd'hui soit si simple et parler de la droite si compliqué.
Acte de naissance d’un système nouveau : la Révolution
La dénomination des deux tendances de la vie politique française naît bien avec la Révolution. La césure est d’abord spatiale : à la fin de l’été 1789, l’Assemblée constituante discute droits de l’homme, veto royal et liberté religieuse. A droite du président, se rassemblent spontanément ceux qui restent attachés au roi et à la religion, car dans la partie gauche, celui qui ne vote pas comme ses voisins est immédiatement hué. L’habitude est prise. En 1791, à l’Assemblée législative, les "novateurs", les enthousiastes de la révolte permanente occupent la partie gauche.
Cette (prétendue) évolution pourrait relever de l’anecdote. Pourtant, dès ce moment, la confusion est installée : en 1789, on trouve à la droite du président les défenseurs du roi, soit les contre-révolutionnaires. En 1791, on trouve à la droite du président, les défenseurs de la Constitution, soit les conservateurs. Les premiers s’opposaient à un système, les seconds adoptent un positionnement au sein de ce système. Avec un dénominateur commun : pour leurs adversaires, ils seront toujours perçus, malgré cette nuance de taille, comme des opposants au soit disant progrès.
Si la Révolution est l’événement fondateur des deux familles politiques "républicaines" et non pas "françaises", il ne devrait pas y avoir, a priori, une difficulté plus grande pour la droite que pour la gauche à jouer ce jeu de la dialectique. Mais on l’a vu, à droite du président s’étaient placés ceux qui, en accord avec la Révolution, continuaient cependant d’y poser une simple limite, fixée par la Constitution. Ce que définit la Constitution, c’est précisément ce qui ne peut être débattu ordinairement. Ce qui ne peut être soumis à l’exercice quotidien de la remise en cause dialectique. La droite, même née de la Révolution, a donc voulu conserver intacts certains pans de la vie politique. Elle est conservatrice. Pas contre-révolutionnaire, mais bien conservatrice. Conserver un état antérieur constitue d’emblée un frein à la Révolution dont le champ d’exercice est, par définition, indéfini.
C’est donc la gauche qui a l’apanage du "progrès" révolutionnaire, car dès sa fondation elle en a accepté le caractère illimité et indéfini. La Révolution est de gauche. La gauche, c’est la Révolution. il est simple de dire dans un dîner en ville "je suis de gauche". Personne ne pose de question, n’exige de justification. L’assemblée sait immédiatement ce que l’intervenant veut dire. Cette compréhension instinctive pour l’homme de gauche, la bienveillance commune dont il bénéficie ne sont que le résultat de l’immunité dont bénéficie la Révolution.
Différence de valeurs ou simples positionnements ?
La droite se retrouve finalement comme une étrangère dans un système qui n’est pas complètement le sien. Mais appartenant au système, elle joue avec ses règles, enfermée dans la confusion de ses origines et de ses motivations.
Quelle place pour la droite dans la dialectique républicaine ? Une place confuse, à la mesure de ce que fut la confusion de sa naissance. Quand on débat de la famille, deux options s’offrent à elle : affirmer d’emblée que la famille ne devrait pas devenir un objet d’exercice de la dialectique politicienne ou se placer sur le terrain choisi par les "progressistes" en entrant dans leur jeu et en jouant l’amendement contre le projet de loi. En choisissant la première voie, la droite s’oppose à un système. En choisissant la seconde, elle se positionne au sein du système. On le voit, la confusion de 1789-1791 n’est pas morte. Elle explique toute la difficulté qu’il y a à se dire de droite quand il est si simple de se dire de gauche.
Cette confusion est telle qu’on en vient à se demander ce que valent les fameuses "valeurs" de droite ou de gauche qui alimentent le débat politique français. Pour la gauche, là encore, rien de très compliqué. Sa valeur principale : la Révolution, avec pour corollaires toujours le prétendu progrès et la dialectique. Le changement permanent, avec pour idée principale que ce qui vient après est forcément mieux que ce qui était avant. Pour la droite, la tâche est aussi ardue que quand il s’agit de construire ses origines. Car parler de valeurs exige que l’on se penche sur les principes qui les fondent. Pour une droite qui se construit sans cesse une légitimité, qui justifie en permanence de sa loyauté à une histoire révolutionnaire, les principes sont flous. Sur le thème de la famille par exemple : s’oppose-t-elle aux réformes de la gauche par simple positionnement sur un échiquier politique ou par principe ? Estime-t-elle qu’il est des domaines où les règles de la dialectique ne doivent pas pénétrer ou ne fait-elle que jouer avec cette dialectique pour tenir son rôle ?
La tentation est grande de parler de positionnement plus que de valeur. La majorité de droite vient d’ailleurs d’en apporter une preuve en promouvant une réforme qui facilite le divorce, en fait un événement quasiment anodin et une formalité administrative. Dans l’opposition, face à une telle loi proposée par la gauche, la droite s’y serait opposée. Dans la majorité, elle en est l’origine et l’agent de propagande.
La droite telle que nous la connaissons actuellement ne s’appelle finalement droite que parce qu’elle est moins à gauche que la gauche... Elle n’est pas à droite du système mais à droite dans le système. Il n’y a pas de différence de fondements philosophiques ni de valeurs, mais une différence de positionnement. La droite, comme la gauche, a accepté le préalable révolutionnaire. D'ailleurs il ne viendrait pas à l’idée d’un homme politique de droite de remettre en cause la devise "Liberté, égalité, fraternité"...
Etre de droite dans le système, être de droite face au système
Parler de droite et de gauche n’a donc finalement de sens que si l’on accepte le système révolutionnaire, à l’exclusion de toute autre logique politique. Mais alors, il n’y a pas vraiment d’alternative politique au conflit indéfini inauguré par la Révolution. Pour qu’il y ait une alternative, mieux vaut parler de Révolution et de Contre-Révolution que de gauche et de droite. Car c’est bien là qu’est la véritable césure. Il est cependant impossible d’identifier la droite actuelle à la Contre-Révolution. On l’a vu, elle aussi profite de la dialectique et en accepte les règles. Cependant, par son positionnement, elle joue parfois un rôle de frein à la Révolution. C’est d’ailleurs ainsi qu’elle est née : en prétendant en 1791, défendre la Constitution et poser ainsi un obstacle au déroulement rapide et sans faille de la logique révolutionnaire.
Sans doute alors faut-il introduire une autre notion : celle du conservatisme. La droite passe pour conservatrice et elle l’est effectivement en partie puisqu’elle refuse que certains pans de la vie sociale et politique soient abandonnés totalement à la logique dialectique. Ce faisant, elle freine le processus révolutionnaire. Mais dans le même temps, elle joue le jeu de la Révolution, participant à cette opposition voulue et nécessaire à la vie du système.
Face à la Révolution, en dehors du système auquel elle a donné naissance, il n'existe comme remède que la Contre-Révolution, qui se place d’emblée dans une logique totalement différente. La Contre-Révolution Catholique et Royale ne se positionne pas au sein du système et n’en accepte pas le préalable dialectique. C'est la position des Légitimistes, en cela, elle n’est pas une idéologie, mais bien une conception différente de l’art politique. Un attachement sans faille à la Monarchie Catholique, régime politique naturel de la France Traditionnelle.
La droite oscille entre le conservatisme au sein du système et la Contre-Révolution. C’est ce qui fait la confusion de ses origines, de ses valeurs, de son rôle. C’est ce qui fait également toute la difficulté et l'incohérence parfois de l’engagement politique de "l’homme de droite". Ou plutôt de l’homme de bonne volonté, convaincu du mal politique que représente la Révolution...




Notre combat est d’abord au service d’un principe, d’une tradition (la civilisation Française) ; il est avant tout consacré à une personne : le Roy de France légitime. Nous nous battons pour quelqu’un et c’est là notre spécificité. A l’inverse dans le combat « laïcard », on se bat pour une idée abstraite et désincarnée, mais on ne se bat pas pour une personne. On se bat même contre quelqu’un et, si l’on se réfère au combat anticlérical de la fin du XIXe siècle, il faut nous souvenir que les républicains se battaient contre la présence de Dieu dans les tribunaux, les écoles, les hôpitaux et dans toutes les institutions publiques.
la routine, c’était une référence que chacun connaissait et qui avait toute sa signification. Cette croix rappelait en effet au magistrat qui rendait la justice qu’il le faisait devant Celui qui le jugerait au dernier jour, car Dieu est le juge suprême de qui dépend tout pouvoir de juger sur la terre comme au ciel.
abstraite et théorique, mais en répondant à une question très concrète des pharisiens : doit-on payer l’impôt à César ? Cette question était un piège car, s’Il répondait positivement, le Christ était accusé d’être un collaborateur de l’occupant romain et s’Il répondait négativement, Il était pris pour un révolutionnaire et dénoncé à Pilate. On connaît la réponse du Christ. Ce n’est qu’au fil des siècles, avec la réflexion des Pères de l’Eglise et l’expérience historique des relations entre l’Eglise et le pouvoir politique, que l’on a théorisé la distinction entre pouvoir spirituel et pouvoir temporel.
Rappel en ce jour du message de Monseigneur le duc d’Anjou pour le 20
Les Croisades ont une image très négative dans l'opinion publique des sociétés occidentales contemporaines. Cela provient d'une désinformation systématique qui a été relayée par les révolutionnaires marxistes et tiers-mondistes. Elle permet de culpabiliser les Occidentaux et de miner les fondements des sociétés européennes ainsi que d'exonérer le monde arabo-musulman de ses responsabilités, de ses blocages et de ses insuffisances. Les arguments habituellement présentés sont simplistes et souvent contradictoires.
Les Croisades ne sont en aucun cas une "colonisation" de peuplement. Les Croisés ne furent en Terre sainte qu'une minorité noyée. Les rois francs de Jérusalem ne disposeront pour se défendre que d'un peu plus d'un millier de chevaliers. Le même argument vaut pour les chefs croisés qui avaient dans l'aventure tout à perdre et rien à gagner : Raymond de Saint-Gilles, le comte de Toulouse, était un des plus grands princes d'Occident. Godefroy de Bouillon, duc de Basse Lorraine, refusera le titre de "roi de Jérusalem", préférant le titre d'avoué du Saint-Sépulcre et se retrouvera à la tête d'un modeste Etat. Certains chefs croisés se sont même endettés personnellement pour partir en croisade. 
L’essentiel de ces manifestations sont des messes. Mais il y a aussi des repas, des marches, des dépôts de gerbes. Cette date apparaît ainsi comme un rendez-vous annuel que les Français ont avec leur histoire. En dehors des anniversaires liées aux deux dernières guerres et aux évènements qui s’y rattachent, aucun autre évènement historique n’est solennisé si régulièrement et si nationalement.
au mauvais moment, sa mort correspond au premier procès politique. Il montre aussi les limites d’une telle justice, celle de l’arbitraire. En un mot, sa mort est le signal qu’il faut conserver et qui génération après génération, rappelle qu’en politique il faut savoir raison garder et ne pas aller trop loin. Le message vaut pour hier comme pour aujourd’hui. Pour aujourd’hui comme pour demain !
La polémique au sujet de l’agenda édité par la Commission européenne à destination des élèves de l’Union européenne bat son plein en Occident. « Tout le monde en parle », comme le titre d’une célèbre émission... Diffusé à plus de 3 millions d’exemplaires, cet agenda mentionne les fêtes musulmanes, hindoues, sikhs, juives, etc. à l’exception des fêtes chrétiennes bien évidemment... Pour nous qui sommes dans la lumière, il est particulièrement difficile de nous étonner de cette nouvelle violence mondialiste faite à l’égard de notre religion.
sens du vrai combat contre-révolutionnaire, parce qu’ils n’ont plus le sens du surnaturel. Ils ne savent plus que s’il faut combattre, certes, c’est cependant « Dieu qui donne la victoire » ! Le retour au réel, et le vrai combat pour la France passe obligatoirement par une pratique plus rigoureuse et traditionnelle de notre religion, doublée d’un attachement sans équivoque à la légitimité naturelle.
Comment ne pas s'imaginer que la France, un jour, pourrait connaître une situation semblable à celle de l’ex-Yougoslavie ? Un territoire éclaté, divisé et meurtri. Aujourd’hui elle n’est plus qu’un simple pays « d'électeurs » formatés pour le consumérisme, où subsisteraient quelques ruines grandioses, restes d'un passé effacé, presque mythique...
source chrétienne de notre civilisation. Puis enfin, effacement programmé de notre histoire dans les écoles. Bref..., la politique de la table rase du passé ! 

La basilique royale de Saint Denis est surtout connue pour être le lieu où sont enterrés les rois de France et abriter un exceptionnel musée de sculptures, mais elle est plus que cela. 
l’histoire de France. Sa portée est européenne.
solennellement dans la Basilique Royale à chaque occasion de grand péril extérieur. Il fut levé victorieusement en 1124 par Louis VI le Gros. En 1214, Philippe Auguste le lève et ce fut la bataille victorieuse de Bouvines où face à la coalition qui menaçait la France, le rassemblement des forces venues de tout le royaume, du nord au sud, de la fleur de la chevalerie française alliée aux milices populaires et bourgeoises, brisa l'effort des envahisseurs. L'Oriflamme a disparu à la bataille d'Azincourt, probablement détruit par ceux qui en avaient la garde, pour éviter qu'il ne tombe entre les mains de l’ennemi.
Le plan de cette église supérieure est l'archétype de celui de toutes les cathédrales qui vont fleurir en France et dans toute l’Europe 







Cette " question politique " se résout en un principe clair : « La France est perdue à moins de répudier solennellement toute alliance avec la Révolution. » Il faut donc rétablir la monarchie : « Un seul homme pourrait nous sauver, c'est le comte de Chambord ; or, c'est précisément celui dont on veut le moins, parce que son nom signifie fin de la Révolution et retour à l'Église. C'est quand les hommes sont à bout de ressources que Dieu se plaît à manifester sa puissance. Espérons et prions. »
oir. Voulons-nous que la France se rallie à notre drapeau, commençons par ne pas craindre de le porter haut. » 




Pour que les hommes soient unis sur la notion de justice et de l'Etat, et ainsi pour éviter toute révolution (autrement dit pour assurer la durée d'un régime), il est nécessaire précisément que tous aient, un même esprit; ce qui suppose une même éducation. C'est donc finalement l'absence d'une même éducation, la formation d'idéologies révolutionnaires où l'intrusion de moeurs et de coutumes étrangères qui sont à l'origine des troubles dans les Etats.
terre) vers les biens de l'esprit : c'est la découverte et la compréhension du vrai, du bien ou encore du beau, essence même de l'Eternel qui a élevé les hommes à la civilisation. La cité catholique seule, en raison de la grâce de Dieu, a pu approcher cet idéal.
l'hérésie lors de son sacre. De ce fait, la France catholique traditionnelle, ne peut en vérité s’accommoder d’un quelconque régime politique démocratique abstrait, puisque l'autorité vient de la tradition (d'en haut et non d'en bas).
France n'a jamais été une théocratie. 
"Que chacun soit bien convaincu que l'aîné des Capétiens, fidèle à la tradition millénaire de sa famille, n'est pas là pour diviser mais pour unir et rassembler" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Pau, le 29 Mmars 1987)
"Il n'existe pas deux voies: c'est de revenir au principe qui, au cinquième siècle, a fait la France. 

Louis XIV demande que les Quatre Articles soient publiés dans toute la France, et enseignés dans les séminaires. Protestation d'une partie du clergé français, ainsi que du pape Innocent XI, qui condamne officiellement la Déclaration le 11 avril. Il refuse l'investiture canonique à tous les évêques nommés par lui. En 1688, 35 évêchés seront ainsi vacants. Pour éviter le schisme, Louis XIV cédera en 1693, informant le pape que la Déclaration ne serait plus enseignée en France.
qui n'en sortait quand quand le roi se mettait à la tête de l'armée, et que l'on allait chercher solennellement à l'heure des périls suprêmes. L'étendard représentait l'âme religieuse de la France, et il flottait au milieu des bannières comme une prière.
ministres, députés...) devant être clairement définies dans une Constitution. Il faut dire que cette méthode était déjà employée aux Amériques... Louis XVI se sentit bafoué. Très en colère et sur les conseils de son entourage, il fit fermer la salle de réunion des députés. Cela ne les découragea pas. Trois jours plus tard, ils se réunirent le 20 juin 1789 dans la salle du Jeu de Paume à Versailles. Ils proclamèrent le serment « de ne jamais se séparer et de se rassembler partout où les circonstances l'exigeraient, jusqu'à ce que la Constitution du royaume fût établie et affermie par des fondements solides ». Ce fut le début de la Révolution...
autant conforme aux vœux de Notre-Seigneur ? Lorsqu'il prit cet engagement solennel, Louis XVI n'était plus roi que de nom. Hors, Notre-Seigneur voulait que la France soit consacrée à Son divin-Cœur par un Souverain en fonction, et non pas en roi dépouillé, recourant en dernier recours à Jésus-Christ, au fond d'une cellule, aux Tuileries... 















