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04/09/2017

Réunion royaliste - sam. 09 septembre - 15h - Villers-les-nancy

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h le samedi 09 Septembre 2017, à Villers-les-Nancy.

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Renseignements et réservations au :
03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85
robertdebaudricourt@gmail.com

31/10/2015

NEC PLURIBUS IMPAR

00.jpgLa devise de Louis XIV a pu être comprise dans des sens différents dont les traductions se télescopent telles que :

- Au-dessus de tous

- A nul autre pareil

- S'agrandir

-Avoir conscience de la primauté ...

Elles ont toutes été empreintes, pour les esprits chagrins, d'une notion de "supériorité" fort mal interprétée, d'orgueil indécent et probablement de mépris pour le reste de l'humanité.

LOUIS XIV en avait expliqué le sens au Dauphin sous cette forme de réflexion : "suffisant seul à tant de choses, je suffirais sans doute encore à gouverner d'autres empires, comme le soleil, d'autres mondes, s'ils étaient également exposés à ses rayons".

Sa vision de "grandeur" pour le pays et pour la Monarchie ne laisse pourtant aucun doute sur sa nature glorieuse, sa politique rigoureuse et comme l'ont brocardé à satiété les voyous républicains (de toutes les tendances) : "une certaine idée de la France..."

Roi ou Soleil, Roi-Soleil, par son règne, il partage également la lumière en tous lieux, produit la vie, la joie et l'action dans une course constante et invariable, dont il ne s'écarte jamais et ne se détourne point.

S'agrandir, avoir conscience de la primauté... la devise NEC PLURIBUS IMPAR comme le nom Roi-Soleil traduisent ni plus, ni moins que le sens des DEVOIRS D'UN PRINCE.

Pas des DROITS comme la majorité des présidences non ! des DEVOIRS.... ceux d'un père à l'égard de sa famille, ceux d'un roi à l'égard de son "bon" peuple.

Les mots ont un sens auquel, entre autres, la vulgarité d'esprit s'est attaquée ; lorsqu'on le dégrade, l'idée elle-même s'estompe et finit par disparaître sans que le dommage causé soit réellement visible de prime abord. Hier nous avons abordé celui des mots gouvernement, gouvernance et règne et mis en exergue leurs différences fondamentales, subtilement dissimulées pourtant afin d'en recouvrir la réalité.

On aura tendance à prétendre que la devise "Au-dessus de tous" couvre tout l'orgueil de la Monarchie, c'est oublier un peu vite que 1200 années de REGNE ont construit la France et qu'il a suffi de 200 années de gouvernement et 20 années de gouvernance (sans fierté sans panache et sans honneur) pour mettre à bas cette oeuvre rayonnante qui a permis à la Monarchie de placer notre pays au premier rang mondial dans tous les domaines.

Sonja

28/04/2014

Louis de Bourbon : "Je suis prêt à servir la France"

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Si la France était encore une monarchie, le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, serait notre souverain sous le nom de Louis XX. Le prince, qui s'est rendu vendredi à Aigues-Mortes pour commémorer le 800e anniversaire de la naissance de Saint Louis, a accepté de répondre aux questions de La Provence.

Monseigneur, vous vous êtes rendu, vendredi, à Aigues-Mortes pour commémorer le 800e anniversaire de la naissance de Saint Louis. Que représente ce roi, majeur dans notre histoire, pour vous ? Et pourquoi célébrer sa naissance, qui est aussi le jour de votre quarantième anniversaire, à Aigues-Mortes ?


Louis de Bourbon : C'est vrai que la concordance des dates et des prénoms est amusante : Saint Louis est né le 25 avril 1214, je suis né 760 ans plus tard et nos épouses se prénomment Marguerite... Mais plus sérieusement, oui, il m'a paru important de venir à Aigues-Mortes à l'occasion du 800e anniversaire de Saint Louis. J'ai accepté cette invitation des autorités civiles et religieuses car honorer ce saint roi, bon époux et bon père de famille, est tout un symbole. Il fonda cette cité en 1240, ouvrant à la France une porte sur la Méditerranée qui ne s'est jamais refermée depuis. Roi réformateur, bâtisseur, juste, il était très aimé car il avait grand souci du faible. Tout cela est présent à Aigues-Mortes, mais j'irai cette année dans d'autres lieux, tant en France qu'à l'étranger, à commencer par le Grau-du-Roi pour la restauration d'un reliquaire[....]

Dans la France actuelle, quel rôle entendez-vous jouer ?


Louis de Bourbon : [...] J'existe, je suis là et si je peux un jour oeuvrer plus concrètement pour la France, je prendrai mes responsabilités. J'ai aujourd'hui 40 ans, trois enfants, une vie active, je sens bien que ma génération et celle qui suit attendent un changement profond et pacifique.

 

Source : le journal "la Provence". Pour lire l'article en entier, cliquez ICI.

30/01/2014

In memoriam Prince Alphonse

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Il y a vingt ans lorsque nous fûmes réveillés pour apprendre la terrible nouvelle de la mort accidentelle du Prince Alphonse ce fut pour tous ses proches la stupeur. A mesure que la nouvelle se répandait, l'abattement se propagea à tous ses fidèles et à ceux qu'il avait rencontrés.

Au-delà de la mort d'un Prince dont tous appréciaient le charisme, les qualités humaines et de cœur, le sens politique (la prudence des Bourbons), l'érudition, chacun se rendait compte aussi qu'un espoir pour la France venait de disparaître. Depuis trois ans que le Prince sillonnait son pays que de choses avions-nous pu vivre ! Que de contacts, d'idées partagées, de projets qui renaissaient partout ! Si tout cela peut paraître étrange de nos jours où le contexte politique et social a tellement changé, comment ne pas se rappeler qu'il y a vingt ans, pour la première fois sans doute depuis le Comte de Chambord, nous pouvions croire en un avenir meilleur. Nous pouvions espérer renouer avec nos traditions. De nouveau la royauté avait sa place. Le Prince la rendait si actuelle et si naturelle. En témoigne le souci qu'il eut de donner son rang à la France dans les JO d'hiver, sa manière d'aborder l'Europe qu'il ne concevait qu'avec les repères Jacques_de_Bauffremont.pngque seules les dynasties anciennes pouvaient lui donner, sa conception du rôle de la majesté et de la fonction royale. Il aimait répéter que les Bourbons étaient prêts à reprendre leur place dès lors que les Français en seraient convaincus. Et ils commençaient de l'être.

Mais cette mort si tragique devait aussi nous permette de mieux comprendre le mystère de la royauté française si différente d'une simple monarchie. La mort du Prince Alphonse signifiait l'avènement du Prince Louis, alors âgé de quatorze ans. Il devînt notre chef incontesté et incontestable et chacun se mit à son service, malgré sa jeunesse et son manque d'expérience, tant il est vrai qu'en France, le roi ne meurt jamais. Le principe dépasse la personne. Il le dépasse car le roi, incarnation de toutes les familles, est la tête de la nation et ce qui lui donne du sens. Cela est bien au dessus du pouvoir, ô combien temporel, d'un simple monarque. Oui, un enfant peut être roi de France ! Et, à l'expérience, nous avons déjà pu constater combien notre chef de Maison, désormais, devenu homme a, dès le début, rempli son rôle, c'est-à-dire assumé les devoirs que sa légitimité lui incombait. Comme chacun de ses aïeux a aussi su le faire au cours du millénaire passé, il a apporté sa propre touche. Si le Prince Alphonse a voulu être un pont entre deux époques et a souhaité renouer l'antique dialogue entre la France et sa dynastie, le Prince Louis, cette étape désormais franchie, se place résolument dans l'avenir. Il a compris combien notre société était en pleine mutation et combien le rôle des dynasties est de maintenir les repères pour assurer les changements. Donner du sens à notre société. Tel est bien ce qui guide toute notre action. Il ne s'agit pas d'être fidèles à une nostalgie mais à des principes dont mille ans d'histoire ont prouvé la justesse.

Le Prince Alphonse a montré que la voie était possible. Le Prince Louis rappelle désormais, régulièrement, qu'il s'agit, avec l'aide de Dieu et de tous les saints, de prendre en main notre destin, le salut de la France.


Duc de Bauffremont

http://documents.royaute.org/imb47.pdf

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La légitimité des Lys et le Duc d'Anjou

251521_188536564542160_3081876_n.jpgPréface de la Duchesse d'Anjou et de Ségovie en date du 15 mars 1989 :

Cher Monsieur,

    On a bien voulu me signaler que vous veniez de terminer un nouvel ouvrage au titre évocateur : " La légitimité des Lys et le Duc d'Anjou ".
   

Ce livre qui vient après un certain nombre d'autres que vous avez consacrés à de grandes figures de notre histoire, me touchera sans doute tout particulièrement puisque vous y parlez abondamment de mon regretté fils, le prince Alphonse.

Je le lirai bien sûr, avec beaucoup d'émotion et, qui sait, peut être y trouverai-je une certaine consolation encore que, pour une mère, la perte d'un fils aîné ne saurait trouver ici bas d'apaisement durable.   

Le rappel à Dieu de mon aîné le duc d'Anjou a suscité un si grand nombre de témoignages d'affection et de sympathie que je ne mesure réellement qu'aujourd'hui combien mon fils était devenu en quelques années à peine quelqu'un de proche, de respecté et d'aimé en France. Sa disparition laisse un grand vide pour ne rien dire de celui qu'elle laisse dans mon coeur.    obseques-duchesse-anjou-grand-mere-louis-bourbon-duc_1_604065.jpg

Jeune fille, j'ignorais tout de la légitimité ; ce n'est vraiment qu'après la guerre que j'ai compris ce que représentait mon fils aîné et ce qu'il incarnait après le décès de son père, le feu duc d'Anjou et de Ségovie. Je me suis dès lors, beaucoup préoccupée de tout cela, tâchant d'aider mon fils du mieux que je pouvais. Son décès ruine, sans doute, beaucoup d'espoirs qu'avaient placés en lui bien des fidèles de vieille date et un nombre grandissant de jeunes nouveaux-venus.   

Toutefois, l'Espérance n'est pas morte avec lui, puisqu'il nous laisse avec un magnifique renouveau du sentiment royal en France, un fils sur les deux qu'il avait plu à la Providence de lui donner et qui lui furent d'une grande consolation au milieu des adversités et des épreuves de la vie.

Malgré mon âge, je reste très confiante, assurée que, pour l'heure la succession existe même si elle nous apparaît fragile mais la précarité est la marque toute spéciale de cette dynastie royale toujours placée entre les mains de la Providence.

C'est donc à mon petit-fils et à tout ce qu'il incarne désormais, que je consacrerai les années qu'il plaira à Dieu de m'accorder, et c'est vers ce nouveau et bien jeune Chef de maison que devrons converger les prières, les conseils et le soutien de tout un peuple de fidèles.

Ceci laisse imaginer que j'aurai, du moins je l'espère, de nombreuses occasions de rencontrer de nouveau ces innombrables Français qu'aimait si tendrement le duc d'Anjou, et qui demeurent indéfectiblement attachés à la plus pure et à la plus honorable tradition politique de notre chère Patrie, tradition qui avait pris, pour un temps, les traits et le visage de mon bien-aimé fils le prince Alphonse.

 Je ne puis donc que me réjouir, cher monsieur, de la parution de votre ouvrage, tout en vous assurant de la gratitude et de la reconnaissance de votre affectionnée.

Emmanuelle, duchesse d'Anjou et de Ségovie.

12/01/2014

« La liberté d’expression », une chimère démocratique

batman.jpgLe déchaînement médiatique des derniers jours me pousse à sortir de ma réserve et à commenter à mon tour les récents événements et plus particulièrement cette polémique qui s'étale à longueur de journée sur les stations radios, les écrans TV et les réseaux sociaux via internet. Tout d'abord, il faut bien prendre acte que nous assistons depuis quelques années à quelque chose d'absolument nouveau, à un divorce progressif entre une petite partie des gens du showbiz (artistes, chroniqueurs, acteurs de cinéma, humoristes ; des personnalités par exemple comme Alain Delon, Gérard Depardieu, Eric Zemmour, Jean Roucas, Dieudonné...) et la ligne de conduite du système dominant actuel, dont ils ont pourtant tous abondamment profité. Les tensions les plus vives apparaissent et le « vivre ensemble républicain » semble sérieusement ébranlé, rattrapé par la situation précaire qu'il a engendré et ce réel qu'il n'a de cesse de nier. Cependant nous allons voir, que malgré les « fractures » nouvelles et les difficultés qu'elles soulèvent, tous ces hommes ou ces groupes d'hommes restent fortement imprégnés, conditionnés par l'esprit des « lumières » et les idéologies propagées par la Révolution (Libéralisme, socialisme, nationalisme).

Il est très difficile, voir impossible de comprendre cette énigme, ou plutôt les problèmes dans lesquels notre pays s'enfonce lamentablement, et de tenter même de la résoudre, si l'on pas compris au préalable les relations que le système politique actuel entretient avec les différentes « religions » (La vraie la religion Catholique, et toutes les autres, les fausses...).

En premier lieu il convient de rappeler que depuis la Révolution « française », et en raison de la place qu'elle occupait autrefois, du rôle essentiel qu'elle a joué dans le développement de notre civilisation sous la Monarchie Traditionnelle, l'Eglise Catholique reste la cible privilégiée de la république. Le processus de déchristianisation des deux derniers siècles, s'explique par la politique anticléricale violente menée par la franc-maçonnerie, sa main mise sur les consciences avec son « éducation nationale » puissante matrice à produire avec méthode un peuple matérialiste athée d'aveugles et d'ignorants.

Le judaïsme quant à lui, ennemi de l'Eglise Catholique, a toujours vu dans cette « Révolution française » un bon moyen de s'infiltrer dans la brèche ouverte par la franc-maçonnerie, de pénétrer dans les arcanes du pouvoir temporel et d'en tirer bénéfice, même si parfois il est avéré dans l'histoire que cette stratégie n'a pas toujours été payante et que cela s'est retourné contre lui. L'alliance du nationalisme et du socialisme (national-socialisme) par exemple, étant la facette de la Révolution lui étant la plus hostile.

Plus récemment l'islam a bénéficié lui aussi de la même manière des idéaux de 1789, c'est grâce à cela qu'il a constitué très rapidement un capital rapide non négligeable sur le sol européen et qu'il continue encore d'en tirer avantage, malgré les lamentations habituelles et la concurrence qu'il a entrepris avec le judaïsme dans cette course effrénée dans la « victimisation ». Les deux par ce phénomène, rendent la civilisation occidentale (sans se soucier de faire une distinction éventuelle entre les périodes de l'histoire et les différents régimes qui se sont succédé) coupable de tous les maux, en la condamnant à l'aide du joug maçonnique a une repentance perpétuelle allant jusqu'au violent rejet d'elle même, et donc à terme à sa propre disparition... Du jamais vu dans l'histoire, jamais les peuples européens ne sont allés aussi loin dans le masochisme et l'autodestruction.

Attardons nous un instant à présent sur ce que l'on appelle « la liberté d'expression », chose que nos adversaires sont totalement incapables de définir avec précision mais qu'ils revendiquent tous comme un « droit », facteur aggravant de la multiplicité des (prétendus) débats intellectuels sur nos écrans TV sans jamais apporter une réponse concrète. Il est bien évident que Dieudonné était plus sympathique il y a quelques années pour le système dominant, à l'époque où il se moquait dans ses sketchs de Jean-Marie Le-Pen, et plus largement encore, de ceux qui ont toujours manifesté de l'attachement pour le « conservatisme, ou la politique stérile des réactionnaires ». C'est au nom de cette « liberté d'expression » qu'une guerre intellectuelle a été savamment entreprise dans le but de détruire les dernières forces sensibles aux traditions de notre pays. Des gens, des humoristes par exemple ont été utilisés (parfois de manière inconsciente) pour conduire des campagnes d'intérêts financières ou communautaires pour réaliser cet objectif, de la même façon la politique d'immigration qui s'accompagne par l'effondrement démographique programmé des peuples occidentaux converge vers le but ultime recherché. Or, il apparaît que cette société multiculturelle, ce nouvel « el dorado » qui n'existe finalement que dans l'imaginaire d'une petite caste de privilégiés, se trouve une fois de plus en situation d'échec, face à ses propres contradictions, comme l'avaient prévu les Royalistes depuis très longtemps. Chacun peut s'apercevoir que cette « liberté d'expression » ne s'applique pas de la même manière en fonction des individus et des communautés, taillant une fois de plus en pièces le mythe maçonnique du tous « égaux ». En effet certains pions, purs produits de la dite « société nouvelle » comme Dieudonné, qui en est vraiment la caricature parfaite, finissent par entrer en révolte contre celle-ci. Un peu comme la créature du docteur Frankenstein, prenant opportunément conscience de ce qu'elle est, qui se détourne de sa trajectoire pour se retourner avec âpreté contre son maître... C'est quelque chose d'absolument nouveau, mais qui cependant présente une similitude dans l'histoire, qui correspond à ce cycle sans fin qui fait que depuis la rupture de 1789 les peuples passent tel un balancier de l'anarchie à la dictature. Il faut remarquer que des gens comme Dieudonné ou Alain Soral viennent de la gauche sociale, et qu'ils se trouvent dans une perspective de rapprochement avec la droite nationale. C'est tout le sens d'ailleurs du mouvement qui porte le nom Egalité / Réconciliation.

  • Egalité : pour créer une force politique nouvelle sous prétexte d'une égalité en vérité impossible, fondée sur la base du socle maçonnique illusoire des sociétés de pensée. En fait, on utilise les mêmes principes doctrinaux que ceux que l'on cherche à vaincre, pour arriver inévitablement au même résultat.

  • Réconciliation : dans le but de fédérer les tendances diverses les plus opposées de la Révolution autour du plus petit dénominateur commun. Fraternité utopique qui vole en éclats dès la première embûche.

Ces gens, malgré les apparences et les divergences réelles d'opinions, qu'ils se trouvent par ailleurs dans le camp du ministre de l'intérieur ou dans celui de l'humoriste déchu ; restent tous conditionnés par un seul est même mode de pensée philosophique qui est celui de la « Révolution française », dans laquelle tous puisent leur source. La simple observation des attitudes et des paroles des principaux protagonistes achève de nous en convaincre définitivement. Tout le monde a vu Valls bomber le torse à l'annonce de l'interdiction du spectacle qui prête à polémique, il a présenté d'ailleurs cette décision juridique comme étant une « victoire de la république », Dieudonné quant à lui a répondu à l'affront en invitant ses partisans du 09 janvier de Nantes à rentrer chez eux en chantant la « marseillaise »... !

Et le Royalisme dans tout ça ? Très simplement il convient de rappeler sommairement que nous ne sommes pas pour « la liberté d'expression », pas plus que pour la « démocratie » ces vieilles chimères maçonniques complètement folles. Car nous savons par la connaissance approfondie de l'histoire, les horreurs que ces monstres ont engendré pour le plus grand malheur de l'humanité, à commencer par les massacres de Vendée et la dictature du comité de salut public, la Terreur de Robespierre en passant par la Révolution Russe pour finir par les plus grands totalitarismes de l'époque contemporaine. Chimères que d'adhérer ou simplement prêter oreilles à toutes ces doctrines politiques erronées ! Les légitimistes se sont toujours prononcés en revanche pour le strict respect de notre tradition Royale et Catholique (et il y a déjà bien du grains à moudre pour celui qui se dévoue à cette œuvre avec sérieux), car ce sont elles posées sur la base ferme et inébranlable du socle des lois fondamentales du Royaume, qui seules seront en mesure aujourd'hui comme hier de sauver la France du marasme dans lequel elle semble une fois de plus s'engager. La France étant un pays de tradition catholique, il est bien normal et naturel qu'elle soit gouvernée par de bons catholiques. Le modèle du combattant légitimiste, reste le chevalier chrétien qui loin de toute forme de haine et de surenchères partisanes révolutionnaires, continue à cultiver l'amour de son pays, défenseur des justes droits de Dieu à commencer par l'exercice de son Lieu-Tenant.


Mavendorf

08/12/2013

Famille d'abord décembre 2013 : entretien avec le Prince Louis Duc d'Anjou

Le Mouvement Catholique des Familles.

http://www.laportelatine.org/associations/mcf/presentatio...

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Après une brève présentation de lui même et de la famille royale, le Prince dans cet entretien, explique sa prise de position en faveur de la famille traditionnelle, et donc contre "le mariage pour tous".

Il délivre également un message d'espoir pour l'avenir de la France, puis félicite cette jeunesse qui se lève et qui fait preuve d'une grande maturité dans l'épreuve.

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27/10/2013

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

 La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h30 le samedi 16 novembre 2013, à Metz (57 000).

 

 

 

 

 

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Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

 

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

19/09/2013

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h30 le samedi 28 septembre 2013, à Metz (57 000).

 

 

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Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

11/05/2013

DISCOURS PRONONCE LE 8 MAI 2013 AU PIED DE LA STATUE DE SAINTE JEANNE D'ARC A STRASBOURG (ALSACE)

Chers amis, 

strasbourg.jpgPourquoi sommes-nous réunis en ce 8 mai 2013 ? Il s’agit, ce jour, du 584ème anniversaire de la levée du siège d’Orléans par les Anglais. La Pucelle Jeanne était arrivée à Orléans le 29 avril, après quelques assauts et finit par libérer la ville. Cette victoire lui donne un prestige immense, son courage a frappé tout le monde. Certes, elle avait déjà impressionné par sa persévérance pour aller jusqu’au Roi, en allant par deux fois solliciter le capitaine de Vaucouleurs Robert de Baudricourt. Elle provoqua l’étonnement et la stupeur lorsqu’elle reconnue le Roi Charles VII pourtant dissimulé parmi les hôtes de la cour. Elle ne faisait que concrétiser la prophétie selon laquelle la France, perdue par une femme (Isabeau de Bavière), serait sauvée par une vierge.

Pourquoi choisir ce jour pour rendre hommage à Jeanne ? Simplement parce que c’est après cette victoire qu’elle semble, pour ceux qui en doutaient encore, toute destinée à porter le Roi jusqu’au sacre.
Il faut revenir alors sur la situation de la France à cette époque. En pleine guerre de Cent Ans, envahie par les Anglais, déchirée entre le parti des Bourguignons et celui des Armagnacs avec chacun son prétendant. Le Roi légitime selon les Lois fondamentales du Royaume, Charles VII, fils de Charles VI dont le règne fut affaibli par ses crises épileptiques, est contesté. La situation de la France n’est finalement pas si différente d’aujourd’hui, divisée en partis, dans une guerre continuelle qui atteint des sommets tous les 5 ans lors des élections présidentielles. Comme aujourd’hui, le Roi légitime est là, prêt à être sacré à Reims, mais n’est pas reconnu. Hier Charles VII, aujourd’hui Louis XX.
La mission de Jeanne était donc simple, venant directement du Ciel. Il lui est demandé de chasser les Anglais et de faire sacrer Charles VII. Si la première mission est sans cesse mise en avant, particulièrement par les Républicains qui ont récupéré l’image de Jeanne depuis la première Guerre mondiale, la deuxième mission est mise aux oubliettes ou du moins jugée moins importante.
Pourtant, c’est celle-ci que Jeanne tient le plus à cœur. Dès la ville d’Orléans libérée, elle ne pense qu’à une chose, emmener le Roi à Reims pour le faire sacrer!
Évidemment, ce passage de l’histoire doit être mis en arrière, car la récupération républicaine de la Pucelle doit montrer que celle-ci était une nationaliste forcenée, et que l’histoire de France dans une parfaite continuité devait mener à la République.

Jeanne n’est pas l’héroïne de la République ou des nationalistes :
Cela ne peut que nous scandaliser, nous Légitimistes, lorsque nous sommes confrontés aux images du 1er mai, où le Front National rend hommage à Jeanne entourée de drapeaux tricolores, négation même de ce pour quoi elle s’est battue…
Sainte_Jeanne_d_Arc_vitrail.jpgJeanne a bravé toutes les embûches et les difficultés pour obéir à ces voix du Ciel qui lui demandaient, non pas de prendre un saint ou un grand homme pour le faire roi, mais simplement de faire sacrer le roi légitime gardien du Bien commun, Charles VII, ce dernier qui après avoir été sacré ne sauvera même pas la Pucelle lorsqu’elle sera aux mains des Anglais. Ceci nous montre que ce n’est pas l’homme Charles VII que Dieu a choisi, mais bien ce qu’il représente par la dynastie dont il fait partie, dynastie choisie par Dieu pour diriger la France afin d’y faire régner sa Loi.
Jeanne est le symbole même de l’alliance du Trône et de l’Autel constitutive de la France depuis le baptême de Clovis. Elle nous montre que même dans les heures les plus sombres, Dieu n’abandonne pas la France et le fils aîné de son Église. Nous ne devons donc pas désespérer, nous Légitimistes, gardiens de cet héritage qui est l’âme de la France. N’écoutons pas les sirènes de la République qui trompent les Catholiques par le piège du vote. Ce n’est pas pour rien que le Bienheureux pape Pie IX parlait de « mensonge universel » à propos du suffrage universel. Agissons en français et en catholiques. N’utilisons pas les armes de l’ennemi qui ne font que faire avancer sa cause. C’est ce que disait fort justement Georges Fonsegrive :"Lutter révolutionnairement contre la révolution, c’est encore travailler pour elle."
Faisons, comme Jeanne. Prions et agissons. Mais agissons en adéquation avec le but que nous poursuivons. Ayons confiance en Dieu, mais n’oublions pas que sans notre concours la France ne pourra renaître. « Les gens de guerre combattront, et Dieu donnera la victoire » disait Jeanne.
Ces gens de guerre, ce sont nous. Formons-nous, prêchons à temps et à contre-temps, vivons en accord avec nos principes et transmettons cet héritage légué par nos illustres ancêtres. Alors l’espérance fleurira à nouveau, la Vérité éclatera et tout sera prêt pour le retour du Roi, avec la grâce de Dieu.
Pour finir, n’abandonnons pas l’étendard immaculé porté par Jeanne lors de ses victoires, étendard de nos Rois, étendard de la France et antithèse du drapeau tricolore révolutionnaire à jamais tâché du sang de la Vendée. Enfin surtout, n’oublions jamais le principe directeur de toute l’action de la sainte Pucelle :
« Messire Dieu premier servi ! »


Vive la France, vive le Christ-Roi et vive son Lieutenant sur terre, le Roi légitime Louis XX !

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Source :

Discours du Cercle Légitimiste Saint-Materne (Alsace)

09/05/2013

Compte rendu de la journée « dans les pas et sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc »

porte.jpgC’est sous un ciel nuageux et couvert que se sont rassemblés samedi matin 04 mai 2013 à Vaucouleurs  sur les décombres du château du Sire Robert de Baudricourt les participants à la journée « dans les pas et sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc ». Ils sont venus des quatre coins de la Lorraine, mais aussi d’Alsace, et même du Limousin !

A 10H00 débutait la visite de ce haut lieu historique, notre guide captivait rapidement son auditoire en expliquant le parcours général, mais aussi et surtout l’épisode de la pucelle à Vaucouleurs, élément important pour ne pas dire « déterminant » dans la mission divine de Jeanne mandatée par le ciel. Puis, nous nous sommes dirigés à l’intérieur de la chapelle où notre groupe a pu admirer la magnificence des vitraux, avant de descendre dans la crypte là même où Sainte Jeanne d’Arc se rendait régulièrement pour prier lors de son passage dans la petite châtellenie restée jadis fidèle au roi de France. Nous avons visionné en ce lieu particulièrement émouvant un petit film en trois dimensions fort intéressant, mais non détaché de toutes critiques pour notre attroupement d’érudits et de fidèles (Charles VI n’était pas fou comme on le raconte trop souvent, mais épileptique… !). Avant de quitter la crypte, notre groupe a adressé une prière collective au pied de la célèbre statue en pierre de la Vierge à l’enfant devant laquelle Sainte Jeanne d’Arc s’est recueillie elle-même autrefois à de nombreuses reprises. Les effets d’ailleurs ne se sont pas fait attendre, puisqu’à notre sortie de cette construction souterraine, les premiers rayons de soleil commençaient à percer le ciel encore chargé de nuages…

La matinée s’est terminée par la visite du musée Johannique de Vaucouleurs où quantité de pièces sont entreposées : dessins, maquettes, cartons de vitraux, estampes, bronzes et affiches représentent l’imagerie basi.jpgjohannique. Après avoir remercié notre guide nous avons rejoint nos véhicules pour nous diriger en direction de Domrémy-la-pucelle, au restaurant « accueil du pèlerin » où nous étions attendus pour le déjeuner.

C’est sous un soleil radieux et un ciel bleu complètement dégagé que nous sommes arrivés au pied de la basilique du Bois Chenu, cette fois nous en avions la certitude, le ciel était avec nous pour parachever cette belle journée. Rassemblés autour d’une bonne table, les convives des différentes provinces font connaissance et les discussions vont bon train. A la fin du repas, nos hôtelières nous ont gratifié d’un retentissant « Ave Maria ».

la-statue-de-jeanne-d-arc-le-4-janvier-2012-dans-sa-maison-natale-a-domremy-dans-les-vosges.jpg

Après avoir quitté le restaurant, nous avons visité très rapidement le magnifique intérieur de la basilique du Bois Chenu, peu de temps avant de nous diriger vers la maison natale de Sainte Jeanne d’Arc, où nous attendait notre prochain guide pour poursuivre notre programme fascinant. L'ensemble sous l’œil vigilant et bienveillant de notre accompagnateur Monsieur Charles, héritier spirituel et gardien de la mémoire des travaux inégalés de Monsieur Henri Bataille.

reportage1.JPGLa maison de Jeanne, berceau de son enfance, lieu chargé d’histoires et riche en émotions. Cette petite maison couverte d’un toit en appentis, comporte quatre pièces au rez-de-chaussée et un grenier servant à entreposer vivres et matériels. On peut notamment y voir des cheminées monumentales, une plaque de foyer décorée datant du XVIème siècle, ainsi qu’une statue en bronze représentant Jeanne d’Arc en prière. Au dessus de la porte d’entrée se trouve une statue de Jeanne agenouillée en armure. Au dessous un tympan datant de 1481 sculpté d’armoiries : les armes de France avec trois fleurs de lys, les armes de la famille Thiesselin, et les armes de Jeanne offerte par le roi Charles VII. Puis à proximité immédiate de la maison natale, emmené par notre accompagnatrice notre groupe s’est orienté en direction du « Centre Johannique », qui, a véritablement offert à nos visiteurs une découverte approfondie du monde médiéval  et des enjeux politiques qui qualifient la fin de la guerre de cent ans. Cet endroit comprend trois espaces complémentaires : le déambulatoire, la grande galerie et la salle de projection ou nous avons vu là aussi un petit film très intéressant. A la sortie de ce musée, et avant de quitter Domrémy-la-pucelle, notre groupe est passé rapidement par la petite Eglise du village, lieu du baptême de Jeanne, qui conserve des vestiges contemporains de la sainte (fonts baptismaux et sculptures). Puis enfin, par la petite boutique souvenirs de Domrémy où quelques uns d’entre nous se sont laissés tenter par « quelques achats » (livres, épinglettes à fleurs de lys…).

cercle robert de baudricourt,cercle saint materne,rendez-vous légitimiste,alsace,lorraine,uclf,vaucouleurs,domrémy,sainte jeanne d'arc,légitimitéIl était déjà 16H00, l’heure de rejoindre tous ensemble une dernière fois nos véhicules pour nous rendre à l’ermitage de Notre-Dame de Bermont, notre dernière étape, située à trois kilomètres au nord de la commune de Greux. Nous avons été chaleureusement accueillis par Monsieur Olivier et son épouse, qui nous ont conté avec beaucoup de passion l’histoire de cet ermitage et de sa petite chapelle, qui fut un lieu de prière et de dévotion régulière de Jeanne auprès de la Statue de Notre Dame de Bermont. Les membres de notre groupe ont été particulièrement enchantés par ce qu’ils ont pu apprendre, par les connaissances exceptionnelles et le don de ce dernier guide pour nous les transmettre. Nous ne pouvions espérer pour terminer cette journée étincelante, conférence plus intéressante, passionnante et documentée.

Pour terminer ce petit compte rendu, qui je l'espère aura remémoré pendant un instant à quelques uns de nos lecteurs de très bons souvenirs. Les membres du Cercle Robert de Baudricourt se joignent tous à moi pour remercier chaleureusement nos amis alsaciens, et plus particulièrement encore le président fondateur du Cercle légitimiste Saint Materne, pour s’être associés à nous et avoir ainsi participé au succès de ce grand rendez-vous légitimiste placé « dans les pas et sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc ! ».

 

Reny_F

 

19/11/2012

Charles XI (1848-1909)

Carlos_Duke_of_Madrid.jpgFils de Jean III, Charles avait épousé, le 4 février 1867, dans la chapelle du château de Frohsdorf, Marguerite de Parme, nièce du comte de Chambord.

Quelques déclarations de ce Prince :

"Je suis le roi de toutes les libertés nationales, je ne serai jamais le roi de la révolution".

En 1870 il envoya son épouse comme ambassadrice auprès de Napoléon III pour l'avertir des visées prussiennes. Le conflit déclaré, il proposa de servir aux armées en amenant ses troupes carlistes. Napoléon III refusa, ce qui amena cette réponse du Prince :

"Il me paraît extraordinaire qu'un Bonaparte interdise à un Bourbon de participer à la guerre dont l'objet est l'Alsace acquise par mes ancêtres".

Le 14 septembre 1888, il écrivait aux légitimistes réunis à Sainte Anne d'Auray :

"Il n'y a que deux politiques en présence dans l'histoire contemporaines : le droit traditionnel et le droit populaire. Entre ces deux pôles, le monde politique s'agite. Au milieu il n'y a que des royautés qui abdiquent, des usurpations ou des dictatures. Que des Princes de ma famille aient l'usurpation triomphante, soit. Un jour viendra où eux-mêmes ou leurs descendants béniront ma mémoire. Je leur aurai gardé inviolable le droit des Bourbons dont je suis le chef, droit qui ne s'éteindra qu'avec le dernier rejeton de la race issue de Louis XIV".

Charles fut le premier à se voir signifier par le gouvernement de la République une mesure d'exil, en 1881. Mesure prise à la suite d'une messe de la Saint-Henri, où de nombreux assistants et plus spécialement des élèves de l'Ecole Militaire de Saint Cyr avaient manifesté en sa faveur. Dans un message à ses fidèles au moment de son départ, il déclara :

"La Vraie France, berceau de ma famille, et que j'aime ardemment, n'est pas responsable des actes de son gouvernement".

Le 21 janvier 1893, pour le 100èm anniversaire du martyre de Louis XVI, Charles XI reçut à Venise une importante délégation de Français fidèles conduits par le général de Cathelineau.

Au moment de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, il signa un manifeste daté du 12 mars 1906 :

"Comme l'aîné de la race de nos rois et successeur salique, par droit de primogéniture de mon oncle Henri V, je ne puis rester plus longtemps spectateur impassible des attentats qui se commettent contre la religion, et aussi Sa Sainteté Pie X. J'élève la voix pour repousser de toutes les forces de mon âme de chrétien et de Bourbon, la loi de séparation".

Il continuait : "Catholiques français, l'avenir de la France est entre vos mains, sachez donc vous affranchir d'un joug maçonnique et satanique, en revenant franchement et avec l'ardeur qui vous caractérise, à la vraie tradition chrétienne et nationale, dont par ma naissance, c'est à dire par la volonté de Dieu, je suis le seul représentant légitime".

Charles XI mourut le 18 juillet 1909.

(extrait du manifeste légitimiste de l'UCLF)

14/08/2012

Pourquoi un 100e pèlerinage à Ste-Anne d’Auray ?

monument-du-comte-de-chambord-sainte-anne-dauray.jpgLe dimanche 29 septembre 1844, des légitimistes se donnaient rendez-vous à Ste-Anne d’Auray en Bretagne. 

Que venaient-ils y faire ? Manifester ? Signer quelque pétition ? 

Ils venaient tout simplement prier pour le jeune roi Henri V, né un 29 septembre, et qui, le 2 juin précédent, avait succédé à son oncle Louis XIX ! 

Pourquoi Ste-Anne d’Auray ? 

Parce que, dès 1628, un lien tout particulier s’était instauré entre la famille royale française et le modeste hameau où sainte Anne était apparue quatre ans auparavant ! 

L’initiative de 1844 s’étant renouvelée, un pèlerinage était né, un pèlerinage qui, maintenu pendant de longues années, mais interrompu par les vicissitudes de l’histoire, est repris en 1983, à l’initiative de Gérard Saclier de la Bâtie et de l’UCLF. Constituant, aujourd’hui, l’un des liens les plus vivants que la France ait conservé avec la monarchie traditionnelle, il fête, cette année, sa centième édition. 

«Yvon Nikolazig, ne zoujet ket : me zo Anna, Mamm Mari », « Yvon Nicolazic, ne craignez pas : je suis Anne, Mère de Marie », c’est en ces termes que sainte Anne se présentait à un humble paysan, Yvon Nicolazic, dans la nuit du 25 au 26 juillet 1624. Dès les premiers mots, l’accent était mis sur l’essentiel, sur ce qui allait faire de Ste-Anne d’Auray, le « sanctuaire des familles ». 

«Doué e venn ma vein inouret aman », « Dieu veut que je sois honorée ici  » !

Les 15 et 16 septembre prochains, nous viendrons donc honorer sainte Anne. Nous viendrons l’implorer pour nos familles dont l’existence est si gravement menacée de nos jours. À l’instar de nos prédécesseurs de 1844, nous viendrons lui confier notre Prince et sa famille. Nous la supplierons d’intercéder afin qu’ils reçoivent les grâces nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

 Vive le roi Louis XX et la reine Marie Marguerite ! 

Dominique Coudé 

UCLF 

Source Gazette Royale, cliquez sur le lien ci dessous pour télécharger gratuitement le numéro spécial édité à l'occasion du pèlerinage contenant le bulletin d'inscription. 

http://documents.uclf.org/NS2012.pdf

25/04/2012

Anniversaire du Duc d'anjou


louisxx.jpgAujourd'hui 25 avril 2012, 38ème anniversaire de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d'Anjou et de Bourbon, chef de la Maison de France, ainé de Capétiens, grand maître des Ordres du Saint-Esprit et de Saint Michel, en droit Sa Majesté Très Chétienne Louis XX, Roy de France et de Navarre.

Joyeux anniversaire Monseigneur, que ce nouvel an de grâce puisse vous rapprocher de vos sujets les plus fervents, et éclairer l'esprit des coeurs sensés.

fleur de lys

Vivat rex in aeternum ! Montjoie Saint Denis ! 

 

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Mercredi 25 avril 2012, à 12h15, à Paris

38ème anniversaire de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon , duc d'Anjou

L'institut de la Maison de Bourbon fait célébrer une messe, en l'église Saint-Germain l'Auxerrois,
paroisse des rois de France


http://www.royaute.org/page50a.html#120425

http://richemont.hautetfort.com/archive/2012/04/18/mercre...


11/02/2012

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08/02/2012

Archives Légitimistes / La rencontre à Dreux

Dans le bimestriel "Bourbons Magazine" de juillet/août 1999.

Suite au décès du comte de Paris. Nous pouvons lire un article qui parle de la rencontre du 27 juin de la même année entre Monseigneur Louis XX et son cousin Henri d'Orléans. Le Prince répond aux questions de Bertrand Guillerm concernant directement la signification de ce rapprochement familial historique. (En effet il faut remonter en 1873 pour trouver une telle rencontre entre les deux aînés des deux branches de la Maison de Bourbon).

C'est un article très intéressant, ou Monseigneur Louis XX rappelle de façon claire le principe de légitimité, et des règles dynastiques :

Tout à débuté par une déclaration du prince Louis de Bourbon parue dans le Figaro, le lundi 21 juin 1999, à la suite du décès du comte de Paris : "Je prends part au deuil d'un membre de la famille de Bourbon". Ajoutant que "contrairement à ce qui est couramment avancé, le prince Henri d'Orléans n'était que l'aîné de la branche cadette de la Maison de Bourbon". Il espérait enfin que le nouvel aîné des Orléans "saura s'en souvenir" et "qu'avec lui l'ensemble de la famille pourra se réconcilier".

La réponse ne se fait pas attendre, puisque le duc d'Anjou reçoit un télégramme l'invitant à assister aus obsèques le lundi suivant. Ne pouvant s'y rendre, il propose toutefois de venir à Dreux se recueillir devant la dépouille du défunt, accompagné du fils de celui-ci. Acte de noblesse et de courage, quand on connaît les différents qui opposaient non seulement les deux familles, mais également les deux hommes depuis les procès de 1989.

Le dimanche 27 juin à 15 heures, S.A.R. le prince Louis de Bourbon est accueilli par S.A.R le prince Henri d'Orléans sur les marches de la nécropole royale de Dreux, fermée pour la circonstance. Accolade, puis quelques minutes de recueillement devant le catafalque violet recouvrant le cercueil du comte de Paris. Les deux hommes s'entretiennent ensuite en privé avant de se séparer.

Cette démarche devait avoir un caratère privée. La presse française, espagnole ou anglaise en a toutefois souligné le caractère execptionnel. Il faut en effet remonter en 1873 pour trouver une telle rencontre entre les aînés des deux branches de la Maison de Bourbon. A l'époque, Louis Philippe d'Orléans, comte de Paris, s'était rendu à Frohsdorf afin de s'entretenir avec le comte de Chambord. Notons toutefois une différence majeure : les princes de la famille d'Orléans avaient reconnu le peti-fils de Charles X comme le chef de famille, et la prééminence de ses droits à la couronne de France.

Il ne semble pas, sans vouloir minimiser l'importance de cette rencontre du 27 juin dernier, qu'elle aura de semblables retombées, et il faudra attendre plusieurs années pour en observer les conséquences. La presse a toutefois donné à la rencontre une signification qu'elle n'avait pas, suscitant pour le public des interrogations légitimes. Il nous a alors paru plus sage de demander au prinicipal intéressé ce qu'il en pensait :

B.Guillerm : Monseigneur, la presse a donné un large écho à la démarche que vous avez effectuée le Dimanche 27 juin, en vous rendant à Dreux pour rendre hommage au comte de Paris décédé, avec le fils aîné de celui-ci. Quel sens donnez-vous à cette visite ?


Sans.pngMgr Louis XX : Je crois que comme aîné de la famille il était de mon devoir d'accomplir ce geste, et de témoigner ma sympathie à mon cousin Henri. Outre le fait que son père était une personnalité qui a compté dans l'histoire contemporaine, j'ai estimé que le moment était venu pour moi de faire un geste visant au rapprochement des deux branches des Bourbons. J'en avais évoqué le souhait dès le dimanche 20 juin, et cela a été repris par la presse. Je crois que mon cousin était dans les mêmes dispositions. J'ai donc fait ce que doit faire tout chef d'une famille quand un de ses membres est dans l'affliction.


B.Guillerm : Vous évoquez le prince Henri d'Orléans, nouveau comte de Paris. Pourriez vous nous dire comment s'est passé votre rencontre avec lui ?

Mgr Louis XX : De la meilleure manière possible, et même avec cordialité. Il est bien dommage que cette rencontre avec mon cousin se soit déroulée dans d'aussi tristes circonstances, mais enfin il faut un début à tout.

B.Guillerm : Vous dîtes "début", voulez-vous dire par là que vous envisagez de rencontrer de nouveau Henri d'Orléans ?

Mgr Louis XX : Mais bien sûr, et ses enfants qui sont de la même génération que moi aussi. Je suis toujours disposé aux rapprochements familiaux comme je l'ai dit à mon cousin.

B.Guillerm : Faut-il interpréter cette rencontre comme une reconnaissance dynastique des droits du nouveau comte de Paris ?

Mgr Louis XX : Ecoutez, si malgré l'invitation de mon cousin aux obsèques officielles de son père, je n'ai pu y assister, c'est précisément pour ne pas entretenir de confusion en matière dynastique. Une chose est le rapprochement familial et personnel, une autre chose la position dynastique de chacun. Je suis l'aîné de tous les Bourbons et mon cousin Henri et l'aîné de la branche d'Orléans. Il n'y a rien de plus à ajouter. Je reconnais que les controverses dynastiques sont pénibles et il y en a d'autres dans ma propre famille comme dans bien des familles royales européennes : elles ne servent guère l'idée royale qui est avant tout une idée de réconciliation. Mais je suis dépositaire d'un droit qui vient du fond des âges, et auquel correspond pour moi un devoir : celui de le maintenir, comme le je l'ai reçu, pour le transmettre à mon tour. Je ne peux l'arranger à ma façon, ni m'en dessaisir. Voilà ma position, mais je ne peux évidemment pas empêcher les uns ou les autres d'interpréter à leur manière le geste que je viens d'accomplir.

27/10/2011

Idéalisme ou réalisme politique ?

 

Lorraine LégitimisteSouvent les légitimistes sont accusés par leurs opposants d’être des « idéalistes », de mener un combat politique dépassé, utopique, stérile, inutile, irrationnel, bref « de ne rien faire concrètement pour la France ». Le manque de réalisme serait donc la « tare » du combattant légitimiste, alors qu’il est sollicité régulièrement par ceux qui ont fait le choix démocratique d’abandonner le camp de la Monarchie française traditionnelle, pour celui des clubs idéologiques révolutionnaires de la république...!

 

Tout d’abord, il convient de rappeler la signification de l’idéalisme. L’idéaliste est une personne coupée du réel, qui rêve d’une chose impossible à atteindre, « on rêve d’un idéal », d’une société que l’on exige parfaite (L’impossible égalité républicaine des socialistes est l’exemple sans doute illustrant le mieux cette pure démagogie). La France n’existe pas dans l’imaginaire du combattant légitimiste, elle est bien une réalité concrète et précise, que lui seul est en mesure de rappeler sans rentrer dans des balivernes démocratiques. De ce simple constat essentiel pour la suite de cette publication, nous pouvons affirmer en toute logique qu’il n’est pas possible de défendre l’âme d’un pays que l’on ne connaît pas ou plus. Comment prétendre défendre la France, alors que l’on ignore ce qu’elle est vraiment ? Rappeler sans cesse la tradition politique française (donc le réel) comme le font les légitimistes, sans céder aux chants des sirènes de la démocratie, est indispensable à une époque où le système habitue les Français à la cruelle perte progressive de notre identité nationale au profit de la « mondialisation ».

Et puis, que n’a-t-on pas raconté comme mensonges pour faire craindre la Monarchie aux Français ? Après tant d’années de lavage de cerveaux, que de gens, par exemple, sont fermement convaincus qu'avant la Révolution, la propriété était le privilège exclusif de la noblesse et du clergé. Alors que nos archives sont pleines de documents qui attestent le contraire, la propriété était accessible depuis longtemps à tous, nos ancêtres profitaient à cet égard même d'une plus grande liberté que nous.

Que n'a-t-on pas raconté sur les privilèges de la noblesse ? Pourtant, son premier privilège n'était-il pas de verser son sang pour la défense du Royaume ? La noblesse n'était pas une caste fermée. Jusqu'au 18ème siècle, le mérite en ouvrait d'ailleurs l'accès à tous.

Je ne m'étendrai pas sur la question des impôts. Et à vrai dire, si on faisait la comparaison du fisc ancien et du fisc actuel, elle ne serait pas à l'avantage de celui- ci. Il est puéril de se récrier contre la dîme de jadis, alors que peut-être nul pays n'a jamais été imposé comme l'est aujourd'hui la France.

Et si nous passons à la question de l'éducation qui fait tant de bruit aujourd'hui, je soutiendrai que le passé n'avait rien à nous envier sous ce rapport. Surtout lorsque l’on voit les tragédies actuelles dans les établissements scolaires...Voilà le résultat, depuis que l’état jacobin a voulu imposer aux enfants du peuple l'enseignement sans Dieu… Il est impossible que l'homme, être doué d'intelligence et de volonté, ait une autre fin que de connaître et d'aimer Dieu.

L’idéalisme politique contrairement aux arguments fallacieux avancés par les démocrates conservateurs, n’est rien d’autre que la suite logique du « pragmatisme », du choix possible, et de la politique du moindre mal… La vérité est que, dans une écrasante majorité, les opposants à la légitimité sont des adeptes du suffrage universel. L’histoire nous démontre tout d’abord que cette pratique n’a jamais fait progresser les vertus chez l’homme (Contrairement à la pratique de la religion catholique), que le vote a engendré les pires erreurs humaines et les pires dictatures révolutionnaires, et surtout qu’il n’a cessé d’éloigner les Français du Royaume du Lieu-tenant du Christ vrai Roi de France.

Le vote pour désigner le chef d’Etat serait la solution trouvée au problème politique qui nous préoccupe ? Voilà une imposture contre-nature, qu’il n’est pas difficile de vérifier :

Prenons l’exemple d’une société humaine plus petite que le Royaume : l’entreprise. Avons-nous déjà vu des ouvriers choisir leur chef d’équipe, et des chefs d’équipes leur directeur ? Non...! Il y a une suite logique et hiérarchique dans l’établissement de l’ordre naturel (donc de droit divin) des choses. Nous touchons la à une réalité métaphysique que l’on ne peut renverser sans menacer l’objet lui même. L’ouvrier est lié à son entreprise, il doit participer par son travail à son développement et ne pas faire le jeu de la concurrence...

Considérer un objet indépendamment de son lien avec la matière et de ses lois métaphysiques, c’est ce que l’on appelle une abstraction. Considérer la France en dehors de ses lois fondamentales, de sa constitution naturelle et surnaturelle, serait passer à côté de ce qui la forme essentiellement. Aussi, quand nous proclamons qu'il n'y a de salut pour la société et pour la France Catholique et Royale que dans une rupture complète avec les idées révolutionnaires, on ne pourra plus nous accuser de rêver je ne sais quelle résurrection du passé ! Si l'on voulait comprendre ces vérités qui sont élémentaires et dont l'évidence saute aux yeux, nous ne verrions pas tant de gens, animés par ailleurs d'excellentes intentions, mais d'un aveuglement à nul autre pareil, chercher entre la fille aînée de l'Eglise et la Révolution je ne sais quelle conciliation !

 

Alors idéalisme ou réalisme politique ? Comment ceux qui remettent sans cesse en cause la nature réelle de la France par « pragmatisme », peuvent-ils en parler et s’en réclamer encore ?

 

Reny_F

 

27/09/2011

Le Forum Légitimiste

forum légitimiste

L’équipe de ce forum légitimiste adhére sans restriction à la pensée légitimiste traditionnelle, telle qu'elle est défendue et promue par l'U.C.L.F.

Son but est de faire connaître les Cercles UCLF de nos provinces, faciliter les contacts entre les légitimistes. Entretenir les échanges, produire des amitiés et des relations sincères.

Venez vous inscrire et participer au Forum Légitimiste :

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20/08/2011

In Memoriam / Gérard Saclier de la Bâtie

Gérard Saclier de la Bâtie

Gérard Saclier de la Bâtie nous a quitté

(Extrait du numéro 108 de la Gazette Royale)

Gérard Saclier de la Bâtie s’est éteint le dimanche 20 août 2006, après une longue maladie qui le tenait éloigné de nous depuis plus de dix ans. Homme de foi et de conviction, il se consacra très jeune à la diffusion de la doctrine légitimiste et ne manqua pas, sur le plan religieux, de s'engager résolument dans la résistance à la subversion qui envahit l'Eglise lors de la tourmente conciliaire.

La fidélité à sa mémoire nous commande de poursuivre son oeuvre. 

Sermon prononcé aux obsèques de Gérard Saclier de la Bâtie

Bien Chers Amis, Mes Bien Chers Frères,

sticker-croix-chretienne.jpgLe décès de Monsieur Saclier de la Bâtie nous rassemble autour de son corps. Et face à l 'événement , quantité de sentiments, de réflexions peuvent surgir à notre esprit : Pourquoi la mort ? Pourquoi la maladie ? Pourquoi la souffrance ? Quel est le but de notre vie ?

Autant de questions dont la réponse reflète l’état de notre âme face à Dieu, face à Sa sainte volonté exprimée par les décrets de la Providence. Je voudrais, cet après-midi, vous aider à vivre cette épreuve de la séparation avec les paroles de la Sainte Ecriture, Parole même de Dieu, et celles de la Mère Eglise, l’Eglise catholique, apostolique et romaine à laquelle appartient pleinement notre défunt.

Je voudrais tout d’abord vous montrer l’attitude du vieillard Job, qui était un homme, nous ditl’écrivain sacré, “intègre, craignant Dieu et éloigné du mal”. Et cet homme, fort riche, rencontra en peu de temps, par permission divine, quantité d'épreuves. Il perdit tous ses biens et tous ses enfants furent massacrés. En apprennant ces nouvelles qui broyaient son coeur, Job adora Yahweh et dit : “Dieu a donné, Dieu a repris, que le nom de Dieu soit béni”, et l'écrivain sacré continue : “En cela Job ne pécha point, et ne dit rien d’insensé contre Dieu”.

Voilà, mes Frères, le modèle de l’attitude chrétienne face au départ d’un être cher, de l’un des nôtres : la résignation aimante à la volonté divine, attitude de foi, de dignité, d’humilité. Mais, ne nous y trompons pas, mes Frères, l’acceptation de la Providence ne débouche pas sur le stoïcisme, sur l’insensibilité face à l’épreuve. Non, mes Frères, le catholique, comme tout homme, a un coeur, a une sensibilité qui souffre, mais il a la foi qui débouche sur l’espérance. Et c’est grâce à cette foi que saint Paul dans l’Epître aux Thessaloniciens (1 Tess. 4/13-18) peut nous écrire :

“Mes Frères, nous ne voulons pas que vous vous affligiez comme les autres hommes qui n’ont pas d’espérance. Car si nous croyons que Jésus est mort et qu’Il est ressuscité, nous croyons que Dieu amènera avec Jésus tout ceux qui se sont endormis avec Lui”.

 Pour Lui et pour nous, la mort n’est donc pas un anéantissement comme pour l’athée, une disparition totale. Mais elle est un rappel à Dieu, un passage de la vie terrestre à l’éternité, à la vie qui ne finira jamais.Ce qui faisait dire à sainte Thérèse de Lisieux :

“La mort, c’est la vie”. C’est pour l’âme en paix avec Jésus, en état de grâce, la fixation définitive dans le bonheur éternel de l’union à Dieu. Et c’est en cela, mes Frères, que malgré votre douleur, doit résider votre espérance".

Celui qui vous a quittés, qui vous a devancés, vous le retrouverez dans l’éternité si, comme lui, vous mourez en amitié avec Dieu, en état de grâce ; si, comme lui, vous savez éclairer votre comportement humain par votre foi authentiquement catholique. N’a-t-il pas, en effet, été à l’origine des Associations Saint-Pie V et de son Comité de Coordination lorsque la tempête moderniste s’est abattue avec violence sur la liturgie, expulsant les prêtres fidèles des paroisses et abandonnant les fidèles en plein désarroi. N’a-t-il pas, encore, été, face au cancer insidieux de la Révolution, le Président fondateur de l’Union des Cercles Légitimistes de France, illustrant cette belle parole de Pie XII :

“La politique c’est, après la prédication de l’Evangile, la plus grande des charités.”

Comme pour ses héros, les Vendéens, sa ligne directrice était :

Pour Dieu et pour le Roi”.

Dieu-le-roi_Vendee.jpgC’est une ligne de conduite à maintenir avec ténacité si nous voulons que le lien entre Notre Seigneur Jésus-Christ, le Roi des Rois et la France soit rétabli. Mais il y a un autre point sur lequel je voudrais m’arrêter : la mort n’est pas instantanément l’entrée au ciel, ou d’une autre façon : les bienheureux, à moins d’être morts martyrs, ou d’avoir été de grands saints, ne sont pas rentrés directement au ciel. Il y a ce lieu de purification, ce lieu de souffrance dans lequel l’âme des justes achève d’expier ses péchés avant d’entrer au ciel. Il y a le Purgatoire. Votre défunt, comme tout homme, excepté la Très Sainte Vierge Marie, votre défunt a connu l’humaine faiblesse, conséquence du péché originel, a connu le péché. Il lui faut donc, pendant un certain temps, au Purgatoire, purifier son âme des dettes dues au péché. Et c’est là, mes Frères, que le dogme de la communion des saints va trouver son application.

C’est là que votre attitude va être importante. Vous qui avez connu et aimé Monsieur Saclier de la Bâtie, vous pouvez l'aider par votre prière, par vos bonnes oeuvres, par vos pénitences, ou en faisant dire des messes. Vous pouvez l'aider à atteindre le plus rapidement possible la vision de Dieu, la vision béatifique. Car l’amour ne s’arrête pas à la mort. L’amour du prochain qui consiste à vouloir le plus grand bien pour lui, à savoir le Ciel, doit susciter en chacun d’entre vous cette générosité, ce dévouement pour l’âme de votre parent et ami. Par ma bouche, Monsieur Saclier de la Bâtie s’adresse alors à chacun d’entre vous, au plus intime de votre âme et y dépose ces paroles :

“Si vous voulez me retrouver pour l’éternité, soyez fidèles à votre baptême, soyez fidèles à votre foi catholique et à tout ce que cela implique pour Dieu et pour le Roi. Soyez fidèles à vos ancêtres. En un mot, soyez fidèles à Notre Seigneur Jésus-Christ jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte. Je vous y aiderai”.

Oui, “Dieu amènera avec Jésus, ceux qui se sont endormis avec Jésus”.

Ainsi soit-il.

Père Jean-Marie de la Fraternité de la Transfiguration.

Chanteloup, le 23 août 2006

 

16/08/2011

Le Cercle Robert de Baudricourt fait sa rentrée

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 10 septembre 2011, à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr 

 

15/08/2011

99ème pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d'Auray

Sainte-Anne d’Auray
24 et 25
septembre 2011

monument-du-comte-de-chambord-sainte-anne-dauray.jpg

 
PROGRAMME 


Samedi 24 septembre
au choix : marche ou visite
Marche
13h45 Accueil devant le monument du Comte de Chambord
14h00 Départ de Sainte-Anne d'Auray (covoiturage) Marche du pèlerinage, de N-D de Lézurgan (Plescop, 56) à Sainte-Anne d'Auray (10 km)

Visite
14h30 Rendez-vous devant le parking (gratuit) St-Joseph La Garenne Rue Jehan de Bazvalan Vannes
Visite guidée de Vannes (Habitat du Moyen-Âge, fortifications, patrimoine religieux,…) et du musée d'histoire et d'archéologie.

19h30 Près du monument du Comte de Chambord
Dîner (Galettes-saucisses, …)
Veillée  


Dimanche 25 septembre
10 h 00 Messe, au Champ des Martyrs
Renouvellement de la consécration de l'UCLF au Sacré-Coeur  


pierrebodin.jpg12 h 00 Dépôt de gerbes au monument du Comte de Chambord
Allocution du président de l'UCLF  


12 h 30 Repas (au choix : Restaurant La Croix Blanche ou pique-nique)

 
15 h 00 Conférence : "La politique religieuse sous la Restauration ".
Après-midi : nombreux stands  


17 h 30 Clôture  


MODALITES PRATIQUES
TRANSPORTS


- SNCF : descendre en gare d'Auray (Morbihan). Préciser l'heure d'arrivée. Des navettes, Auray / Sainte-Anne, seront assurées sur demande : le samedi de 11 h 00 à 14 h 00 et le dimanche après 17 h 00

- ROUTE : Sainte-Anne d'Auray est à 18 km de Vannes et à 6 km d'Auray. Parking devant l'esplanade de la Basilique, rue Abbé Allanic. (Michelin 63/2)

HÉBERGEMENT


HÔTELS : la Fédération Bretonne Légitimiste (B.P. 10307 35703 Rennes Cedex 7 - fed.bretonnelegitimiste@orange.fr) peut envoyer la liste des hôtels, avec tarifs. (joindre enveloppe timbrée pour la réponse). Autres possibilités d'hébergement, sur demande.
REPAS - Le dimanche midi, menu restaurant (seules les inscriptions accompagnées du règlement seront retenues : dernier délai : 15 septembre – Au-delà, majoration de 2€ ). – Possibilité de pique-nique près du restaurant.

 

99ème pèlerinage


LOUISPRINCE.JPGLe premier pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d'Auray a eu lieu en 1844 pour le 25ème anniversaire d'Henri V (Comte de Chambord). Arrêté en 1914, il a été repris en 1983. Sous l'égide de l'Union des Cercles Légitimistes de France, il est organisé par le Cercle Légitimiste Georges Cadoudal et les autres Cercles de la Fédération Bretonne Légitimiste. Témoignage d'adhésion et de fidélité aux principes qui ont fait la France, ce pèlerinage est le garant de la force des cercles légitimistes dont la vocation est d'oeuvrer au renouveau de notre pays en lui redonnant ses Institutions naturelles.

Pour vous renseigner
- Cercle Georges Cadoudal : 02 97 45 46 80 cercle.cadoudal@yahoo.fr - Fédération Bretonne Légitimiste (F.B.L.) : B.P. 10307 35703 Rennes cedex 7 

09 71 31 10 40 - fed.bretonnelegitimiste@orange.fr
Documentation – Librairie – Souvenirs
- Le dimanche après-midi, aux stands de la F.B.L. et de l'U.C.L.F., vous pouvez vous renseigner sur la légitimité en Bretagne et en France.
- Les cercles légitimistes de Bretagne présentent leurs activités.
- La librairie Dobrée (14, rue Voltaire à Nantes) vous offre un choix très important de livres.
- Chaque année, des auteurs tiennent à participer au pèlerinage, ils dédicacent leurs ouvrages.
- Divers stands vous présentent des souvenirs religieux, légitimistes ou bretons.

LA FÉDÉRATION BRETONNE LÉGITIMISTE VOUS PROPOSE :
- La Blanche Hermine, la revue des Chouans de Bretagne abonnement ordinaire : 20,00 €, de soutien : 27,00 €
- ses deux manifestations fédérales

L'UNION DES CERCLES LÉGITIMISTES DE FRANCE VOUS PROPOSE :
- La Gazette Royale, la revue de la tradition catholique et royale abonnement ordinaire : 15,00 €, de soutien : 20,00 €
- ses sites Internet : www.uclf.org - www.viveleroy.fr

- L'université d'été Saint-Louis (du 20 au 27 juillet 2012)
- Le pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d'Auray. Adhérez au cercle légitimiste de votre province
(Renseignements : U.C.L.F. ou F.B.L.)  

Saint_Pie_X_1.jpg"Qu’ils soient persuadés (.) qu’il lui [l’Église] suffit de reprendre, avec le concours des vrais ouvriers de la restauration sociale, les organismes brisés par la Révolution et de les adapter, dans le même esprit chrétien qui les a inspirés, au nouveau milieu créé par l’évolution matérielle de la société contemporaine : car les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires ni novateurs, mais traditionalistes." Saint Pie X

 

Télécharger le tract et le bulletin d'inscription : 

http://documents.uclf.org/110924.pdf

09/08/2011

Palais du Tau, 15 mai 2011

Discours de Monseigneur le duc d’Anjou
pour le 800ème anniversaire de la cathédrale de Reims.
Palais du Tau, 15 mai 2011

Mesdames et messieurs,
Chers amis,

louis XXSouvenez-vous ! 35 rois de France ont été sacrés dans la cathédrale dont nous commémorons aujourd’hui le 800 eme anniversaire.
C’est à la fois vertigineux et émouvant.
35 rois acclamés par un peuple de France fier de ses traditions et de son histoire.
Des jeunes, des vieux, des paysans, des bourgeois, des nobles, des ecclésiastiques, chacun à sa façon a participé aux sacres. Les uns s’occupaient des tentures, les autres des banquets, les autres encore étaient de simples spectateurs. La France a vécu ces événements avec passion. Vous ressentez dans cette cathédrale, dans cette salle, les vibrations de ceux qui vous ont précédés ici.

C’est le passé dirons certains, pas sûr. Pas sûr que cette mémoire qui nous revient aujourd’hui n’engendre pas une certaine fierté.
Au-delà des clivages, au-delà des querelles, le Sacre marquait le début d’un règne, l’avènement d’un homme oint dans les pas de Clovis et Saint Rémi. Le Sacre c’était l’onction divine, le renouvellement de la société, un nouveau souffle dans la continuité d’une ligné, du pays. Un espoir, celui de tout un peuple pour celui qui incarnait l’unité de la France

Dans une période qui voit l’avenir en oubliant le passé, je suis très frappé par cette fête qui nous réunit : une cathédrale, et de surcroit LA cathédrale du Sacre sous les feux de la rampe ! Chacun à sa façon commémore l’événement, chacun y voit son symbole, chacun veut sentir vibrer ici l’Histoire… notre Histoire.

Permettez-moi de vous dire mon émotion face à cette commémoration, mon émotion de voir ces femmes et ces hommes se réunir dans cet immense vaisseau qui inscrit la France dans sa tradition la plus chrétienne. Paradoxe de l’Histoire, et pourtant….

J’ai reçu, comme chef de la Maison de Bourbon, un héritage bien particulier : être le successeur des rois qui ont fait la France, ceux là même qui sont venu ici recevoir le sacre de Dieu. Je ne peux donc pas rester insensible à cet anniversaire ni à la symbolique et à la beauté de ces lieux qui méritent bien leur rayonnement international.

J’ai reçu un héritage que j’assume, mais je ne suis pas seul à le porter…

OUI, vous, chers amis, vous le peuple de France, vous aussi, c’est votre héritage, notre mémoire commune, nos fondations, nos racines. Autant que moi, vous y attachez cette importance particulière qui n’échappe à personne aujourd’hui.

« France, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Interrogeait ici, il y a plus de 20 ans un bienheureux homme qui fit se rencontrer les peuples.

Aujourd’hui, la France se souvient, la France s’anime, la France respire. Oui, ce monument du passé, ce monument d’unité est aussi un monument d’avenir, celui que nous saurons transmettre à nos enfants pour qu’ils puissent aussi être fiers de leurs racines, de leur pays, de la France.


Louis, duc d’Anjou

27/07/2011

Le site VIVE LE ROY / Le Forum Légitimiste

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Le site bibliothèque Vive le Roy, école de la légitimité.  

Après avoir mis en ligne plusieurs conférences données à l'occasion des universités d’été légitimistes, le site Vive le Roy a élargi ses sources pour inviter légitimistes et non-légitimistes à réfléchir sur les enjeux essentiels de notre civilisation. 

Plusieurs rédacteurs de ce site sont membres de L'UCLF, mouvement légitimiste qui s’attache à promouvoir la France royale.

Loin du trio infernal des idéologies post 1789 ( socialisme, nationalisme et libéralisme) qui polluent la pensée moderne et aveuglent les esprits par les passions qu’elles suscitent, l’UCLF prône : 

  • le droit naturel et chrétien,
  • la société organique (composée de corps intermédiaires) avec pour tête le roi (qui ne saurait aller contre l’intérêt du reste de ce corps),
  • la restauration d’une véritable autorité politique, l’autorité du roi, que Bossuet qualifiait très justement de paternelle,
  • la reconnaissance du Christ-Roi comme elle a toujours existé institutionnellement lors de la cérémonie du sacre.  

Cliquez sur le lien ci dessous pour accéder à VLR : 

http://www.viveleroy.fr/ 

Le Forum Légitimiste

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L’équipe de ce forum légitimiste adhére sans restriction à la pensée légitimiste traditionnelle, telle qu'elle est défendue et promue par l'U.C.L.F.

Son but est de faire connaître les Cercles UCLF de nos provinces, faciliter les contacts entre les légitimistes. Entretenir les échanges, produire des amitiés et des relations sincères.

Venez vous inscrire et participer au Forum Légitimiste :

http://royaume-de-france.clicforum.com/index.php

 

01/07/2011

La République instrument politique de la Révolution.

Reny.jpgLa France traverse aujourd’hui la crise identitaire la plus grave de son histoire, et sans être de ces esprits pessimistes qui voient toujours en noir, on peut se demander avec raison si notre civilisation ne va pas disparaître totalement. Car c’est un fait, et l’histoire nous donne bien des exemples : les civilisations sont mortelles. Le danger de la situation actuelle provient surtout du triomphe de plus en plus complet des doctrines révolutionnaires. C’est là qu’est l’immense péril de l’heure présente. 

La République instrument politique de la Révolution ne fait que ruiner la France, elle ne ressemble en rien à la civilisation Française Traditionnelle. Elle n’est qu’une usurpation qui s’est appropriée de manière illégitime l’oeuvre capétienne pour la dénaturer sous des contre-valeurs nihilistes dont nous voyons le plein effet aujourd'hui. Au point de vue strictement politique, sa forme de gouvernement ne saurait convenir à un grand pays, surtout quand ce pays est comme la France, essentiellement monarchique par tempérament et catholique par tradition. Le maintien du régime républicain, en effet, ne présente que des inconvénients et ne fait que compromettre gravement l’avenir même de notre pays.

La République, c’est l’incarnation politique de la Révolution; elle est la Révolution, et c’est ce qui nous impose l’obligation stricte, le devoir rigoureux de la combattre : il y a là pour nous Français une question de vie ou de mort.

La République est de toutes les formes politiques celle qui a le plus d’affinité avec la Révolution. Elle n’a fait, du reste, sa première apparition chez nous qu’au moment même de l’avènement du renversement de 1789. Les républicains de droite et de gauche qui la défendent ne le font pas parce qu’elle leur paraît assurer mieux la liberté, se prêter moins à l’arbitraire, réaliser plus d’économies que la monarchie. Non ! Ils la soutiennent parce qu’elle personnifie surtout la Révolution, il suffit pour s’en convaincre d’écouter les discours actuels des politiciens.

Il est absolument nécessaire de se pénétrer de ces vérités, si l’on veut travailler efficacement au relèvement de notre mère patrie. Quiconque sera bien convaincu que la République perd la France parce qu’elle est la Révolution, comprendra du même coup sur quel terrain il faut porter la lutte. Il verra que c’est peu de renverser la République si le gouvernement qui lui succède est, lui aussi, imbu des doctrines révolutionnaires. De la position d’adversaire idéologique, peut-être, mais de collaborateur pratique, celui qui refusera la régle du jeu que nous impose la république, sera capable de porter au coeur même de la Révolution les coups fatals qui lui ont été si souvent épargnés. Et la plus évidente preuve du fait que le combat réel se situe ici, c’est la haine farouche et disproportionnée avec laquelle l’ennemi nous attaquera si nous portons nos efforts sur ce terrain...

Mgr Louis XXSi l’on veut tenter politiquement quelque chose pour la France, il nous faut concentrer nos énergies sur le refus total et sans nuances de toutes espèces de discussions démocratiques dans le cadre des institutions républicaines. Refusons la règle du jeu du système, refusons la jusqu’au bout ! Nous devons être des réfractaires, unissons-nous autour du Roi pour former la France réelle, cette grande nation Traditionnelle, Monarchiste et Contre-révolutionnaire, c’est là qu’est le salut, inutile de le chercher ailleurs. Ceux qui cherchent la France en dehors de ses principes irréductibles, en dehors de l’union du Trône et de l’Autel, s’épuisent en efforts stériles.

Si néanmoins les Français soucieux de préserver l’avenir de la France, pérsistent à garder de secrètes attaches pour les principes de la Révolution, le Roi, quelles que puissent être, d’ailleurs ses intentions, ne sera-t-il pas, au moins dans une grande mesure, condamné à l’impuissance ? Tout ne dépend donc pas du Roi seul. Le concours de la France est nécessaire, et de même que la France sans le Roi ne peut que s’enfoncer chaque jour un peu plus dans l’abîme, le Roi sans la France ne peut rien pour le redressement salutaire de notre patrie et de notre peuple.

La Monarchie sauvera la France, seulement si la France est franchement Contre-révolutionnaire, c’est à dire franchement Catholique et Royale. Au contraire, si elle n’est que la substitution d’un régime politique à un autre, si elle n’est que le changement de l’étiquette gouvernementale, et qu’au lieu du Roi légitime, elle se borne à placer à la tête du pays une fois « la gauche » et l’autre fois « la droite », elle ne sauvera rien et ne fera qu’aggraver sa situation. Voilà ce qu’il faut à tout prix faire comprendre à ceux qui cultivent encore l’amour de la France, voilà ce qu’il faut faire comprendre et admettre à tous les nombreux « déçus » de la république. 

Reny_F

 

 

19/06/2011

« Nous ne sommes pas solidaires »

Comme amorce de réflexion politique purement monarchiste, penchons nous un instant sur cette réplique qui revient souvent dans la bouche des nouveaux convertis à la royauté, et le constat qu’ils font a propos du royalisme en général, notamment sur son manque de cohésion. Après avoir quitté le combat des chefs de la république, nombreux sont ceux qui découvrent avec stupéfaction le combat des princes... Bien des néophytes abordent le royalisme, et croient au départ que tous les royalistes forment un seul « bloc » parfaitement homogène, alors que rien n'est plus faux. C’est la première grande découverte que font la plupart des gens qui commencent à s'y intéresser.

rassemblons nousCe premier « cap » passé, réclamer d’emblée l’union sacrée, et certes un bon réflexe de base pour quiconque veut agir pour la France, et qui a conscience que notre peuple souffre cruellement de ce manque d’unité et de solidarité. Mais, c'est bien souvent le point de vue trop téméraire et pressé de quelqu'un qui est novice, et qui ne juge pas utile de chercher auparavant à comprendre ce qui est à l’origine de ces divisions permanentes. Faire abstraction de cette difficulté est une erreur fatale, qui ramènera dans bien des cas hélas, ces nouveaux convertis à la royauté dans les bras de la révolution.

Tout d’abord et afin d’éviter à nos lecteurs de tomber dans ce piège énorme, rappelons brièvement que faire de la politique quantitativement et non qualitativement (réflexe républicain), de manière démocrate ne fait qu'additionner des voix asservies et désincarnées moralement et spirituellement. C’est le premier point à maîtriser pour rester en éveil ne pas se laisser prendre par les idéologies révolutionnaires.

Le problème ensuite de la très difficile communication entre les royalistes, est qu'une partie non négligeable d'entre eux sont en vérité des frondeurs, des dissidents au principe français qu'ils prétendent défendre. Aujourd'hui, si tout royaliste reconnaissait l'aîné des Capétiens et travaillait avec l'Union des Cercles Légitimistes de France (L’UCLF n’est pas un parti politique mais, dans la mesure où elle travaille, à faire connaître l’institution monarchique qui a fait la France, elle fait ouvertement de la politique. C’est sa particularité dans le mouvement légitimiste.), en apportant son savoir-faire, ses préoccupations souvent légitimes, ce serait déjà un grand pas vers l’indispensable et nécessaire unité au salut de la France réelle. Mais si on continue à considérer comme royalistes français des gens qui n'ont de cesse, par orgueil et/ou méconnaissance, de corrompre l'héritage capétien dans une optique libérale, orléaniste ou nationaliste, le chaos n'est alors pas prêt de s'estomper.

Un monarchiste qui va contre la tradition capétienne et les lois fondamentales du royaume en choisissant un royalisme « à la carte », fait donc de ce fait un grand pas vers l'orléanisme et le bonapartisme, qui sont les seuls monarchismes à promouvoir la fusion avec les valeurs révolutionnaires. Celui qui va dans ce sens commence à produire obligatoirement de la « division ».

Pour les légitimistes il n'y a pas de prétendant, mais seulement un héritier, c'est tout, et les règles dynastiques font partie intégrante du légitimisme français, c'est un invariant qu'il ne revient à personne de changer ni de juger. Le principe premier reste, historiquement et indéniablement, le droit de succession du roi, la loi naturelle. Si on tourne le dos à cela pour des raisons quelles qu'elles soient, on n'est pas légitimiste, parce qu'on n'est pas fidèle aux lois fondamentales du royaume de France. En effet on ne peut logiquement se permettre, si on prend la charge de défendre une école de pensée bien précise, d'être perméable aux idées des écoles ennemies. Ce qui est tout de même philosophiquement élémentaire. Si l’on accepte les « opinions extérieures » à la doctrine que nous défendons, cela signifierait que nous relativiserions et donc abandonnerions notre propre combat.

Au contraire d'un président de la république, le roi de France est un héritier avant d'être un candidat avec des idées personnelles, voilà résumé toute la base et la force du royalisme. Le roi doit incarner un héritage qui est déjà établi par le projet capétien en France, et être capable de l'adapter au monde dans lequel il pourrait régner. En ce sens, les petits programmes politiques des frondeurs révolutionnaires sont complètement vains.

Les royalistes libéraux, s'ils étaient honnêtes, devraient se qualifier de royalistes révolutionnaires, puisqu'ils sanctifient la Révolution en acceptant l'abrogation des lois fondamentales. La France, il n'y a plus que les légitimistes qui la portent. Et d'un point de vue plus pragmatique, c'est porter la responsabilité d'ouvrir une boîte de Pandore, que de vouloir supprimer des lois qui ont assuré la stabilité de la monarchie pendant tant de siècles. Ce sont les seules qui permettent de définir sans conteste le roi légitime, et ceux qui le nient commettent une faute grave.

fleurs de lysAlors, et en conclusion, si les royalistes ne sont pas solidaires, si « nous ne sommes pas solidaires » pour reprendre le titre de cette note, c’est parce que trop nombreux sont ceux qui refusent la tradition et le roi désigné par les lois fondamentales du Royaume. Rassemblons nous, oui ! Mais autour du roi. La nation au sens « traditionnel » (et non pas au sens « révolutionnaire »), ne peut se construire qu’autour du roi de France légitime. Le roi est le point central et incontournable de notre patriotisme authentique. Sans le roi, il n’y pas d’unité possible, il est le seul a pouvoir réconcilier les Français entre eux, et par la même occasion le seul à pouvoir les réconcilier avec leur histoire.

 

Reny_F

 

06/06/2011

Les apparitions de la rue du Bac

 

sainte catherine labouré

Rares sont les catholiques français, les catholiques parisiens surtout, qui ne connaissent pas ou n'ont pas entendu parler de la chapelle de la médaille miraculeuse, 140 rue du Bac à Paris, visitée chaque année par de très nombreux fidèles français et étrangers.

apparitions Rares sont ceux qui ignorent tout des apparitions de Notre-Dame à une jeune novice du couvent des célèbres soeurs de la Charité, plus connues sous le nom de « Soeurs de Saint Vincent de Paul » dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830, à celle qui deviendra sainte Catherine Labouré, canonisée par le pape Pie XII en 1947.

Rappelons brièvement les faits racontés notamment dans l'ouvrage « Catherine Labouré et la Médaille miraculeuse » de l'abbé Laurentin et de Pierre Roche.

Beaucoup ne connaissent qu'une partie des apparitions de Notre-Dame à l'humble religieuse. Mais la Très Sainte Vierge a parlé en termes très clairs des tristes événements qui allaient survenir en France ce même mois de juillet 1830, comme l'indique précisément Albert Garreau :

« La première apparition a lieu dans la nuit du 18 au 19 juillet 1830. Les temps sont bien mauvais dit la belle Dame, assise dans le fauteuil qui se trouve encore aujourd'hui rue du Bac, cependant que la jeune fille s'est agenouillée et a placé ses deux mains dans le giron de la Vierge. Des malheurs vont fondre sur la France ; le trône sera renversé ; le monde entier sera secoué par des malheurs de toutes sortes. La Sainte Vierge a l'air peinée en disant cela. Mais venez au pied de cet autel : là les grâces seront répandues sur les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur : elles seront répandues sur les grands et sur les petits ».

médaille miraculeuseAinsi la Sainte Vierge évoquait avec tristesse le trône de France qui serait renversé ; c'est assez dire aux yeux de Notre Dame la gravité des événements de Juillet.

Les théories des historiens libéraux pour expliquer la Révolution de 1830 ne tiennent pas devant les affirmations de la Reine du ciel venue chez nous. Mais il y eut aussi une autre manifestation divine dont les historiens ne parlent pas, sauf, bien sûr, l'abbé Laurentin. C'est le fait suivant, d'après le récit de Catherine Labouré elle-même :

« Le jour de la Sainte Trinité, le 6 juin 1830, Notre-Seigneur m'apparut comme Roi, avec la Croix sur la poitrine, pendant la messe, au moment de l'évangile (dans lequel Notre Seigneur rappelle selon saint Mathieu 28, 18-20 : tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre...) Il me sembla que Notre-Seigneur était dépouillé de tous ses ornements : tout cela croula à terre et il m'a semblé que la Croix coulait sous les pieds de Notre-Seigneur... C'est là que j'ai eu les pensées les plus noires et les plus tristes ; c'est là que j'ai eu la pensée que le Roi de la Terre serait perdu et dépouillé de ses habits royaux ».

Cette apparition se déroule en deux temps : premièrement Notre-Seigneur est vêtu des ornements royaux, Il manifeste avec Sainte Jeanne d'Arc, qu'Il est le vrai roi de France ; deuxième temps : Il est dépouillé de ces ornements, Il manifeste qu'Il ne va plus être roi de France. La Sainte elle même a fait aussitôt la relation avec les événements politiques du moment.

1èr temps : juin, au moment de l'apparition, la France atteint, sous le règne de son dernier roi sacré, un bonheur que les historiens ont peine à comparer ; et le pouvoir attache de l'importance à la renaissance catholique.

2èm temps : juillet, la sainte le devine, car personne ne le soupçonne encore à cette date, si ce n'est la bourgeoisie voltairienne - : Charles X est chassé de son trône par la coalition des financiers, des ennemis de l'Eglise et la trahison de son entourage qui n'aurait eu aucune peine à mater cette révolution.

Le Roi aurait pu continuer à soutenir la renaissance religieuse du 19èm siècle, initiée sous son règne et qui ne trouva plus qu'opposition dans l'autorité politique, une finalité. Nous ne prétendons pas que Notre-Seigneur dans cette apparition ait un objectif exclusivement politique. Il est même évident que ce qui attriste Notre-Seigneur c'est la déchristianisation, la perte de Sa royauté sur les âmes ; mais, nous pensons que cette apparition est aussi une leçon sur les moyens qui sont nécessaires pour arriver à cette fin qu'est le règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

sainte catherine labouréComme Sainte Catherine Labouré, nous pensons que cette apparition s'applique aux institutions. « C'est là que j'ai eu la pensée que le Roi de la terre serait perdu et dépouillé de ses habits royaux ».

En sommes ces apparitions de la rue du Bac, sont une reconnaissance de la légitimité en général et de la légitimité de Charles X en particulier.

Elle éclaire un peu plus le problème de la succession de France, et surtout, c'est une manifestation surnaturelle de plus par laquelle Notre-Seigneur vient confirmer son attachement à notre pays, et nous éclairer sur les moyens nécessaires à son bonheur.

01/06/2011

Sous la bannière du Royaume des Lys.

 

bannière

La légitimité, c’est l’ordre, la tradition, la stabilité et le vrai. Rompant avec le désordre que la France subit depuis 1789.

Il n’y a pas d'autres « issues » possible pour les hésitants, les demi-vrais, les demi-faux, les partisans d’une monarchie constitutionnelle, ceux qui pensaient pouvoir vivre avec des « fragments » de vérité sans être obligés de rompre complètement avec les idéologies du carnage révolutionnaire de 1789. Si on veut le rétablissement de l’ordre et du droit pour la France, alors il faut le vouloir tout entier, c’est à dire avec le retour de la Monarchie Catholique Traditionnelle. Dont le droit ne peut être discuté, et ne peut être sujet aux caprices et tergiversations. L'existence d'un parlement composé de partis « politiques et clubs idéologiques » prétendant représenter la souveraineté du peuple au côté du roi n’est pas compatible avec la Tradition politique Française. A ce titre gardons nous bien de l'orléanisme et du bonapartisme, qui sont les seuls monarchismes à promouvoir la fusion avec les valeurs révolutionnaires, pour le résultat que nous connaissons déjà de par l’histoire...

Dans ce combat, il faut bien choisir, ou bien l’on se trouve du côté de l’ordre avec la légitimité et la tradition, ou bien l’on se trouve dans le camp de la révolution. Les entre-deux sont des révolutionnaires qui parfois s’ignorent, en regardant des deux côtés ils pensent qu’on peut faire de l’ordre avec du désordre, de l’autorité avec des principes qui sapent l’autorité à la base... Il faut bien choisir, c’est ou la Royauté Française, ou la république illégitime et maçonnique. Ou le drapeau blanc à fleurs de lys, ou le drapeau tricolore entaché du sang des martyrs catholiques et royalistes de la révolution... Il n’existe rien d’autre de possible entre les deux étendards.

Le grand défi de notre temps, consiste à nous débarrasser de ces haillons révolutionnaires et républicains ensanglantés qui nous déshonorent, et que l’on ose encore nous présenter comme les « grandes avancées » de 1789. Jusqu’à quand les méchants seront-ils seuls à montrer de l’énergie, à agir, à l’emporter presque partout, malgré leur infime minorité ?

Cette défection des forces contre-révolutionnaires vient sans doute de la réduction progressive des foyers légitimistes populaires qu'on pouvait encore trouver dans certaines campagnes très catholiques autrefois. Viviers Légitimistes qui ont hélas difficilement survécu à la reconnaissance de la république par l'Église. La prise de position de l'Église en faveur du « ralliement » ne nous facilite clairement pas la tâche, elle aurait toujours dû rester un allié solide en souvenir de l'alliance du trône et de l'autel. Il en va d'ailleurs de son propre intérêt, car la Révolution est tout autant spirituelle que politique. Aujourd'hui, quand on dit à certains catholiques qu'ils devraient être royalistes par cohérence, ils répondent justement que l'Église n'a plus de problème avec la république... Ce qui est une grave erreur de discernement, car l'Église reste toujours la cible privilégiée du système républicain mondialiste et apatride.

bannièreL’héritier de nos rois chef de la Maison de Bourbon, a l’honneur et la charge de représenter seul, aujourd’hui le grand principe de la légitimité. C’est de par ce principe, de par la tradition millénaire qu’il incarne, qu’il tient en ses mains le salut de notre France. La résurrection de notre patrie passe obligatoirement par le roi et la tradition. C’est pour cette raison que tous les hommes d’ordres doivent venir se ranger, sous la bannière du Royaume des Lys. Tous les gens de bien doivent aider le fils de Saint-Louis à accomplir toujours mieux sa mission au service du Christ qui est vrai Roi de France. 

Puissent les Français s'affranchir du joug maçonnique, en revenant franchement à la vraie tradition chrétienne et nationale, dont l'héritier de nos rois de par sa naissance, c'est à dire par la volonté de Dieu, est le seul représentant légitime.

30/05/2011

Lundi 30 mai 2011, fête de Sainte Jeanne d'Arc.

Chers Amis du “Refuge Notre-Dame de Compassion“,

Vous vous en doutez, la fête de ce jour est particulièrement joyeuse et fervente en notre “Mesnil-Marie” : Sainte Jeanne d'Arc!

Statue de Sainte Jeanne d'Arc au Mesnil-Marie

D'une manière habituelle, on entend dire qu'elle est “patronne secondaire de la France”.
Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire (ici par exemple > www) - mais je veux insister et j'insisterai encore plus d'une fois sur ce point -, le qualificatif “secondaire” est inapproprié pour rendre la réalité de ce que le Saint-Siège a voulu en plaçant la France sous la protection céleste particulière de Sainte Jeanne d'Arc, et il vaut mieux utiliser l'expression : patronne de la France en second.
En Français, en effet, le qualificatif  “secondaire” peut revêtir une nuance dépréciative : est secondaire ce qui est de moindre importance, voire de moindre qualité.

L'intention de l'Eglise en proclamant Sainte Jeanne d'Arc (comme aussi Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus) patronne “secondaire” de la France n'était évidemment pas de dire que c'était un patronage de seconde zone ou auquel il fallait attribuer une moindre importance : cela signifiait seulement que, en sus de la protection de Notre-Dame de l'Assomption et au vu des besoins spirituels de notre Patrie dans les temps modernes, l'Eglise voulait que la France soit plus et mieux protégée grâce à Sainte Jeanne d'Arc, que la France bénéficie d'une manière plus spéciale des prières et des mérites de Sainte Jeanne d'Arc, que la France se ressente davantage des bienfaits de l'intercession de Sainte Jeanne d'Arc…

La manière dont Sainte Jeanne d'Arc est traitée dans le calendrier liturgique français issu de la réforme de 1969 est à proprement parler scandaleuse, puisqu'elle y est reléguée au rang de “mémoire facultative”, alors que la fête du 30 mai eût dû rester au rang le plus élevé des célébrations liturgiques, ainsi que nous le faisons toujours avec le calendrier traditionnel!

Blason de Sainte Jeanne d'Arc

Je voudrais aujourd'hui insister sur un titre dont on peut qualifier Sainte Jeanne d'Arc : elle est la sainte de la légitimité dynastique.

A un moment de l'histoire où, du fait d'un certain nombre de scandales et de mensonges, l'héritier du Trône en était arrivé à douter lui-même de sa propre légitimité, Jeanne a été suscitée par Dieu afin de lui rendre confiance, pour lui assurer “de par le Roi du Ciel” qu'il était vrai fils de Roi et légitime héritier de la Couronne et, en conséquence logique, pour l'amener à recevoir son “digne sacre” à Reims.
Ce faisant, Jeanne a suscité le sursaut psychologique et spirituel qui a refait l'unité et la force de la France.


C'est en rendant à la France son Roi légitime que la Pucelle a redonné confiance aux bons Français et a pu conduire les troupes à la victoire.
C'est en rendant à la France son Roi légitime que Jeanne a pu insuffler à toute la France un élan et une pugnacité qui ne se sont pas éteints avec les flammes du bûcher dans lequel elle a consommé son sacrifice.
C'est en rendant à la France son Roi légitime qu'elle a permis la victoire militaire sur l'envahisseur et, par conséquence, la conservation de la France dans le giron de l'Eglise Romaine : si, en effet, le Roi d'Angleterre était aussi devenu Roi de France, au siècle suivant la France aurait pu sombrer dans le schisme anglican.


Voilà pourquoi l'oraison propre de la fête de Sainte Jeanne d'Arc n'hésite pas à affirmer : “Ô Dieu, qui avez merveilleusement suscité la Bienheureuse vierge Jeanne pour la défense de la foi et de la patrie… Deus, qui beatam Joannam virginem ad fidem ac patriam tuendam mirabiliter suscitasti!
La vocation militaire de Jeanne était ordonnée à la conservation de la Foi catholique en France.

Le sacre de Charles VII (d'étail d'un vitrail de l'église de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu)

Ainsi on peut dire qu'en envoyant Jeanne au secours de la France envahie et humilié, Dieu a également confirmé de manière éclatante la justesse et la pertinence des Lois Fondamentales du Royaume : ces Lois sont l'une des expressions des desseins de Dieu sur la France ; elles sont la garantie institutionnelle d'une fidélité aux volontés de la Providence sur ce pays!

Dieu n'a pas voulu que Charles VII soit sacré à Reims de préférence à son cousin anglais par une espèce de divin caprice ; Il ne l'a pas voulu parce que Charles aurait été plus capable humainement de faire le bonheur de la France et plus talentueux politiquement ; Il ne l'a même pas voulu parce que Charles VII aurait été plus vertueux ou plus pieux que son rival…
Non! Dieu - dans son omniscience éternelle - savait même que Charles VII commettrait des fautes, des fautes graves parfois contre la morale chrétienne dans sa vie privée, et des fautes importantes aussi dans le gouvernement du Royaume et ses relations avec l'Eglise.
Et cependant Il a voulu que ce soit lui - lui et pas un autre qui eût pu être supérieur en qualités humaines et spirituelles - qui soit reconnu comme Roi, parce qu'il était fils légitime de Charles VI et désigné comme Roi légitime par les Lois Fondamentales!

Grandes armes de France

Aujourd'hui, ces mêmes Lois Fondamentales désignent le Prince Louis-Alphonse de Bourbon, aîné des Capétiens, descendant direct de Saint Louis, d'Henri IV et de Louis XIV, comme héritier de la Couronne et du Trône de France.

C'est par fidélité aux desseins de Dieu sur la France et par obéissance aux dispositions de la Providence - exprimées dans les Lois Fondamentales -, et non en raison d'un attachement sentimental, par nostalgie ou pour quelque autre raison humaine, que nous sommes attachés à la légitimité dynastique.

Nous ne sommes pas les supporters d'un “prétendant” : d'ailleurs le Prince Louis ne prétend à rien, tout simplement il est.
Nous ne sommes pas entrés en légitimité (et j'emploie cette expression avec le même sens d'engagement et de don de soi qui sous-tend l'expression : entrer dans les ordres) parce que nous trouverions au Prince des qualités ou des vertus supérieures…
Nous ne sommes pas des idéalistes et nous sommes ennemis de toute forme de culte de la personnalité ; nous savons que nul homme n'est parfait, mais que tous et chacun portent en eux un mélange de qualités et de défauts, de vertus et de péchés : le Prince n'échappe pas à la complexité de cette réalité humaine…


Mais en revanche nous croyons en Dieu qui, par l'action de Ses saints, par les héros inspirés qu'Il a suscités, et surtout par l'obéissance à Ses lois et aux dispositions de Sa Providence peut changer le cours de l'histoire et redonner vie à un pays.
Nous croyons particulièrement que le Sacre peut infuser dans un homme et - à travers cet homme malgré ses imperfections - peut communiquer à une société tout entière et à un Etat des grâces desquelles découlent le bonheur et la prospérité terrestres eux-mêmes.

Samedi 28 mai 2011 - Fête catholique et légitimiste (Bourg en Bresse)

Tout ce que j'ai précédemment exprimé m'amène à vous dire que notre Frère Maximilien-Marie a été très heureux de participer, samedi dernier 28 mai, à la grande fête catholique et légitimiste qui avait été organisée près de Bourg-en-Bresse par une union d'associations légitimistes du Lyonnais et de Bourgogne.

Il a eu la grande joie d'y retrouver des amis qu'il n'avait pas revus depuis longtemps, de faire de nouvelles connaissances et de rencontrer “en vrai” des personnes avec lesquelles les moyens modernes de communication lui permettent d'avoir des contacts amicaux réguliers…

Cette journée fut un vrai succès : l'ambiance y fut excellente et les conférences de grande qualité!
En intermède, le choeur de “La Joyeuse Garde” (photo ci-dessus) exécutait des chants traditionnels, chouans et royalistes repris par toute l'assemblée.

Notre Frère m'a donc chargé de remercier en son nom tous les amis qu'il a revus là et, bien sûr, tous ceux qui se sont généreusement dépensés pour l'organisation et la réussite de cette manifestation dont il faut espérer non seulement la réédition, mais aussi qu'elle inspirera aussi d'autres provinces pour la défense et la promotion de la légitimité dynastique…

Puisse Sainte Jeanne d'Arc, intercéder puissamment pour notre France et lui permettre de revenir aux sources vives de la fidélité à sa vocation et de la légitimité voulue par Dieu

luly   

Lully.

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Source : Le blog du Mesnil-Marie

http://leblogdumesnil.unblog.fr/2011/05/30/2011-45-ou-a-p...

23/05/2011

Sainte Anne d'Auray 2010

Allocution du président

de l’Union des Cercles Légitimistes de France

au 98e pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray

 

 

uclf,pierre bodin,sainte anne d'auray,légitimité,monarchie catholiqueMonsieur l’abbé,

Chers amis,

 

- 1787, deux ans avant la révolution, constatant combien les catholiques ignoraient leur religion, le Père de Clorivière annonçait qu'un grand bouleversement social était proche.

- 17 juin 1789, des députés des états généraux se proclamaient Assemblée nationale. Ils rejetaient l'autorité du Roi.

Ignorance et refus de l'autorité sont deux caractéristiques majeures de la révolution.

L'ignorance du peuple est le fondement même de la démocratie, le terreau sur lequel les révolutionnaires édifient leur temple du mensonge et de la manipulation. Dans le domaine religieux, le père de Clorivière avait deviné vers quel abîme elle dirigeait le Royaume et 220 ans plus tard, nous pouvons mesurer hélas le désastre.

Dans le domaine politique, l'ignorance n'est pas moins dangereuse. Au contraire, liée à l'orgueil depuis que l'on a fait croire au peuple qu'il était le souverain, elle est directement responsable du totalitarisme feutré que nous subissons aujourd'hui. Comme saint Thomas d'Aquin l'écrivait "D’une façon générale, l’observateur attentif de l’histoire d’hier et de celle d’aujourd’hui reconnaîtra que les tyrans ont sévi plus nombreux dans les pays gouvernés par une collectivité que dans ceux où le pouvoir n’appartenait qu’à un seul".

Avant d'envoyer un soldat au feu, on lui apprend à se servir de son arme et à reconnaître ses ennemis, on le forme au métier militaire. Avant de construire une maison, nous faisons appel à un architecte ; pour défendre une cause devant le tribunal, nous avons recours aux services d'un avocat. Pour effectuer une tâche de quelque ampleur et d'une certaine complexité, un homme sensé va s'adresser à un spécialiste. Mais quand il s’agit de la gouvernance du pays, chacun se croit assez intelligent, assez savant pour donner son avis.

Avec une telle prétention, comment pourrions-nous respecter et même seulement accepter une autorité ?

Ne nous étonnons pas de ce que les Français contestent, le lendemain de l’élection, le président qu'une majorité, toute relative, vient de désigner. Les démocrates prônent le suffrage universel mais descendent dans la rue pour en refuser les résultats. Peut-il en être autrement lorsque le dogme républicain proclame que tout pouvoir vient exclusivement du peuple !

Un dogme partagé implicitement, il est vrai, par certaines catégories de royalistes qui refusent le roi désigné par sa naissance, c'est-à-dire par la Providence. D'aucuns, tournant le dos à la tradition, espèrent concilier royauté et démocratie comme c'est le cas dans plusieurs pays européens.

Le système pervers auquel nous sommes soumis aujourd'hui ne se contente pas de nier toute transcendance, de refuser au lieutenant de Dieu de régner sur le trône de ses pères, il combat toute autorité qu'il n'a pas désignée lui-même.

Pour contrer cette subversion, quelle que soit notre place dans la société, contribuons, dans les tâches familiales, professionnelles et politiques qui nous incombent, à restaurer le respect dû à l'autorité.

Mais comment pouvons-nous nous opposer avec quelque efficacité à l’autre source du torrent révolutionnaire ? 

Eh bien, reprenons la prédiction du père de Clorivière. Puisque l'ignorance est une cause majeure du dérèglement, commençons par nous instruire. Nous instruire des rudiments, des fondements de la politique, d'une politique conforme à la loi naturelle. Ayons l'humilité de reconnaître que la science politique ne nous est pas innée, qu'il nous faut travailler, étudier pour l'acquérir. Son étude est d'autant plus nécessaire aujourd'hui que nos adversaires ont l'habileté de nous entraîner sur leur terrain, l'habileté de nous faire croire que nous pouvons utiliser leurs propres armes, celles justement qui nient dans la pratique la Royauté sociale de Notre Seigneur.

Ils entretiennent aussi un mythe récurrent, celui qui laisse espérer qu’après avoir réussi à s’emparer du pouvoir et à établir une « bonne république », on pourrait alors restaurer la monarchie.

-         belle utopie ! Dans notre république française, le pouvoir est cadenassé.

-         imposture. S’il était possible de réaliser une bonne république, l’institution monarchique, quoiqu’en ait dit saint Thomas, ne serait plus la seule voie pour réaliser le bien commun. Elle ne serait plus nécessaire.

-         mensonge criminel enfin, il détourne les Français de la monarchie présentée comme objectif secondaire, lointain, voire irréaliste tandis qu’il les mobilise pour un but présenté comme réalisable et proche : la bonne république. Mais, en France, il n’existe pas, il ne peut pas y avoir une bonne république !

. En ce pays d’Auray, encore si rempli du souvenir des exploits de la Chouannerie,

. au pied du monument du Comte de Chambord,

. et alors que nous venons d’assister à la messe des Martyrs célébrée à la mémoire et en l’honneur de tous ces combattants de la liberté, chouans et émigrés, morts pour Dieu, pour leur pays et pour leur Roi,

ne nous contentons pas de cultiver leur souvenir, rendons-leur le seul hommage qui leur soit agréable : continuer leur combat contre la Révolution.

Ne nous laissons surtout pas mériter le reproche adressé au dernier roi de Grenade : "Pleure comme une femme, ce royaume que tu n'a pas su défendre comme un homme".

La plupart de nos cercles légitimistes proposent une formation politique dans le cadre de groupes d'étude. Ne partez pas à la guerre sans avoir pris la peine de connaître le magnifique héritage de nos pères et les forces de nos adversaires. Rejoignez l'un de ces groupes. Adhérez au cercle de votre province, travaillez à connaître et à faire connaître la monarchie légitime.

Vive le Roi !

 

Pierre Bodin

15/05/2011

Interview de Monseigneur Louis XX dans "l'Ardennais".

 

interview,louis xx,reims,cathédrale,monarchie,légitimitéDescendant direct de Louis XIV, le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou sera présent à la messe anniversaire du 15 mai en la Cathédrale de Reims. Il a accepté de répondre à nos questions.

Vos parentes (les princesses de Bourbon Parme) sont venues samedi dernier, jour anniversaire de la première pierre de la cathédrale, pourquoi avez vous fait un autre choix ?

« Mon emploi du temps professionnel m'oblige à faire un choix entre toutes les célébrations auxquelles on m'invite. La semaine dernière, mes cousins sont venus à cette journée car il est bien qu'il y ait toujours une représentation de la famille. »


Qu'est-ce qui motive votre venue à Reims ? Avez-vous des liens avec la ville ?

« La cathédrale de Reims est un des lieux phare dans l'histoire de France au même titre que Versailles ou la basilique royale de Saint-Denis. C'est un des joyaux de la France non seulement par son architecture, mais aussi par sa symbolique. J'ai reçu par ma naissance un héritage particulier : celui d'être l'aîné des successeurs des rois de France. Par nature, j'ai un lien tout particulier avec la ville. Je me dois de venir honorer la mémoire de la France millénaire. Au-delà de la dimension historique, je suis déjà venu à plusieurs reprises à Reims. J'avais visité la cathédrale, le palais du Tau et bien sûr des caves de champagne. J'ose vous avouer que j'ai d'ailleurs un faible pour le champagne. J'ai également des amis qui ont résidé à Reims et que j'ai visités à plusieurs reprises. »


Descendant de Louis XIV
Pouvez-vous rappeler votre ascendance royale ? Si la monarchie revenait en France, seriez-vous le roi ?

« Selon les Lois fondamentales et les lois saliques, depuis la mort du comte de Chambord, en 1883, qui a vu s'éteindre la branche aînée issue de Louis XV, c'est la branche suivante à qui revient la couronne. Je descends en ligne directe par les hommes du Roi Louis XIV. À ce titre, aujourd'hui, je suis l'aîné des Capétiens et le chef de la maison de Bourbon. »


Pensez-vous que la monarchie puisse revenir un jour en France ?

« Voilà une très bonne question, mais je n'ai pas de boule magique. Cela ne dépend pas de moi. J'assume d'être le successeur des rois et donc d'être au service de la France et des Français. La Monarchie, c'est un vrai système de gouvernement. Le roi est une sorte d'arbitre garant de l'union de la nation et par là même de la démocratie et de la pérennité d'un pays. Le roi doit transmettre un pays le mieux possible à son fils à qui la tâche incombera ensuite. C'est un système étonnamment très moderne et qui d'ailleurs fonctionne dans de nombreux pays en particulier en Europe. Je suis intimement persuadé qu'il manque cette stabilité à la France. La représentation nationale est une partie du dispositif, mais comme pour le rugby, les capitaines des équipes ne suffisent pas. Il faut un arbitre au-dessus de la mêlée. »

10/05/2011

Inconvénients de la démocratie / Force de la Monarchie

démocratieLes faiblesses de la démocratie

Le premier inconvénient du système démocratique consiste en ce que les qualités requises pour être élu diffèrent souvent de celles exigées pour gouverner. A l’occasion d’une campagne électorale, un candidat est jugé pour son charisme, sa capacité à séduire les foules, à plaire, à rassurer, à donner l’impression d’être intègre, déterminé, de prendre au sérieux les problèmes des Français, etc... Ce sont des qualités d’acteur, de séducteur et d’orateur qui sont mises en avant. Elles sont indispensables pour la conquête du pouvoir mais se révèlent insuffisantes pour l’exercice de celui-ci. Ici priment la compétence, l’esprit de décision, la vision à long terme des intérêts du pays, la capacité à savoir s’entourer, le sens du service, le courage de prendre des décisions parfois impopulaires, etc...qualités fondamentalement différentes de celles précédemment évoqués. On comprend mieux dès lors l’érosion d’un Jacques Chirac en manque d’idées directrices au cours de son deuxième mandat ou la désillusion qui a accompagné celui de Nicolas Sarkozy pourtant auréolé d’une campagne médiatique inégalée. On pourrait dire que la sélection d’un candidat par le biais du suffrage universel tient plus d’un d’un show médiatique, que d’un test sur les capacités d’exercice du pouvoir. Rien de surprenant dès lors qu’apparaissent sur la scène politique des acteurs de cinéma (Reagan ou Schwarzenegger aux Etats-Unis, Bernard Tapie en France), ou bien des personnalités dont la notoriété relève beaucoup plus d’une présence médiatique que d’une aptitude à l’exercice du pouvoir (Ségolène Royal est un exemple).

Le deuxième inconvénient réside dans le fait que le type d’homme à vouloir se présenter n’est pas forcément celui qui est le plus apte à servir le bien commun. Le désir du pouvoir ne signifie pas, ipso facto, recherche du bien commun. Certes, l’homme politique qui recherche le pouvoir peut être mû par une saine ambition mais il peut aussi considérer celui-ci comme une jouissance plus qu’un service, et dès lors y voir une sorte de récompense des efforts dépensés pour le conquérir. D’où cette ivresse qui caractérise souvent les vainqueurs au soir de l’élection présidentielle, le V de la victoire frénétiquement déployé. On serait légitimement en droit d’attendre un minimum de recueillement et de gravité, afin de mesurer l’ampleur des responsabilités. Imagine-t-on une seconde un pape nouvellement élu, savourer sa victoire comme un footballeur ? Se méfier donc des hommes sûrs d’eux-mêmes et trop assurés de leur talent politique ; cela peut cacher une recherche de gloire personnelle et un manque de sens des vraies responsabilités.

De plus, la nature même du procédé démocratique stimule l’ego des candidats. L’"onction" démocratique précédée d’une campagne électorale gonfle souvent d’orgueil son bénéficiaire. En effet, il pourra toujours attribuer sa victoire à son talent d’orateur ou à sa capacité de séduction. Dans une campagne électorale où domine, comme au sport, l’esprit de compétition, il peut être tenté d’affirmer : « si j’ai été élu président, c’est parce que je suis le meilleur ». A l’inverse, celui qui n’a pas choisi de gouverner, soit qu’il ait été désigné par ses pairs (comme dans l’aristocratie), soit qu’il hérite du pouvoir par naissance (comme dans la monarchie), sera moins tenté, une fois au pouvoir, par le sentiment de ne devoir son poste qu’à lui seul. Il sera sans cesse rappelé à la modestie de sa prise de fonctions.

france Force de la Monarchie

La Monarchie a l’expérience des siècles, elle est aussi la capacité de prévoir le long terme, par le souverain en ses conseils, débarrassé des soucis de réélection. Elle garantit le véritable progrès qui ne réside pas dans la jouissance égoïste ou dans la recherche de l’enrichissement à tout prix, mais dans la recherche et la conservation du bien commun qui est l’unité de la paix, le mieux vivre ensemble.

La Monarchie permet de conduire la politique dans une perspective historique. Elle est le garant du véritable progrès : comme pour les sciences physiques qui nécessitent d’accumuler les expériences dans un esprit pragmatique, les sciences sociales ne peuvent assurer le progrès que si elles retiennent les enseignements des expériences passées, hors de toute idéologie.

L’idée que l’histoire « avance » dans le sens du progrès est une illusion, née au temps des « Lumières », selon laquelle les progrès des sciences et des techniques entraîneraient des progrès dans tous les autres domaines (morale, société, etc.). On voit de nos jours ce qu’il en est de cette chimère qui a conduit l’homme à violer la nature en se prenant pour le Créateur au lieu de la respecter en l’apprivoisant.

De même, la nature de l’homme ne change pas avec le temps. Contrairement à la République inspirée par les idéologies, la monarchie traditionnelle Française n’a jamais eu pour ambition de faire évoluer l’homme vers le surhomme, de transformer sa nature, mais simplement, de rendre les personnes meilleures en développant chez elles les vertus, en leur faisant donner le meilleur d’elles-mêmes dans leur participation au bien commun.

C’est cet effort constant ― conduit génération après génération ― qui a fait s’épanouir la civilisation dans notre pays, et que les idéologies filles de la Révolution, s’acharnent à effacer les traces en promouvant l’individualisme, son esprit de révolte, d’irresponsabilité et de jouissance.

doctrine légitimiste, france, royalisme, légitimité, catholique, traditionLa Monarchie a-t-elle un avenir en France ?

Oui. Ce sont justement sa capacité de durer, sa stabilité, sa longévité démontrée par les siècles qui font l’intérêt du régime monarchique. La république en revanche n’a jamais pu vraiment trouver sa forme. On parle déjà de VIe République. L’instabilité marque la vie politique française depuis deux siècles. Le régime républicain, fondé sur les principes de la démocratie parlementaire et dont la dégradation est évidente, voire irréversible, perd l’estime et la confiance d’un nombre croissant de Français. Ce régime est structurellement incapable de se réformer. Fondé sur la loi du nombre, il entretient la division entre deux France (il y a un « peuple de gauche » et un « peuple de droite »).

Désormais la république brade la souveraineté de la France en faveur d’une entité européenne, fondée sur les seules valeurs marchandes. Beaucoup de Français se trouvent désemparés parce qu’ils ne savent pas comment remplacer ce régime peu soucieux du bien commun. Le salut du pays impose un revirement total par l’abandon des illusions démocratiques, et l’avènement du régime naturel qu’est la Monarchie, qui seule est fondée sur les valeurs morales traditionnelles auxquelles, croyants ou non, et plus qu’ils ne pensent eux mêmes, les Français restent attachés.