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Légitimistes de Lorraine - Page 23

  • Robert de Baudricourt

    Robert de Baudricourt

    Capitaine de Vaucouleurs

    Robert de BAUDRICOURT († 1454). Seigneur du lieu, de Blaise, Buxy et Sorcy. Capitaine de Vaucouleurs depuis 1415, châtellenie du duché de Bar, dont relevait le village de Domrémy. Il accueillit tout d'abord fraîchement Jeanne d'Arc venu le trouver à Vaucouleurs, puis lui donne une escorte pour l'accompagner à Chinon. Conseiller et chambellan de René d’Anjou. Mort entre février et août 1454.

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    Armes : d’or au lion de sable, couronné, lampassé et armé de gueules.

    Cimier : une tête de lion d’or lampassé de gueules, dans un vol de sable, avec un tortil d’or et de sable et des lambrequins d’or doublés de sable

  • MESSE VESPÉRALE DU JEUDI SAINT

    Jeudi 1er avril 2010 - MESSE VESPÉRALE DU JEUDI SAINT

     

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    Messe Vespérale à NANCY 19h30 : Chapelle du Sacré-Coeur 65 rue du Marechal Oudinot. (Adoration au Reposoir jusqu'à minuit)

  • Reunion du Cercle Robert de Baudricourt

    Reunion du Samedi 20 mars 2010

     

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    Première partie : Actualité politique et religieuse
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    - Régionales : 53,6% d'abstention, un record pour ce type de scrutin
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    - Le Pape évoque l'unité des chrétiens dans une église luthérienne...**
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    Deuxième partie : Etude Légitimiste
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    - Révolution française et christianisme
    (par Monseigneur FREPEL)
  • Sainte Jeanne d'Arc, patronne céleste de la France

    Jeanne d'Arc est de Dieu ; elle est l'envoyée de Dieu ; elle n'a de cesse de le dire. Et quel Français se sentirait le triste courage de nier le témoignage des paroles de Jeanne, si magnifiquement confirmé par le témoignage de ses oeuvres et par le témoignage de sa vie et de sa mort? Et cela, pour ne pas vouloir reconnaître cette vérité si consolante, savoir : que Dieu aime la France, et qu'au besoin Il la sauve par des miracles. “Prince de Bourgogne, écrivait Jeanne à l'ennemi de son roi, je vous fais assçavoir, de par le Roi du ciel, pour votre bien et pour votre honneur, que vous ne gaignerez point bataille à l'encontre des loyaulx Françoys, et que tous ceux qui guerroyent audit sainct royaulme de France, guerroyent contre le Roy Jhésus, roy du Ciel et de tout le monde ; s'il vous plaît aguerroyer, allez sur le Sarrazin.

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    ” Vous l'entendez, Messieurs, le saint royaume de France, le royaume des loyaux Français, c'est le royaume de Dieu-même ; les ennemis de la France, ce sont les ennemis de Jésus. Oui, Dieu aime la France, parce que Dieu aime son Eglise, rapporte tout à son Eglise, à cette Eglise qui traverse les siècles, sauvant les âmes et recrutant les légions de l'éternité ; Dieu, dis-je, aime la France parce qu'il aime son Eglise, et que la France, dans tous les temps, a beaucoup fait pour l'Eglise de Dieu. Et nous, Messieurs, si nous aimons notre pays, si nous aimons la France, et certes nous l'aimons tous, aimons notre Dieu, aimons notre foi, aimons l'Eglise notre Mère, la nourrice de nos pères et la nôtre.

    ” Le Français, on vous le dira du couchant à l'aurore, son nom est CHRETIEN, son surnom CATHOLIQUE. C'est à ce titre que la France est grande parmi les nations ; c'est à ce prix que Dieu la protège, et qu'il la maintient heureuse et libre. Et si vous voulez savoir en un seul mot toute la philosophie de son histoire, la voici : “Et non fuit qui insultaret populo isti, nisi quando recessit a cultu Domini Dei sui : Et il ne s'est trouvé personne qui insultât ce peuple, sinon quand il s'est éloigné du Seigneur son Dieu”.

    (Extrait de l'éloge de Jeanne d'Arc  prononcé le 8 mai 1844 dans la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans par l'abbé Edouard Pie, futur évêque de Poitiers et cardinal.)

  • AGENDA UCLF

    XXème Université Saint-Louis
    Lundi 19 au dimanche 25 juillet 2010, en Anjou :

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    (en partenariat avec l’IMB)

    « La Monarchie à travers les siècles : Une solution pour demain ? »

    Ière Partie (plus spécialement destinée aux jeunes) :
    du 19 au 23 juillet, au lieu-dit Le Prieuré à Avrillé, près d’Angers
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    IIème Partie :
    du 23 au 25 juillet, au Centre d’Accueil International du Lac de Maine à Angers

    Conditions et programme détaillés très prochainement sur le site officiel de l'UCLF :

  • MONARCHIE INFO

    217ème anniversaire de la mort du Roi Louis XVI

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    Sous le Haut Patronage de
    Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou
    et de la Princesse Marie Marguerite, duchesse d'Anjou

    le Prince de Bauffremont, Président,
    et les membres du Conseil d'Administration de l'Institut de la Maison de Bourbon

    vous prient de bien vouloir assister à la messe qui sera célébrée pour

    La France et la Famille Royale

    à la Chapelle Expiatoire  Square Louis XVI  62, rue d'Anjou  Paris VIIIe

    le dimanche 24 janvier 2010, à 10 heures 30

    Renseignements : IMB  81, avenue de la Bourdonnais 75007 Paris
    Tél. : 01 45 50 20 70 - Courriel : contact.royaute@wanadoo.fr

  • La vie des cercles de L’UCLF

    Article paru dans le numéro 121 de la gazette royale :

     

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    Le Cercle Robert de Beaudricourt a demandé son agrément à l’UCLF.

     

     

    Voir aussi sur le site officiel de l’UCLF en cliquant ici :

     

    http://www.uclf.org/page44.html

     

    Puis dans les liens de Vive Le Roy :

     

    http://www.viveleroy.fr/article25.html

  • Notions et valeurs

    baudricourt.gifLe Cercle Robert de Baudricourt défend le royaume de France incarné souverainement par le roi Très-Chrétien, fils aîné de l'Église, la tradition monarchique légitimiste contre-révolutionnaire ; il a pour but de promouvoir l'âme de la civilisation française. Plus précisément, nous revendiquons ces quelques valeurs et quelques notions essentielles :

    * La France en tant que civilisation naît lors du baptême de Clovis, roi des Francs qui prend en héritage une partie de la défunte romanité tout en étendant son autorité sur un territoire comparable à la France, bien que l'unification finale soit le fait des Capétiens après maints combats.

    * Le royaume de France gouverné par le roi fils aîné de l'Église ne peut demeurer lui-même que si la religion catholique est la religion de l'État, comme cela était le cas dans l'Empire romain avant sa chute et telle qu'elle l'a été de Clovis à Louis XVI, et jusqu'à la Restauration (1814, 1815-1830) sous Louis XVIII et Charles X.

    * Les règles de succession à la tête de la royauté française sont régies par la loi salique et les lois fondamentales, perfectionnées sous les Capétiens pour corriger les défauts dommageables des Mérovingiens et Carolingiens de ce point de vue. La révolution française n'a aucune vertu pour abroger les lois fondamentales ; le roi de France légitime est donc Louis Alphonse de Bourbon, duc d'Anjou, dit Louis XX.

    * Comme le savait Louis XIV, le roi de France est le premier serviteur de la France et donc de sa tradition, en vertu de quoi il n'a pas le droit de changer cette tradition comme cela s'est fait dans les monarchies européennes actuelles. C'est pourquoi Louis XVI est mort sur l'échafaud : pour n'avoir pas voulu d'une monarchie parlementaire. Le sacre du roi l'engage de plus envers Dieu, selon l'expression bien connue de "monarchie de droit divin".

    * La monarchie française repose sur l'alliance du trône et de l'autel (dont les pouvoirs sont distingués mais non séparés), la défense de l'indépendance nationale contre les dangers de l'intérieur comme de l'extérieur, un pouvoir suprême indépendant et sans liens (signification de la "monarchie absolue"). La monarchie française est donc incompatible avec l'européisme et avec la démocratie intégrale.

    * La monarchie française, en vertu de la nécessaire indépendance du pouvoir du roi, ne peut s'accommoder d'une assemblée nationale qui se veut un concurrent en terme de pouvoir et un héritage du jacobinisme centralisateur. Seuls des parlements de province aux compétences limitées et une démocratie locale sont envisageables dans une monarchie traditionnelle.

  • La Gazette Royale

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    La Gazette Royale, n° 121, est parue

    Au sommaire du numéro 121 :

    La vertu d'espérance
    Le dilemne de Charles Maurras : nationaliste ou royaliste ?
    Communiqué du secrétariat de Mgr le duc d'Anjou
    Messes pour la France et le Roi
    Nouvelles de Rome
    97ème Pèlerinage légitimiste à Ste-Anne-d'Auray
    Méditation
    - Le sermon du Père Jean-Marie
    Le mariage du prince Henri d'Orléans
    - "La Religion et la révolution"
    Vous avez dit "Identité nationale"
    Le courrier des lecteurs
    La vie des Cercles
    Revue de presse
    Citations
    Carnet du jour
    Pourquoi a-t-on voulu la mort des corporations ? (suite)

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  • Conférence : « La fuite à Varennes »

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    217ème anniversaire du martyre du

     

    Roy Louis XVI

     

    Samedi 16 janvier 2010, à 14h00,

    au Domaine de l'Asnée à Villers-les-Nancy (54601)

     

     

    Le Cercle légitimiste Robert de Baudricourt, en partenariat avec PSB Lorraine,

    a l’honneur de vous inviter à la conférence de Monsieur Georges ROBERT :

     

    « La fuite à Varennes »

     

    La conférence sera suivie d'une « galette »

     

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    Pour tout renseignement merci de prendre contact avec Monsieur Reny

    Tél. : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

     

     

    Réservation avant le vendredi 08 janvier 2010.

    Frais d’inscription : 8 Euros par personne.
  • le Cercle Légitimiste Robert de Baudricourt

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    Avec le Cercle Légitimiste Robert de Baudricourt,

    défendons une autre vision de la Lorraine et de la France. 

     

     

    En cette période troublée, la république peine à maintenir les grands équilibres nécessaires à l’évolution de notre communauté. Elle s’interroge même sur son identité nationale tant le pouvoir semble séparé du pays. Écartelé entre ses tendances jacobines et son attrait pour le mondialisme, elle demeure hostile au rétablissement de l'autonomie que la monarchie avait su garantir. Sa laïcité haineuse, même positive, rejette catégoriquement la royauté sociale du Christ.

     

    Malgré la caricature qui en a été faite par les révolutionnaires, l'idée de monarchie réapparaît. Ses institutions, les plus conformes à la loi naturelle, bénéficient en France de l'expérience des siècles. Le souverain en ses conseils, débarrassé des soucis de réélection, a la capacité de prévoir le long terme. Il est le garant du véritable progrès qui ne réside pas dans le perfectionnement ou dans la recherche de l'enrichissement à tout prix, mais dans les possibilités de l’épanouissement personnel.

    En France, pour être crédible et incontestée, la monarchie doit être identifiée en la personne du Prince aîné de la Maison de Bourbon. Lui seul, étant désigné par l'ordre de primogéniture, incarne sans discussion la légitimité du Pouvoir.

     

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    Vous souhaitez vous immuniser contre le prêt à penser politique, et travailler au rétablissement d’un État authentiquement chrétien, qu’elles que soient vos compétences et votre disponibilité, rejoignez le cercle Robert de Baudricourt. Le cercle conjugue les efforts de tous ses membres et s'attache à faire connaître en Lorraine les vraies valeurs de la monarchie en même temps qu'il met en garde contre les multiples visages de la subversion. 

     

     

     

    Cercle Robert de Baudricourt

    3 Rue de Forbach

    54 700 Pont à Mousson

    Tél. 03 83 81 00 29 -  06 46 77 66 85

     

    http://beaudricourt.hautetfort.com

    ro.beaudricourt@sfr.fr

     

     

     

     

     

  • LA RÉVOLUTION EST UNE DOCTRINE

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    Mgr Freppel va droit à l'essentiel, d'emblée, en montrant dans la Révolution française non pas une simple péripétie de l'histoire mais une doctrine :

    « Il en est, à certains égards, de la Révolution française comme de la Réforme protestante du seizième siècle : l'une et l'autre constituent un mouvement d'idées qui dépasse de loin les limites d'un siècle ou d'un pays. Si tout s'était borné en 1789 et en 1793 à renverser une dynastie, à substituer une forme de gouvernement à une autre, il n'y aurait eu là qu'une de ces catastrophes dont l'histoire nous offre maint exemple. Mais la Révolution française a un tout autre caractère : elle est une doctrine, ou, si l'on aime mieux, un ensemble de doctrines, en matière religieuse, philosophique, politique et sociale. Voilà ce qui lui donne sa véritable portée ; et c'est à ces divers points de vue qu'il convient de se placer, pour la juger en elle-même et dans son influence sur les destinées de la nation française, comme aussi sur la marche générale de la civilisation. »

    Car personne n'échappe à la contrainte de ces idées nouvelles qui mènent le monde : « Il est évident que pour chacun de nos contemporains la manière de voir et d'agir dépend, en grande partie, de l'idée qu'il se fait du mouvement de 1789, point de départ de l'époque actuelle. (...) »

    Déjà, la conclusion se laisse deviner : « Telle est la question qu'il importe de résoudre, à la veille du centenaire de 1789, pour savoir si, loin de pouvoir être considérée comme un bienfait, la Révolution française n'est pas l'un des événements les plus funestes qui aient marqué l'histoire du genre humain. »

    RÉFORMES ET RÉVOLUTION

    « Le mouvement de 1789 devait être, selon le désir général, un mouvement réformateur, et il est devenu un mouvement révolutionnaire. C'est à la fois son vice et sa condamnation » explique Mgr Freppel. (...)

    « Une nation, rompant brusquement avec tout son passé, faisant, à un moment donné, table rase de son gouvernement, de ses lois, de ses institutions, pour rebâtir à neuf l'édifice social, depuis la base jusqu'au sommet, sans tenir compte d'aucun droit ni d'aucune tradition ; une nation réputée la première de toutes, et venant déclarer à la face du monde entier qu'elle a fait fausse route depuis douze siècles, qu'elle s'est trompée constamment sur son génie, sur sa mission, sur ses devoirs, qu'il n'y a rien de juste ni de légitime dans ce qui a fait sa grandeur et sa gloire, que tout est à recommencer et qu'elle n'aura ni trêve ni repos tant qu'il restera debout un vestige de son histoire : non, jamais spectacle aussi étrange ne s'était offert aux regards des hommes. » (...)

    La Révolution française est « une doctrine radicale, une doctrine qui est l'antithèse absolue du christianisme, de là sa fausseté manifeste, comme aussi l'importance de son rôle et de son action dans l'histoire du genre humain. »

    UNE RÉVOLUTION ANTICHRÉTIENNE

    « La Révolution française, écrit Mgr Freppel, est l'application du rationalisme à l'ordre civil, politique et social : voilà son caractère doctrinal, le trait qui la distingue de tous les autres changements survenus dans l'histoire des États. Ce serait s'arrêter à la surface des choses, que d'y voir une simple question de dynastie, ou de forme de gouvernement, de droits à étendre ou à restreindre pour telle ou telle catégorie de citoyens. »

    La vérité est qu'il y a là « toute une conception nouvelle de la société humaine envisagée dans son origine, dans sa constitution et dans ses fins ». Il ne s'agit pas d'une simple « attaque visant à la destruction de l'Église catholique ». La Révolution veut « dans son principe comme son but, l'élimination du christianisme tout entier, de la révélation divine et de l'ordre surnaturel, pour s'en tenir uniquement à ce que ses théoriciens appellent les données de la nature et de la raison. Lisez la Déclaration des droits de l'homme, on dirait que pour cette nation chrétienne depuis quatorze siècles, le christianisme n'a jamais existé ou qu'il n'y a pas lieu d'en tenir le moindre compte. »

    Et Mgr Freppel de conclure avec flamme : « C'est le règne social de Jésus-Christ qu'il s'agit de détruire et d'effacer jusqu'au moindre vestige. La Révolution, c'est la société déchristianisée ; c'est le Christ refoulé au fond de la conscience individuelle, banni de tout ce qui est public, de tout ce qui est social ; banni de l'État, qui ne cherche plus dans son autorité la consécration de la sienne propre ; banni des lois, dont sa loi n'est plus la règle souveraine ; banni de la famille, constituée en dehors de sa bénédiction ; banni de l'école, où son enseignement n'est plus l'âme de l'éducation ; banni de la science, où il n'obtient plus pour tout hommage qu'une sorte de neutralité non moins injurieuse que la contradiction ; banni de partout, si ce n'est peut-être d'un coin de l'âme où l'on consent à lui laisser un reste de domination. (...) »

    Ce n'est plus en Dieu que l'on cherche « le principe et la source de l'autorité, mais dans l'homme, et dans l'homme seul. La loi n'est plus que l'expression de la volonté générale, d'une collectivité d'hommes qui décident en dernier ressort et sans recours possible à aucune autre autorité, de ce qui est juste ou injuste. Tout est livré à l'arbitraire et au caprice d'une majorité. (...) Peu importe, par conséquent, qu'on laisse le nom de l'Être suprême au frontispice de l'œuvre comme un décor ou un trompe-l'œil ; en réalité, l'homme a pris la place de Dieu, et la conséquence logique de tout le système est l'athéisme politique et social. (...)

  • Avis de naissances dans la Famille royale

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    Secrétariat de Mgr le duc d’Anjou

    COMMUNIQUE

    Naissances multiples annoncées dans la Famille royale Française

    Monseigneur Louis de Bourbon, duc d’Anjou, chef de la Maison de Bourbon est heureux d’annoncer que son épouse la duchesse d’Anjou et lui-même, attendent la naissance de jumeaux pour la fin du printemps prochain.

    Mariés, depuis le 6 novembre 2004, Mgr Louis de Bourbon, duc d’Anjou, aîné des Capétiens et son épouse la princesse Marie Marguerite sont déjà les heureux parents de S.A.R. la princesse Eugénie de Bourbon, née le 5 mars 2007.

    Expatrié français au Venezuela, le couple princier a fait savoir qu’il attendra la naissance pour connaître le sexe des enfants.

    La naissance de ces jumeaux prévue en 2010 coïncidera avec la commémoration du 400e anniversaire de la mémoire du roi Henri IV dont le duc d’Anjou est l’aîné des descendants directs.

    Paris, le 25 novembre 2009

  • Jean Nicolas Stofflet

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    Officier royaliste, lorrain, il servit comme instructeur aux gendarmes de Lorraine (1784). Son colonel, le comte de Colbert-Maulévrier, lui obtint un rachat de congé et lui offrit l'emploi de facteur général (chef garde-chasse) de ses terres angevines (1787).
    Le 12 mars 1793, Nicolas Stofflet se mit à la tête des jeunes, gens d'Yzenay qui refusaient le tirage au sort ordonné par la Convention nationale.
    Le lendemain, il rejoignit avec eux les insurgés de Jacques Cathelineau, donnant à celui-ci l'un de ses habits de fonction, origine de l'uniforme vert des officiers vendéens.
    L'armée chrétienne, bientôt la Grande Armée Catholique et Royale, formée des troupes de Cathelineau et de Stofflet, prit Cholet
    le 14 mars 1793.
    Lorsque d'Elbée devint généralissime en octobre 1793, Nicolas Stofflet fut nommé major-général.
    Il ne cessa de combattre durant la "virée de Galerne" et, à la mort d'Henri de La Rochejaquelein, il commandait l'armée d'Anjou et du Haut-Poitou (février 1794).
    Au cœur de la forêt de Vezins, Nicolas Stofflet organisa ses hommes en unités régulières de dragons et de chasseurs, monta une imprimerie, des hôpitaux, un arsenal, entreposa du blé, battit monnaie et rendit justice.

    L'armée d'Anjou et du Haut-Poitou s'empara de nouveau, pour quelques heures, de Cholet (6 février 1794), vainquit les Bleus à Beaupréau, à Bressuire, à Argenton-le-Château, culbuta le général Grignon au Bief des Ouilleries, le 27 mars 1794.
    Par le pacte de La Boulaye (22 avril 1794), Nicolas Stofflet, François-Athananse Charette de la Contrie, Charles de Sapinaud de la Rairie et Bernard de Marigny s'engagèrent à mener une action commune contre les Républicains.
    Accusé de trahison, le dernier périt sous les balles des chasseurs de l'ancien gendarme, le 10 juillet 1794.
    Le 2 mai 1795, Nicolas Stofflet signa sa soumission à Saint-Florent-le-Vieil, mais, nommé lieutenant général, il se rebella pour la seconde fois quelques mois plus tard.
    Sans doute trahi par son aumônier, l'abbé Bernier, futur négociateur du concordat, Nicolas Stofflet tomba dans un guet-apens à La Saugrenière et, malgré une belle défense à coups de sabre, resta prisonnier des Bleus.
    Il fut fusillé, en compagnie de son aide de camp et de son brosseur, au champ-de-mars d'Angers.
    Sa plaque de garde-chasse des Colbert-Maulévrier bouclait toujours son ceinturon.

     

  • Reportage du pèlerinage 2009 à Domrémy

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    Source de l'article : http://www.laportelatine.org/district/ecoles/activitesecoles/etoiledumatin/domremy2009/report09/report.php

  • 97ème Pèlerinage Légitimiste à Ste-Anne-d'Auray

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    Pierre Bodin, président de l'Union des cercles légitimistes de France, et Laurent de LaRozière, secrétaire général de l'Institut de la Maison de Bourbon, devant le monument du comte de Chambord, à Sainte-Anne-d'Auray.
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    *****
    Le 97ème Pèlerinage à Ste-Anne-d'Auray s'est déroulé les 26 et 27 septembre 2009.
    C'est une marche en Vannes et Ste-Anne-d'Auray qui rassemblait les participants le samedi après-midi, les conduisait à la basiliquepuis à une veillée près du monument du Comte de Chambord.
    Le dimanche la messe était célébrée, en la chapelle du champs des Martyrs, par le père Jean-Marie de la Fraternité de la Transfiguration.
    Puis c'était au pied du monument du Comte de Chambord, le dépôt des gerbes part Laurent Legrip de la Rozière, Secretaire général de l'IMB, et Pierre Bodin, Président de l'UCLF.
    Un repas était servi au restaurant La Croix Blanche et Phlippe Pichot-Bravard, Docteur en histoire du droit,, captivait ses auditeurs grâce à sa conférence "La Religion et la Révolution".
    La journée se terminait par la visite de nombreux stands bien fournis en livres et objets divers.
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    Grâce à la librairie Dobrée, les plus jeunes pouvaient également affirmer leurs convictions légitimistes.

  • Mouvement Légitimiste

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    Le mouvement légitimiste est, dans son essence, le plus ancien courant politique de notre pays puisqu’il remonte à Clovis. Il défend cette monarchie qui ― durant treize siècle ― a construit la France dans l’amour réciproque des peuples et de leur roi. La pensée légitimiste est la seule authentiquement traditionnelle car elle n’emprunte rien aux idéologies, toutes issues de la Révolution.

  • REUNION LEGITIMISTE 07/10/2009

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    REUNION LEGITIMISTE DU 07/10/2009
    1) Actualité politique et religieuse :
    - Décalogue et oecuménisme
    2) Etude Légitimiste :
    Les lois fondamentales du Royaume de France.

  • MESSE ANNUELLE DE LA FONDATION DES INVALIDES

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    Chaque année, l’Institution nationale des Invalides commémore sa fondation par le Roi Louis XIV,
    soucieux de donner à ses anciens soldats un asile digne du sacrifice qui avait été le leur.
    Le Général Gouverneur des Invalides, le Médecin-Général Directeur de l’Institution,
    et le Général Directeur du Musée de l’Armée,
    invitent traditionnellement le successeur du fondateur à cette cérémonie.

    Depuis plus de vingt ans, le Chef de la Maison de Bourbon assiste à la messe de fondation
    voulue par Louis XIV pour le repos de l’âme de tous les pensionnaires qui,
    depuis plus de trois cents ans, forment une chaîne ininterrompue de héros qui ont servi la France.

    Monseigneur le duc d’Anjou et de nombreuses personnalités civiles et militaires
    assistaient, ce 20 septembre, à la messe célébrée par
    S. Exc. Mgr Patrick Le Gal, Évêque aux Armées.

    À l’issue de la messe, après une allocution de M. le Gouverneur des Invalides,
    un vin d’honneur rassemblait les pensionnaires et les invités.
  • Les lois fondamentales du Royaume de France

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    La succession à la Couronne est héréditaire de mâle en mâle par ordre de primogéniture :

    En l’absence de tout successible direct du Monarque défunt, la couronne est dévolu à l’infini à l’aîné de la branche collatérale la plus proche (qui devient la nouvelle branche aînée)

    Pourquoi la masculinité ? Le Roy de France est oint par le sacre (sacrement comparable qui confère leur autorité aux évêques) et, Lieutenant du Christ, il est chef des Armées. Cette règle vise à empêcher que  le Royaume de France ne tombe sous la domination d’un souverain étranger qui épouserait une princesse française.

     

    La couronne de France est indisponible : le Roy régnant ne peut  rien changer à l’ordre de la succession. Il ne peut ni abdiquer, ni exhéréder ou faire renoncer un prince du sang.

    La succession royale n’est pas patrimoniale et héréditaire mais « statutaire ». Le statut coutumier du Royaume est hors de portée des volontés humaines, celle du Roy comme de son héritier ou de tout successible. Par conséquent, le Roy (de fait ou de droit)  ne peut renoncer à la Couronne en abdiquant, ni limiter les prérogatives de ses successeurs , ni porter atteinte à l’ordre de succession. Il ne peut faire renoncer un successible et les renonciations de celui ci sont nulles de plein droit. En France, le Royaume n’est pas la propriété du monarque., celui ci exerce un fonction, un service.

     

    La succession est instantanée : « le Roy est mort, vive le Roy »

    Les ordonnances de Charles VI de 1403 et 1407, décident que le Roy serait tel dès la mort de son prédécesseur, instantanément et quel que fût son âge selon l’ancien adage : « le mort saisit le vif » : le sacre n’est plus constitutif de la royauté mais simplement déclaratif aux yeux des légistes, seule la force de la coutume faisait le Roy. Ce qui fait dire que  « en France, le Roy ne meurt jamais ».

     

    La règle de la catholicité

    Le Roy de France est oint par le sacre. Il doit donc être né d’un mariage catholique, c’est à dire canoniquement valable ; le serment du sacre en fait le lieutenant du Christ, fils aîné de l’Eglise, et comme tel protecteur de l’Eglise catholique.

  • Va, va et advienne que pourra

    LA PASSION DE JEANNE D'ARC.

    Au Moyen Age, les Français se battirent longuement contre les Anglais qui avaient envahi une partie de ce qui sera plus tard leur pays. Ce fut la Guerre de cent ans qui commença en 1337 et se termina en 1453. Le moment le plus terrible fut la fameuse bataille d'Azincourt, en 1415, où périt sous les flèches anglaises une grande partie de la noblesse française. La situation était désespérée: mais Jeanne d'Arc venait de naître à Domrémy…

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    En ce temps-là il naquit à Domrémy une petite fille que l'on appela Jeanne. Et, lorsqu'elle eut grandi, cette petite fille entendit des voix qui lui disaient :

    LES VOIX - Au nom de Dieu, il faut que tu ailles chasser les Anglais hors de France…

    Il faut dire que la France était en grande partie occupée par les Anglais et qu'ils voulaient maintenant la conquérir toute entière. Et la guerre était partout, la guerre très cruelle. On assiégeait les villes, on brûlait les villages et les moissons… Et les voix qu'entendait Jeanne ajoutaient:

    LES VOIX - Et tu iras pour commencer faire lever le siège d'Orléans.

    Les Anglais en effet assiégeaient Orléans, car il y avait à Orléans un pont sur la Loire qui devait leur permettre de passer du Nord de la France, qu'ils occupaient, au Sud qui était encore Français. Il n'y avait pas beaucoup de ponts, en ce temps-là. Et les voix ajoutaient encore:

    LES VOIX - Et ensuite, tu iras faire sacrer le Dauphin à Reims… Va, va, va, fille de Dieu.

    Car l'héritier du trône de France, le Dauphin, n'avait même pas été couronné à Reims, comme c'était l'usage… En entendant ces voix, Jeanne fut grandement effrayée.

    JEANNE - Je n'ai que dix-huit ans et je ne suis qu'une pauvre paysanne: comment irai-je faire lever le siège d'Orléans? Mais puisque Dieu le commande, eusse-je à quitter cent pères et cent mères, il convient de le faire.

    Et quand elle eut bien examiné comment elle pourrait le faire, elle se dit:


    JEANNE - J'irai trouver le sieur de Baudricourt, qui commande la garnison de Vaucouleurs, et je lui demanderai qu'il me donne une escorte pour me conduire au Dauphin de France.


    Il faut dire que Domrémy était en Lorraine, près de la place forte de Vaucouleurs, et que le Dauphin habitait Chinon, qui se trouvait au centre de la France. Un long voyage! Une première fois, Baudricourt, qui était un vieux soldat bougon, dit:

    BAUDRICOURT - Elle est folle. Ramenez-là chez son père et donnez lui des gifles.

    Mais Jeanne insista et insista, et insista, et insista pendant plusieurs mois:

    JEANNE - Orléans menace d'être pris. A la mi-carême, il faut que je sois devant le Dauphin, même si je dois y user mes jambes jusqu'aux genoux. Personne au monde, ni rois, ni ducs, ne peut reconquérir le Royaume de France. Il n'y a que moi qui le puisse. Je préfèrerais bien filer la laine auprès de ma pauvre mère, parce que faire la guerre, ce n'est pas mon métier. Mais il faut que j'y aille et que je le fasse parce que c'est le plaisir de mon Seigneur.

    Et tout le peuple de Vaucouleurs croyait en elle. Et à la fin, le sieur de Baudricourt crut aussi en elle et il lui donna une escorte. Et il lui dit:

    BAUDRICOURT - Va, Jeanne, va, je crois en toi. Va et advienne que pourra.

    Et Jeanne prit des habits d'homme et se fit couper les cheveux pour mieux voyager. Et le voyage, en terre occupée par les Anglais, fut très dangereux et dura onze jours.Et pendant qu'elle arrivait, le bruit se répandit en France qu'une pucelle (c'était comme cela que l'on appelait en ce temps les jeunes filles), une pucelle donc, était en route pour délivrer Orléans. Et le peuple reprit courage. Et quand Jeanne arriva à Chinon, elle reconnut le Dauphin, qui, pour la mettre à l'épreuve, s'était caché parmi ses courtisans. Elle lui dit:

    JEANNE - Je suis venu pour porter secours au Royaume de France, donnez-moi vite une armée que j'aille délivrer Orléans… Vite, vite, car le temps presse et je ne durerai pas longtemps.

    Car elle savait qu'elle serait capturée... Le Dauphin fut très impressionné. Jeanne ajouta:

    JEANNE - Et quand j'aurai délivré Orléans, gentil Dauphin, je vous mènerai à Reims pour y être couronné.

    Et le Dauphin aussi crut en elle et il lui répondit:

    LE DAUPHIN - Jeanne, je te donne une armée avec des chefs de guerre. Et je te donne aussi cinq chevaux de combat. Et je te fais faire une armure et un étendard. Et tu auras aussi une épée. Pars maintenant pour délivrer Orléans.

    Encore une fois, si Orléans avait été pris par les Anglais, ceux-ci auraient déferlé sur toute la France…Et Jeanne dit aux chefs de guerre de son armée:

    JEANNE - Vite, vite, dépêchons-nous! La ville doit être délivrée, et mieux vaut tôt que tard.

    Mieux vaut tôt que tard! Les chefs de guerre se regardèrent et ils lui dirent:

    LES CHEFS DE GUERRE - Ne nous bouscule pas, nous sommes expérimentés, nous avons de bons conseillers et nous savons ce qu'il faut faire.

    Mais Jeanne savait elle aussi très bien ce qu'elle voulait, et bien qu'elle n'eut pas été à l'école, elle le disait fort clairement:

    JEANNE - Ne me trompez pas! Mon conseiller est meilleur que le vôtre, car c'est le Roi des Cieux.

    Et à ce moment-là, le vent se mit à souffler sur la Loire de telle façon que les bateaux qui devaient ravitailler Orléans purent mettre à la voile. Et, de même que tout le peuple, qui déjà croyait en elle, les chefs de guerre crurent en elle. Et Jeanne écrivit aux Anglais:

    JEANNE - Vous, Anglais, qui n'avez aucun droit sur ce Royaume de France, le Roi des Cieux vous fait savoir et vous ordonne par moi, Jeanne la Pucelle, que vous quittiez vos forteresses et retourniez dans votre pays. Sinon je vous infligerai tel désastre que vous ne l'oublierez jamais.

    Et elle envoya cette lettre au bout d'une flèche Et comme les Anglais ne partaient pas, elle pressa ses chefs de guerre pour l'attaque:

    JEANNE - Vous combattrez et Dieu vous donnera la victoire!

    Et les chefs de guerre pressèrent les soldats et ils se battirent et Jeanne fut blessée d'une flèche. Et au bout de deux jours de combat, les chefs de guerre dirent:

    LES CHEFS DE GUERRE - Voici, Jeanne, nous avons bien combattu avec toi et nous avons repris les forteresses des Anglais et ils se sont enfuis.

    Mais les Anglais se regroupèrent et se mirent en ligne de bataille dans la plaine. Et les Français se mirent aussi en ligne devant eux. Et Jeanne dit:

    JEANNE - C'est dimanche, le jour du Seigneur, nous ne combattrons que si y nous sommes obligés.

    Et elle s'avança vers la ligne de bataille des Anglais et elle leur cria:

    JEANNEÔ Anglais, retournez chez vous, de par Dieu!

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    Et un quart d'heure après, les Anglais prirent peur et ils s'en allèrent sans combattre. Et les chefs de guerre dirent:

    LES CHEFS DE GUERRE - Maintenant, Jeanne la Pucelle, tu as vraiment délivré Orléans. Viens et réjouissons-nous avec tout le peuple.

    Et peu de temps après, Jeanne emmena le Dauphin pour être sacré à Reims, selon la coutume. Et avec son étendard, elle assista au couronnement. Maintenant le Dauphin était vraiment le Roi et elle, elle avait accompli le commandement de ses voix.Et Jeanne continua à guerroyer contre les Anglais pour reprendre les villes de France qu'ils occupaient encore. Malheureusement elle fut faite prisonnière à Compiègne. Le comte de Warwick, qui était le chef des Anglais, dit:

    WARWICK - Je veux qu'elle soit brûlée, comme une sorcière qu'elle est.

    En effet les Anglais ne supportaient pas d'avoir été vaincus par une simple jeune fille! Ils demandèrent à l'évêque Cauchon, un Français qui était de leur parti, de la juger comme sorcière pour qu'elle puisse être brûlée. Et l'évêque Cauchon la fit comparaître. Et Jeanne lui dit:

    JEANNE - Évêque Cauchon prenez garde de bien me juger, car vous serez jugé à votre tour.

    Cela ne fut pas du goût de l'évêque qui vit que Jeanne ne tremblait pas devant lui, car elle savait qu'elle n'était pas une sorcière. Elle lui dit encore:

    JEANNE - Évêque Cauchon, je ne reconnais pas votre autorité et je m'en remets à celle de Dieu.

    L'histoire de Jeanne d'Arc est très bien connue. En effet, pendant le temps de sa vie active, elle fut entourée de personnes qui parlèrent et écrivirent beaucoup sur elle. Et surtout elle fut jugée trois fois par des gens qui la questionnèrent et enquêtèrent longuement sur elle: une première fois avant d'être reconnue par le Dauphin, une seconde fois lorsqu'elle fut condamnée au bûcher, une troisième fois quand, après de très minutieuses enquêtes, en particulier sur sa famille et son enfance, elle fut solennellement réhabilitée… Toutes les paroles qui sont citées ci-dessus ont été extraites, souvent littéralement, de témoignages.
    Jeanne d'Arc était née en 1411 ou 1412. Elle avait par conséquent trois ans lors de la bataille d'Azincourt… Elle avait tout juste dix-neuf ans quand elle fur brûlée à Rouen le 30 mai 1431.. Elle fut réhabilitée en 1456.
    L'histoire de Jeanne d'Arc est stupéfiante. Le 22 février 1429 elle quitte Vaucouleurs. Le 5 Avril (donc deux mois et demi après), la pauvre paysanne obtient la confiance du Dauphin, et, devenue chef de guerre, part pour Orléans. Le 29 avril, elle entre dans Orléans assiégé, conduit divers combats… Et le dimanche 8 mai les Anglais lèvent le siège: neuf jours, dix nuits! Puis peu après, nouvelle victoire à Patay! Mais ce n'est pas tout: le I7 juillet (moins de deux mois et demi après Orléans, moins de six mois après son départ de Vaucouleurs), le Dauphin est sacré à Reims. Quelle impétuosité! Une jeune fille convaincue et inspirée a donc réussi en quelques mois à redonner confiance à un peuple submergé par la douleur et à insuffler courage à une armée vaincue depuis cent ans! Ce fut le triomphe de la foi, de l'enthousiasme et de la ténacité… L'Histoire n'a pas connu beaucoup de retournements de situation aussi spectaculaires.
    Jeanne avait donc ses voix, un étendard, une épée et un cheval. Mais elle avait surtout sa parole, qui était claire, vigoureuse et décidée. Et cela aussi bien dans ses discours aux troupes que dans les lettres qu'elle avait coutume de faire écrire (elle ne savait pas écrire) aux princes. Et encore plus dans ses discussions avec ses juges! Un vieux seigneur qui la rencontra disait qu'elle parlait si bien qu'il aurait voulu avoir une fille comme elle. Comme quoi il n'est pas toujours nécessaire d'avoir été à l'école…
    En 1453 les Anglais renoncèrent et la guerre de cent ans était terminée. La délivrance d'Orléans avait marqué le tournant de la reconquête.

     

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  • Antoine Philippe de la Trémoïlle Prince de Talmont

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    Antoine Philippe de la Trémoïlle, Prince de Talmont est né à Paris le 27 septembre 1765.


     
    Aux premières heures de la révolution, il entre en relation avec le marquis de la Rouërie puis émigre et devient aide de camp du comte d' Artois.

     Rentré en France, il rejoint les Vendéens qui le nomment commandant de la cavalerie de l'Armée Catholique et Royale.


     Au cours de la Virée de Galerne ,il dirige l'attaque qui conduit à la prise de Fougères après la défaite du Mans, il veut rejoindre Jean Chouan lorsqu'il est arrêté au moulin de Malagra le 30 Décembre 1793.

    Conduit à Rennes ,il est condamné à être guillotiné à Laval devant son château . Sa tête sera ensuite attachée à la grille.

     

    Il n'avait que 28 ans ...

  • La mission de Jeanne d'Arc pour la France

    Lenepveu,_Jeanne_d%27Arc_au_si%C3%A8ge_d%27Orl%C3%A9ans.jpgLa mission de Sainte Jeanne D'Arc :

    La france est, dès son origine, la nation réservée du Seigneur, le Royaume du Christ, vrai Roi de France : c'est cette Divine Vérité que va démontrer Sainte Jeanne d'Arc. Au moment où débute sa mission, la France est enlisée dans la Guerre de Cent Ans, les Anglais contrôlent la plus grande partie du pays et la Reine-Mère, Isabeau de Bavière, met en doute la légitimité de son fils, le Dauphin Charles VII, lui préférant pour le Trône de France le Roi d'Angleterre qui le revendique. Réfugié à Chinon, en proie au doute, le Dauphin est impuissant à reconquérir le Royaume. C'est alors que Dieu intervient de manière visible, par l'intermédiaire de Sainte Jeanne d'Arc, simple bergère de Domrémy, en Lorraine.

    Alors qu'elle n'a que treize ans, Sainte Jeanne d'Arc voit l'Archange Saint Michel lui apparaître à plusieurs reprises sous l'aspect d'un jeune homme. Il lui révèle sa mission :

    " Jeanne, Il te faut changer d'âme et faire des actions merveilleuses, car le Roi du Ciel t'a choisie pour aider le Roi de France. Il te faudra, vêtue en homme, porter les armes, être capitaine dans la guerre ".

    Les voix de Sainte Catherine et de Sainte Marguerite la pressent aussi "de venir au secours du Roi de france", insistant sur "la pitié qui était du Royaume de France".

    Ayant réussi à trouver une escorte de soldats, Jeanne parvient à Chinon en 1429 est reconnaît le Dauphin, déguisé pourtant en courtisan, lui déclarant : "En nom Dieu, je sais bien que c'est Vous et non un autre qui êtes le Roi, Gentil Dauphin. J'ai nom Jehanne la Pucelle, et Vous mande par moi le Roi des Cieux que vous serez sacré et couronné dans la ville de Reims, et serez lieutenant du Roi des Cieux qui est Roi de France".

    Dès qu'elle a obenu la conviction du Dauphin, Jeanne rédige une lettre à l'intention des Anglais, les sommant de quitter la France :

    "Vous ne tiendrez point le Royaume de france de Dieu, le Roi du Ciel...
    _______________mais le tiendra Charles, vrai héritier,
    _______________car Dieu le Roi du Ciel le veut...".



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    Un peu plus tard, elle écrit au duc de Bourgogne ces lignes restées célèbres :

    "Vous fais assavoir que, par le Roi du Ciel, mon droicturier et souverain Seigneur,
    _____tous ceux qui guerroient audit Saint Royaume de France

    __guerroient contre le Roi Jésus, Roi du Ciel et de tout le monde ".


    Au Dauphin Charles, Jeanne assure :

    "Je vous dis que Dieu a pitié de Vous, de votre peuple et de votre Royaume, car Saint Louis et Charlemagne sont à genoux devant Lui, faisant prière pour Vous ".

    Après agrément d'une commission de théologiens, Jeanne peut préparer son expédition militaire, en vue de délivrer Orléans du siège des Anglais. Elle a en effet annoncé à tous que la délivrance d'Orléans serait le signe que Dieu était bien avec elle: elle mène ses troupes à la victoire, le 8 mai 1429, Ayant accomplit la première partie de sa mission, elle prépare ensuite le sacre de Charles VII à Reims. le 21 juin, elle a avec lui ce mémorable entretien:

    "Gentil Roi, il me plairait avant de descendre dans le cercueil,

    ____________d'avoir votre palais et votre Royaume.


    - Oh ! Jeanne, mon palais et mon Royaume sont à toi.

    - Notaire, écrivez :le 21 juin à quatre heures du soir, l'an de Jésus-Christ 1429, le Roi Charles VII donne son Royaume à Jeanne.

    - Ecrivez encore : Jeanne donne à son tour la France à Jésus-Christ.

    Nos Seigneurs, dit-elle alors d'une voix forte ---à présent c'est Jésus Christ qui parle :

    ______"Moi, Seigneur éternel, Je la donne au Roi Charles ".


    On ne saurait mieux démontrer que

    _________c'est bien Jésus qui est le vrai Roi de France.


    Le 17 juillet suivant, Charles VII est sacré à Reims, oint de l'huile de la Sainte Ampoule et couronné au-dessus de l'Autel, Revêtu du manteau d'hermine, il prend en main son sceptre et va s'asseoir sur son Trône d'or. Jeanne alors, se jetant à genoux devant lui, lui dit en pleurant:

    ____"Gentil Roi, voici qu'est exécuté le plaisir de Dieu qui voulait

    ____que je fasse lever le siège d'Orléans et que je vous amenasse
    ______à cette cité de Reims pour y recevoir votre Saint Sacre ".

    Pour que sa mission soit complète, qu'elle ait cette dimension rédemptrice propre aux oeuvres de Dieu, Jeanne devra subir le martyre d'une arrestation, d'un procès inique et d'une condamnation ignoble pour sorcellerie et hérésie. Mais jusque sur le bûcher de Rouen, au milieu des flammes, elle clame encore son innocence :

    ____________"Les voix que j'ai eues étaient de Dieu.

    __Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait par le commandement de Dieu !
    ______________Non, mes voix ne m'ont pas déçue.
    __________Les révélations que j'ai eues étaient de Dieu".


    Après un silence, un dernier cri s'exhale de sa bouche : "Jésus ! ", puis elle meurt :
    _______des témoins assurent avoir vu son âme monter au Ciel
    ________________sous la forme d'une Colombe.


    Parmi ses restes calcinés son Coeur sera retrouvé intact. Tout sera jeté à la Seine dans un sac.

  • la manière de combattre

    arton20-12de8.jpgAllégorie sur la bataille

    De la manière de combattre

    S’il est essentiel de bien identifier l’enjeu du combat, il ne faut pas pour autant négliger la manière de combattre. Combien sont tombés, ont trahi ou déserté pour l’avoir oublié.


    Regardez ce qui demeure du glorieux royaume de France en mille ans d’histoire savamment bâti. De ses provinces écartelées ses princes ont été bannis. Celui qu’il servait, du haut de sa Croix, contemple en pleurs les ruines d’un pays dont un jour Il fut Roi.

    Durant deux siècles, la bataille a fait rage. Nos glorieux ancêtres, les premiers au combat, Chouans, Vendéens dans un même élan de foi, défendirent le trône et l’autel, au prix de leur vie parfois.

    Bien d’autres depuis, soldats d’une guerre sans cesse à mener, ont repris le flambeau des illustres précurseurs Ne sont plus de mise, fourches, faux et vieux fusils, remplacés par la plume, l’étude et le verbe. Si les armes ont changé l’idéal est le même. La grande armée de naguère, hélas, n’est plus là pour lutter.

    Au fil du temps, des combattants ont déserté. Les uns, découragés, ont déposé les armes. D’autres, sans scrupules, ont rejoint l’ennemi. Nombre de batailles ont été perdues non en un jour mais en plusieurs décennies. Combien de valeureux guerriers, peu avertis, n’ont transmis à leurs enfants qu’une doctrine ternie. On raconte que l’un d’eux eut cinq enfants :

    • L’aîné, lâche, refusa de se battre. Cette insane excuse il invoqua : « Ne sommes-nous pas en temps de paix aujourd’hui ? Que chacun pense ce qu’il veut, c’est bien mieux ainsi ! »
    • Le puîné, de son père avait l’âme ardente. A corps perdu, il se lança contre un adversaire que jamais… il n’avait pris la peine d’apprendre à connaître. Un “ami” auquel aveuglément il avait confié son arme le tua un matin, alors qu’il était encore endormi.
    • Le troisième fils étudia sans relâche. Il disait à ses frères : « J’apprends, ne me dérangez pas, j’apprends. Je me tue à la tâche." Il est mort fort instruit.
    • Le quatrième jura qu’on ne l’y prendrait pas : « Je combattrai la Révolution avec ses propres armes ». D’illusions en illusions, il erra d’urnes en isoloirs. Il finit sa vie bien mal. Tout comme son aîné, il devînt libéral.
    • Le cadet désorienté, sans vocation particulière, d’une prière se contenta : « Seigneur ! Dans ce combat auquel je ne saurai prendre part, je vous en supplie, donnez moi la victoire ». Du ciel, en vain, il attendit la réponse.

    Dieu seul sait combien l’action des cinq frères fut stérile. Pourtant, nombreuse est encore leur descendance aujourd’hui.

    Observez maintenant le champ de bataille, jonché de cadavres, quasiment déserté. Dans les ruines amoncelées les vainqueurs en joie ripaillent. D’un œil amusé, ils regardent un blessé qui se relève. L’un d’eux méchamment ricane : « Eh les gars ! Ouvrez les paris. Dans le piège de quel frère tombera celui-ci ? »

    Un rien cependant suffirait à troubler ce festin démoniaque, mais toujours, toujours entendrez-vous au loin sonner un clairon maladroit. De belles âmes répondent à cet appel, prêtent de nouveau l’oreille aux sirènes d’une cause perdue.

    L’un de leurs lieutenants, flamme tricolore sur son habit, tente de nous séduire en vain par un discours entendu. De tous ses poumons il s’écrie : « Joignez-vous à nous manants du roi ! Ensemble, mettrons-nous fin à cette gabegie ».

    A quoi sert-il de lui répondre, il fait semblant de ne pas nous entendre. Nous aimerions tant lui dire : « Vous êtes fou lieutenant. Vos hommes en pure perte, vous envoyez au combat. Ne voyez-vous pas dans vos rangs pour trois soldats fidèles, mille hommes au sourire narquois. Ces derniers, le jour, tirent avec vous de concert, la nuit, sur les nôtres sans merci. Ce sont des gens sournois. Ils propagent l’erreur, abusent de votre confiance, ne partagent avec vous qu’un seul ennemi. Déjà, sous le regard amusé de leur général (le vôtre est lâchement détourné), à vos enfants ils apprennent, à cracher sur la Croix. »

    Vraiment la raison nous appelle ailleurs et nos amis, égarés dans vos rangs, emboîteront notre pas. Nous traquons l’ennemi d’où qu’il vienne, où qu’il soit. Un Sacré Cœur est cousu sur notre poitrine et nous avançons chapelet en main. Nos chefs, intègres, nous ont armés d’une saine doctrine. Nous les suivons sans crainte parce qu’ils partagent notre foi.

    Dans toutes les provinces de l’ancien royaume, des hommes ont relevé la tête. Animés d’un même idéal, ils ont repris de la vraie France l’immense bannière. D’un drapeau mainte fois déshonoré, ils effacent lentement les couleurs :

    • le rouge de la haine (le sang de nos pères),
    • le bleu de la peur (les compromis de nos « frères »).

    Si grande, si belle est la bannière seulement frappée en son cœur du Cœur de Jésus ! Et lorsque son étoffe légère, sous le souffle de la Providence, claquera joyeusement au vent, vous verrez derrière elle, marcher en cortège, une armée de conquérants.

    Sur le parvis d’une cathédrale prendra fin sa course folle, car c’est seulement à Reims que l’aîné de nos princes, le fils de saint Louis, de nouveau sera oint.

    Écoutez, cloches et carillons sonner, l’immense clameur, le Te Deum de la victoire. Du haut du ciel, sur le doux visage de Marie, notre Mère bien aimée, vient de couler sans bruit, une larme de bonheur.

    Ces jours venus votre serviteur, humblement je l’espère, s’en ira chercher une place au paradis. Saint Pierre aux aguets lui dira peut-être : « Vignerte, votre style était bien plat, votre plume bien piètre. Mais laissons là ces misères, vous ne serez pas jugé sur cela ».

  • REUNION LEGITIMISTE SUR SECOND LIFE.

    acr_drapeau.jpgacr_drapeau.jpgAU DOMAINE DE L'ARMEE CATHOLIQUE ET ROYALE LE MERCREDI 02/09/2009 à partir de 18h30.  

    AU SOMMAIRE : 

     

     

     

    1)   Première partie / Actualité politique et religieuse :

     

    Une société multiculturelle est-elle forcément multi-conflictuelle ?

     

     

    2)   Deuxième partie /  Etude Légitimiste :

     

    Le liberalisme pratique.

     

     

     

     

     

    .

  • Pèlerinage 2009 à Domrémy

    Domremy-basilique--3-.jpgDIMANCHE 27 SEPTEMBRE 2009.

    Itinéraire :

    Départ à 10h00 de la basilique de Domrémy

    Possibilité de rejoindre le pélerinage en marche :

    - Passage par Maxey/Meuse - Chapelle N.D de beauregard

    - 11h45 : Brixey aux chanoines (église)

    - 13h00 : Pique Nique à N.D de Bermont

    - 16h30 : arrivée sur Domrémy

     

    MESSE SOLENNELLE à 17h00

    Pour tout renseignement Secrétariat
    Ecole de L'Etoile du Matin
    57230 Eguelshardt : 03 87 06 53 90 ou 03 87 06 59 09

  • Compte rendu du rassemblement Légitimiste du 05 août 2009 sur Second Life

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    Les légitimistes de Second Life ont répondu « présent » à la réunion du 05/08/2009 au domaine de l’Armée Catholique et Royale.

     

     

    Au total, ce sont sept personnes qui ont participé à cette réunion, ce qui est une bonne performance pour la période estivale, et que nombreux sont nos compatriotes sur les routes des vacances.

    (Voir ci-joint à cet article, la photo souvenir prise à cette occasion devant les portes du château. Avec de gauche à droite : Mr. Dranreb Sirbu, Mme. Angele Adamski, Mr.Mickaelus Ethaniel, Mme. Charlene Courtois, Mr. Christ Mavendorf, Mr. EstienneDeVignolles Aristocrat, Mme.Clothilde Halsey).

     

    L’ensemble de cette réunion légitimiste mensuelle s’est déroulée comme à l’accoutumé dans une ambiance amicale et sereine. Sans esprit d’orgueil, ni compétition, mais toujours avec le souci permanent d’expliquer ou de chercher si on n’a pas immédiatement la réponse. Tout cela permet à notre petite troupe de progresser rapidement dans l’étude, mais aussi de nouer de solides amitiés entre les Légitimistes de diverses régions de France.

     

  • L’idéal politique de la Monarchie par Henri V comte de Chambord (1869)

    arton18-71828.jpgPour une autorité gardienne des libertés

    Retrouver l’alliance traditionnelle entre autorité et liberté, décentraliser l’administration, gouverner en s’appuyant sur les vertus au lieu de flatter les passions, et … servir …

    Contenu de la lettre du comte :

    Vous savez mieux que tout autre, mon cher ami, si la pensée de la France, la passion de son bonheur et de sa gloire, le désir de lui voir reprendre dans le monde la place que la Providence lui a assignée, font l’objet de mes constantes et bien vives préoccupations.

    J’ai toujours respecté mon pays dans les essais qu’il a voulu tenter. On a pu même s’étonner de la persistance d’une réserve dont je ne dois compte qu’à Dieu et à ma conscience. Mais si les amertumes prolongées de l’exil pouvaient avoir un adoucissement, je le trouverais dans la certitude de n’avoir pas manqué à la résolution que j’avais prise envers moi-même de ne point aggraver les embarras et les périls de la France.

    Cependant, l’honneur et le devoir me recommandaient de la prémunir contre de funestes entraînements. Je n’hésitais pas, vous vous le rappelez, à protester contre les prétentions d’un pouvoir qui, uniquement basé sur le prestige d’un nom glorieux, croyait, au lendemain d’une crise violente, le moment propice pour s’imposer aux destinées du pays.

    Vous voulez la monarchie, disais-je alors aux Français ; vous avez reconnu qu’elle seule peut vous rendre, sous un gouvernement régulier et stable, cette sécurité de tous les droits, cette garantie de tous les intérêts, cet accord permanent d’une autorité forte et d’une sage liberté, qui fondent et assurent le bonheur des nations ; ne vous livrez pas à des illusions qui, tôt ou tard, vous seraient fatales. Ce nouvel empire qu’on vous propose ne saurait être cette monarchie tempérée et durable dont vous attendez tous ces biens…

    La monarchie véritable, la monarchie traditionnelle, appuyée sur le droit héréditaire, et consacrée par le temps, peut seule vous remettre en possession de ces précieux avantages… Le génie et la gloire de Napoléon n’ont pu suffire à fonder rien de stable ; son nom et son souvenir y suffiraient bien moins encore…

    Les dix-sept années qui viennent de s’écouler depuis que je faisais entendre ces paroles à mon pays n’ont-elles pas justifié mes prévisions et mes conseils ? La France et la société tout entière sont menacées de nouvelles commotions ; aujourd’hui comme il y a dix-sept ans, je suis convaincu et j’affirme que la monarchie héréditaire est l’unique port de salut où, après tant d’orages, la France pourra retrouver enfin le repos et le bonheur.

    Poursuivre en dehors de cette monarchie la réalisation des réformes légitimes que demandent avec raison tant d’esprits éclairés, chercher la stabilité dans les combinaisons de l’arbitraire et du hasard, bannir le droit chrétien de la société, baser sur des expédients l’alliance féconde de l’autorité et de la liberté, c’est courir au-devant de déceptions certaines.

    La France réclame à bon droit les garanties du gouvernement représentatif, honnêtement, loyalement pratiqué, avec toutes les libertés et tout le contrôle nécessaires. Elle désire une sage décentralisation administrative et une protection efficace contre les abus d’autorité.

    Un gouvernement qui fait de l’honnêteté et de la probité politique la règle invariable de sa conduite, loin de redouter ces garanties et cette protection, doit, au contraire, les rechercher sans cesse.

    Ceux qui envahissent le pouvoir sont impuissants à tenir les promesses dont ils leurrent les peuples, après chaque crise sociale, parce qu’ils sont condamnés à faire appel à leurs passions au lieu de s’appuyer sur leurs vertus.

    Berryer l’a dit admirablement : « Pour eux, gouverner, ce n’est plus éclairer et diriger la pensée publique, quelle qu’elle soit ; il suffît de savoir la flatter, ou la mépriser, ou l’éteindre. »

    Pour la monarchie traditionnelle, gouverner, c’est s’appuyer sur les vertus de la France, c’est développer tous ses nobles instincts, c’est travailler sans relâche à lui donner ce qui fait les nations grandes et respectées, c’est vouloir qu’elle soit la première par la foi, par la puissance et par l’honneur.

    Puisse-t-il venir, ce jour si longtemps attendu où je pourrai enfin servir mon pays ! Dieu sait avec quel bonheur je donnerais ma vie pour le sauver. Ayons donc confiance, mon cher ami, et ne cessons de travailler dans ce noble but. A la justice et au droit appartient toujours la dernière victoire. Comptez plus que jamais sur mon affection.

  • REUNION LEGITIMISTE SUR SECOND LIFE

    acr_drapeau.jpgAU DOMAINE DE L'ARMEE CATHOLIQUE ET ROYALE LE MERCREDI 05/08/2009 à partir de 18h30.  

    AU SOMMAIRE : 

     

     

     

    1)   Première partie / Actualité politique et religieuse :

     

    Travail le dimanche : la république s'acharne à mutiler la Tradition.

     

     

    2)   Deuxième partie /  Etude Légitimiste :

     

    L'histoire comme enjeu politique :  L'histoire de France prise en otage par les institutions républicaines ?

     

     

     

     

     

    .

  • Les dessous de la Bastille

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    Glorieuse, la prise de la Bastille ? Pas tant que ça... D’ailleurs, le 14 juillet n’a été choisi comme fête nationale qu’environ cent ans plus tard, en 1880, et la date a été largement discutée : les députés et les sénateurs ont proposé aussi bien le 4 août que le 5 mai que le 21 septembre, etc. et le 14 juillet ne l’emporte que de peu.

    La Bastille : du mythe à la réalité

    « Le matin fut lumineux et d’une sérénité terrible, écrira Michelet : Une idée se leva sur Paris avec le jour, et tous virent la même lumière. Une lumière dans les esprits et dans chaque cœur une voix : Va et tu prendras la Bastille ! ».
    La prise de la Bastille est devenue dans les livres scolaires de la IIIe République le symbole de la victoire du peuple sur la « tyrannie ». En effet, chacun comprendra qu’il est toujours dans l’intérêt de ceux qui ont pris le pouvoir en 1789 de masquer leur propre violence et l’arbitraire sur lesquels ils ont assis leur domination. Se fabriquant ainsi leurs propres mythes fondateurs…  

    La Bastille : sa réalité à la veille du 14 juillet

    En 1789, il y avait déjà longtemps que la Bastille ne servait plus guère. On envisageait même de supprimer cette forteresse trop coûteuse.

    Quand la Bastille est prise le 14 juillet, elle ne détient dans ses geôles que sept prisonniers : des fous, un faussaire et quelques personnes si peu recommandables qu’il est bien difficile de se glorifier de leur libération. Sept détenus c’était vraiment peu… Michel Winoch le déplorait, en ajoutant que la réalité n’a pas besoin de coïncider avec les idées reçues, les faux bruits ou les imaginations. De plus à la fin du XVIIIème siècle, le traitement des prisonniers à la Bastille était décent, mais pour légitimer l’émeute, les révolutionnaires  voulaient faire de la Bastille un engin de torture horrifique et injuste…

    Le 14 juillet : on marche d’abord sur les Invalides, pas sur la Bastille

    Au matin du 14 juillet, les émeutiers se dirigent vers les invalides. Ils exigent des armes demandées la veille, et comme le gouverneur, Sombreuil, avait voulu négocier, ils profitent de l’ouverture de la porte pour s’engouffrer et piller les fusils qui se trouvaient là, des canons et un mortier.
    Et voilà donc les émeutiers en marche vers la forteresse.

    Sur place, le dérapage...

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    Les émeutiers n’avaient pas rencontré d’opposition aux Invalides. Mais, à la Bastille, le gouverneur, Bernard de Launay, s’affole en voyant la foule approcher. Ses ordres sont contradictoires. Il envisage même de faire sauter le stock de poudre pour éviter qu’on ne s’en empare. Puis il tente de négocier. Enfin finalement, il laisse entrer les émeutiers dans les cours de la forteresse…

    L’épisode qui suit est tristement célèbre : Launay est entrainé vers l’Hôtel de ville, harcelé de coups, finalement massacré au sabre. Sa tête, coupée au couteau par l’aide-cuisinier Desnot, est promené au bout d’un pique dans tout Paris, bientôt accompagné du prévôt des marchands. Flesselles, que l’on assassina dans la foulée. On but le sang des malheureuses victimes : « Acte d’un goût douteux, conclut le professeur Jean Tulard, mais qui va se généraliser durant les années suivantes et de devenir une forme de « civilité » révolutionnaire pour les victimes de marque ».

    CONCLUSION :

     

     

    La conclusion qu’inspire ce récit, pourtant résumé des événements est que, contrairement à une légende tenace, la Bastille n’a pas été prise d’assaut, mais elle s’est rendue. Autrefois les livres scolaires, aujourd’hui les encyclopédies ont diffusé et diffusent encore abondamment les images fortes d’un peuple vigoureux et courageux, faisant tomber par la seule force de son ardeur, l’une des plus puissantes forteresses médiévales. Et ainsi, de pierre en pierre, va se construire une nouvelle Bastille celle du « mythe ».

     

    FETERA-T-ON LE TRICENTENAIRE DE LA REVOLUTION ?

    Contester le mythe révolutionnaire, comme s’y emploient les historiens actuels, délégitimer la Terreur, c’est ruiner le présupposé ancien selon lequel les progrès sociaux s’obtiendraient par la violence. Conduite au nom du peuple, la Révolution s’est effectuée sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple. Le bicentenaire n’a pas vraiment commémoré 1789, mais plutôt exalté l’idée que la France de 1989, du moins celle qui est au pouvoir, se fait d’elle-même…

    Quittons l’histoire pour le champ de la prospective. Au rythme ou vont les choses… Que réserve 2089 ? Si la logique communautariste qui prévaut aujourd’hui n’a pas été renversée. Et que les Musulmans seront devenus majoritaire dans le pays. Pouvons sérieusement imaginer un seul instant ces nouveaux « Musulmans de France » célébrer 1789 ? Quant on sait que la pensée révolutionnaire ne s’accorde pas avec l’anthropologie exprimée par les textes sacrés de l’islam. Quelle signification pourrait revêtir pour eux en 2089 la commémoration de la révolution « française » ?   

    L’histoire n’étant jamais écrite d’avance, et l’histoire de France ayant toujours réservé d’étonnantes et miraculeuses surprises. On ne peut s’empêcher d’imaginer, et d’espérer voir sur notre sol un retour en force de la Foi catholique. Certes il faudrait alors tout reconstruire, ces nouveaux chrétiens auront certainement donc d’autres urgences que de célébrer ou de contester le tricentenaire de 1789…

    (Article proposé par Madame Charlène Courtois).