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Légitimistes de Lorraine - Page 13

  • Pénétrons dans le secret de Notre Dame de Paris

    Notre-Dame-French-Moments-16.jpgLa façade gothique apparait encadrée de deux tours largement ouvertes par plusieurs portails sur un parvis

    Notre Dame est comme un vaisseau amarré en bord de Seine nourricière et purificatrice 
    S'ajoutent les gargouilles cinquante-quatre statues de « chimères » devenant des symboles de Notre Dame
    Elle s'impose dans la cité par sa visibilité et sa sonorité
    Elle célèbre les épousailles du ciel et de la terre

    Doux mystère où flottent les saints
    Que l'encens des prières embaume
    850 ans de liturgie, sobre beauté et grandeur du rite latin pour contribuer à la prière du peuple de Dieu
    Evadons-nous vers les cieux
    Que la grâce puisse nous purifier par son doux arôme

    C'est le lieu ou l'archevêque accomplit son ministère de gouvernement de sanctification et de rassemblement
    arton569-731d8.jpg

    La maîtrise de Notre Dame de Paris assure l'animation musicale

    Des célébrations liturgiques par des chants, motets, pièces d'orgues en faisant une large place au répertoire mais aussi l'art de l'improvisation
    Elle est la mère de toutes les Eglises du diocèse qui a toujours gardé une dimension symbolique et particulière

    Quel lieu extraordinaire qui révèle des chefs d'oeuvres au service de la liturgie
    On y trouve la vie
    De nombreux visiteurs pénètrent annuellement dans cette sombre et bourdonnante cavité
    Ouvrons les portes de l'ouvrage céleste pour nous conduire au ciel, on y observe de grosses colonnes rondes toutes identiques
    Le long de la nef quelque chose d'antique

    Baies hautes, ornées de vitraux contemporains abstraits pour faire entrer la lumière
    Profondes tribunes servant à contribuer les poussées des voûtes du haut vaisseau
    On y admire de beaux et religieux tableaux
    Et accessoirement à entreposer les courtines, tentures et tapisseries qu'on utilise les jours de fêtes

    L'ensemble des vitraux dont la Rose nord devait être perçue dans une compréhension globale de l'esprit et du corps portant une divine énergie
    Le déambulatoire qui permet d'approcher au plus près du sanctuaire où se trouve la plus grande concentration de « sacralité » 

    La Sainte Couronne d'épines y est vénérée
    arton87-e537f.jpgLa Pietà exécute la promesse de Louis XIII par Louis XIV en vouant la France à la Vierge Marie
    La Vierge dite de Charles X, une longue frise de sculpture d'or ou se développent des scènes de la vie du Christ après sa résurrection
    Mausolée du comte d'Harcourt lieutenant des armées du Roi

    Des boiseries ornées de scènes de la vie de la Vierge, stalle épiscopale à baldaquin
    On y admire le mobilier liturgique,  le lutrin, le candélabre du cierge pascal et les fonds baptismaux ; il est lié à cette naissance du peuple chrétien
    Découvrons les trésors d'oeuvres d'art liturgiques exposés dans les vitrines pour y être conservés 

    Embellis de prières sans fin 
    On ne peut qu'y trouver la foi

    Rappelons de grands évènements : 

    Une prestigieuse cérémonie de l'alliance du Roi de France avec les cantons suisses ; 350 ans de liens ; à partir de 1516 après la bataille de Marignan (1515) expirée 8 ans après la mort de Louis XIII en 1651 doit être reconduite sous chaque règne
    Notre Dame n'était pas encore achevée a la fin du XIII siècle que les parisiens y ont veillé le corps du Roi Saint Louis qui était mort a Tunis
    Le roi Philippe le Bel en 1302 a ouvert les premiers états généraux du Royaume de France
    Le roi Henri IV y a épousé en 1572 Marguerite de Valois, et en 1594 s'est solennellement converti au catholicisme

    Permanence des Fastes a Notre Dame symbole de l'esprit monarchique Français
    Rappelons les faits : 

    Clovis choisit d'installer à Paris sa Capitale
    Un rapport privilégié s'installa entre le palais et la Cathédrale jusqu'à l'évènement des Carolingiens 

    800px-Paris_(75)_Cathédrale_métropolitaine_Notre-Dame_Intérieur_02.jpgMême si les rois sont sacrés à Reims et enterrés à Saint Denis, leur relation avec Notre Dame de Paris est très étroite et chargée de sens.
    Dès après le sacre, le roi y accomplit un acte politique essentiel : c'est ici que s'achève son entrée dans Paris, par laquelle il prend possession de sa Capitale et, par là, de son Royaume

    L'évêque lui ouvre les portes de la Cathédrale après serment de respecter et défendre les droits et les privilèges de Dieu.
    Mariages et baptêmes ramènent le roi à Notre Dame, sans compter les Te Deum et autres cérémonies religieuses dont la Cathédrale est le cadre naturel.
    C'est aussi la qu'ont lieu les obsèques solennelles avant que la dépouille royale ne rejoigne Saint Denis
    Notre Dame l'Eglise de l'amour infini ! 

    Pendant les offices de la pentecôte on jetait par les trous des clefs de voûte des colombes, des fleurs et des étoupes enflammées pour rappeler la descente du Saint Esprit sur les disciples du Christ ;
    les dalles étaient recouvertes de jonchées de fleurs odorantes pendant les fêtes du moyen-âge
    Quelle belle âme cette Cathédrale ! 

    But ultime d'un pèlerinage
    C'est pourquoi son image et son histoire angélique m'en imprègnent
                      
    Christelle
    la fidèle 

  • La contre-révolution en Lorraine sous l'empire

    Dans son remarquable ouvrage sur le diocèse de Nancy. M. l'abbé Eugène Martin n'a rien omis et si je me permets aujourd'hui de glaner derrière lui, c'est seulement parce que j'ai pensé, en apportant quelques documents inédits, intéresser ceux qui ont la curiosité de connaître cette concordat.jpgépoque passionnante en France du culte catholique.

    Le Préfet de la Meurthe en 1802 était Marquis : nommé à Nancy depuis le 2 mars 1800, il commençait à bien saisir l'esprit de ses administrés. Il devait sa nomination tant à ses sentiments modérés pendant la Révolution, qu'aux services qu'il avait rendus, lors de sa brève mission dans les quatre nouveaux départements de la rive gauche du Rhin, où il s'était révélé un administrateur de premier ordre. Dès son arrivée dans la Meurthe, il s'était efforcé de pacifier les esprits. Son prédécesseur sous le Directoire, le commissaire du pouvoir exécutif Saulnier, homme fort intelligent, mais très autoritaire, s'était montré souvent brutal surtout à l'égard des émigrés rentrés et des prêtres réfractaires qu'il avait poursuivi avec la dernière rigueur. Les populations étaient restés profondément attachés au catholicisme romain, même pendant le régime anti-religieux du Directoire et les efforts des commissaires du pouvoir exécutif pour faire admettre le culte décadaire et le calendrier républicain n'avaient pu triompher de leur obstination.

    Avant de faire reconnaître le nouveau clergé concordataire, Marquis dans son « oeuvre d'apaisement ».., avait dû d'abord extirper les derniers germes du catholicisme intransigeant que maintenait à Nancy l'ancien Evêque La Fare, demeurés en relation avec quelques prêtres lorrains.

    Su moment où Bonaparte reconstituait l'Eglise de France, il entendait que les prêtres devinssent de véritables fonctionnaires rentrant dans la hiérarchie de l'Etat : aussi s'il favorisait les uns, se montrait-il sévère envers ceux qui contrariaient sa politique.

    Les rapports des préfets ne lui suffisaient pas : il les faisait compléter par les renseignements qui lui parvenaient de diverses sources. Ainsi sur un simple avis du législateur Faure (de la Haute Loire), qui transmettait une dénonciation concernant les prêtres rentrés dans le département de la Meurthe, le Ministre de la police Fouché demandait au Préfet des renseignements détaillés et lui prescrivait une enquête sévère (19 janvier 1802).

    fouche.jpegIl y avait alors à Nancy un petit nombre de royalistes et de prêtres réfractaires qui se réunissaient dans la chapelle de l'hospice St-Julien et qui, suivant les rapports des agents secrets, étaient en relation avec les conspirateurs de Paris. « Au commencement de ventôse (février), disait-on, ce parti paraissait très satisfait et se flattait d'avoir acquis une grande influence sur les personnages les plus importants du gouvernement et d'avoir des amis dans le Sénat conservateur et le conseil d'Etat. Il comptait aussi beaucoup sur la nouvelle organisation du clergé qui, d'après ces calculs, devait être presque exclusivement composé de prêtre réfractaires et en conséquences dévoués à la cause des royalistes. »

    Les personnes qui étaient désignées comme faisant partie de la « coterie papiste » et que le Préfet avait reçu l'ordre de surveiller depuis le 18 février, étaient les suivantes :

     

    1. Vaubecourt-Nettancourt, ex-comte, prévenu d'émigration sous surveillance, ci-devant lieutenant-général des armées, âgé, peu de moyens, paraissant jouir d'une grande considération de la part des autres et vraisemblablement à cause de sa naissance et de son ancien titre ;

    2. Ludre (Gabriel-Florent), ex-marquis, autrefois un des propriétaires les plus considérables du département, mais dont la presque totalité des biens a été vendue et sa femme, Madame de Ludre, qui l'a suivie dans l'émigration, non inscrite cependant sur la liste des émigrés ;

    3. D'Hofflize (Christophe-Thiébaut), ex-chevalier, ancien capitaine de carabiniers, prévenu d'émigration sous surveillance ;

    4. D'Hédival (Nicolas-Hyacinthe-Rousselot), ex-comte, prévenu d'émigration sous surveillance ;

    5. Madame de Landreville. ci-devant comtesse, non prévenue d'émigration ;

    6. Madame Garemdé, veuve d'un ancien conseiller au Parlement de Lorraine ;

    7. Jacquemin, ex professeur de théologie,

    8. Mollevaut, ex-curé de Nancy,

    9. Mannessy, ex-chanoine de Reims,

    10. Rollin, ex-curé de Rancy

    (Les quatre derniers de cette liste cachés à Nancy et changeant souvent de demeure.)

     

    Tels étaient les importants conspirateurs qui empêchaient le Ministre de la Police et surtout le Préfet de la Meurthe de respirer à l'aise, en cet hiver de 1802. Une volumineuse correspondance était échangée à leur sujet entre Paris et Nancy et, le 9 avril 1802, presque à l'heure où le Concordat était proclamé, le Préfet de la Meurthe recevait de Fouché l'ordre d'expulser de territoire français tous les prévenus dont nous venons de rappeler les noms.

     

    Extrait de l'ancienne revue « Le pays Lorrain » numéro de 1906 :

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k86162w/f220.image.r=le%20pays%20lorrain.langFR

  • Famille d'abord décembre 2013 : entretien avec le Prince Louis Duc d'Anjou

    Le Mouvement Catholique des Familles.

    http://www.laportelatine.org/associations/mcf/presentation/presentation.php

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    Après une brève présentation de lui même et de la famille royale, le Prince dans cet entretien, explique sa prise de position en faveur de la famille traditionnelle, et donc contre "le mariage pour tous".

    Il délivre également un message d'espoir pour l'avenir de la France, puis félicite cette jeunesse qui se lève et qui fait preuve d'une grande maturité dans l'épreuve.

    roi.n.jpg


  • Vidéo UCLF

    L’UCLF défend la monarchie française traditionnelle et le successeur désigné par les Lois Fondamentales du Royaume : Louis XX.


  • S.A.R Monseigneur Louis XX se déclare "disponible pour la France"

    livre1-41ad67b.jpgLe Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou, publie un ouvrage aux éditions Du Moment, intitulé : « Un Roi pour la France ? ». (Sortie programmée courant mai 2014)

    Yves Derai et Jean-Baptiste Giraud accompagne le Prince dans un livre d’entretien qui s’annonce passionnant.

    Le Prince Louis y détaille son programme pour la France, sur les plans politiques, sociaux et économiques. Sans détour, il donnera l’avis d’un homme qui a du recul, une grande connaissance du monde et un héritage pleinement assumé.

    Saluons le courage dont le Prince fait preuve, qui est le courage qui l’a fait signer le manifeste contre le « mariage » gay, le courage qui coule dans le sang de ses aïeux d’Hugues Capet à son père, feu Alphonse de Bourbon. Sachons lui en être gré…

    Par ce livre, Monseigneur balaye toutes les critiques l’accusant de se dérober des affaires françaises et signe là un acte engagé et volontaire.

    Le Prince Louis se déclare, dans ce livre, "disponible pour la France".

    A nous de faire connaître à tous ce livre, pour faire connaître la cause du Roi et ainsi, que les Lys refleurissent !

    Un vent d’espérance soufflerait-il sur nos contrées ? A nous de se lever pour la France et pour le Roi.

    Julien Ferréol

     

    Source :

    http://www.vexilla-galliae.fr

  • Un évêque, une famille, la légitimité en Lorraine pendant la restauration

    mgr-charles-de-forbin-janson-edit.jpgCharles Auguste Marie-Joseph, Comte de Forbin Janson, évêque de Nancy et de Toul, Primat de Lorraine, fondateur de l'œuvre de la Saint enfance, né à Paris 3 novembre 1785, mort le 11 juillet 1844 dans le château de Guilhermy, près de Marseille. Il était le second fils de Michel-Palamède comte de Forbin-Janson, et de Cornélie-Henriette-Sophie-Louise-Hortense-Gabrielle Galléan, princesse de Galléan.

    Issu de l’une des plus grandes familles nobles et légitimistes de Provence, il quitte la France au moment de la Révolution avec ses parents pour ne revenir au pays qu’en 1800. Toute sa vie, l'évêque de Forbin Janson demeura un rude adversaire de la Révolution et des conspirations suscitées par la franc-maçonnerie contre la monarchie Traditionnelle.

    En 1810, il se joint à la société secrète royaliste contre-révolutionnaire « les Chevaliers de la foi », fondée par Ferdinand de Bertier de Sauvigny. Ordonné à Chambéry le 15 décembre 1811, Charles Auguste Marie-Joseph de Forbin-Janson fut d’abord supérieur du grand séminaire de l’endroit. À titre de vicaire général, il se rendit à Rome en 1814 où, après avoir consulté Pie VII, il décide de consacrer sa personne au redressement de la France devenue impie par suite de ses violentes poussée de fièvre révolutionnaires. Doué de grands talents et d’une facilité oratoire, capable de déployer une activité généreuse et prodigieuse, il n'a de cesse de défendre l'alliance du trône et de l'autel, convaincu que sans la monarchie la religion ne pouvait subsister.

    Nommé évêque de Nancy et de Toul le 21 novembre 1823, la même année il fit l'honneur à la famille Baillard d'aller prendre le déjeuner chez elle à Borville, petit village de campagne située à quelques kilomètres de la colline de Sion. Laboureur de son état, le père des frères Baillard (personnages principaux de l'oeuvre littéraire « la colline inspirée » de Maurice Barrès) tire sa fortune de son mariage avec Marie-Anne Boulay, enfant du pays elle aussi. Léopold, homme distingué dans le village par sa capacité et ses sentiments religieux, n'a de cesse que de pleurer la disparition de Louis XVI et de Marie Antoinette, reine de France et princesse de Lorraine.

    Pendant toute la période révolutionnaire, de la terreur et des persécutions, le père des trois frères Baillard recueille, cache chez lui et sauve un bon nombre de prêtres réfractaires. Dans les caves de la maison familiale de Borville se célèbrent les « messes clandestines ». Il fut toujours regardé à Borville comme un modèle de foi, de probité, de justice, de bon sens et de droit le plus sûr. Légitimiste, fidèle à la famille de Bourbon qu'il regardait comme le plus ferme soutien pour la France des principes religieux auxquels il tenait par dessus tout. Son dévouement était tel que, lorsque les soirées d'hiver, il racontait à ses enfants la mort tragique de Louis XVI, de grosses larmes abondantes tombaient de ses yeux. Par sa personnalité ses valeurs, ses récits, son authenticité, le père Baillard aura une influence considérable sur le destin de ses enfants.

    sion.jpgTrès rapidement Monseigneur Charles Auguste Marie de Forbin-Janson va renforcer de son côté le pouvoir personnel du fils aîné des Baillard, devenu curé de la belle et importante paroisse de Flavigny-sur-Moselle. En 1825, le puissant évêque de Nancy lance une grande mission à Sion, dont les frères Bailliard seront le bras armé. La colline de Sion, lieu sacré, berceau des ducs de Lorraine...

    Cependant la Révolution de 1830 gronde ! Aussi dès l’annonce de la chute de Charles X, à la révolution de Juillet, les émeutiers saccagèrent-ils le séminaire de Nancy, et Mgr de Forbin-Janson dut se résigner à quitter rapidement et définitivement le diocèse.

    Mais les Baillard, eux restent sur place ! Leur évêque protecteur n'étant plus à la tête de l'évêché, le retour de bâton est sévère, et les choses vont se compliquer très rapidement pour les trois frères dévoués, qui, ne démériteront pas dans la bravoure et la résistance qu'ils vont opposer à ceux qui se sont promis de les faire disparaître ; avant de tomber malheureusement dans le terrible piège des « interprétations prophétiques », des premières sirènes de la « survivance » et du « providentialisme », victimes d'un escroc qui va précipiter leur perte.

  • Hommage à madame Elisabeth

    elisabeth_de_bourbon_176417.jpgPetite fille de Louis XV et soeur de trois rois de France, Louis XVI, Louis XVIII et Charles X ; elle se tient au tout premier plan de l'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire de France, la Révolution de 1789 constituée de gens sans foi
     
    Jeune femme au visage rond, aux yeux bleus, coiffure large d'une grande fraîcheur 
    Faisait frissonner ses admirateurs
     
    Charme d'une jolie bergère
    Etonne son entourage par la fermeté de son caractère
     
    Avec ses amies elle forme une petite cour
    Dans sa maison princière à Montreuil domaine spacieux elle s'y retire
     
    Pour fuir Versailles, faire régner la paix, la piété
    Femme décidée, elle fut aimée
     
    Elle s'entoure de personnes réputées pour leur moralité
    Native généreuse, elle montre sa compassion envers la pauvreté
     
    Faisant donner du lait de ses vaches aux enfants
    Elle ne se marie pas, n'entre pas au couvent
    Sa vocation est de rester avec les siens, le Roi, la Reine et leurs enfants
     
    Fût amoureuse du docteur Dacy d'un amour platonique
    Quand celui-ci la vit au couperet, il mourut d'une crise cardiaque, scène tragique
     
    Elle se priva pendant quatre ans des étrennes que le roi lui donnait afin qu'une de ses dames pour accompagner Mademoiselle de Causans, puisse constituer la dote nécessaire à son mariage avec le marquis de Raigecourt, gentilhomme Lorrain dont elle était éprise
     
    ME-jouant-de-la-harpe.jpgElle jouait de la harpe,
    Elle bénéficie d'une instruction complète, lucidité hors du commun, d'un bon sens pratique
    Elle fut excellente en mathématique
     
    Passionnée des sciences sous l'égide de son maître Antoine Mauduit, elle mettra au point une table préparatoire à l'étude des logarithmes dont la précision fût-elle qu'elle sera utilisée par les astronomes et les navigateurs
    Ce fut un ange consolateur
     
    Douée dans l'art du dessin,
    fût vive, active et de jugement rapide
    Malgré cette Révolution stupide
     
    Dans les dernières années de la Monarchie, comme avertie de la tragédie, elle se prépare pour les secourir
    Elle supplie le député Barnave de croire à la bonne volonté de son frère Louis XVI, elle ordonne aux sans culottes de respecter le Roi
    Elle terminera au sacrifice du soir, terrible Croix 
     
    A partir de 1789 elle les assiste, elle les réconforte
    Refusant de les abandonner, elle quitte avec eux Versailles, les tuileries, elle devient l'ennemie du Régime qui ne peut l'épargner
     
    Minée par les nuits sans sommeil, elle se métamorphose physiquement
    Malgré tout elle fut très forte
     
    Elle était devenue méconnaissable
    Tableau pitoyable
     
    Malheureusement conduite à l'échafaud
    fût guillotinée ; triste fin, quelle méprise
     
    Elle se montre intrépide et loyale dans la tourmente
    Elle résistera à toutes les brimades jusqu'à ce que la guillotine s'abatte sur sa tête innocente
     
    Ayant refusée de s'enfuir à l'étranger comme l'a fait une partie de la noblesse, elle est emprisonnée avec Marie Antoinette pour la soutenir
    A la mort des souverains sur l'échafaud on la retrouve dans le Donjon du Temple avec ses neveux le petit dauphin Louis XVII et sa soeur Madame Royale, restés orphelins, tragique destin ! 
    Elle n'a toujours vu que mensonge et illusion dans cette Révolution
    Elle a toujours déploré la faiblesse de son frère et n'a jamais pu y remédier
     
    Grande figure de la résistance spirituelle qui l'amène à la persécution
    Elle est aussi l'incitatrice
    Sur le chemin de l'exécution, elle exhorte ses compagnons du supplice
     
    Elle quittera ce monde sans regret tout à l'espérance de se retrouver dans le sein de Dieu avec sa « famille » tel un Lys foudroyé
    Ce fut une terrible et douloureuse épopée
     
    Louis XVI a offert sa vie pour son peuple, Madame Elisabeth l'a offerte pour les siens, elle est morte en martyre ; il a été témoigné qu'après son assassinat s'est rependue sur la place une odeur de Rose,
    Que Dieu permette qu'elle soit reconnue Sainte, pour elle je lui dédie cette Prose.
     
     
    Christelle
    la fidèle

  • Une journée de novembre en Lorraine

    20131101_151337.jpgNovembre 2013, c'est le petit matin en Lorraine. Le silence de la maison et l'odeur du café bien chaud me laissent songeur face aux mystères des siècles du passé, me vient alors à l'esprit cette idée spontanée de partir aujourd'hui même sur les chemins de la découverte, en quête des joyaux de notre patrimoine oublié. Et si nous nous évadions ensemble le temps d'un instant pour nous rendre aux sources de la chrétienté ? Très loin des tumultes de l'éco-taxe et des hausses d'impôts déprimantes de ce gouvernement à la sauce socialiste tout aussi illégitime que le système dans lequel il puise sa source et sa soif intarissable d'injustice.

    Qui a déjà entendu parler de l'Abbaye de l'Etanche, située à quelques kilomètres de la petite bourgade de Vigneulles-les-Hattonchâtel ?

    Le déjeuner tout juste achevé, les journées sont tellement courtes en cette saison que c'est déjà l'heure du départ. N'ayant en rien renoncé au projet matinal, impossible de s'en aller en excursion sans les plus jeunes de la maison, tant la motivation éblouissante des enfants d'accompagner leur père se révèle joyeuse et sincère, transformés pour l'occasion en guides, en explorateurs et en reporters d'un jour.

    Nous prenons la route en famille direction Thiaucourt-Régnéville, pour passer à proximité du tristement célèbre village détruit autrefois par les Allemands, puis c'est Vigneulles-les-Hattonchâtel. Dans le petit village de Creue, sous la grisaille de ce ciel couvert de novembre, nous empruntons un petit sentier étroit, complètement perdu au fond d'une rue pour nous enfoncer dans l'inconnu et la profondeur de la forêt. Au beau milieu de ce bois, au bout de ce passage qui semble mener notre petit groupe d'explorateurs vers nulle part, nous arrivons sur les hauteurs à la croisée des chemins, un arc-en ciel de possibilités s'offre alors devant nous... Sans la moindre signalisation forestière, nous décidons de nous engager sur la voie incertaine qui s'ouvre sur le flanc est. Après quelques minutes de progression, nous apercevons au loin le clocher de l'église de Hattonchâtel.., conscients de notre erreur et afin d'éviter de nous égarer une fois encore, nous préférons demander notre chemin à un villageois :

    « La route de l'Etanche ? Bien sûr ! Prenez la sente au bout de la rue voisine, poursuivez jusqu'à l'antenne de l'armée, puis vous descendrez sur la deuxième voie à votre droite. »

    Nous touchons au but, la tension monte d'un cran, tant nous sommes pressés et débordants d'envie d'atteindre notre objectif. Après avoir franchis l'antenne de l'armée, le premier repère de notre indicateur, nous arrivons au seuil de ce deuxième chemin recouvert par les feuilles mortes d'automne. Quelques mètres encore dans cette descente abrupte, nous apercevons un groupe d'hommes, une quarantaine environ, ce sont des chasseurs bredouilles me semble-t-il sur le retour, équipés de gilets rouges avec une meute de chiens aux abois. Arrivés à leur hauteur, nous demandons à l'un d'entre eux si nous sommes encore loin de notre but.

    « Non vous n'êtes plus bien loin, nous rassure-t-on, l'Abbaye se trouve à 150 mètres à peine. »

    20131101_152350.jpgA notre arrivée sur le lieu tant recherché, le désastre supposé se dévoile progressivement sous nos yeux avec une bien triste et dure réalité. Vestiges, ruines et pierres anciennes sont les ultimes témoins d'un passé qui paraît révolu. Actuellement Notre-Dame de l'Étanche est à l'abandon, son état se dégrade cruellement au centre d'un cadre pourtant magnifique entourée d'un petit ruisseau et d'un étang, elle survit difficilement, totalement isolée du reste de la civilisation. Les fenêtres et les portes sont endommagées, ou plus précisément ce qu'il reste des pillages. Les murs menacent de s'écrouler à chaque instant et les toits sont à demi-effondrés. L'ancienne Abbaye a été fondée en 1144 par Philippe abbé de Belval, l'église aurait été consacrée en 1147. Dans son voisinage, s'élevait jadis un couvent de femmes, lui aussi rattaché à l'ordre de Prémontré, mais qui disparut par la suite. Elle possédait également le prieuré de Bénoîte-Vaux, célèbre lieu de pèlerinage lorrain. Rasée dans un premier temps par les Suédois en 1632, l'Abbaye de l'étanche a été reconstruite en 1743 avec une aile à neuf cellules ; la chapelle a été terminée en 1770. Son dernier abbé fut Joseph Prélat, nommé en 1786 puis chassé violemment quelques années plus tard par la Terreur Révolutionnaire anticléricale qui s'est impitoyablement abattue sur le doux Royaume de France...

    Il est déjà 16H00 le ciel s'obscurcit, la fraîcheur s'installe, le moment pour nous de quitter cet endroit chargé de vieilles histoires que chacun devine passionnantes. Il est l'heure d'emprunter le chemin du retour, la nuit tombe si vite en novembre.

    Des fonds sont récoltés dans le but d'entreprendre le sauvetage de cette Abbaye, comme tant d'autres malheureusement partout en France, des appels aux dons et des pétitions sont lancées. Les gens, les français, restent finalement attachés plus qu'ils ne le pensent eux mêmes à ses murs qui paraissent pourtant définitivement condamnés sur le court terme. Malgré les bonnes intentions, et par cohérence il ne paraît pas imprudent de supposer que l'argent ne saurait suffire à arracher du déclin et de la disparition ses édifices majestueux élevés par nos ancêtres. En effet comment ne pas s'apercevoir qu'il manque à notre civilisation actuelle l'essentiel ; c'est à dire le génie, la foi qui déplace les montagnes et surtout le cœur et l'esprit qui ont édifié ces magnifiques chefs d'oeuvres de l'architecture, biens d'une valeur inestimable, fruits des innombrables trésors de la chrétienté.

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  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

     La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h30 le samedi 16 novembre 2013, à Metz (57 000).

     

     

     

     

     

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    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

     

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • La duchesse d'Anjou fête ses 30 ans

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    La princesse Marie Marguerite de Bourbon, duchesse d’Anjou fête aujourd’hui ses 30 ans. Née à Caracas au Vénézuela, elle a épousé à Saint Domingue en novembre 2004 le prince Louis Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou. Le couple princier est à présent installé à Madrid où sont scolarisés leurs trois enfants : la princesse Eugénie, le prince Louis et le prince Alphonse. Alors que son époux continue à voyager pour des raisons professionnelles et pour ses engagements dynastiques, la duchesse se concentre en priorité sur l’éducation de ses trois enfants.

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    Source :

    http://www.noblesseetroyautes.com/2013/10/les-30-ans-de-la-duchesse-danjou/

  • Forum du Royaume de France

    forum légitimiste, doctrine, formation,

    L’équipe de ce forum légitimiste adhére sans restriction à la pensée légitimiste traditionnelle, telle qu'elle est défendue et promue par l'U.C.L.F.

    Son but est de faire connaître les Cercles UCLF de nos provinces, faciliter les contacts entre les légitimistes. Entretenir les échanges, produire des amitiés et des relations sincères.

    Venez vous inscrire et participer au Forum Légitimiste :

    http://royaume-de-france.clicforum.com/index.php

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h30 le samedi 26 octobre 2013, à Nancy (54 000).

     

     

    baudricourt.gif


    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • Les journées d'octobre

    Les événements se précipitaient toujours dans le même sens : à chaque engagement la royauté perdait de son terrain, de ses forces et de ses chances. Elle recule le 27 juin 1789, elle recule le 14 juillet, elle recule les 5 et 6 octobre, et rappelle Necker au pouvoir ; et voilà qu'on l'a conduit à Paris, dans cette ville où elle n'est pas en mesure de résister à l'Assemblée...

    La_Fayette_and_Marie_Antoinette_6th_october_1789.jpgCe n'est qu'au bout de sept heures de marche que le convoi de la royauté arrive de Versailles à Paris. Le peuple est aux fenêtres et contemple avec stupeur un spectacle qu'on ne décrira pas.

    C'est dans cet appareil que la Fayette remet Louis XVI entre les mains de Bailly, Bailly dit au Roi :

    - « Sire, c'est un beau jour que celui où Votre Majesté vient dans sa capitale avec son auguste épouse, avec un prince qui sera bon et juste comme Louis XVI... »

    Puis il s'exprime au nom de Paris, dont il est maire, le voeu de voir Sa Majesté fixer sa résidence habituelle dans sa capitale. Le Roi répondit :

    - « C'est toujours avec plaisir et avec confiance que je me vois au milieu des habitants de ma bonne ville de Paris. »

    Bailly, se tournant vers le peuple dit :

    - « Le Roi vient parmi nous avec plaisir ! »

    - « Vous oubliez de dire et avec confiance", reprend la Reine Marie-Antoinette...

    Ainsi se terminèrent ces tristes événements des 5 et 6 octobre, dont il n'est pas difficile, malgré les ténèbres dont les passions couvrirent, de distinguer les motifs réels.

     

    Extrait de LOUIS XVII

    A.DE BEAUCHESNE

  • Inauguration d’une statue de Ste Jeanne d’Arc près de Domrémy

    Dimanche 29 septembre, a été inaugurée la statue de sainte Jeanne d’Arc à ND de Bermont, à proximité de Domrémy, sous la houlette de l’association « Avec Jeanne ». Ce projet avait été confié au sculpteur Boris Lejeune, qui a réalisé un chef d’œuvre. L’inauguration s’est faite en présence de membres de l’association de M.Alain Olivier, président de l’association ND de Bermont.

    jeanne-800wi.jpeg

    1559372766.jpg


    Source :

    http://catinfor.com/fr/2013/09/30/inauguration-dune-statue-de-jeanne-darc-pres-de-domremy/

  • Saint Michel, l'Ange Gardien de la France

    mont-st-michel1.jpg

    C'est saint Michel qui a choisi le mont Tombe pour en faire un lieu inviolable, transformé au cours des siècles par les Rois de France en Merveille de l'Occident. Merci à saint Aubert, Evêque d'Avranches sous le Roi Childebert qui crut en la demande de l'Archange faite en 708 d'ériger une chapelle dont il donna le tracé.

    charlemagne-makes-a-pilgrimage-to-mont-tombe-now-known-as-mont-saint-michel.jpgAu fils des siècles, c'est du rocher du mont saint Michel qu'a jailli, comme un torrent, cette foi chevaleresque qui a converti et civilisé toute l'Europe. C'est là que Charlemagne et saint Louis vinrent s'agenouiller, que les Normands avec leur Chef Rollon furent adoucis et christianisés, et que Charles VII, remonté sur le trône, se rendit en action de grâces. Plus tard, la France sera innondée d'erreurs et de sang, mais le Mont saint Michel, après des vicissitudes, retrouvera sa mission spirituelle.

    Ne soyons pas surpris des vérités oubliées par beaucoup de Français. Le Pape Anastase avait dit à Clovis, son épouse, qu'il avait mis la France sous la protection spéciale du glorieux Prince de la Milice Céleste : "Daigne le Seigneur accorder à vous et à votre Royaume sa divine protection ; qu'Il ordonne à saint Michel, qui est votre Prince et est établi pour les enfants de votre peuple, de vous garder dans toutes vos voies, et de vous donner la victoire sur tous vos ennemis." A sainte Jeanne d'Arc, l'Archange Michel confirme : " Je suis Michel, le protecteur de la France". Avec le secours de l'Archange saint Michel, la France grandit et prospère.

    L-Archange-St-Michel.jpgHenri IV est sacré à Chartres les 27 février 1594. Le sacre fit disparaître les dernières résistances et son entrée à Paris, vingt trois jours après, se fit sous les acclamations d'un peuple immense affamé de voir son Roi ! Sa première visite fut en la Cathédrale Notre Dame de Paris. Marie l'en félicita immédiatement en lui envoyant "l'Archange saint Michel, l'Ange Gardien de la France qui tout au long de la cérémonie se tint à côté du Roi visible de toute l'assistance". L'Archange montrait ainsi au Royaume que le choix du Ciel s'était bien porté sur le Monarque et confirmait avec éclat que la Loi Salique doit être appliquée dans son esprit et dans sa lettre.

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h30 le samedi 28 septembre 2013, à Metz (57 000).

     

     

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    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • Dimanche 22 septembre 2013 : pèlerinage à Domrémy

    organisé par le prieuré Saint-Nicolas de Nancy

    domremy_2013.jpg

    Source :

    http://www.laportelatine.org/district/prieure/nancy/domremy_2013/domremy_2013.php

  • Conférence mercredi 16 octobre 2013 à 19H00 : Les massacres de septembre 1792

    Lieu D.R.A.C 8 bis rue Vavin 75006 Paris (Métro Vavin)

    Les massacres de septembre 1792, par Monsieur l'Abbé Nicolas Portail, professeur à l'institut Saint Pie X.


    portail2.jpg« Les Massacres de septembre, ces exécutions sommaires et massives qui se déroulèrent du 2 au 7 septembre 1792 dans les prisons de Paris, sont un des épisodes les plus sombres de la Révolution française.
    Aussi l'imagination des contemporains en fut frappée de stupeur. Certes, depuis 1789, le sang a déjà coulé bien des fois, mais jamais une telle manière, froide et calculée, n'a été employée. La "vengeance du peuple" s'est donnée libre cours. La Révolution est à un tournant décisif de son processus.

    les-massacres-de-septembre-1792-abbe-nicolas-portail-.jpgLes avis des historiens sur les motifs de ces massacres sont très partagés, et une multitude de travaux a été réalisée sur ce sujet toujours brûlant. L'abbé Nicolas Portail offre ici une brillante synthèse de ces événements et leur interprétation. Après avoir dégagé les motifs de ces tueries, il suit pas à pas les opérations de la semaine sanglante, à la fois sur le terrain des prisons et dans les coulisses des assemblées révolutionnaires ; il tente enfin de dégager les responsabilités des meneurs de ce drame et les intérêts mis en jeu.
    Cette passionnante étude rend justice aux bienheureux martyrs qui ont péri dans ces massacres, soulève le voile encore tiré sur les authentiques responsables et dit toute la vérité sur ce que fut « Septembre 1792 », prémices de la Terreur. »

     

    Pour réserver les places, s'inscrire au secrétariat de l'IMB (Institut de la Maison de Bourbon) : 01 45 50 20 70

  • Sédévacantisme : sectarisme, illuminisme, doctrine erronée et fausse Tradition au... petit vatican de Clémery (Lorraine) !

    Une histoire peu banale qui mérite que l'on s'y attarde un instant, afin d'apprendre à nous prémunir de cette dérive dangereuse qui consiste à se réfugier dans un idéalisme religieux, dans des interprétations prophétiques personnelles, et de devenir ainsi la proie de ces "papes autoproclamés" qui sous couvert de défendre la tradition Catholique dans sa pratique la plus stricte en arrivent finalement très rapidement à son contraire comme nous allons pouvoir le vérifier avec ce qui va suivre. 

    L'histoire de Clément XV

    Clement-Xv-Pretre-Lorrain-Et-Pape-A-Clemery-1905-1974-Livre-877059258_ML.jpg- Michel Collin né en 1905 à Béchy (moselle) appartient à une famille nombreuse (onze enfants). Son père (infirme) et sa mère étaient des petits commerçants catholiques, très pieux. Michel hérite de la mystique de sa mère qu'il considère comme une "sainte". Assez tôt, il prétend avoir des "visions" sur la fin des temps et le proche avènement du "Grand Monarque"...

    Source et suite sur le site en lien ci-dessous, tenu comme il est indiqué par un membre de la famille du "pape" de Clémery, on trouve un résumé de la vie de Michel Collin (Clément XV) : 

    http://www.gerard-collin.com/clement xv/histoire resumee.htm

    Morceaux choisis dans le texte :

    - Dans son journal La Vérité, également publié en allemand et en anglais, Michel Collin (Clément XV) déclare la guerre au pape Paul VI qui a pris sa place au Vatican. Il le dénonce comme "faux pape", l'excommunie, et évoque les "hérésies de Rome". "Sous la dictée du ciel", il rédige les dogmes de "l'Eglise de Gloire" (également nommée Eglise du Miracle et Eglise rénovée) et son catéchisme. Il annonce que la Sainte Vierge et saint Joseph sont corédempteurs du genre humain, appelle au sacerdoce des hommes et des femmes mariés, car pour Dieu il n'y a pas de sexe, supprime la confession auriculaire à cause des "abus".  

    - Michel Collin meurt en 1974 "martyr de la fin des temps". Sa communauté attend sa résurrection "miraculeuse", au plus tard pour Noël 1982, mais elle tarde et la communauté de Clémery est désemparée, la clientèle s'effondre. Un schisme se manifeste dans l'association dix ans plus tard à la suite d'un conflit entre "conservateurs" et ceux qui proposent des "voies nouvelles".

    - Déjà du temps de Clément XV, des dissidences étaient apparues : les plus connues sont celle de Don Ferraro (ex-prêtre italien) qui se proclama "Christ sur terre" et fut dénoncé comme "faux mystique" par Clément XV, et celle de Gaston Tremblay, ancien évêque de Clément XV qui rompit avec ce dernier en 1967 et se fit proclamer à son tour pape au Canada sous le nom de Grégoire XVII.

    La "doctrine".., les reportages TV de l'époque.

    ecusson omd.gifIl s'impose à présent de jeter un petit coup d'oeil sur l'étonnante doctrine "traditionnelle" des "apôtres de l'Amour Infini" fondé par Michel Collin, puis repris par son évêque Gaston Tremblay. Voilà qui vaut bien le détour... :

    http://www.gerard-collin.com/clement xv/apotres amour infini.htm

    Plusieurs vidéos pour se replonger pendant quelques minutes dans la très lourde atmosphère d'idolâtrie de cette époque :

    http://www.ina.fr/video/SXC06017411

    http://www.ina.fr/notice/voir/CAF93053162

    play.jsp?id=EUS_8EDF8CDF2CCF4B379F42F68F8FA781FD

    La succession

    Un groupe canadien fondé par Gaston Tremblay ("Père Jean-Grégoire") s'était déjà séparé de Clémery en 1967 comme nous l'avons vu un peu plus haut. Une partie des anciens fidèles de Clément XV proclameront Pape G. Tremblay sous le nom de Grégoire XVII...

    La page Wikipédia de Gaston Tremblay (Grégoire XVII), successeur de Clément XV :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Grégoire_XVII

    Sur celle des "Apôtres de l'Amour Infini", on apprend que la mouvance a rencontré de très graves et sérieux problèmes avec la justice du Quebec à plusieurs reprises :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Apôtres_de_l'amour_infini

    http://www.gerard-collin.com/clement%20xv/presse.htm

    Mais, l'histoire ne s'arrête pas là.., accrochez-vous ! Gaston Tremblay avant de rendre son âme à Dieu en 2011, suite à une discorde avec l'un de ses disciples, cet ultime personnage en 2005 va prendre le titre de Léon XIV et se proclamer non seulement "pape" dans la droite ligne de Clément XV, mais aussi... "Roi de France" !! Voici le site internet de cet homme qui dit vivre seul, et simplement de la charité sociale du Quebec dans un appartement à Montréal :

    http://eglisenouvellefrance.org/?page_id=833

    A lire également la position de ce "nouveau pape et roi" sur la récente question du "mariage pour tous", comme nous pouvons l'imaginer le "grand monarque" n'a pas manqué de réagir à ce sujet d'actualité :

    http://eglisenouvellefrance.org/?p=1180 

    Sur son forum (ou il est pratiquement d'ailleurs le seul et unique intervenant), un sujet intéressant qui replonge le lecteur dans le triste historique de sa "légitimité". C'est reparti pour un petit tour depuis le petit vatican de Clémery sous le "pontificat" de Clément XV. Dans ce sujet "Léon XIV" est visiblement attaqué par une ancienne disciple du mouvement, soucieuse de régler ses comptes avec le nouveau gérant :

    http://www.eglisenouvellefrance.org/forum/viewtopic.php?f=2&t=44

    18 pages, attention c'est du lourd... (Avis aux courageux !!)

    Conclusion

    Cette histoire qui pourrait relever de la farce, aux conséquences pourtant réellement tragiques pour les familles malheureuses qui ont hélas accordé leur confiance à ces faux prophètes, doit impérativement servir de leçon pour notre temps. Plus que jamais, les catholiques doivent redoubler de vigilance face à cette imposture qui porte le nom de sédévacantisme.
    songe_don_bosco.jpgNous savons très bien que la nouvelle élection du Pape François (le vrai, le seul, celui qui est à Rome) prend le contrepied de la ligne traditionnelle entamée par Benoit XVI. Dès lors, il y a fort à craindre que cette tentation sédévacantisme se réveille à nouveau, voir fortifie ceux qui malheureusement pourraient se laisser séduire par quelques gourous autoproclamés aux règnes désastreux.

    On remarque d'ailleurs que le sentiment qui débute toujours par l'interprétation personnelle d'une prophétie, développé par les royalistes providentialistes adeptes de la "survivance" de Louis XVII, et donc des faux dauphins, est finalement similaire à celui qui est répandu par les sédévacantistes dans le domaine religieux. C'est ce sentiment sorti de l'imaginaire, de l'orgueil et de la bêtise de quelques farfelus, qui ouvrent la porte à tout et à n'importe quoi, les mêmes causes produisent les mêmes effets. « Vous jugerez l'arbre à ses fruits... »

    Michel Collin, curé de campagne de Lorraine, s'était auto-persuadé d'être le pape de la vision prophétique de Saint Jean Bosco (vers 1880), ce pape sauveur de l'Eglise à la tête de ce bateau majestueux résistant à la tempête. A la lecture de cet article le naufrage du "petit vatican" de Clémery n'est plus à prouver...

    Mgr-Lefebvre23g.jpgPour terminer enfin, écoutons en guise de conclusion son excellence Monseigneur Marcel Lefebvre, opposé fermement à l'hérésie sédévacantiste qu'il avait  par ailleurs à plusieurs reprises condamnée :

    mgr-lefebvre-condamne-sedevacantisme-14x92_2hmdb_.html

  • 25 août, Saint-Louis, Roi de France

    P1060808.JPG

    Louis IX, né en 1214 et devenu roi de France à l'âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel. Il aimait à s'appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu'à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ». Assidu aux offices de l'Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux messes. A minuit, il se levait pour les Matines et commençait par l'office de Prime sa royale journée. Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo Et Homo factus est, et de se prosterner à l'endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira; ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l'Église. « Comme il avait oui dire que quelques-uns des nobles murmuraient de ce qu'il entendait tant de messes et tant de sermons, dit Joinville, il répondit que s'il employait le double de temps à jouer aux dés ou à courir par les forêts pour la chasse, personne n'y trouverait sujet de parler ». Sa piété ne l'empêcha jamais d'ailleurs de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.

    A la suite d'une maladie, il fit vœu d'entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D'abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu'on lui eut rendu la liberté, il demeura encore quatre ans en Orient pour secourir les chrétiens. Revenu en France, il s'appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte-Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte couronne d'épines et de l'importante parcelle de la vraie croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople. D'une grande austérité pour lui-même et d'une grande charité pour les autres, il disait: « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l'amour de Dieu qu'en faste et vaine gloire ». « Maintes fois, dit Joinville, il advint qu'en été il allait s'asseoir au bois de Vincennes après sa messe, et s'accotait à un chêne, et nous faisait asseoir autour de lui. Et tous ceux qui avaient affaire venaient lui parler ». Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir, il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l'atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l'heure même où le Christ mourut sur sa croix. La veille de sa mort, on l'entendait répéter: « Nous irons à Jérusalem ». C'est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu'il devait régner avec le Roi des rois.

     

    Source : laportelatine.org

  • 15 août, Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie.

    assomption.jpg


    La fête de l'Assomption de la Sainte Vierge est une des plus grandes fêtes de l'année, fête d'obligation et jour férié, même lorsqu'elle tombe en semaine. C'est aussi la fête patronale de la France depuis la consécration de notre pays à Notre Dame par le roi Louis XIII en 1638.

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    Le voeu de Louis XIII


    Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre.

     
    À tous ceux qui ces présentes lettres verront, Salut.

    Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre état, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté, que d’accidents qui nous pouvaient perdre.

    Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

    La rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’État, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

    Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs états dont ils avaient été dépouillés.

    Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet État, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.

    Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra sans doute de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son fils rabaissé jusqu’à nous, et à ce fils par sa mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte-Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

    À ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et de défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre du fléau de la guerre ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de la cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne dans ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix , et où nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.

    Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand’messe qui se dira en son église cathédrale, et qu’après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite église à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales les plus solennelles ; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourg, et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.

    Exhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse ; entendant qu’à la dite cérémonie les cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux officiers de la ville y soient présents ; et d’autant qu’il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevêques et évêques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites églises pour y être fait la dite cérémonie et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse largement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre bon plaisir.

    Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil six cent trente-huit, et de notre règne le vingt-huit.

  • A la cour de Lunéville

    f1.highres.pngNous invitons les fidèles de cette page, les passionnés d'histoire, et plus particulièrement les Lorrains qui cherchent à mieux comprendre la chronologie historique de notre province, à parcourir les lignes de l'ouvrage ancien de Gaston Maugras intitulé "La cour de Lunéville". L'auteur nous invite à nous replonger dans cette période charnière de la première partie du 18ème siècle, en redonnant vie à la grande diversité des personnages qui ont animé cette petite cour au moment de l'arrivée sur ses terres en 1698 du Duc Léopold de retour d'exil ; en passant par "la pragmatique sanction" épisode qui jette le désarroi dans la population apprenant les renonciations au duché de François III de Lorraine ; pour arriver enfin et très rapidement aux frasques du "petit Versailles Lorrain" sous la coupe de Stanislas, le roi déchu de Pologne...

    Il apparaît nettement que Stanislas était un homme séduit par les idées des lumières, et notamment par la personnalité de Voltaire qu'il va accueillir au château de Lunéville. D'une manière probablement inconsciente, le roi déchu de pologne va se faire comme tant d'autres de son époque le facteur des philosophies nouvelles, qui, comme nous le savons, conduiront quelques décennies plus tard son arrière petit-fils le Roy Louis XVI à la guillotine, pour le plus grand malheur de la France.

    Malgré quelques chapitres ou passages qui ne sont pas dignes d'un très grand intérêt et qui peuvent être rapidement "survolés", ce livre reste d'une lecture agréable et divertissante, il nous amène à la lumière du passé à mieux comprendre la provenance des difficultés qui alimentent notre présent...

     

    Téléchargeable gratuitement sur BNF Gallica:

    f11.tableDesMatieres

     

    La Galerie des portraits

    Portrait_en_pied_de_Léopold_Ier_Duc_de_Lorraine.jpg

    Léopold, Duc de Lorraine

     

    Elisabeth_Charlotte_de_Orleans.jpg

    Elisabeth-Charlotte d'Orléans, duchesse de Bar et de Lorraine

     

    Martin_van_Meytens_006.jpg

    François III de Lorraine

     

    Marc_de_Beauveau-Craon_(Nancy).jpg

    Marc de Beauvau-Craon

     

    Stanisław_Leszczyński.PNG

    Stanislas, roi de Pologne, duc de Lorraine

     

    tressan_p.jpg

    Comte de Tressan

     

    Le_Tonnelier_de_Breteuil,_Emilie.jpg

    Emilie du Châtelet

     

    Nicolas__Bébé__Ferry.png

    Nicolas Ferry, nain de Stanislas

  • Pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray 2013

     

    saint_27.jpgQu’ils soient persuadés (...) qu’il lui [l’Église] suffit de reprendre, avec le concours des vrais ouvriers de la restauration sociale, les organismes brisés par la Révolution et de les adapter, dans le même esprit chrétien qui les a inspirés, au nouveau milieu créé par l’évolution matérielle de la société contemporaine : car les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires ni novateurs, mais traditionalistes.
    Saint Pie X

    101e pèlerinage

    uclf.jpgLe premier pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray a eu lieu en 1844 pour le 25e anniversaire d’Henri V (Comte de Chambord).
    Arrêté en 1914, il a été repris en 1983. À la demande de l’Union des Cercles Légitimistes de France, il est organisé par la Fédération Bretonne Légitimiste.
    Témoignage d’adhésion et de fidélité aux principes qui ont fait la France, ce pèlerinage est le garant de la force des cercles légitimistes dont la vocation est d’œuvrer au renouveau de notre pays en lui redonnant ses Institutions naturelles.

    Programme

    Samedi 28 septembre 2013

    • 13h45 Accueil à Sainte-Anne d’Auray rue de la Fontaine (près de la Scala Santa).
    • 14h00 Départ de Sainte-Anne d’Auray (autocar). Sur les pas du Corps expéditionnaire de Quiberon (Visites guidées).
    • 18h30 Près du monument du Comte de Chambord : Chants et prières devant la chapelle du Champ des Martyrs.
    • 19h30 Dans une salle du sanctuaire : Dîner, Veillée.

    Dimanche 29 septembre 2013

    • 7 h 45 Marche du pèlerinage (volontaires).
    • 9 h 30 Au Champ des Martyrs : Confessions - Chapelet.
    • 10 h 00 Messe (Père Jean-Marie), puis renouvellement de la consécration de l’UCLF au Sacré-Cœur.
    • 12 h 00 Dépôt de gerbes au monument du Comte de Chambord. Allocution du président de l’UCLF. Chants.
    • 12 h 30 Repas (au choix : Restaurant La Croix Blanche ou pique-nique).
    • 15 h 00 Conférence : « Le Père Maunoir, missionnaire en Bretagne », par Fanch Morvannou, Maître de conférences émérite de l’UBO.
    • Après-midi : stands.
    • 17 h 30 Clôture.

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    Bulletin d’Inscription Sainte Anne 2013
  • Le 14 juillet, l'histoire falsifiée

    bastille.JPGA l'approche du 14 juillet, nous ne pouvons trouver meilleur support que la lecture de l'excellent article du site Vive le Roy pour revoir notre histoire de France. L'histoire vraie, dégagée de toutes les fables et faussetés républicaines, qui depuis trop longtemps détournent les coeurs et empoisonnent l'âme des français. La réalité de cette prétendue « prise de la Bastille » est en définitive si peu glorieuse pour les meneurs de la Révolution, qu'ils n'ont pas hésité à la falsifier, allant jusqu'à inventer la libération d'un prisonnier qui n'a jamais existé ( le comte de Lorges )...

    Méfions nous de l'histoire « officielle », et du formatage idéologique républicain, de ses mythes, de ses légendes et de ses symboles maçonniques qui ne respirent pas la France mais son contraire... Gardons bien à l'esprit que les républicains n'ont de cesse que de chercher à habiller comme des anges les oripeaux du diable, dans le but de masquer la Vérité.

    (http://www.viveleroy.fr/La-prise-de-la-Bastille-le-14,103)

    main-de-justice.jpg

  • Charles Palissot de Montenoy, un opposant nancéien aux philosophes des "lumières"

    Dans notre société déconnectée du réel, proie de toutes les tentations, des vices, victime des mensonges des idéologues, de la jouissance sans entraves et de la liberté d'expression « certifiée » par ses auteurs comme étant sans limites. Il est de bon ton de rappeler à ceux qui éprouvent de la difficulté à comprendre le monde dans lequel ils vivent que rien n'est indifférent dans l'histoire des hommes, que c'est à la lumière du passé que l'on trouve les réponses aux conflits qui alimentent notre présent. Dans la même forme notre intellect et nos agissements actuels pèseront à leur tour sur le cours des choses et influenceront les générations appelées par Dieu à nous succéder. Cela vaut pour l'histoire littéraire, tout autant que pour l'histoire politique ; il y a bien souvent d'ailleurs entre l'une et l'autre plus d'un point de contact qui les font se confondre. C'est ce que nous allons nous efforcer de mettre en évidence à travers l'itinéraire de ce jeune homme contemporain du dix-huitième siècle propulsé un peu malgré lui dans le camp des adversaires des « lumières », en montrant qu'elle fut la puissance de la secte des philosophes qui déjà pesait tellement sur l'opinion que le souverain du duché de Lorraine s'inclinait devant elle, et que Choiseul ministre du roi de France en subissait lui même l'influence...

    ceremonie.jpgNous sommes à Nancy, duché de Lorraine en 1750. Charles Palissot de Montenoy tout juste âgé de vingt ans et natif de cette ville, cherchait la voie de la célébrité et de la renommée littéraire. Fougueux, ambitieux et incontestablement doté de talent, sa précocité exceptionnelle avait attiré sur lui l'attention de Stanislas le roi déchu de Pologne, à tel point que ce dernier l'avait pris sous son aile au sein de sa propre académie la Société Royale des sciences et belles lettres de Nancy.

    Cinq ans plus tard dans le cadre des manoeuvres diplomatiques visant à préparer le rattachement de la Lorraine au Royaume de France, il avait été commandé à Palissot de Montenoy une petite pièce de théâtre qui devait servir de prélude pour l'inauguration de la statue de Louis XV, au centre de la place royale (de nos jours place stanislas) dont nous avons conté l'histoire détaillée sur notre site. Cette comédie avait pour titre « Le Cercle »« Les originaux ». Jouée devant le Roi de Pologne le 26 novembre 1755, Palissot y mettait en scène des « originaux » à la manière des fâcheux de Molière, on y voyait figurer des financiers, un poète, des beaux esprits, des excentriques et pour finir un philosophe dans lequel on pouvait aisément reconnaître Jean Jacques Rousseau mangeant de la salade et marchant à quatre pattes, la huitième scène le désigne de manière que l'on ne puisse s'y méprendre... Palissot pensait ainsi plaire à Stanislas, dont on se souvient que le monarque avait réfuté avec politesse et estime le « discours sur l'inégalité des conditions » de J.J Rousseau. Le comte de Tressan vice président de la Société Royale des sciences et belles lettres de Nancy, présent à cette représentation et donc par conséquent lui aussi spectateur du divertissement, ne s'émut en cet instant nullement de l'affront occasionné par la pièce.

    Tressan, favori de la Reine Marie Leszczynka et de son père Stanislas, était également le confrère de Dalembert à l'Académie des Sciences de Paris. L'influence de Dalembert grandissait chaque jour, à cette époque déjà, nombreux étaient ceux qui briguaient une place au sein du cénacle littéraire bien plus qu'ils ne convoitaient un titre de « duc et pair »... Tressan était du nombre, aussi s'empressa-t-il pour servir ses propres intérêts de répondre à la demande de Dalembert qui ayant eu vent du contenu de la pièce jouée à Nancy, donna une virulente impulsion pour faire châtier avec sévérité l'auteur de l'outrage fait à Rousseau et donc au parti philosophique tout entier. En position de force, Tressan manoeuvra avec beaucoup de perspicacité et n'éprouva guère de difficulté pour persuader ses confrères de la Société Royale de Nancy, que l'honneur du corps était compromis par l'indignité de Palissot l'un de ses membres, ce jeune impétueux ayant eût l'audace de placer sur la scène un philosophe renommé et de l'exposer à la risée publique. Il parvint même à faire partager cette opinion à Stanislas qui n'hésita pas à prononcer l'exclusion de Palissot, procédure tout aussi sommaire qu'elle fut expéditive. En tout ceci, on ne sait de quoi l'on doit le plus s'étonner : où de la facilité avec laquelle la plainte fut portée, où de la docilité avec laquelle Stanislas prononça la sentence dictée par la secte philosophique dont visiblement il redoutait la vengeance...

    Buste_de_Charles_Palissot_de_Montenoy_par_Houdon_Bibliotheque_Mazarine_Paris_n1.jpgLa réaction de Palissot de Montenoy, ne se fit point attendre, pour sa défense il affirma avec raison que l'on ne peut le condamner pour une pièce représentée devant le Roi de Pologne lui-même et que le monarque n'avait désapprouvé ni à l'audition, ni à la lecture... En outre, il se prévalait enfin du droit du théâtre, en invoquant l'exemple d'Aristophane et de Molière. Ligne de défense fort embarrassante pour Stanislas comme nous pouvons l'imaginer.

    Contre toute attente c'est Rousseau en personne, resté jusqu'à présent muet sur le dossier dans lequel il était pourtant directement concerné, obéissant probablement à la vanité et à son orgueil démesuré, flatté d'un outrage qui faisait de lui un Socrate moderne poursuivi par un nouvel Aristophane, qui vint au secours du monarque Polonais et le tira de ce pas difficile. Il adressa une lettre à Dalembert, et trois au comte de Tressan, pour demander à la manière d'un souverain tout puissant à ce que le dit condamné soit gracié, c'est dire l'influence exercée par le parti des philosophes au coeur de cette société alors en pleine mutation.

    Tout cela bien évidemment ne faisait pas les affaires de Dalembert, bien plus susceptible que Rousseau vis à vis du point d'honneur philosophique, sans parler qu'il comptait bien se servir de la gêne occasionnée pour nuire à Fréron ennemi juré de Voltaire, que Dalembert décrivait dans ses missives comme le « protecteur et protégé » de Palissot. 

    Bien décidé à se venger des encyclopédistes, il s'en suivit une guerre de plume à outrance qui opposa sa vie durant, Palissot (certainement un brin opportuniste) à la secte maçonnique des philosophes. Dès 1756, il publia les « Petites lettres sur le grands philosophes », lettres adressées à Madame de la Marck sa protectrice, dans lesquelles il attaquait violemment les encyclopédistes et plus particulièrement Dalembert qu'il voulait atteindre. Ces publications eurent un succès très limité, elles ne firent vraisemblablement qu'irriter les ennemis du nancéien plus que de les blesser avec efficacité. Il trouva par la suite dans la satire théâtrale un moyen beaucoup plus adapté pour satisfaire sa fureur et sa soif intarissable de vengeance. Il lança sa comédie « des Philosophes », jouée en plein Paris après d'âpres négociations tant il faut se souvenir que les comédiens du Roi de France par crainte de représailles, refusèrent tout d'abord de se prêter aux différents rôles mis en scène par Palissot, et que c'est Mesdames de Robecq et de la Marck qui obtinrent pour l'auteur de cette comédie l'assurance de la protection du Dauphin, père de Louis XVI...

    rideau-rouge-d-39-un-theatre-classique.jpgLe 2 mai 1760 Choiseul (compatriote Lorrain de Palissot) devenu ministre du Roi donna l'ordre de jouer la comédie qui fut représentée au théâtre français. Cette pièce eût tout de même pour effet d'occuper toutes les conversations vers le milieu de l'année 1760, jamais les chefs du parti encyclopédique qui prétendaient diriger l'opinion, se virent exposés aussi violemment au fouet de la satire théâtrale et à la fougue de ce jeune opposant des lumières, qui on l'imagine, devait jubiler devant le succès prodigieux de sa mise en scène.

    Palissot avait envoyé sa pièce à Voltaire, auquel il vouait une véritable admiration ce qui est un paradoxe alors que l'on sait la place de chef de file occupée par celui que l'on nomme le « Patriarche » au sein du parti philosophique. Ce qui ne rend pas facile de saisir toute la complexité du personnage Palissot de Montenoy, il faut se souvenir néanmoins que c'est d'avantage par un concours de circonstance que ce nancéien se retrouve propulsé dans le camp des opposants aux philosophes plus que par conviction personnelle, et qu'il est avant tout un jeune homme ambitieux qui rêve de succès, de gloire et de célébrité, ce qui tend en ce sens tout naturellement à le rapprocher peut être de l'attitude d'un personnage comme le comte de Tressan en quête d'une place à l'académie des Lettres ? Voltaire d'ailleurs se serait bien passé lui même de cette intention (l'envoi de la pièce), ainsi que l'atteste cette lettre adressée à Helvetius :

    "M. Palissot m'a envoyé sa pièce, reliée en maroquin, et m'a comblé d'éloges injustes qui ne sont bons qu'à semer la zizanie entre les frères..." (Voltaire. 16 juillet 1760)

    Il va s'ensuivre une longue correspondance entre les deux hommes , dans laquelle Voltaire conscient des talents du jeune homme, va jouer de sa finesse et du double rôle qui lui est familier, pour tenter de rallier Palissot au camp des philosophes, tantôt en le félicitant hautement d'avoir représenté Rousseau (avec lequel il était déjà fâché) marchant à quatre pattes pour mettre en pratique ses doctrines sur la vie sauvage, tantôt en le blâmant de s'être attaqué à Dalembert et à Diderot (alias Doritus dans sa comédie, qui fait pompeusement l'éloge de ses propres ouvrages). Il reste que Palissot n'y consentit jamais, il était trop avancé, et la lutte était envenimée à un tel point qu'il ne pouvait plus reculer. Par ailleurs pour saisir les véritables considérations de Voltaire sur la pièce de théâtre de Palissot, il faut les chercher n'ont pas dans la correspondance échangée avec celui-ci, mais dans ses missives écrites à ses « frères» trois points :

    - Lettre à Thiériot du 26 mai 1760 :

    "La comédie des philosophes est, la bêtise qu'on a jouée à Paris ; j'en lis deux pages, et je m'ennuie"

    - Lettre à Argental du 11 mai 1760 :

    "Je suis mortifié, en qualité de Français, d'homme, d'être pensant, de l'affront public qu'on vient de faire aux moeurs en permettant qu'on dise sur le théâtre des injures atroces à des gens de bien persécutés."

    220px-Fréron_E..jpgDans ses correspondances, il accole presque toujours les noms de Palissot et de Fréron. Il écrit à Thiériot :

    "La cour ne se soucie pas plus de Fréron et de Palissot que des chiens qui aboient dans la rue."

    Et enfin à Damilaville le 3 mars 1761 :

    "La comédie des Philosophes est une infâme satire."

    Ce fut bien plus tard, lors de la publication de la correspondance de Voltaire dans l'édition du Kehl en 1785, que Palissot connut toutes les lettres confidentielles du "Patriarche", si injurieuses pour lui...

    Dans la foule des pamphlets qui suivirent la publication des « Philosophes » en 1760, Palissot était représenté comme un homme très méchant. Il eut alors l'idée de composer une comédie intitulée « L'homme dangereux » et de répandre le faux bruit qu'il était vivement affecté de la prochaine représentation de cette pièce où il disait être violemment attaqué. Ecoutons-le :

    "A cette nouvelle, la joie des philosophes fut inexprimable. Tous portaient d'avance l'ouvrage aux nues et se félicitaient de sa représentation prochaine. On imagine aisément quelle eût été leur confusion, lorsque l'auteur se serait fait connaître : ce moment allait devenir, pour le public, une comédie plus piquante que la pièce même."

    Mais aux répétitions, on reconnut la manière de l'auteur aux vers. L'auteur anonyme s'était dévoilé lui-même, en exprimant trop bien ses propres sentiments et sa situation personnelle à l'égard de ses ennemis. Un comédien divulgua ses soupçons :

    " Le secret, jusqu'alors si bien gardé, se trouva compromis. Effrayés à la fois du danger qu'ils avaient couru, et du ridicule qui les menaçait, les ennemis se réunirent tous, et la pièce fut défendue le jour même où elle devait être représentée."

    Palissot dans ses mémoires (Oeuvres de Palissot, édit. de 1809) attribue avec raison, cette défense aux manoeuvres de ses adversaires qui obtinrent de Choiseul un ordre à Sartines d'empêcher la représentation. C'est ainsi qu'il ajoute :

    "La secte représentée par Voltaire, qui n'aurait pas dû se confondre avec sa livrée, comme je lui ai dit à lui même, et par Brienne, archevêque de Toulouse, qui était aux ordres de Dalembert, traita avec le duc de Choiseul de puissance à puissance; et le principal article du traité fut que la comédie des Philosophes, malgré son brillant succès, et toute la faveur du dauphin, fils de Louis XV, qui aimait l'ouvrage et l'auteur, ne serait pas représentée à la Cour; qu'elle cesserait même de l'être à Paris et qu'à l'avenir, enfin, le théâtre me serait fermé. En conséquence, la comédie de "l'Homme dangereux", qui avait pensé être jouée en fraude du traité, parce qu'on la croyait faite contre moi, mais dont je finis par être soupçonné, fut défendue, et l'argent des loges, qui toutes avaient été retenues trois semaines d'avance, fut restitué au public. Ces anecdotes peignent l'esprit du temps et appartiennent à l'histoire. Elles prouvent la prodigieuse influence que s'était acquise, par la faiblesse du gouvernement, une secte audacieuse qu'il eût été facile de contenir par la seule crainte du ridicule, et qui n'a que trop contribué, soit par la licence de ses opinions, soit par le crédit qu'elle avait eu la faiblesse d'usurper, à la chute de ce même Gouvernement."


    Sources :

    - "Palissot et les Philosophes" édit. 1864 par E.Meaume

    - "Les Oeuvres" édit.1809 de Charles Palissot de Montenoy

  • Saint Livier, le héros de 451

    stlivier.jpgDès les premiers siècles, des missionaires avaient été envoyés de Rome dans les Gaulles pour les évangéliser et pour ériger des églises épiscopales dans ses principales cités.

    Le pays des Médiomatriciens, dont Metz était la capitale et qu'une voie importante mettait en communication avec Rome, ne fut pas oublié par ceux qui gouvernaient l'Eglise catholique, l'un des premiers, il accepta l'Evangile et reconnut la puissance spirituelle du saint-siège. L'évêque missionaire de Metz s'appelait Clemens Flavius et appartenait à une famille sénatoriale de Rome. Ses successeurs, à son exemple, devinrent des saints et en formèrent plusieurs que l'Eglise honore. Le plus ancien de nos historiens, Paul Diacre, nous a donné sur quelques uns d'entre eux de précieux renseignements. Or parmi ces héros, sanctifiés et honorés, nous voyons figurer celui que nos pères appelaient : Monseigneur Saint Livier, fils de Honstrand seigneur du pays messin et de Guinarde de Gournay. Soldat martyr, particulièrement vénéré dans les Evéchés de Metz, Toul et Verdun, dans toute la région qui environne l'abbaye de Salival et la vallée de la seille.

    D'après les Bénédictins, qui ont écrit l'histoire de Metz en 1775, saint Livier naquit au Vème siècle et son martyre eut lieu à l'époque de l'invasion des Huns commandés par Attila en 451. Metz, capitale des Médiomatriciens, que Ptolémée, dans sa géographie, nomme Divodurum Mediomatricorum, se distinguait entre toutes les autres villes, par son importance et sa population. Elle était l'un des principaux et des plus anciens établissements celtiques. Elle se trouvait au centre de la grande nation des médiomatriciens.

    Respectée de ses dominateurs, elle avait sous sa dépendance des milices bien organisées, aguerries et commandés par de véritable hommes de guerre. Dans ces conditions on comprend qu'elle ait pu essayer de résister au flot des barbares qui l'inonda à la veille de Pâques en 451. Les Médiomatriciens se levèrent en masse pour repousser les envahisseurs et succombèrent glorieusement sous le nombre. Les églises et les sanctuaires furent détruits. Seul, le premier oratoire chrétien, élevé en l'honneur de Saint Etienne, fut sauvé, par l'intervention miraculeuse de Saint Clément, son fondateur.

    chateauA.jpg

    Le Château de Ladonchamps, qui faisait autrefois parti du patrimoine de saint Livier, a été cédé par un Gournay à la famille Lefebvre. (1)

    L'armée Messine était d'environ quarante mille hommes. Cette armée se recrutait dans une population calme et paisible, peu remuante et peu ambitieuse, mais courageuse et ferme à l'heure du péril. La situation de Metz avait fait de la ville une forteresse bien gardée, et, de ses défenseurs, de bons et vaillants soldats qui ne redoutaient ni les surprises, ni les attaques, ni le nombre des ennemis. 

    Saint Livier, jeune chef fut bientôt apprécié et aimé de ses soldats. On connaissait sa justice et son courage; il ne compta bientôt plus dans toutes l'armée que des coeurs qui lui étaient acquis. Il se mis avec un grand zèle à organiser, à instruire et à discipliner ses troupes; il veillait à tous leurs besoins, s'occupant des moindres détails, il se mêlait à ses soldats, les encourageait et développait leurs qualités militaires. Enfin chaque jour on sentait se resserrer les liens qui unissaient le jeune chef à son armée.

    Maintenant si nous jetons un coup d'oeil sur l'état des esprits dans tout le pays messin, nous voyons la population inquiète et en proie a de tristes pressentiments. Les âmes pieuses redoutaient de grands malheurs; elles étaient convaincues que la société, amollie par la civilisation de l'empire des Césars, était en décadence et que Dieu voulait la transformer. On ajoutait à ces présages, que seule l'église de Saint Clément serait épargnée, pour perpétuer la mémoire de son apostolat à Metz.

    attila-fleau-de-dieu-08-g.jpgVers 445, Attila règnait sur les Huns, peuple d'origine scytique établi dans la Pannonie. Il était le maître absolu d'un peuple nombreux qui ne se contentait plus d'adorer les idoles des anciens païens, mais qui rendait son hommage et son culte à la divinité sous le symbole d'une épée. Ce peuple répandu sur une grande partie de l'Europe, détruisait, ravageait, brûlait tout sur son passage : plus de cinq cents villes où places fortes avaient disparu, emportées par ce torrent dévastateur. En peu d'années cette multitude étendit sa domination sur toutes les provinces d'Allemagne et sur une grande partie de la Russie. On sait que les Gaulles ne furent pas épargnées.

    A la fin de l'hiver 451, les Huns se répandrient dans le bassin de la Moselle et dans les plaines de la Seille, au nombre de cinq cent mille combattants. Saint Livier, le chef messin réserva toutes ses forces pour défendre la capitale. Tous ses soins et toute sa sollicitude se concentrèrent sur ce point important. Les remparts étaient réparés, la forteresse pourvue de tous les engins et des munitions de guerre, les première attaques repoussées : habitants et soldats rivalisaient de courage et de zèle. Saint Livier montra tout ce qu'on peut attendre d'un héros chrétien, il releva le courage de ses compatriotes. A la tête d'une poignée de braves, résolus comme lui, de vaincre où de mourir pour la cause de Dieu et de la patrie, il fit f63.highres.pngune sortie et attaqua avec tant d'impétuosité et de succès un corps d'armée ennemi, qu'il le tailla en pièces après en avoir tué le chef de sa propre main. Mais après des prodiges de valeurs, Livier succomba sous le nombre. Il déploya pendant la mêlée, une intrepidité et une audace surhumaines qui l'entrainaient au milieu des barbares et les remplissaient eux mêmes d'admiration et de crainte. Saint Livier enveloppé avec sa petite troupe par une nuée de barbares, fut pris les armes à la main. Il ne restait plus de ses glorieux compagnons que quelques survivants couverts de blessures et de sang. On les chargea de chaînes, on voulu les faire abjurer la religion chrétienne. Ce fut en vain que l'on employa les promesses et les menaces la plupart moururent dans les tourments. Saint Livier demeura inébranlable.

    Les Huns s'emparèrent de la ville et de la citadelle qu'ils réduisirent en cendres. La Chapelle de Saint Etienne seule resta debout au milieu des ruines.

    la-mort-de-saint-livier-1.jpgAprès la défaite des Champs catalauniques les Huns décident de se venger en massacrant leurs prisonniers. Livier est amené dans une grande prairie, il était plein de calme et de majesté, il regardait le mort en face avec la fermeté du soldat et la douceur d'un saint. Sur un ordre de ses chefs, un Hongre le décapite alors qu'il est en prière. Il ne s'effondre pourtant pas. Il se relève, prend sa tête tombée sur le sol et, à pas lents, se dirige vers une colline proche où il finit par se coucher sur le sol. Les Huns, térrifiés à la vue du martyre qui ne tombait pas comme un mort, se dispersèrent ausitôt. Les habitants de vallée de la Seille acoururent pour procéder à ses funérailles. Ils empruntèrent des briques à une construction abandonnée et élevèrent un tombeau à l'endroit même ou le saint s'était arrêté, et ou sa tête en touchant la terre avait fait jaillir une source d'eau vive, disent les chartes de Saint Arnould. La dépouille du saint y fut pieusement déposée , on planta quelques arbustes pour indiquer aux pèlerins la place ou reposait saint Livier. On voit en plusieurs endroits de la Chrétienté, des puits qui doivent leur célébrité à de semblables prodiges que Dieu a opérés pour honorer ses saints. 

    chapliviers.jpgLa chapelle bâtie sur le tombeau du martyr a traversé les siècles et n'a eu à subir ni destruction ni la ruine, plus heureuse que l'abbaye Salivale, sa voisine de qui elle dépendait et qui a disparu pendant la tourmente révolutionnaire.

    Livier est le héros chrétien du siège de 451. Son martyr a un sens, il tend à expliquer que, malgré tous les désastres, la foi sauve, qu'elle demeure plus forte que la mort. Sur le mont Saint-Jean, près de Marsal et de Moyenvic, la chapelle et la source Saint-Livier perpétuent son souvenir.

    Source : "La vie de Saint Livier" par Monsieur l'Abbé de Tinseau (1886).

    (1) Sur la gauche de ce dessin, seule subsiste actuellement la petite chapelle castrale de la Nativité de la Très-Sainte-Vierge-Marie. L'héritier des marquis de Ladonchamps mettra celle-ci à la disposition de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X pour ses messes dominicales.

  • Compte rendu de la Grande Fête Catholique et Légitimiste du Lyonnais et de la Bourgogne

    att7.jpgCe matin du 1er juin 2013, la signalisation routière de la petite ville d'Attignat, au coeur de la Bresse savoyarde, rappelle les bornes royales mises en place sous le règne de Louis XV. des fleurs de lys ornent les poteaux indicateurs de l'agglomération.

    Lorrain, Franciliens, Bretons, Angevins, Limousins, Provençaux, etc.., n'ont aucune difficulté pour rejoindre le château de Salvert et son espace culturel où va se dérouler la :

    « Grande Fête Catholique et Légitimiste de Lyonnais et de la Bourgogne ».

    Des Bressans, des Lyonnais, des Bourguignons et des légitimistes des provinces voisines sont déjà à pied d'oeuvre.

    att6.jpgLa grande salle, magnifiquement décorée, est séparée en deux : une partie réservée aux conférences, l'autre à une bonne dizaine de stands. Tout au long de la journée, les participants n'auront que l'embarras du choix. Une seconde salle est réservée au déjeuner.

    Mais l'attention de tous se porte particulièrement vers les conférenciers.

    Le matin, l'intervention de Philippe Pichot-Bravard a pour thème : « Le Droit Naturel, condition nécessaire à l'Etat de Droit ». Un sujet on ne peut plus d'actualité, en ces temps où la république accélère la promulgation de lois contraires. La réflexion permet de mieux mesurer l'étendue de la décadence, de la subversion et, sans doute, de ne pas se tromper quant aux moyens utiliser pour stopper l'une et l'autre. 

    att5.jpg

    Justement, l'après midi, Charles-Antoine Cardot analyse, à travers l'oeuvre de Claude de Seyssel, le moyen qui a conduit la France vers les sommets. Nous en retiendrons, ici, deux titres tirés d'un ouvrage de Seyssel, conseiller et maître des requêtes de Louis XII, évêque de Marseille puis archevêque de Turin :

    « De l'état monarchique en général, qu'il est meilleur que nul autre » - « De la Monarchie de France en particulier, qu'elle est meilleure que nulle autre ».

    Voilà de quoi alimenter réflexions et discussions dans nos cercles et sur le forum Royaume-de-France ( http://royaume-de-france.clicforum.com/index.php ), dont les jeunes adhérents sont de plus en plus nombreux à se donner rendez-vous à la fête organisée, depuis trois ans déjà, par l'Union Légitimiste du Lyonnais et de la Bourgogne, une union regroupant la Fédération Légitimiste des Trois Provinces (Cercle Ste-Clotilde, de Bourgogne, Cercle Ste-Jeanne d'Arc, de Bresse, Cercle de la Rochejaquelin, du Lyonnais) et le Cercle PSB en Lyonnais - Forez - Beaujolais.

    Un grand merci aux organisateurs et à l'année prochaine !

     

    (Source : numéro 135 de La Gazette Royale)

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  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 08 Juin 2013, à Nancy (54 000).

     

     

    baudricourt.gif


    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • DISCOURS PRONONCE LE 8 MAI 2013 AU PIED DE LA STATUE DE SAINTE JEANNE D'ARC A STRASBOURG (ALSACE)

    Chers amis, 

    strasbourg.jpgPourquoi sommes-nous réunis en ce 8 mai 2013 ? Il s’agit, ce jour, du 584ème anniversaire de la levée du siège d’Orléans par les Anglais. La Pucelle Jeanne était arrivée à Orléans le 29 avril, après quelques assauts et finit par libérer la ville. Cette victoire lui donne un prestige immense, son courage a frappé tout le monde. Certes, elle avait déjà impressionné par sa persévérance pour aller jusqu’au Roi, en allant par deux fois solliciter le capitaine de Vaucouleurs Robert de Baudricourt. Elle provoqua l’étonnement et la stupeur lorsqu’elle reconnue le Roi Charles VII pourtant dissimulé parmi les hôtes de la cour. Elle ne faisait que concrétiser la prophétie selon laquelle la France, perdue par une femme (Isabeau de Bavière), serait sauvée par une vierge.

    Pourquoi choisir ce jour pour rendre hommage à Jeanne ? Simplement parce que c’est après cette victoire qu’elle semble, pour ceux qui en doutaient encore, toute destinée à porter le Roi jusqu’au sacre.
    Il faut revenir alors sur la situation de la France à cette époque. En pleine guerre de Cent Ans, envahie par les Anglais, déchirée entre le parti des Bourguignons et celui des Armagnacs avec chacun son prétendant. Le Roi légitime selon les Lois fondamentales du Royaume, Charles VII, fils de Charles VI dont le règne fut affaibli par ses crises épileptiques, est contesté. La situation de la France n’est finalement pas si différente d’aujourd’hui, divisée en partis, dans une guerre continuelle qui atteint des sommets tous les 5 ans lors des élections présidentielles. Comme aujourd’hui, le Roi légitime est là, prêt à être sacré à Reims, mais n’est pas reconnu. Hier Charles VII, aujourd’hui Louis XX.
    La mission de Jeanne était donc simple, venant directement du Ciel. Il lui est demandé de chasser les Anglais et de faire sacrer Charles VII. Si la première mission est sans cesse mise en avant, particulièrement par les Républicains qui ont récupéré l’image de Jeanne depuis la première Guerre mondiale, la deuxième mission est mise aux oubliettes ou du moins jugée moins importante.
    Pourtant, c’est celle-ci que Jeanne tient le plus à cœur. Dès la ville d’Orléans libérée, elle ne pense qu’à une chose, emmener le Roi à Reims pour le faire sacrer!
    Évidemment, ce passage de l’histoire doit être mis en arrière, car la récupération républicaine de la Pucelle doit montrer que celle-ci était une nationaliste forcenée, et que l’histoire de France dans une parfaite continuité devait mener à la République.

    Jeanne n’est pas l’héroïne de la République ou des nationalistes :
    Cela ne peut que nous scandaliser, nous Légitimistes, lorsque nous sommes confrontés aux images du 1er mai, où le Front National rend hommage à Jeanne entourée de drapeaux tricolores, négation même de ce pour quoi elle s’est battue…
    Sainte_Jeanne_d_Arc_vitrail.jpgJeanne a bravé toutes les embûches et les difficultés pour obéir à ces voix du Ciel qui lui demandaient, non pas de prendre un saint ou un grand homme pour le faire roi, mais simplement de faire sacrer le roi légitime gardien du Bien commun, Charles VII, ce dernier qui après avoir été sacré ne sauvera même pas la Pucelle lorsqu’elle sera aux mains des Anglais. Ceci nous montre que ce n’est pas l’homme Charles VII que Dieu a choisi, mais bien ce qu’il représente par la dynastie dont il fait partie, dynastie choisie par Dieu pour diriger la France afin d’y faire régner sa Loi.
    Jeanne est le symbole même de l’alliance du Trône et de l’Autel constitutive de la France depuis le baptême de Clovis. Elle nous montre que même dans les heures les plus sombres, Dieu n’abandonne pas la France et le fils aîné de son Église. Nous ne devons donc pas désespérer, nous Légitimistes, gardiens de cet héritage qui est l’âme de la France. N’écoutons pas les sirènes de la République qui trompent les Catholiques par le piège du vote. Ce n’est pas pour rien que le Bienheureux pape Pie IX parlait de « mensonge universel » à propos du suffrage universel. Agissons en français et en catholiques. N’utilisons pas les armes de l’ennemi qui ne font que faire avancer sa cause. C’est ce que disait fort justement Georges Fonsegrive :"Lutter révolutionnairement contre la révolution, c’est encore travailler pour elle."
    Faisons, comme Jeanne. Prions et agissons. Mais agissons en adéquation avec le but que nous poursuivons. Ayons confiance en Dieu, mais n’oublions pas que sans notre concours la France ne pourra renaître. « Les gens de guerre combattront, et Dieu donnera la victoire » disait Jeanne.
    Ces gens de guerre, ce sont nous. Formons-nous, prêchons à temps et à contre-temps, vivons en accord avec nos principes et transmettons cet héritage légué par nos illustres ancêtres. Alors l’espérance fleurira à nouveau, la Vérité éclatera et tout sera prêt pour le retour du Roi, avec la grâce de Dieu.
    Pour finir, n’abandonnons pas l’étendard immaculé porté par Jeanne lors de ses victoires, étendard de nos Rois, étendard de la France et antithèse du drapeau tricolore révolutionnaire à jamais tâché du sang de la Vendée. Enfin surtout, n’oublions jamais le principe directeur de toute l’action de la sainte Pucelle :
    « Messire Dieu premier servi ! »


    Vive la France, vive le Christ-Roi et vive son Lieutenant sur terre, le Roi légitime Louis XX !

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    Source :

    Discours du Cercle Légitimiste Saint-Materne (Alsace)

  • Compte rendu de la journée « dans les pas et sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc »

    porte.jpgC’est sous un ciel nuageux et couvert que se sont rassemblés samedi matin 04 mai 2013 à Vaucouleurs  sur les décombres du château du Sire Robert de Baudricourt les participants à la journée « dans les pas et sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc ». Ils sont venus des quatre coins de la Lorraine, mais aussi d’Alsace, et même du Limousin !

    A 10H00 débutait la visite de ce haut lieu historique, notre guide captivait rapidement son auditoire en expliquant le parcours général, mais aussi et surtout l’épisode de la pucelle à Vaucouleurs, élément important pour ne pas dire « déterminant » dans la mission divine de Jeanne mandatée par le ciel. Puis, nous nous sommes dirigés à l’intérieur de la chapelle où notre groupe a pu admirer la magnificence des vitraux, avant de descendre dans la crypte là même où Sainte Jeanne d’Arc se rendait régulièrement pour prier lors de son passage dans la petite châtellenie restée jadis fidèle au roi de France. Nous avons visionné en ce lieu particulièrement émouvant un petit film en trois dimensions fort intéressant, mais non détaché de toutes critiques pour notre attroupement d’érudits et de fidèles (Charles VI n’était pas fou comme on le raconte trop souvent, mais épileptique… !). Avant de quitter la crypte, notre groupe a adressé une prière collective au pied de la célèbre statue en pierre de la Vierge à l’enfant devant laquelle Sainte Jeanne d’Arc s’est recueillie elle-même autrefois à de nombreuses reprises. Les effets d’ailleurs ne se sont pas fait attendre, puisqu’à notre sortie de cette construction souterraine, les premiers rayons de soleil commençaient à percer le ciel encore chargé de nuages…

    La matinée s’est terminée par la visite du musée Johannique de Vaucouleurs où quantité de pièces sont entreposées : dessins, maquettes, cartons de vitraux, estampes, bronzes et affiches représentent l’imagerie basi.jpgjohannique. Après avoir remercié notre guide nous avons rejoint nos véhicules pour nous diriger en direction de Domrémy-la-pucelle, au restaurant « accueil du pèlerin » où nous étions attendus pour le déjeuner.

    C’est sous un soleil radieux et un ciel bleu complètement dégagé que nous sommes arrivés au pied de la basilique du Bois Chenu, cette fois nous en avions la certitude, le ciel était avec nous pour parachever cette belle journée. Rassemblés autour d’une bonne table, les convives des différentes provinces font connaissance et les discussions vont bon train. A la fin du repas, nos hôtelières nous ont gratifié d’un retentissant « Ave Maria ».

    la-statue-de-jeanne-d-arc-le-4-janvier-2012-dans-sa-maison-natale-a-domremy-dans-les-vosges.jpg

    Après avoir quitté le restaurant, nous avons visité très rapidement le magnifique intérieur de la basilique du Bois Chenu, peu de temps avant de nous diriger vers la maison natale de Sainte Jeanne d’Arc, où nous attendait notre prochain guide pour poursuivre notre programme fascinant. L'ensemble sous l’œil vigilant et bienveillant de notre accompagnateur Monsieur Charles, héritier spirituel et gardien de la mémoire des travaux inégalés de Monsieur Henri Bataille.

    reportage1.JPGLa maison de Jeanne, berceau de son enfance, lieu chargé d’histoires et riche en émotions. Cette petite maison couverte d’un toit en appentis, comporte quatre pièces au rez-de-chaussée et un grenier servant à entreposer vivres et matériels. On peut notamment y voir des cheminées monumentales, une plaque de foyer décorée datant du XVIème siècle, ainsi qu’une statue en bronze représentant Jeanne d’Arc en prière. Au dessus de la porte d’entrée se trouve une statue de Jeanne agenouillée en armure. Au dessous un tympan datant de 1481 sculpté d’armoiries : les armes de France avec trois fleurs de lys, les armes de la famille Thiesselin, et les armes de Jeanne offerte par le roi Charles VII. Puis à proximité immédiate de la maison natale, emmené par notre accompagnatrice notre groupe s’est orienté en direction du « Centre Johannique », qui, a véritablement offert à nos visiteurs une découverte approfondie du monde médiéval  et des enjeux politiques qui qualifient la fin de la guerre de cent ans. Cet endroit comprend trois espaces complémentaires : le déambulatoire, la grande galerie et la salle de projection ou nous avons vu là aussi un petit film très intéressant. A la sortie de ce musée, et avant de quitter Domrémy-la-pucelle, notre groupe est passé rapidement par la petite Eglise du village, lieu du baptême de Jeanne, qui conserve des vestiges contemporains de la sainte (fonts baptismaux et sculptures). Puis enfin, par la petite boutique souvenirs de Domrémy où quelques uns d’entre nous se sont laissés tenter par « quelques achats » (livres, épinglettes à fleurs de lys…).

    cercle robert de baudricourt,cercle saint materne,rendez-vous légitimiste,alsace,lorraine,uclf,vaucouleurs,domrémy,sainte jeanne d'arc,légitimitéIl était déjà 16H00, l’heure de rejoindre tous ensemble une dernière fois nos véhicules pour nous rendre à l’ermitage de Notre-Dame de Bermont, notre dernière étape, située à trois kilomètres au nord de la commune de Greux. Nous avons été chaleureusement accueillis par Monsieur Olivier et son épouse, qui nous ont conté avec beaucoup de passion l’histoire de cet ermitage et de sa petite chapelle, qui fut un lieu de prière et de dévotion régulière de Jeanne auprès de la Statue de Notre Dame de Bermont. Les membres de notre groupe ont été particulièrement enchantés par ce qu’ils ont pu apprendre, par les connaissances exceptionnelles et le don de ce dernier guide pour nous les transmettre. Nous ne pouvions espérer pour terminer cette journée étincelante, conférence plus intéressante, passionnante et documentée.

    Pour terminer ce petit compte rendu, qui je l'espère aura remémoré pendant un instant à quelques uns de nos lecteurs de très bons souvenirs. Les membres du Cercle Robert de Baudricourt se joignent tous à moi pour remercier chaleureusement nos amis alsaciens, et plus particulièrement encore le président fondateur du Cercle légitimiste Saint Materne, pour s’être associés à nous et avoir ainsi participé au succès de ce grand rendez-vous légitimiste placé « dans les pas et sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc ! ».

     

    Reny_F