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03/10/2020

Bicentenaire de la naissance du Comte de Chambord Sainte-Anne d’Auray - Message Mgr le Duc d'Anjou

Louis XX ste Anne d'Auray.JPGChers Amis,

Chers fidèles du Comte de Chambord et de la Légitimité

 

Nous commémorons à quelques jours près le 200e anniversaire de sa naissance le 29 septembre 1820 au Palais des Tuileries à Paris.

29 septembre 1820 – 3 octobre 2020. Deux siècles que l’on aborde avec une certaine émotion.

Deux siècles, cela peut paraître long et pourtant comme le Comte de Chambord est proche de nous, pour ce qu’il représente, comme héraut de la légitimité monarchique, mais aussi pour ce dont témoignent ses actions et ses écrits.

Deux siècles après sa naissance, Henri, duc de Bordeaux, Comte de Chambord, l’enfant du miracle, demeure un des personnages incontournables de l’histoire de France. Ce monument en témoigne. Souvent, il est qualifié de seul monument élevé à la mémoire du Comte de Chambord. Il me semble qu’il serait plus juste de dire qu’il s’agit du seul monument élevé en France en souvenir d’un roi qui n’a pas régné…pour montrer toute la place qu’il tient dans l’histoire …Sur ce monument c’est bien le roi qui est figuré et non le Prince. Il est représenté en costume de sacre, c’est-à-dire en dépositaire de la royauté légitime qui trouve son pouvoir dans la conjonction de l’hérédité et de l’onction. Quel symbole !

N’est-ce pas ainsi qu’il était considéré par nombre de ses contemporains, qui l’appelaient avec révérence Henri V. Ce Roi sans couronne exerçait un grand pouvoir moral. Rien ne pouvait se faire sur le plan intérieur comme extérieur, sans que les regards se tournent vers lui. « Qu’allait dire ou penser le Comte de Chambord ? ».

Il était présent dans tous les grands débats de son époque : politique religieuse à travers ses rapports avec la Papauté et avec nombre d’Evêques ; politique internationale face aux nationalités naissantes ; réorganisation de l’agriculture confrontée aux nouvelles techniques, aux engrais industriels et au début de la mécanisation ; questions institutionnelles avec le grand débat du moment entre centralisation et décentralisation ; sans oublier la politique coloniale, qui s’ouvrait dans un contexte nouveau sous la pression anglaise et pour laquelle la France devait marquer son originalité, c’est-à-dire ne pas tout sacrifier au commerce et à la finance, mais veiller aussi au respect des hommes.

Son message, sur bien des points, demeure toujours actuel. En effet, né dans un siècle qui a connu beaucoup de changements, il a su rester fidèle aux principes de la royauté française sans tomber dans les excès de toutes les apparentes modernités parées du nom de progrès, là où il n’y a souvent que travestissement de l’ordre naturel. Au contraire, le Comte de Chambord a su faire le tri entre le bon grain et l’ivraie au service de la Vérité et du Bien commun.

Le voici ici entouré de sainte Jeanne d’Arc dont on commémore également cette année le centenaire de la canonisation, de sainte-Geneviève, de Du Guesclin et de Bayard. La Foi et le courage. Il ne pouvait être mieux entouré !

Avant de déposer une gerbe en hommage au Comte de Chambord, je voudrais ajouter une chose : quelques jours avant d’entrer dans l’année du bicentenaire, ce monument a bénéficié de la protection des Monuments historiques. Comment ne pas y voir le signe que le Comte de Chambord fait bien partie de ce qui constitue l’histoire de France. Ainsi en ce jour je tiens à exprimer tous mes remerciements à ceux qui ont contribué à cette reconnaissance. Ma gratitude va en particulier au baron d’Audiffret, propriétaire des lieux qui les entretient avec grande fidélité.

 

A tous et à vous ici présents, merci de votre fidélité au Comte de Chambord et à ce qu’il incarne.

 

Louis, Duc d’Anjou

 

Source : ICI

15/08/2011

99ème pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d'Auray

Sainte-Anne d’Auray
24 et 25
septembre 2011

monument-du-comte-de-chambord-sainte-anne-dauray.jpg

 
PROGRAMME 


Samedi 24 septembre
au choix : marche ou visite
Marche
13h45 Accueil devant le monument du Comte de Chambord
14h00 Départ de Sainte-Anne d'Auray (covoiturage) Marche du pèlerinage, de N-D de Lézurgan (Plescop, 56) à Sainte-Anne d'Auray (10 km)

Visite
14h30 Rendez-vous devant le parking (gratuit) St-Joseph La Garenne Rue Jehan de Bazvalan Vannes
Visite guidée de Vannes (Habitat du Moyen-Âge, fortifications, patrimoine religieux,…) et du musée d'histoire et d'archéologie.

19h30 Près du monument du Comte de Chambord
Dîner (Galettes-saucisses, …)
Veillée  


Dimanche 25 septembre
10 h 00 Messe, au Champ des Martyrs
Renouvellement de la consécration de l'UCLF au Sacré-Coeur  


pierrebodin.jpg12 h 00 Dépôt de gerbes au monument du Comte de Chambord
Allocution du président de l'UCLF  


12 h 30 Repas (au choix : Restaurant La Croix Blanche ou pique-nique)

 
15 h 00 Conférence : "La politique religieuse sous la Restauration ".
Après-midi : nombreux stands  


17 h 30 Clôture  


MODALITES PRATIQUES
TRANSPORTS


- SNCF : descendre en gare d'Auray (Morbihan). Préciser l'heure d'arrivée. Des navettes, Auray / Sainte-Anne, seront assurées sur demande : le samedi de 11 h 00 à 14 h 00 et le dimanche après 17 h 00

- ROUTE : Sainte-Anne d'Auray est à 18 km de Vannes et à 6 km d'Auray. Parking devant l'esplanade de la Basilique, rue Abbé Allanic. (Michelin 63/2)

HÉBERGEMENT


HÔTELS : la Fédération Bretonne Légitimiste (B.P. 10307 35703 Rennes Cedex 7 - fed.bretonnelegitimiste@orange.fr) peut envoyer la liste des hôtels, avec tarifs. (joindre enveloppe timbrée pour la réponse). Autres possibilités d'hébergement, sur demande.
REPAS - Le dimanche midi, menu restaurant (seules les inscriptions accompagnées du règlement seront retenues : dernier délai : 15 septembre – Au-delà, majoration de 2€ ). – Possibilité de pique-nique près du restaurant.

 

99ème pèlerinage


LOUISPRINCE.JPGLe premier pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d'Auray a eu lieu en 1844 pour le 25ème anniversaire d'Henri V (Comte de Chambord). Arrêté en 1914, il a été repris en 1983. Sous l'égide de l'Union des Cercles Légitimistes de France, il est organisé par le Cercle Légitimiste Georges Cadoudal et les autres Cercles de la Fédération Bretonne Légitimiste. Témoignage d'adhésion et de fidélité aux principes qui ont fait la France, ce pèlerinage est le garant de la force des cercles légitimistes dont la vocation est d'oeuvrer au renouveau de notre pays en lui redonnant ses Institutions naturelles.

Pour vous renseigner
- Cercle Georges Cadoudal : 02 97 45 46 80 cercle.cadoudal@yahoo.fr - Fédération Bretonne Légitimiste (F.B.L.) : B.P. 10307 35703 Rennes cedex 7 

09 71 31 10 40 - fed.bretonnelegitimiste@orange.fr
Documentation – Librairie – Souvenirs
- Le dimanche après-midi, aux stands de la F.B.L. et de l'U.C.L.F., vous pouvez vous renseigner sur la légitimité en Bretagne et en France.
- Les cercles légitimistes de Bretagne présentent leurs activités.
- La librairie Dobrée (14, rue Voltaire à Nantes) vous offre un choix très important de livres.
- Chaque année, des auteurs tiennent à participer au pèlerinage, ils dédicacent leurs ouvrages.
- Divers stands vous présentent des souvenirs religieux, légitimistes ou bretons.

LA FÉDÉRATION BRETONNE LÉGITIMISTE VOUS PROPOSE :
- La Blanche Hermine, la revue des Chouans de Bretagne abonnement ordinaire : 20,00 €, de soutien : 27,00 €
- ses deux manifestations fédérales

L'UNION DES CERCLES LÉGITIMISTES DE FRANCE VOUS PROPOSE :
- La Gazette Royale, la revue de la tradition catholique et royale abonnement ordinaire : 15,00 €, de soutien : 20,00 €
- ses sites Internet : www.uclf.org - www.viveleroy.fr

- L'université d'été Saint-Louis (du 20 au 27 juillet 2012)
- Le pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d'Auray. Adhérez au cercle légitimiste de votre province
(Renseignements : U.C.L.F. ou F.B.L.)  

Saint_Pie_X_1.jpg"Qu’ils soient persuadés (.) qu’il lui [l’Église] suffit de reprendre, avec le concours des vrais ouvriers de la restauration sociale, les organismes brisés par la Révolution et de les adapter, dans le même esprit chrétien qui les a inspirés, au nouveau milieu créé par l’évolution matérielle de la société contemporaine : car les vrais amis du peuple ne sont ni révolutionnaires ni novateurs, mais traditionalistes." Saint Pie X

 

Télécharger le tract et le bulletin d'inscription : 

http://documents.uclf.org/110924.pdf

15/06/2011

ET SI LE COMTE DE CHAMBORD AVAIT EU RAISON ?

comte de chambordNombreux sont les historiens et les politiques qui rendent le petit-fils de Charles X responsable de l'échec des tentatives de restauration monarchique du XIXè siècle. Le duc de Castries, dans son ouvrage intitulé Le grand refus du Comte de Chambord, s'est montré un des plus critiques envers le Prince, traçant de lui un portrait sans concession et par là sans justice. Qu'il suffise, pour s'en convaincre, de retenir la conclusion de l'académicien :  "… par son attitude, le Comte de Chambord a pris, à l'égard de sa patrie, une responsabilité plus grande que toutes celles assumées par ses trente-six prédécesseurs". Après un tel réquisitoire, la cause paraît entendue. Pour ses détracteurs donc, le descendant de saint Louis, par son incompréhension et son obstination, a signé l'arrêt de mort de la lignée capétienne !

Cependant, aujourd'hui, alors que le temps a fait son oeuvre et apaisé les esprits, il s'avère possible de porter un jugement plus équitable sur le comportement de l'exilé de Frohsdorf. Ceci d'autant mieux que le spectacle des monarchies européennes subsistantes montre clairement, chez nos voisins, comment les institutions royales ont évolué.

Pour beaucoup, le problème du retour aux affaires de la branche aînée des Bourbons, après 1830, tient en cette formule lapidaire : " Le Prince ne veut pas du drapeau tricolore." La réalité, comme souvent dans les choses humaines, est plus complexe. Derrière cette querelle se profile l'opposition irréductible entre deux conceptions politiques, celle du Prince attaché au rétablissement de la monarchie traditionnelle et celle des "orléanistes", épris de libéralisme, prêts à faire endosser au futur souverain les habits de la Révolution ; non certes ceux de la Terreur sanglante de 1794 mais au moins ceux de la prise de la Bastille et de la Fête de la Fédération. Henri V avait vu clairement que la défense de la nature même de la royauté et celle du drapeau blanc participaient d'un unique combat : " Le drapeau est le symbole, l'expression extérieure du principe ; il est la manifestation devant le peuple, la seule qu'il voie, la seule qui ait pour lui une signification décisive et voilà pourquoi le principe et le drapeau ne peuvent être séparés".

stéphane rialsLe professeur Stéphane Rials résume fidèlement la situation ainsi créée : " L'attitude du Comte de Chambord, si volontiers tournée en dérision aujourd'hui, était d'une absolue logique au regard des principes qu'il a incarné. Ce qu'il rejetait dans le drapeau tricolore, c'était la souveraineté nationale, le libéralisme, le parlementarisme et peut-être, au-delà, tout un pan de la sensibilité moderne rationaliste et anthropocentrique. Ce qu'il voulait défendre, avec le drapeau blanc, c'était une certaine idée de la monarchie paternelle et chrétienne, tempérée par l'amour et la religion plus que par tel mécanisme constitutionnel abstrait."

On voit bien, au travers de ces quelques lignes, le fossé séparant orléanistes et légitimistes. L'accession au pouvoir de Louis-Philippe 1er, fils de Philippe-Egalité et lui-même "combattant" de Valmy, fit monter sur le trône un souverain voltairien qui se voulait tout à la fois héritier de nos Rois et de la Révolution. Il espérait ainsi réaliser l'impossible mariage entre modernisme et tradition. Cette tentative donna naissance à une royauté sécularisée –la meilleure des républiques selon ses partisans tournant le dos à l'antique Pacte de Reims. Sous l'Ancien Régime, " la monarchie française s'était développée dans une atmosphère religieuse. […] La mystique propre de la royauté qui avait fait du roi le représentant de Dieu pour définir et réaliser le bien de ses peuples était d'origine religieuse, la vénération à l'égard du roi muni de la grâce de son sacre n'était qu'un reflet du sentiment religieux "

La mort du Comte de Chambord, dans l'été de 1883, laissa les légitimistes dans le désarroi. Les plus pessimistes crurent assister à la fin de la dynastie la plus prestigieuse de l'Occident, pour eux un monde s'écroulait et disparaissait à tout jamais. D'aucuns, plus réalistes et plus au fait des règles de succession, reportèrent leur fidélité sur les descendants de Philippe V d'Espagne (1683-1746), lequel, en son temps, avait promis de ne jamais oublier qu'il était du sang de France. D'autres, découragés ou mal inspirés se rangèrent sous la bannière orléaniste, faisant allégeance au comte de Paris. Certains enfin, en désespoir de cause, acceptèrent la République, d'autant que Rome reconnaissait, au moins du bout des lèvres, la légitimité de ce régime. Cette décision faillit mettre un terme définitif au combat légitimiste.

En ce début du XXIè siècle, en suivant attentivement l'évolution des dernières monarchies européennes, nous comprenons combien le fils du duc de Berry a eu raison de ne rien abandonner du principe auquel il s'était identifié. Sous les plis de l'étendard des Conventionnels son héritage aurait été dénaturé. Les monarques qui ont survécu en s'adaptant à l'idéologie dominante ne possèdent plus que les "apparences inutiles du pouvoir" la réalité étant passée en d'autres mains.

 Que penser, par exemple, du souverain espagnol qui, redevable de sa couronne général Franco, appose maintenant sa signature, sans état d'âme apparent, sur des textes gouvernementaux que ne renierait pas la République laïque et anticléricale des années trente ? Se souvient-on du roi des Belges, Beaudouin 1er qui "abdiqua" pendant 36 heures pour ne pas avoir à signer une loi dépénalisant l'avortement. Une autre plume a paraphé le document à sa place ! Et les gazettes ont loué le courage du monarque ! N'oublions-pas que dans la Communauté des vingt-sept, républiques et royaumes coexistent sans problème, l'unité se réalisant autour de l'idéologie démocratique, concept bien éloigné de la véritable monarchie.

Tout pousse à donner raison au Comte de Chambord qui, du fond de son domaine autrichien, a pressenti l'évolution inéluctable. Si elle l'avait emporté, la coterie libérale aurait imposé au roi les mêmes compromissions. Le plus sage était de réserver l'avenir en gardant intacts les principes qui ont fait la France et qui assureront demain son renouveau.

 

PIERRE VALANCONY

(Article paru dans la Blanche Hermine)

12/04/2011

Le légitimisme ou la pensée royaliste traditionnelle

charles XAprès la Révolution, l’avènement de la Ire République et du Ier Empire, il y eut deux rois légitimes régnants : Louis XVIII (de 1814 à 1824) et Charles X (de 1824 à 1830). Leurs règnes furent marqués par une politique courageuse allant à l’encontre de la révolution de 89.

Après le règne de Charles X, Louis-Philippe d’Orléans usurpa le trône de France en empêchant le roi légitime (Henri V, Comte de Chambord) de succéder. Ce fut la véritable naissance du courant légitimiste qui s’opposait à l’usurpation dynastique des Orléans, et surtout à la politique libérale des grands bourgeois qui soutenaient Louis-Philippe, digne continuateur de la révolution bourgeoise de 89.

Ce courant, dit légitimiste ― parce qu’il voulait renouer avec la légitimité politique de la monarchie chrétienne ― connut un vif succès : Henri V sut rassembler les français restés fidèles à la tradition catholique et monarchique. Le mouvement légitimiste assure depuis lors l’héritage de la pensée de l’Ancienne France ; il s’oppose diamétralement à la Révolution libérale, nationaliste ou socialiste ; en cela il est le seul mouvement politique authentiquement contre-révolutionnaire parce que le seul antérieur à la Révolution ; sa devise est celle des Chouans : “Dieu et le Roi”.

Louis PhilippeHenri V, tout comme le célèbre écrivain légitimiste Antoine Blanc de Saint-Bonnet, prit toujours position dans la vie politique française contre les injustices sociales ou lorsque l’enseignement de l’Église catholique se trouvait bafoué par la fausse “monarchie” louis-philipparde. Son intervention la plus notable fut, sans doute, sa Lettre sur les Ouvriers, dans laquelle il s’opposait à l’égoïsme bourgeois qui exploitait les populations ouvrières, allant à l’encontre de la dignité qu’on doit aux créatures de Dieu. Nombre d’auteurs catholiques suivirent l’exemple de leur Prince (La Tour du Pin, Albert de Mun qui fut à l’origine de toute nôtre législation sociale,…)

Jusqu’à sa mort en 1880, Blanc de Saint-Bonnet dénoncera la démocratie, la politique du grand Capital, et le socialisme anti-chrétien.

Avec le décès d’Henri V, en 1883, le courant légitimiste, se trouva en sommeil. L’idée de monarchie avait été salie par le règne de Louis-Philippe, ce qui éloigna beaucoup de français de leurs princes (y compris ceux qui demeuraient légitimes). Mais c’est surtout le désastreux Ralliement de Léon XIII à la République qui porta le coup le plus rude au mouvement.

À partir de 1883, la flamme légitimiste se maintint pourtant malgré les obstacles : les princes (depuis Jean III jusqu’à Alphonse II puis Louis XX, l’actuel successeur légitime) rappelèrent leurs droits et devoirs à l’égard de la France. Des intellectuels, des organisations (Notamment, l’A.G.L.F. dans les années Cinquante fondée par G. Saclier de la Bâtie, à la demande de Mgr le duc d’Anjou et de Ségovie), des journaux se succédèrent : l’audience était mince, mais les principes purent ainsi se transmettre jusqu’à aujourd’hui.

Le légitimisme aujourd’hui

légitimisme, monarchie de juillet, comte de chambord, uclf, gérard saclier de la bâtieAprès l’éclosion, dans les années 1960-70, de nombreuses associations culturelles proches des légitimistes, Gérard Saclier de la Bâtie entreprît de recréer un grand mouvement politique “royaliste-légitimiste” : ce fut la fondation de l’Union des Cercles Légitimistes de France (U.C.L.F.), à la Toussaint 1979. Ce mouvement reprend toute la tradition défendue par Henri V et le légitimisme historique : une tradition qui restaure le droit dynastique de France, et qui s’oppose aux idéologies filles de la Révolution.

Pour nous, il est clair que les institutions monarchiques sont le rempart nécessaire d’une société de Droit naturel et chrétien. Les royalistes trouvent naturellement leurs armes politiques dans un esprit opposé à celui qui défait les sociétés occidentales (attaque de la religion catholique, subversion culturelle, terrorisme d’État ou terrorisme totalitaire importé des pays ennemis de l’Occident chrétien).

Cet esprit de la monarchie chrétienne traditionnelle existe toujours : c’est lui, et lui seul, qui peut encore sauver nos sociétés minées par ces créatures révolutionnaires que sont, le socialisme délétère, le nationalisme haineux et enfin, le libéralisme individualiste dont la forme totalitaire (la technocratie asservie au grand capital) s’impose de plus en plus.

15/03/2011

De la naissance de l'Enfant du miracle, au Château de Frohsdorf

duc de berryQuel beau jour que ce 8 juillet 1815 : Louis XVIII rentrait dans son royaume et la nation acclamait son nom comme l'espoir d'un meilleur avenir. Rien n'était perdu; le Roi était là et le Roi, c'était tout. En quelques années, l'étranger était payé et quittait le territoire, la prospérité renaissait, le commerce et l'industrie prenaient un nouvel essor.
Tout semblait promettre un long avenir de bonheur; soudain, un crime affreux jette la consternation dans le pays; le 13 janvier 1820, le Duc de Berry, fils du futur Roi Charles X, et héritier de la famille royale, venait d'être assassiné par Louis Louvel un fanatique Bonapartiste.
La descendance de Louis XV était-elle destinée à s'éteindre ? Du sein du tombeau brillait une espérance: "Mon amie, avait dit l'infortuné prince à son épouse en larmes, ménagez-vous pour l'enfant que vous portez dans votre sein." Faible rayon au milieu des ténèbres, dernier espoir de la société française ! Dieu permit qu'il ne fut pas déçu, et le 29 septembre 1820, Henri - Charles Ferdinand Marie Dieudonné d'Artois, Duc de Bordeaux, naissait aux Tuileries, les poètes chantaient l'Enfant du miracle.
l'enfant du miracleLa veille au soir, la duchesse de Berry, ne croyant pas que l'évènement fût si proche, avait fait coucher toutes les personnes de son service. Mais, à peine étaient-elles endormies, qu'elles sont réveillées par ces mots prononcés par la princesse: "Allons, vite, vite! Il n'y a pas un moment à perdre." Elles accourent et l'une d'elle, Mme Bourgeois reçoit l'enfant. " Quel bonheur! s'écrie l'heureuse mère, c'est un garçon, c'est Dieu qui nous l'envoie."

A cinq heures du matin, le canon retentit. On devait tirer douze coups pour la naissance d'une princesse et vingt quatre pour celle d'un prince. En un clin d'œil, malgré l'heure matinale, Paris est sur pied. Royalistes et révolutionnaires, tous écoutent, les uns avec l'espoir du dévouement, les autres avec les appréhensions de la haine. L'intervalle entre le douzième et treizième coup ayant été plus long que les autres, beaucoup de personnes furent saisies d'un effroi qui se changea bientôt en joie.

Le 1 er mai 1821 fut le jour choisi pour le baptême de l’enfant du miracle en l'église Notre- Dame. L'éducation de Henri V commença presque au sortir du berceau, on en surveilla jusqu'au moindres détails. Pas un de ses caprices qui ne fût réprimé, par un de ses défauts naissants qui ne fût corrigé; on avait trop à cœur de le voir, un jour, rappeler sur le trône les vertus de Saint Louis, de Louis XII et de Henri IV. Quand le cours de son éducation classique fut achevé, le Prince entreprit une série de voyages qui devaient compléter son éducation militaire et ses études politiques et lui faciliter l'usage des langues étrangères...

château de frohsdorfFrohsdorf :

C’est en 1839 que Jean-Casimir, duc de Blacas d’Aulps, homme de confiance du roi Charles X, fit l’acquisition pour la somme de 175.000 florins sur sa cassette personnelle du château et des terres de Frohsdorf et Pitten situées en Basse Autriche. Par testament, ce dernier laissera le domaine de Frohsdorf et ses terres à « Madame la Comtesse de Marnes, Marie-Thérèse de France, comme une partie de ce que j’ai eu du roi Louis XVIII ».

Ce n’est qu’en 1844, peu de temps après la mort de son oncle le duc d’Angoulême (Louis XIX - roi de France durant vingt minutes très exactement), que le duc de Bordeaux, qui était alors devenu chef de la maison de Bourbon, prenait officiellement le titre de comte de Chambord.

comte de chambordC’est à Frohsdorf que la famille royale, proscrite de France par Louis-Philippe, allait vivre pendant près de 40 ans, de 1844 à 1883, date de la mort du comte de Chambord. Dans cette demeure où « la Cour » allait, pour la première fois, pouvoir pleinement s’installer, le jeune prince, sa soeur la princesse Louise-Marie, future duchesse de Parme et sa tante la duchesse d’Angoulême que tout le monde appelait « La Reine » purent alors faire placer les souvenirs historiques et reliques royales miraculeusement rescapés des Tuileries, qui avaient pu les accompagner dans leur exil et auxquels s’étaient joint les nombreux cadeaux qu’avaient fait de fidèles serviteurs de la monarchie légitime. 

La façade d’entrée du château se déploie sur 9 travées, elle est surmontée d’un important fronton, qui a conservé les grandes armes de France que le prince y fit apposer dès son arrivée, supporté par dix pilastres coiffés de chapiteaux d’ordre composite. Franchissant le porche d’entrée, le visiteur était accuelli par une imposante statue de Jeanne d’Arc, toujours aujourd’hui conservée dans une niche. Puis, il était reçu dans un vestibule ouvrant sur les salons de réception qui se succédaient en enfilade tout au long du rez-de-chaussée de l’aile du midi donnant sur un parc à la française.

château de frohsdorfLe grand salon ou salon rouge qui tirait son nom d’un ensemble de sièges précieusement garnis de tapisseries au petit point sur fond rouge exécutées par la duchesse d’Angoulême. C’est là qu’avaient été regroupés différents portraits historiques dont certains provenaient des collections de la duchesse de Berry.

histoire,l'enfant du miracle,louvel,château de frohsdorf,légitimité,comte de chambord,louis xix,charles x,duc de berryL’enfilade des salons se terminait par le salon gris, celui-là même où s’éteignit Henri V le 24 août 1883. Après la mort du prince, la pièce avait été transformée en sanctuaire par la comtesse de Chambord. C’est dans ces salons que vivaient le comte et la comtesse de Chambord entourés de leurs neveux Bourbon-Parme qui à partir de 1864, date de la mort de leur mère, vinrent vivre le plus souvent à Frohsdorf. La pièce la plus émouvante du château de Frohsdorf était sans conteste la chambre où s’éteignit la duchesse d’Angoulême en 1851. La princesse y conservait dans une armoire reliquaire toute une série de pieux souvenirs lui rappelant la douleur de sa captivité au Temple.

chapelleSituée dans l’aile Nord du château, la chapelle du château, qui était dédiée à Saint Jean, avait été transformée par le comte de Chambord en 1859 avec un décor de pilastres de marbre veiné rouge et de frises de stuc blanc et or mêlant fleurs-de-lys et croix de Saint Esprit tandis qu’au centre du plafond, une importante peinture figurait l’apothéose de l’empereur Saint Henri sous les traits du comte de Chambord en manteau royal.

30.jpgLa deuxième guerre mondiale n’épargnera pas le château de Frohsdorf. Il sera d’abord réquisitionné en 1941 par l’occupant allemand qui le transformera en hôpital militaire avant d’être contraint de le quitter en 1945 face à l’avancée des armées soviétiques. Ce sont les soldats russes qui vandalisèrent alors de nombreux tableaux de taille importante qui étaient restés dans la demeure tandis qu’ils brûlèrent ou pillèrent. Le château fut ensuite abandonné et fermé pendant dix ans avant d’être finalement récupéré en 1955 par les Postes autrichiennes. Il fera ensuite l’objet d’un programme complet de restauration qui sera effectué entre 1961 et 1968 pour un montant total de 72 millions de schillings autrichiens, avant d’être transformé en centre de formation des télécommunications. Les décors des salons de réception seront soigneusement reconstitués, la chapelle fera l’objet d’une restauration exemplaire mais les appartements des étages seront, eux, irrémédiablement détruits et cloisonnés pour être convertis en salles de réunion et chambres.

En 2005, les Postes autrichiennes ont revendu le château de Frohsdorf à un promoteur immobilier qui souhaitait transformer la demeure en appartements de luxe mais les travaux semblent aujourd’hui stoppés et le devenir de cette demeure chargée d’histoire semble aujourd’hui très incertain.

  

03/03/2011

La Révolution, adversaire du droit Divin.

Extrait du livre : Vive le Roi ! (De Monseigneur de Ségur 1820-1881)

Chapitre VII

Ce que c'est que la révolution, adversaire du droit divin et parmonseigneur de ségur.jpg conséquent de la cause d'Henri V.

Il ne faut pas confondre ce qu'on appelle en général « La Révolution » avec la révolution française de 1789. La révolution proprement dite est plus qu'un fait : c'est une doctrine, un ensemble de principes et de théories sociales et politiques, que l'Assemblée nationale de 1789 n'a fait qu'appliquer à la France ; et cette doctrine, qu'on a appelée justement la Révolution, c'est à dire la grande révolte, est un immense blasphème et une théorie abominable. C'est la négation impudente du droit de Dieu sur les sociétés, et du droit qu'il a donné à son Eglise d'enseigner et de diriger les rois et les peuples dans la voie du salut.

C'est une doctrine nouvelle, née des révoltes protestantes, de l'incrédulité voltairienne et des conspirations de la franc-maçonnerie. Elle déclare que l'Eglise de Dieu n'a aucun droit d'enseigner ni de diriger les sociétés, d'inspirer les lois, de s'interposer entre les Souverains et les peuples pour empêcher l'injustice et maintenir les droits de la vérité. D'après la doctrine révolutionnaire, les Souverains et leurs gouvernements relèvent, non plus de Dieu, mais du peuple : Dieu n'est plus le Maître suprême de la nation ; c'est le peuple qui seul est son propre maître ; de là les noms de « peuple souverain », et de « souveraineté du peuple ». De là encore la fameuse et absurde théorie du suffrage universel, où le peuple-roi, trompé, conduit par le bout du nez par le premier venu, vote sans savoir ce qu'il veut, sans comprendre ce qu'il fait, sans connaître les élus pour qui on le fait voter.

Dans ce beau système, le Souverain n'est plus le délégué, le représentant de Dieu, chargé par lui de procurer le vrai bonheur du peuple.

D'après l'Eglise, le Roi ne règne et ne gouverne qu'au nom de Dieu et comme exerçant les droits de Dieu ; et l'Eglise est toujours là pour lui rappeler ses devoirs et l'empêcher d'abuser de sa puissance. D'après la doctrine révolutionnaire, le président élu ne règne et ne gouverne qu'au nom du peuple ; la volonté nationale, c'est à dire, en bon français, les caprices de la multitude aveugle et du suffrage universel sont sa règle unique, sa lumière et sa morale.

p008_1_01.pngC'est cette doctrine sociale et politique de la Révolution qui a présidé, plus ou moins directement, à tous les gouvernements de fait que nous avons eus depuis la grande, c'est à dire la terrible révolution française ; tous ont plus ou moins régné et gouverné au nom des fameux principes de 89, qui ne sont autre chose que les principes sociaux et politiques de la Révolution. On les appelle ordinairement immortels ; c'est mortels qu'il faut dire.

En effet, tous les pauvres gouvernements qui se sont appuyés sur ces principes, en sont morts. le droit de la force les avait amenés : le droit de la force les a fait partir. Toutes nos révolutions viennent des principes de bonne ou de mauvaise foi, il importe peu ; qu'on les applique avec plus ou moins d'habileté, il importe peu encore : du moment qu'on les applique, on est perdu tôt ou tard ; de même qu'on meurt tôt ou tard, quand on avale un poison mortel. Impossible de faire de l'ordre avec du désordre.

« Le mal, écrivait Henri V, vient des atteintes portées, depuis plus d'un demi-siècle,comte.jpg aux grand principes sur lesquels repose tout l'ordre social et politique; et le remède, c'est le retour à ces principes sacrés. Tout ce qui pourrait encore être essayé hors de là n'aboutirait qu'à des révolutions nouvelles et au triomphe plus ou moins prochain, mais infaillible, des fatales doctrines dont le but est le bouleversement et l'entière destruction de la société ».

Il n'est pas nécessaire d'être bien fin pour voir que le droit divin est en opposition directe avec la théorie révolutionnaire et la prétendue souveraineté du peuple ; et c'est parce que l'esprit révolutionnaire s'est infiltré dans presque toutes les têtes depuis un siècle, qu'il est devenu si difficile de faire comprendre aux gens la vérité en matière sociale et politique.

Sachons-le bien : c'est principalement parce que la révolution est l'ennemie jurée de Dieu et de son Eglise, que la révolution est l'ennemie de la royauté légitime, de la monarchie très chrétienne, aujourd'hui représentée par Henri V (réprésentée de nos jours par Louis XX).

Tout ce qui, à un degré quelconque, est révolutionnaire en France est contraire à la cause d'Henri V (contraire aujourd'hui à la cause de Louis XX) : c'est la preuve la plus splendide de la légitimité, de la sainteté de cette cause.   

 

29/11/2010

La Monarchie Traditionnelle Française

Les avantages de la monarchie catholique traditionnelle

La monarchie conférerait à l’Etat des qualités bénéfiques: 2217934523_small_1.jpg

  • unité,
  • continuité,
  • indépendance,
  • responsabilité,
  • légitimité.

Unité, mémoire et tradition

L'unité, sans laquelle il ne saurait y avoir d‘autorité véritable, est indispensable pour garantir l’indépendance nationale.

La démocratie républicaine divise les Français en entretetenant un état permanent de division et de guerre civile

Dans une démocratie les intérêts supérieurs du pays sont sacrifiés aux luttes partisanes.

"La véritable unité de la Nation française ne se fera que par un retour à la foi de ses ancêtres et à la royauté capétienne qui permettra le libre et authentique épanouissement des communautés composant le corps social" (Prince Jacques-Henri, dans sa déclaration du 19 novembre 1972 à l'occasion de son voyage dans l'Ouest)

 

princealphonse.jpg"Que chacun soit bien convaincu que l'aîné des Capétiens, fidèle à la tradition millénaire de sa famille, n'est pas là pour diviser mais pour unir et rassembler" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Pau, le 29 Mmars 1987)

"Défendre la vérité ce n'est pas diviser mais unir (...). Ce n'est que sur la vérité que les choses valables peuvent s'édifier, ce n'est que par la vérité que les Français retrouveront cette unité patiemment construite et soudainement abolie voici deux siècles. (...) Puissent, par le triomphe de la vérité, les Français s'aimer de nouveau les uns les autres pour que vive la France !" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Paris, le 22 janvier 1988).

"Ne l'oubliez pas ; c'est par le retour à ses traditions de Foi et d'honneur, que la grande nation (i.e. la France) un moment affaiblie, recouvrera sa puissance et sa gloire" (Le Comte de Chambord dans son manifeste du 9 octobre 1870).

Comment revenir au spectacle de nos divisions,... à l'unité nécessaire ?" par MGR Delassus

Mgr_Henri_Delassus_-1836-1921-.jpg"Il n'existe pas deux voies: c'est de revenir au principe qui, au cinquième siècle, a fait la France.

A un peuple précipité hors de sa voie, arraché à ses traditions et qui meurt, on ne peut rendre du sang, de la vie, du patriotisme, de l'élan, qu'en le ramenant, en le rattachant de nouveau à son principe. [...] Car où se trouve le principe générateur de l'unité, là se trouve le renouvellement de la patrie française !"

(Mgr Delassus, L'esprit familial, dans la famille)

Identité

"L'identité nationale passe aussi et sûrement par cette mémoire du temps passé, ponctuée par des anniversaires qu'il faudrait commémorer dignement" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Paris, le 22 janvier 1989) 

La monarchie est le régime politique qu'il faut à la France parce que c'est son régime naturel.

Le roi fédère autour de sa personne et agrège des populations autour de ce qu'il représente: la nation et la patrie.

La France est née catholique et royaliste.

Ses ennemis pourront épiloguer et chicaner; ils ne pourront jamais effacer le baptême de Clovis.

C'est pourquoi par exemple, la mémoire de ce grand roi est oubliée, les livres le concernant, mis de côté, son histoire, passée à la trappe dans les manuels scolaires...

Mais la vérité ne change pas et les faits historiques sont tétus...

Continuité

Les successions paisibles, conséquences du principe héréditaire dans la dévolution du pouvoir, évitent à la France de connaître des révolutions meurtrières et des guerres fratricides...

Ainsi des objectifs à long terme peuvent-ils être atteints.

La continuité du pouvoir monarchique durant huit siècles contraste avec l’instabilité institutionnelle des deux derniers siècles.

Indépendance

La monarchie est la qualité d’un régime qui ne repose pas sur l’élection, laquelle lie le pouvoir à l’opinion publique, l’obligeant à pratiquer une démagogie éhontée pour recueillir des suffrages.

Le régime électif est ainsi obligé de centraliser l’administration du pays. Il détruit les libertés locales, municipales, régionales, professionnelles, les provinces à qui le roi permettait de vivre et de s’organiser librement.

Dégagé des soucis électoraux, le Roy serait en situation d'être un arbitre.

Responsabilité

Les intérêts dynastiques et personnels du Roi se confondent avec les intérêts nationaux, tandis que le pouvoir démocratique dilue la responsabilité dans les majorités et les scrutins.

Légitimité

La monarchie reconnaît Dieu comme la source du pouvoir.

C'est un régime politique sain qui s’exerce en vue du seul bien commun, indépendant des groupes d’intérêt et des puissances d’argent.

La monarchie diminue les risques de corruption du pouvoir du fait même que le roi est sûr de son pouvoir. Il n'a pas besoin de se corrompre dans de basses manigances pour l'obtenir...

L’Etat royal puise sa légitimité dans l’Histoire et les services qu’il a rendus au pays au cours des siècles.

Il n’y a pas de légitimité en démocratie puisque le pouvoir est le fruit des compétitions électorales et que les partis l’exercent selon les caprices de l’opinion...

Moralité

Dans la monarchie, les manoeuvres électorales que l'on rencontre dans la démocratie sont absentes. La moralité s'en trouve sauve.

Voici le programme gouvernemental que le comte de Chambord proposait aux Français : chambord2.jpg

"Pénétré des besoins de mon temps, toute mon ambition est de fonder avec vous (i.e. les Français), un gouvernement vraiment national, ayant le droit pour base, l'honnêteté pour moyen, la grandeur morale pour but" (Le Comte de Chambord dans son manifeste du 9 octobre 1870)

"Gouverner ne consiste pas à flatter les passions des peuples, mais à s'appuyer sur leurs vertus" (Le Comte de Chambord, dans son manifeste du 9 octobre 1870)

Représentation

La monarchie a historiquement conduit le Royaume de France à son plus haut degré de civilisation.

La Monarchie traditionnelle, héréditaire, décentralisée et représentative a fait la France et l’a conduite à son apogée.

Le monarque mieux que quiconque représente la France et la France de toujours...

L’histoire confirme ces simples vérités historiques :

Le bilan des régimes démocratiques, Républiques ou Empire, est autrement lourd : morts par milliers, cinq invasions depuis 1792 (1792,1813,1870,1914,1940), instabilité constitutionnelle, luttes intestines, révolutions, affaiblissement général de la France.

Les Légitimistes travaillent donc au juste retour du régime naturel de notre pays. Ayant condamné le régime politique républicain, et reconnaissant dans la Monarchie Catholique Traditionnelle la vérité historique de la France, ils s’efforcent de la restaurer.   

18/07/2010

Le drapeau de la France réelle.

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A notre époque, nos compatriotes estiment à tort que le drapeau tricolore est un symbole irréfutable de notre pays. On le retrouve constamment mis en évidence et à l'honneur dans les divers mouvements du patriotisme républicain où se réclamant du nationalisme Français.

C'est oublier un peu vite que la France réelle n'est pas née en 1789 comme veulent absolument nous le faire croire les révolutionnaires à travers les manuels scolaires de l'éducation nationale, mais qu'elle est née avec le baptême de Clovis.

En ce sens, le Français soucieux de défendre la tradition politique de notre pays devra s'interroger sur la légitimité de ce "bleu blanc rouge". Car en effet, on ne peut se contenter de défendre un patriotisme irréfléchi et stérile.

Ce drapeau loin d'être celui de la France, est au contraire celui de la république et des prétendues valeurs défendues par cette dernière.

Il est illégitime car il a été imposé par la violence, de la même manière que le roi Louis XVI a été contraint de se coiffer du bonnet phrygien. Dès son apparition, il est le symbole du rejet brutal de la Royauté et de la religion Catholique.
Un royaliste sincère et soucieux de défendre la Monarchie Française, ne peut épouser le tricolore. Qui est, rappelons-le, une composition habile sortie tout droit de l'imaginaire du Franc-maçon La Fayette.

Stupéfiante incohérence et insupportable contradiction des partis politiques républicains qui pensent honorer Sainte Jeanne d'Arc en agitant le tricolore, et en chantant la Marseillaise à l'occasion de cérémonies et commémorations !

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N'oublions jamais que la Sainte de la patrie a servi les Lys. Qu'elle incarne donc en vérité le combat Royaliste et Catholique par excellence. Sa mission première étant de redonner confiance au dauphin :

"Tu es le vrai héritier de France et fils de roi".

Ensuite, elle devait le faire sacrer, lui et non la NATION à Reims.

Elle rappelait explicitement au Roi ce qui était implicite depuis Clovis, à savoir que le vrai Roi de France est Notre-Seigneur Lui-même et que le roi d'ici-bas n'est que son lieu-tenant.

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Le combat de Sainte Jeanne d'Arc n'a absolument rien à voir avec le drapeau tricolore, qui est celui des bourreaux du Roi Louis XVI, de la Reine Marie-Antoinette, de Louis XVII et de tant d'autres encore... Ce drapeau est entaché du sang des Chouans, des Vendéens et de tous les martyres Catholiques, prêtres et laïcs victimes de la cruauté des soldats de la révolution "des droits de l'homme"...

Ces trois couleurs ne sont pas celle de la vraie France Catholique, Royale, Traditionnelle et Légitime.

Relisons avec intérêt ce message du comte de Chambord qui a su refuser cette imposture pour conserver toute sa fidélité à la tradition politique de notre pays. Tradition que sa personne a incarné avec droiture et honneur à un moment donné de l'histoire :

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FRANÇAIS !

Je suis prêt à tout pour aider mon pays à se relever de ses ruines et à reprendre son rang dans le monde. Le seul sacrifice que je ne puisse lui faire est celui de mon honneur. Je suis et je veux être de mon temps, je rends un sincère hommage à toutes ses grandeurs, et quelle que fut la couleur du drapeau sous lequel marchaient nos soldats, j’ai admiré leur héroïsme, et rendu grâce à Dieu de tout ce que leur bravoure ajoutait aux trésor des gloires de la France. Entre vous et moi, il ne doit subsister ni malentendu, ni arrière-pensée. Non, je ne laisserai pas, parce que l’ignorance ou la crédulité auront parlé de privilèges, d’absolutisme, ou d’intolérance, que sais-je encore? de dîme, de droits féodaux fantômes, que la plus audacieuse mauvaise foi essaie de ressusciter à vos yeux, je ne laisserai pas arracher de mes mains l’étendard d’Henri IV, de François 1er et de Jeanne d’Arc. C’est avec lui que vos pères, conduits par les miens, ont conquis cette Alsace et cette Lorraine dont la fidélité sera la consolation dans nos malheurs. Il a vaincu la barbarie sur cette terre d’Afrique, témoin des premiers faits d’armes des princes de ma famille. C’est lui qui vaincra la barbarie nouvelle dont le monde est menacé. Je le confierai sans crainte à la vigilance de notre armée : il n’a jamais suivi, elle le sait, que les chemins de l’honneur. Je l’ai reçu comme un dépôt sacré du vieux Roi mon aïeul, mourant en exil. Il a toujours été pour moi inséparable du souvenir de la patrie absente, il a flotté sur mon berceau et je veux qu’il ombrage ma tombe.

Dans les plis glorieux de cet étendard sans tache, je vous apporterai l’Ordre et la Liberté.

Henri V ne peut abandonner le drapeau blanc d’Henri IV.

Chambord, 5 Juillet 1871

Henri.

16/07/2009

Monument Légitimiste

monument-du-comte-de-chambord-sainte-anne-dauray.jpgMonument du Comte de Chambord :

 

Dans l'alignement de la route départementale 19, qui sort de Sainte Anne d'Auray pour conduire à Brecht,à 500 mètres du bourg, se dresse le monument du Comte de Chambord. Sur un énorme piédestal en granit, monté sur une base en gradins, on y voit la statue du Comte qui fait face à la lointaine basilique. Il est représenté le genou droit en terre, tête nue, couvert du manteau du sacre et tenant sur son genou gauche la couronne fermée du Royaume de France. En contre bas, entourant le socle, on voit quatre statues de bronze qui résument l'histoire de la monarchie Française : sur l'avant Sainte Jeanne d'Arc, sur l'arrière Sainte Geneviève, sur les côtés les chevaliers Dugueslin et Bayard.