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Légitimistes de Lorraine - Page 15

  • De la Royauté du Christ à la gloire de ses élus.

    Dernier dimanche du mois d’octobre.

    Le dernier dimanche du mois d’octobre, la liturgie – dans son calendrier traditionnel auquel nous tenons d’une manière très spéciale – nous donne de fêter le Christ, Roi de l’univers.

    Il y avait une volonté explicite du Pape Pie XI dans le choix spécial de ce dimanche, lorsqu’il institua cette fête, puisqu’il écrivait dans l’encyclique « Quas primas » du 11 décembre 1925 :


    « …Plus que tout autre, le dernier dimanche d’octobre Nous a paru désigné pour cette solennité : il clôt à peu près le cycle de l’année liturgique ; de la sorte, les mystères de la vie de Jésus-Christ commémorés au cours de l’année trouveront dans la solennité du Christ-Roi comme leur achèvement et leur couronnement et, avant de célébrer la gloire de tous les Saints, la liturgie proclamera et exaltera la gloire de Celui qui triomphe en tous les Saints et tous les élus ».


    2007-24. De la Royauté du Christ à la gloire de ses élus. dans De liturgia christroi02

    La réforme liturgique issue du second concile du Vatican a opéré un double déplacement de cette fête :

    a) un déplacement de date : du dernier dimanche d’octobre au dernier dimanche de l’année liturgique,

    et

    b) un déplacement de sens : de la proclamation d’une royauté qui doit être universelle dès ici-bas – par une obéissance de tous les hommes et de toutes les sociétés à la loi d’amour et de sainteté du Christ, non seulement dans le domaine privé des consciences mais dans le domaine public – , à une dimension uniquement eschatologique, c’est-à-dire une royauté qui ne s’exercera plus que dans le Royaume éternel, après le jugement dernier.

    Ce changement de perspective correspondait à un abandon pur et simple de la doctrine de la Royauté Sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

    Cette mutation du sens donné à cette fête allait de pair, sous le règne de Paul VI, avec une véritable rupture dans la pratique multiséculaire du Saint-Siège cherchant à favoriser la reconnaissance, la garantie et l’institutionalisation, dans la sphère politique et sociale, des devoirs et des droits humains en pleine conformité avec la Loi divine.

    On le sait bien, et Pie XII l’avait rappelé à plusieurs reprises de manière magistrale, la forme prise par la société temporelle, dans ses structures politiques et sociales, est véritablement déterminante pour le salut ou la perte de nombreuses âmes. L’enjeu du salut éternel des âmes fait à l’Eglise une obligation de moyen d’intervenir dans l’ordre temporel (sans confusion des pouvoirs toutefois), et de favoriser les structures sociétales qui sont le plus idoines à l’épanouissement de la sainteté. L’Eglise obéit en cela à la parole de Saint Paul: « Opportet illum regnare : il faut qu’Il règne! »

    En plaçant la fête du Christ-Roi au dimanche précédant immédiatement la Toussaint, Pie XI rappelait que la royauté sociale de Notre-Seigneur Jésus-Christ s’épanouit logiquement en fruits de sanctification et prépare heureusement les âmes à la gloire céleste.
    Tandis que la proclamation d’une royauté seulement eschatologique, à la fin des temps, allant de pair avec l’abandon des « revendications » traditionnelles de l’Eglise dans ses relations avec les états (par une sorte de « rousseauisme spirituel »), ne pouvait qu’entraîner une accélération du laïcisme, de l’indifférentisme, du relativisme… etc., ne pouvait que favoriser le développement de la propagation de doctrines contraires ou même foncièrement opposées à la Vérité révélée, ne pouvait être que très dangereux et dommageable pour les âmes, davantage exposées à l’erreur et aux multiples tentations du monde…

    On a bien vu que le virage consécutif à la fameuse « ouverture au monde » en laquelle on a prétendu résumer « l’esprit du concile« , loin de favoriser le développement de la vie chrétienne a tout au contraire produit un déficit considérable pour ce qui est de la pratique religieuse, de la vie spirituelle des fidèles, de leur formation intellectuelle, de l’efficience des mouvements d’apostolat, du recrutement des vocations… etc.

    « Toute âme qui s’élève élève le monde »!
    Et pour qu’une âme s’élève, il faut autant que possible favoriser des conditions propices à une élévation morale, intellectuelle, psychologique et spirituelle. Il faut que les cadres temporels eux-mêmes soient favorables à cette élévation.

    N’importe quel jardinier intelligent sait qu’on ne peut permettre à une plante de croître et de s’épanouir dans un terrain inapproprié et dans des conditions d’ensoleillement et d’irrigation inadaptées à sa nature.
    Ce qu’un jardinier pratique obligatoirement et comme par instinct, sous peine d’accumuler les échecs, pourquoi les conducteurs spirituels du « Peuple de Dieu » l’ont-ils oublié et nié dans les faits? Pourquoi se sont-ils comportés comme des jardiniers qui auraient détruit leurs serres et leurs systèmes d’arrosage en disant: « Ces structures sont d’un autre âge, il faut que les plantes soient responsables d’elles-mêmes et sachent mettre à profit les conditions, même défavorables, dans lesquelles elles se trouvent, afin de parvenir à leur état adulte libérées des structures étrangères à leur nature… »

    Celui que se lamente parce que « les fumées de Satan se sont introduites dans le sanctuaire » alors qu’il a lui-même contribué à ouvrir les fissures par lesquelles ces fumées se sont infiltrées manifeste – pour le moins – un singulier déficit de lucidité et de responsabilité!

    En fêtant, tous les Saints, tous ceux qui sont parvenus à la gloire céleste – et souvent à travers des combats héroïques contre l’esprit du monde – nous n’omettrons pas de leur demander la grâce de nous donner à nous qui peinons, « gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes », la force et le courage de travailler énergiquement au rétablissement du règne social de Notre-Seigneur Jésus-Christ, générateur de sainteté. Et pour que le règne du Christ s’épanouisse dans la société, il faut travailler à ce que l’idée même triomphe des erreurs du temps dans l’intelligence et dans le coeur de nos contemporains, clercs et laïcs!

    Frère Maximilien-Marie.

    couronneroifrance Christ-Roi dans Vexilla Regis

    Acte de consécration du genre humain au Sacré-Coeur du Christ-Roi prescrit pour cette fête (et assorti du don d’une indulgence plénière) > www.


    Source :

    http://leblogdumesnil.unblog.fr/2007/10/31/39-de-la-royaute-du-christ-a-la-gloire-de-ses-elus/

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 27 Octobre 2012, à Nancy (54 000).

     

     

    baudricourt.gif


    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • « Je m’appelais, Marie-Antoinette Lorraine d’Autriche »

    mar.jpgEn ce 16 Octobre 1793, il est très exactement 12h15 lorsque la tête de Marie-Antoinette, Reine du Royaume Catholique de France, tombe dans le panier du bourreau. Femme, Reine et mère, Marie-Antoinette est lâchement exécutée après un procès honteusement truqué, dont s’inspireront par la suite les plus sombres dictatures des temps modernes.

     

    Rien ne peut justifier la violence que les révolutionnaires les plus cruels ont fait subir à notre malheureuse Reine. Après la condamnation et la mort de sa majesté le Roy Louis XVI, le 21 janvier 1793, elle endure une souffrance physique et morale insupportable qui lui fera dire qu’elle n’a « plus de larmes pour pleurer ». Dans la tour du temple la Reine s'agenouille devant son fils devenu Louis XVII, les grandes puissances européennes reconnaissent "l'enfant Roy" comme tel. Très précoce pour son âge et témoin des exactions perpétrées contre ses parents, ainsi Louis XVII demanda-t-il "Maman sommes nous des martyrs ?". Les monstres sans culottes décorés de la cocarde tricolore feront encore endurer par la suite à la Reine la monstrueuse séparation de son fils...

     

    ma_cour.jpgC’est un tribunal révolutionnaire et donc illégitime, plus avide de haine que de justice qui a prononcé son effroyable condamnation, alors qu’il n’y avait aucunes charges à son encontre. Elle a ainsi subi un procès perdu d’avance. La souveraine qui répond à ses juges assassins en déclinant son identité, parlant déjà d’elle-même à l’imparfait « Je m’appelais Marie Antoinette Lorraine d’Autriche », avait sans doute  conscience du simulacre de justice.

     

    Innocente des crimes dont l’accuse la Franc-maçonnerie, coupable d'être Reine de France, elle est sauvagement guillotinée, et rend son âme à Dieu le 16 Octobre 1793. Son Testament, comme celui du Roy Louis XVI, demeure un témoignage poignant de foi, d’amour, de fidélité pour la France, de courage et de sincérité. Lorsqu'elle est sortie de la charette, elle est montée et à couru toute seule vers l'échafaud, la Reine de France dans ses derniers instants, présente ses excuses à son bourreau pour lui avoir marché sur le pied…

     

    Que du haut du Ciel, notre regrettée Reine bénisse et accorde sa protection au beau Royaume de France qu’elle a tant aimé. 

     

     

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    Ce 16 octobre, à quatre heures et demie du matin.  

     

    C'est à vous, ma sœur, que j'écris pour la dernière fois. Je viens d'être condamnée, non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers moment. Je suis calme comme on l'est quand la conscience ne reproche rien. J'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants; vous savez que je n'existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse ! J'ai appris, par le plaidoyer mérite du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas ! la pauvre enfant, je n'ose lui écrire ; elle ne recevrait pas ma lettre; je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra : recevez pour eux deux, ici, ma bénédiction.

    J'espère qu'un jour, lorsqu'ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en entier de vos tendres soins. Qu'ils pensent tous deux à ce que je n'ai cessé de leur inspirer; que les principes et l'exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie ; que leur amitié et leur confiance mutuelle en feront le bonheur.  

    Que ma fille sente qu'à l'âge qu'elle a, elle doit toujours aider son frère par les conseils que l'expérience qu'elle aura de plus que lui, et son amitié pourront lui inspirer. Que mon fils, à son tour, rende à sa soeur tous les soins et les services que l'amitié peut inspirer : qu'ils sentent enfin tous deux que, dans quelque position où ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union. Qu'ils prennent exemple de nous ! Combien, dans nos malheurs, notre amitié nous a donné de consolation ! Et dans le bonheur, on jouit doublement quand on peut le partager avec un ami. Et où en trouver de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille ? Que mon fils n'oublie jamais les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : qu'il ne cherche jamais à venger notre mort.

    J'ai à vous parler d'une chose bien pénible à mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine; par­donnez-lui, ma chère sœur; pensez à l'âge qu'il a, et combien il est facile de faire dire à un enfant ce qu'on veut, et même ce qu'il ne comprend pas. Un jour viendra, j'espère, où il ne sentira que mieux tout le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore mes dernières pensées. J'aurais voulu les écrire dès le commencement du procès; mais outre qu'on ne me laissait pas écrire, la marche en a été si rapide, que je n'en aurais réellement pas eu le temps.  

    Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle ou j'ai été élevée et que j'ai toujours professée, n'ayant aucune consolation spirituelle et à attendre, ne sachant pas s'il existe encore ici des prêtres de cette religion ; et même le lieu où je suis les exposerait trop, s'ils y entraient une fois.

    Je demande sincèrement pardon à dieu de toutes les fautes que j'ai pu commettre depuis que j'existe. J'espère que dans sa bonté, il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu'il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais, et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j'aurais pu vous causer.
      

    Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu'ils m'ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J'avais des amis; l'idée d'en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j'emporte en mourant; qu'ils sachent du moins que, jusqu'à mon dernier moment, j'ai pensé à eux ! Adieu, ma bonne et si tendre sœur; puisse cette lettre vous arriver ? Pensez toujours à moi; je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que mes pauvres et chers enfants : mon dieu ! qu'il est déchirant de les quitter pour toujours. Adieu, adieu! je ne vais plus m'occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on 'amènera peut-être un prêtre; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, et que je le traiterai comme un être absolument étranger.

     

  • AU SECOURS DE VAUCOULEURS

    vaucouleurs.jpgVaucouleurs, du côté de "France" -la France du quinzième siècle-  s'annonce par de graves paysages, forêts, prés exigus, clairières de champs bombés aux horizons sauvages, villages dans l'ombre de leur ravin. C'est octobre, les hameaux le font savoir comme ces calendriers des travaux déroulés, dans des quadrilobes, au soubassement des églises. Voici les tas de bois en vue du long hiver. Sur la planche, le cochon que l'on vient de tuer fait -on m'excusera- un noble cadavre. Une échelle oscille dans un pommier. A Couvert-puis, Biencourt, Ribeaucourt, le temps s'est arrêté et l'automne d'aujourd'hui est l'automne d'hier et de toujours. Connaissez-vous les jolies portes, le pont, le site de Montiers-sur-Saulx ? Les bois, au bord des petites routes, commencent à peine à s'effeuiller. Dans l'ombre humide, des géants veillent, revêtus de mousses somptueuses, auxquels l'imagination, sur cette terre à merveilles, s'empresse de prêter un caractère fatidique.


    A quelques lieues d'ici, au coeur de hauts pays battus des vents, Grand propose à la solitude les vestiges de l'époque où ses murs enfermaient un sanctuaire prestigieux que Camille Jullian nomme "le plus fameux des temples d'Apollon celtique". Sous les portiques de Grand on pratiquait l'oniromancie : la nuit venue, après le sacrifice, le consultant entrait dans le sommeil qui devait lui offrir le rêve propre à le renseigner. Lumières de la nuit, oracles du songe... Par Houdelaincourt, Rosières-en-Blois, on gagne Vaucouleurs et les eaux d'une Meuse non moins paradoxale, "endormeuse" au dire de Péguy, et en même temps éveilleuse, conseillère de résistance, maîtresse d'énergie.


    M. HENRI BATAILLE, sur les bords de la Meuse ne dort pas.


    henri bataille.jpgDepuis 1928, il veille et se dépense dans un site qu'il honore comme l'auxiliaire providentiel de la vocation de Jeanne d'Arc.

    Depuis 1928 ! C'est beau, ce long effort qui se poursuit soixante-deux ans plus tard, long effort inspiré, soutenu par une ardeur inextinguible, entrepris tout juste cinq siècles après l'apparition de Jeanne au pied des tours de Vaucouleurs !

    Ces tours de Vaucouleurs, que gouvernait Robert de Baudricourt, elles abritaient en 1428, l'une des toutes dernières flammes de la résistance française au nord de la Loire : le flot anglais et bourguignon recouvre tout, à telles enseignes que pour trouver, quittant le "sanctuaire" de la Meuse, une autre place française, il faut marcher... jusqu'au Mont-Saint-Michel.


    Ces tours de la cité de Vaucouleurs, on sent bien qu'Henri Bataille les vénère comme des dames autrefois puissantes et tutélaires, des fées de pierre déchues après avoir porté le destin de la France. Il se plaît à égrener, à faire chanter leurs beaux noms sonores : Gargasse, Saladin, Quiquengrogne, en exaltant ces heures dangereuses de 1428 où l'Anglo-Bourguignon campe devant Vaucouleurs. Robert de Baudricourt traite avec l'ennemi mais ne rend pas la place. Le temps gagné sera infiniment précieux. Dans Vaucouleurs, resté français, derrière ces tours assez vaillantes pour incliner les assiégeants à se contenter d'une capitulation conditionnelle, l'épopée de Jeanne d'Arc pourra se préparer, le salut pourra prendre forme. Henri Bataille avance de solides arguments pour appuyer sa thèse d'une reddition remise à Pâques ou à la Trinité.
    Et cette thèse va réveiller les questions éternelles de la stratégie de dissuassion et de la valeur des fortifications permanentes. Sautant encore cinq siècles en sens inverse, on se prend à rêver d'une certaine ligne Maginot et du cours qu'aurait pris l'Histoire si ce colosse n'avait souffert des infirmités que l'on sait...


    tour.jpgVoilà bientôt trois quarts de siècle qu'Henri Bataille s'est consacré à une double, à une triple défense et illustration : illustration du rôle historique de la cité de Vaucouleurs, matrice de l'aventure qui sauva la France ; illustration de la vertu politique de Robert de Baudricourt, négociateur heureux et collaborateur clairvoyant des destinées ; illustration, enfin des pierres qui protégèrent l'enfance de l'épopée, longtemps ensevelies sous la terre, sous les constructions parasites, sous le voile de l'oubli.

    En 1928, il dégage la basse-cour du château, la porte d'entrée, le pourtour de la crypte de l'ancienne chapelle et aussi le superbe tilleul multiséculaire qui se déploie en face de la vallée. Ce Schliemann d'une Troie qui ne fut pas prise roulera pour cette exhumation des milliers de brouettes...


    En 1932, il lui faudra lutter pour sauvegarder le site même du château, menacé de nivellement. Henri Bataille doit négocier avec l'huissier et le gendarme. Il l'emporte et pourra mener, jusqu'en 1954 -grâce à des dons, puis grâce au produit de ses efforts- des fouilles qui livreront le rez-de-chaussée de l'ouvrage, avec des murs très respectables pouvant atteindre six mètres d'épaisseur, des bases de tours et toutes les trouvailles que l'on pense. Comme des constructions plus récentes s'étaient accrochées au château, la Rumeur, qui ne chôme pas, prétend qu'il donne des vessies pour des lanternes en faisant passer de simples maisons pour la résidence de Robert de Baudricourt !

    Je passe sur quelques épisodes une autre page de l'oeuvre d'Henri Bataille : après le château, les murs de ville ! A partir de 1965, en effet, il acquiert sept propriétés à seule fin de pouvoir mettre en valeur les tours de l'enceinte qui reçut Jeanne d'Arc. Car la clôture de Vaucouleurs, partout rompue, subsiste comme en pointillé. Et de même que Vaucouleurs, dans la France envahie, fut un "clou de fidélité", de même ces tours soignées avec un zèle méticuleux forment grâce à Henri Bataille les clous précieux qui continuent de fixer cette cité à son glorieux passé.


    J'ai vu Henri Bataille sur la scène de ses grands travaux, les siens et ceux de son épouse, qui n'a pas cessé de se dépenser à ses côtés. Le château qu'il avait commencé de rendre à la lumière, hélas, disparaît de nouveau sous la végétation. Ces tâches sont trop souvent des supplices de Sisyphe... Mais Henri Bataille est tout courage et de toute confiance. Allez aux beaux jours sur la côte de Vaucouleurs. Il vous abordera, courtois et calme, pour remettre l'actuelle "porte de France" à sa place, qui est celle d'une construction du XVIIIème siècle posée sur une partie intacte -qu'il faut absolument dégager- de la porte qu'emprunta Jeanne allant sauver la France. A la mauvaise saison, Henri Bataille ne sera pas là pour vous faire visiter, gratuitement, selon son usage, la "Carcassonne de l'Est". C'est le temps de ses conférences, d'où il tire les ressources nécessaires pour sa mission. Les Anglais se montrent particulièrement généreux.


    Pierre Bénard - docteur es lettres

    - Revue "Sites et Monuments" - 1991

  • La patrie trahie par la République

    jean_raspail.jpgJ’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant Le Camp des saints, j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.

    Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’«ils sont chez eux chez moi» (Mitterrand), au sein d’une «Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes» (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les «Français de souche» se compter seulement la moitié – la plus âgée – de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer.

    La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas – rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des «gouvernances» et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme…

    Sans compter que les «Français de souche», matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de «l’accueil à l’autre», du «partage» cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites «antiracistes», conditionnés dès la petite enfance au «métissage» culturel et comportemental, aux impératifs de la «France plurielle» et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les frais et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule «citoyen» du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français – et pas nécessairement tous de race blanche – qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.

    Face aux différentes «communautés» qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive: c’est nous qu’on intègre à «l’autre», à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte – je cherche un terme approprié – d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.

    Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite?

    Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé.

    Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr…

    Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’éternelle qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces «intelligents» qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.

    Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication: ils confondent la France avec la République. Les «valeurs républicaines» se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand «I», l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde.

    Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003: «Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République…»

    Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure: «Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie.» (Président Boumediene, mars 1974.)

    Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse: «Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée.»

     


    Jean Raspail


    Source : http://jeanraspail.free.fr/divers18.htm

  • Prière Au Sacré-Coeur

    Prière pour demander l'avènement du Règne du Sacré-Coeur

    jésus.jpgAu nom du Sacré-Cœur de Jésus et par l'intercession de Marie Immaculée,

    très humblement prosternés devant Votre Majesté,
    ô Dieu Tout-Puissant,
    nous Vous supplions de bien vouloir envoyer Saint Michel
    pour qu'il nous secoure dans notre détresse.

    Daignez Vous souvenir, Seigneur,
    que dans les circonstances douloureuses de notre histoire,
    Vous en avez fait l'instrument de vos miséricordes à notre égard.
    Nous ne saurions l'oublier.
    C'est pourquoi nous Vous conjurons de conserver à notre patrie,
    coupable mais si malheureuse,
    la protection dont Vous l'avez jadis entourée par le ministère de cet Archange vainqueur.

    C'est à vous que nous avons recours,
    ô Marie Immaculée, notre douce Médiatrice,
    qui êtes la Reine du Ciel et de la terre.
    Nous vous en supplions très humblement,
    daignez encore intercéder pour nous.
    Demandez à Dieu qu'il envoie Saint Michel et ses Anges
    pour écarter tous les obstacles qui s'opposent au règne du Sacré-Cœur
    dans nos âmes, dans nos familles et dans la France entière.

    jeanne10.jpgEt vous, ô Saint Michel, prince des milices célestes, venez à nous.
    Nous vous appelons de tous nos vœux !
    Vous êtes l'Ange gardien de l'Eglise et de la France,
    c'est vous qui avez inspiré et soutenu Jeanne d'Arc dans sa mission libératrice.
    Venez encore à notre secours et sauvez-nous !
    Dieu vous a confié les âmes qui, rachetées par le Sauveur, doivent être admises au bonheur du Ciel.


    Accomplissez donc sur nous la mission sublime dont le Seigneur vous a chargé.
    Nous plaçons tous nos intérêts spirituels, nos âmes, nos familles, nos paroisses, la France entière, sous votre puissante protection.
    Nous en avons la ferme espérance,
    vous ne laisserez pas mourir le peuple qui vous a été confié !

    Combattez avec nous contre l'enfer déchaîné,
    et par la vertu divine dont vous êtes revêtu,
    après avoir donné la victoire à l'Eglise ici-bas,
    conduisez nos âmes à l'éternelle Patrie.
    Ainsi soit-il

     

     

    Composée par Martin Drexler (1902), cette prière a reçu l'imprimatur du Cardinal Richard, Archevêque de Paris. La Sainte Vierge avait déclaré au voyant, qu'avec les prières de Léon XIII après la messe, ces supplications obtiendraient le triomphe de l'Eglise et le salut de la France. « Je suis toute miséricorde, lui dit-elle. Je veux sauver la France, mais il faut prier Saint Michel. Si on ne le prie pas, il n'interviendra pas ».

  • CONFERENCE EXCEPTIONNELLE EN ALSACE

    "Famille d’hier et familles pour toujours 

    L’Empereur Charles d’Autriche et l’Impératrice Zita,

    exemples pour notre temps"


    Le vendredi 5 octobre 2012 à20h en la Basilique de Thierenbach


    (précédée de la messe au Bienheureux Charles à 19h)


    Conférence de S.A.I.R

    l’Archiduc Rudolf d’Autriche

     

     

    Affiche_ArchiducRudolf.jpgLe Sanctuaire de Notre-Dame de Thierenbach propose cette année des conférences de très grande qualité ; après le Père Gilles Reithinger (Vicaire général des Missions Etrangères de Paris) et le Père Frédéric Libaud (prêtre du diocèse de Strasbourg et docteur en théologie, thèse sur le Cardinal Newman) qui sont intervenus avant l’été.

     

    A partir du 21 septembre c’est autour du Père Nicolas Buttet (modérateur et fondateur de la Fraternité Eucharistein), puis dans moins d'un mois, autour de Son Altesse Impériale et Royale l’Archiduc Rudolf d’Autriche d’intervenir sur un thème qui lui est particulièrement cher, la vie de ses illustres grands-parents : l’Empereur Charles et son épouse, l’Impératrice Zita.

     

    Conférence qui fut donnée avec grand succès le 15 février dernier à Paris au Collège des Bernardins, mais également à Fribourg (Suisse), au Québec et à Chicago et ce 5 octobre 2012 à Thierenbach, grande première dans l'Est de la France.


    Conférence gratuite et ouverte au plus grand nombre ;

    faites massivement circuler l’information autour de vous !

     

     

    Pour en savoir plus :

     

    * Site consacré à l'Empereur Charles

     

    * Site consacré à l'Impératrice Zita

     

     

    * Site officiel du sanctuaire de Thierenbach (agenda, horaires, accès, contacts)

    * Les prochains rendez-vous à Thierenbach

     

    Renseignements :

    colloquesaintete@gmail.com

  • Sainte Jeanne d'Arc, patronne de la légitimité, aidez nous !

    ba.jpgLe 21 juin 1429, à quatre heures du soir, le duc d'Alençon est témoin d'une scène étonnante :  

    La Pucelle demande au roi de lui faire don de son Royaume. Étonné mais subjugué par l'ascendant surnaturel de la jeune fille, celui-ci accorde le cadeau. Jeanne l'accepte et exige qu'un acte notarié en soit solennellement dressé et signé par les quatre secrétaires du roi ; voyant celui-ci tout interdit et embarrassé de ce qu'il avait fait, elle se tourne vers l'assistance :  

    - “ Voici le plus pauvre chevalier de son royaume ”.  

    et elle s'adresse à nouveau aux secrétaires :  

    - “Écrivez, dit-elle : Jehanne donne le royaume à Jésus-Christ”.  

    Et peu après :  

    - “Jésus rend le royaume à Charles”.   

    christroi.jpgLe Christ est le vrai Roi de France, le roi tient son royaume en commende.

    La charte rédigée sous la dictée de sainte Jeanne d'Arc rappelle opportunément que le Christ est le vrai Roi de France et que le roi désigné par les lois fondamentales n'en est que le lieutenant. Comme l'écrivait Paul del Perugia, Dieu ne reprend pas sa parole, Il n'a pas dénoncé le contrat. Les rois l'ont maintenu même s'il leur est arrivé parfois d'y être infidèles. La révolution l'a abrogé unilatéralement. Peut-il en être autrement ? Un président de la république peut-il être lieutenant du vrai Roi de France ? Il n'est pas possi-ble pour un républicain d'honorer sainte Jeanne d'Arc sans faire preuve d'incohérence. La monarchie est le seul régime qui convient à la France et répond à sa vocation.  

    Les voix qui ont guidé notre sainte l'ont dirigée vers le prince désigné par la constitution du royau-me. Charles VII a eu ses faiblesses, il n'a pas été le plus grand de nos rois mais il était l'aîné des Capétiens. Des Français avaient fait un choix contraire, ils avaient décidé de servir un autre prince. D’autres encore n’avaient pas voulu choisir, ils attendaient. Mais que pouvaient-ils contre la légitimité, contre les lois fon-damentales respectées et, en quelque sorte, sacralisées par le Ciel ? Le meilleur, le seul hommage que l'on puisse rendre à sainte Jeanne d'Arc n'est-il pas de suivre l'exemple qu'elle nous a donné ?  

    Et dans l'ordre politique, cet exemple nous conduit à travailler à la restauration de l'autorité royale et à soutenir le prince légitime désigné par les lois fondamentales, aujourd'hui le roi Louis XX. 

    Texte original (extrait de la blanche Hermine) :

    http://hermine.uclf.org/hermine81.pdf

  • Rappel : réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 08 septembre 2012, à Nancy (54 000).

     

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • 100e pèlerinage légitimiste (Programme - inscription)

    (Plus que quelques jours pour vous inscrire)

    Programme :

     

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    Samedi 15 septembre  
      Circuit de visites  
      14h20 : Regroupement des participants (parkings cars : rue de Pluvigner à Ste-Anne)
      14h30 : Départ en cars pour le Champ des Martyrs, la Chartreuse, Kerléano, le Fort Penthièvre à Quiberon
      18h00 : Retour
      19h00 : Dîner à Ste-Anne d'Auray, veillée [facultatifs]
      21h30 : Clôture
     

    ligue-2ac0b8d.png


    Dimanche 16 septembre

     
      Option n° 1  
      07h30 : Marche du pèlerinage [Champ des Martyrs (Brec'h) - Ste-Anne]
      Option n° 2  
      09h30 : Visites guidées du sanctuaire et stands (librairie, souvenirs religieux, légitimistes et bretons)
      Options n° 1 et 2  
      11h15 : Dépôt de gerbes au monument du Comte de Chambord
      11h20 : Allocutions
      13h00 : Grand-messe en la basilique (rit tridentin) - Renouvellement de la consécration de l'UCLF et des autres associations présentes au Sacré-Coeur
      14h30 : Repas salle du sanctuaire - Stands (librairie, souvenirs religieux, légitimistes et bretons)
      16h00 : Animations
      17h30 : Clôture

    Renseignements :


    Courriel : pelerinage100@yahoo.fr - Tél. : 06 25 51 79 45 / 06 32 05 07 02
    Fédération Bretonne Légitimiste (FBL) - BP 10307  35703 Rennes cedex 7

    Télécharger
    le numéro spécial de La Gazette Royale (consacré au pèlerinage) contenant le bulletin d'inscription
    Télécharger le bulletin d'inscription seul

    573812464.jpg

     

    Par ailleurs, nous rappelons que l'essentiel des animations du pèlerinage sera assuré par La Troupe des Coeurs de Chouans.

  • Discours du prince Louis, duc d'Anjou, le 30 juin 2012

    Reproduction intégrale du discours du prince :


    Prince.JPGMonsieur le Ministre,
    Monsieur le Gouverneur militaire de Paris,
    Mesdames et messieurs les parlementaires,
    Mesdames et messieurs les élus,
    Mesdames et messieurs les représentants de la société civile religieuse et militaire,
    Mesdames et messieurs,

    Nous voici tous réunis dans ce très beau lieu qu’est l’Hôtel des Invalides, lieu de mémoire de la France, créé par mon grand-père Louis XIV pour aider ses soldats. Permettez-moi de remercier très vivement en votre nom, le général d’armées Bruno Dary, gouverneur militaire de Paris, qui nous fait l’honneur de nous y accueillir.

    Avec mon épouse la princesse Marie Marguerite, nous avons  souhaité que vous puissiez mieux connaitre nos enfants, la princesse Eugénie, qui a maintenant 5 ans, et les princes Louis, duc de Bourgogne, et Alphonse duc de Berry qui viennent, récemment, de fêter leurs deux ans.

    Nous avons la joie d’être parents. L’arrivée d’un ou plusieurs enfants, c’est un événement dans un foyer. Ce sont de vrais changements. D’adulte, il faut passer à l’état de parents. Nous avons une immense responsabilité : avec amour, apporter à nos enfants les valeurs auxquelles on croit, les accompagner, les faire grandir.

    Un enfant qui arrive, il faut bien l’ancrer dans sa famille. La famille, certes, petite cellule familiale bien chaude, mais aussi structure sociale qui s’inscrit dans le temps et qu’il faut que l’enfant puisse comprendre, appréhender, s’approprier. C’est ainsi que se forme la filiation, la tradition, et par là même l’avenir.

    L’enfant est un tout qui montre ou rappelle que transmettre la Vie est loin d’être banale. Saint Paul enseignait aux enfants de respecter les parents, et à ceux-ci de les élever.

    Quant à vous, mes chers enfants, j’ai reçu de mon regretté père, votre grand père,  un héritage formidable dont j’aurais tellement aimé qu’il me parla plus longuement, comme un père. Dieu en a voulu autrement. Son héritage, je l’assume et avec mon épouse, votre chère mère, nous voulons vous le transmettre.

    Regardez, mes enfants, ce que la France vous lègue : 1000 ans d’Histoire capétienne, 1000 ans de territoires rassemblés par vos aïeux pour construire notre France d’aujourd’hui. Vous êtes nés français, français, vous devez vivre, comprendre et transmettre cet héritage. Que cela ne vous monte pas à la tête, mais portez haut les couleurs et les traditions de notre pays, … soyez en la tête.

    Notre rôle de parents est de vous aider à aimer la France, à comprendre votre histoire, à aimer les femmes et les hommes qui en sont la richesse. Chacun ici est aussi un maillon indissociable pour la construction de la France de demain

    Nous devons, nous parents, vous aider à vous inscrire dans cette tradition de la Maison de Bourbon qui ne nous appartient pas et qu’après nous vous devrez transmettre. Ne regardez pas seulement le passé, visez l’avenir !

    Mes chers enfants, vous êtes les joyaux précieux de vos parents que nous devons de protéger, d’aimer, d’ élever. Vous êtes aussi les joyaux de cette France qui doit se souvenir et transmettre. Je n’incarne pas un héritage du passé. J’assume  d’être l’héritier des rois qui ont fait la France.  Je crois en la France de demain qui assume ses forces et ses faiblesses. Comme un père, je ne condamne pas mais comprends et encourages.

    Mes enfants, aimez votre pays, aimez ceux qui y vivent, qui y travaillent, qui deviendront comme vous des parents.

    hotel des invalides,louis xxNotre famille, notre Maison, c’est la France et vous allez un jour apprendre que cette famille, il y a deux cents ans a été mise à l’épreuve. Qu’aujourd’hui, encore, La Famille est parfois agitée de soubresauts.  Vous aurez alors à montrer l’exemple. La France, ce sont de multiples petites cellules familiales où des parents unis par un lien sacré s’engagent dans l’éducation de leurs enfants. Ces petites familles forment une seule et grande famille qui doit, elle aussi, assumer son héritage,  grandir, s’épanouir, transmettre.

    La France de demain, notre  famille doit l’assumer. C’est aussi la conjugaison de tous ces talents issus de parents qui nous ont précédés. Et ce sont les pères et les mères d’aujourd’hui et de demain qui auront cet héritage.

    Et comme un enfant apprend sous le regard de ses parents la confiance, vous avez reçu le baptême qui vous inscrit, comme fille et fils de Saint Louis, dans la longue tradition de la France chrétienne qui doit avoir confiance en Dieu.

    Montjoie Saint Denis ! Le cri de ralliement de la France, celui qui rassemble cette nation, famille à laquelle nous appartenons.

    Voici mon héritage, voici votre héritage.

    Louis, duc d'Anjou


    Source : institut du Duc d'Anjou

  • Pèlerinage à Domrémy de la FSSPX

    Pèlerinage à Domrémy

    Dimanche 23 septembre 2012

    Voir le magnifique reportage du pèlerinage 2011

     

    pele_domremy_120923.jpg

    Pour tout renseignement et les inscriptions

    Secrétariat
    Ecole de L'Etoile du Matin
    57230 Eguelshardt

    03 87 06 53 90

    03 87 06 59 09

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 08 septembre 2012, à Nancy (54 000).

     

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • Campagne d'adhésion rentrée 2012

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    Avec le Cercle Légitimiste Robert de Baudricourt,

    défendons une autre vision de la Lorraine et de la France. 

     

     

    En cette période troublée, la république peine à maintenir les grands équilibres nécessaires à l’évolution de notre communauté. Elle s’interroge même sur son identité nationale tant le pouvoir semble séparé du pays. Écartelé entre ses tendances jacobines et son attrait pour le mondialisme, elle demeure hostile au rétablissement de l'autonomie que la monarchie avait su garantir. Sa laïcité haineuse, même positive, rejette catégoriquement la royauté sociale du Christ.

     

    Malgré la caricature qui en a été faite par les révolutionnaires, l'idée de monarchie réapparaît. Ses institutions, les plus conformes à la loi naturelle, bénéficient en France de l'expérience des siècles. Le souverain en ses conseils, débarrassé des soucis de réélection, a la capacité de prévoir le long terme. Il est le garant du véritable progrès qui ne réside pas dans le perfectionnement ou dans la recherche de l'enrichissement à tout prix, mais dans les possibilités de l’épanouissement personnel.

    En France, pour être crédible et incontestée, la monarchie doit être identifiée en la personne du Prince aîné de la Maison de Bourbon. Lui seul, étant désigné par l'ordre de primogéniture, incarne sans discussion la légitimité du Pouvoir.

      

    Vous souhaitez vous immuniser contre le prêt à penser politique, et travailler au rétablissement d’un État authentiquement chrétien, qu’elles que soient vos compétences et votre disponibilité, rejoignez le cercle Robert de Baudricourt. Le cercle conjugue les efforts de tous ses membres et s'attache à faire connaître en Lorraine les vraies valeurs de la monarchie en même temps qu'il met en garde contre les multiples visages de la subversion. 

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    Vous souhaitez adhérer, ou simplement nous adresser un don ? Merci de télécharger votre bulletin en cliquant sur le lien ci-dessous, et nous le renvoyer complété à :  

     

    Cercle Robert de Baudricourt 3 rue de Forbach 54700 Pont à Mousson. 

     

    Télécharger : 

     

    http://www.fichier-pdf.fr/2012/08/14/bulletinadhesion/bulletinadhesion.pdf

  • Pourquoi un 100e pèlerinage à Ste-Anne d’Auray ?

    monument-du-comte-de-chambord-sainte-anne-dauray.jpgLe dimanche 29 septembre 1844, des légitimistes se donnaient rendez-vous à Ste-Anne d’Auray en Bretagne. 

    Que venaient-ils y faire ? Manifester ? Signer quelque pétition ? 

    Ils venaient tout simplement prier pour le jeune roi Henri V, né un 29 septembre, et qui, le 2 juin précédent, avait succédé à son oncle Louis XIX ! 

    Pourquoi Ste-Anne d’Auray ? 

    Parce que, dès 1628, un lien tout particulier s’était instauré entre la famille royale française et le modeste hameau où sainte Anne était apparue quatre ans auparavant ! 

    L’initiative de 1844 s’étant renouvelée, un pèlerinage était né, un pèlerinage qui, maintenu pendant de longues années, mais interrompu par les vicissitudes de l’histoire, est repris en 1983, à l’initiative de Gérard Saclier de la Bâtie et de l’UCLF. Constituant, aujourd’hui, l’un des liens les plus vivants que la France ait conservé avec la monarchie traditionnelle, il fête, cette année, sa centième édition. 

    «Yvon Nikolazig, ne zoujet ket : me zo Anna, Mamm Mari », « Yvon Nicolazic, ne craignez pas : je suis Anne, Mère de Marie », c’est en ces termes que sainte Anne se présentait à un humble paysan, Yvon Nicolazic, dans la nuit du 25 au 26 juillet 1624. Dès les premiers mots, l’accent était mis sur l’essentiel, sur ce qui allait faire de Ste-Anne d’Auray, le « sanctuaire des familles ». 

    «Doué e venn ma vein inouret aman », « Dieu veut que je sois honorée ici  » !

    Les 15 et 16 septembre prochains, nous viendrons donc honorer sainte Anne. Nous viendrons l’implorer pour nos familles dont l’existence est si gravement menacée de nos jours. À l’instar de nos prédécesseurs de 1844, nous viendrons lui confier notre Prince et sa famille. Nous la supplierons d’intercéder afin qu’ils reçoivent les grâces nécessaires à l’accomplissement de leur mission.

     Vive le roi Louis XX et la reine Marie Marguerite ! 

    Dominique Coudé 

    UCLF 

    Source Gazette Royale, cliquez sur le lien ci dessous pour télécharger gratuitement le numéro spécial édité à l'occasion du pèlerinage contenant le bulletin d'inscription. 

    http://documents.uclf.org/NS2012.pdf

  • Les Cahiers de l’Université d’été de l’UCLF

    L’A.B.C. du royalisme

    logo-355ae07.jpgL’Union des Cercles Légitimistes de France propose déjà plusieurs outils de formation comme son Programme des études politiques ou le Manifeste légitimiste. Les Cahiers de l’Université Saint-Louis constituent, eux-aussi, une synthèse de la pensée royaliste facilement utilisable dans le cadre d’un travail en cellule d’étude.

    L’édition de l’Université d’été 2012 est maintenant téléchargeable.

    Télécharger les Cahiers de l’Université Saint-Louis

    PDF - 1.4 Mo
    PDF - 1.4 Mo
  • Charles-Eugène de Lorraine-Lambesc (1751-1825)

     

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    Charles-Eugène de Lorraine, prince de Lambesc, duc d'Elboeuf et comte de Brionne, naquit à Versailles le 25 octobre 1751. Il fît carrière dans l'armée royale et fut en particulier mestre de camp du régiment de dragons "Lorraine", de 1773 à 1785.

    Aîné de la branche française de la Maison de Lorraine, Charles Eugène avait accompagné sa lointaine cousine Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d'Autriche lors de son voyage en France à l'occasion de son mariage avec le futur Louis XVI en 1770. Le 1er janvier 1777, il est fait chevalier des ordres du roi, « Il réclame l’usage constant des distinctions accordées en pareille circonstance à la Maison de Lorraine » et reçoit le grade de brigadier en 1781. Le 24 avril 1784, après demande, le prince de Lambesc reçoit la croix de Saint-Louis.

    Cavalier_Royal_Allemand.jpgLors des troubles révolutionnaires, il commandait le régiment de cavalerie "Royal-Allemand" dont la charge des émeutiers parisiens, du 12 juillet 1789, est restée célébre. Formé en 1671, ce régiment de dragons recrutait en Lorraine et dans le Palatinat. Le prince de Lambesc impose une discipline stricte, les punitions corporelles, les coups de plat de sabre, sont rudes et les ordres sont donnés en allemand.

    En juin 1789, le régiment est stationné à Valenciennes. Le 29 juin, l'ordre est donné au Royal Allemand de se rendre dans la région parisienne et il atteint Choisy, le 5 juillet, après 200 km parcourus à marches forcées par une extrême chaleur. Le 11, il est à La Muette...

    Le matin du 12 juillet, un accrochage se produit, Lambesc reçoit une pierre rue St Honoré, il tente d’entrer dans le jardin des Tuileries, dans la bousculade un vieil homme est blessé, une femme portant un enfant tombe, ce qui devient : « Il a sabré des promeneurs inoffensifs, lui-même a égorgé, de sa main, un vieillard à genoux qui demandait grâce. ». Camille Desmoulins poursuit ses harangues : « J’arrive de Versailles, Necker est chassé ; c’est le tocsin d’une Saint-Barthélemy de patriotes. Ce soir même, tous les bataillons suisses et allemands sortiront du Champ-de-Mars pour nous égorger. Une ressource nous reste, c’est de courir aux armes ! »

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    Vers 9 heures du soir, le Royal Allemand, se repliant, se heurte à la garde nationale, qui, sortant de leur dépôt malgré les ordres de leurs officiers, tirent et font trois blessés. Les 400 hommes de Lambesc sont insultés de mercenaires étrangers ! Le 14 juillet, même s’ils ont quitté Paris la veille, on les signale à la barrière du Trône, rue de Charonne, à la Chapelle. L'histoire a retenu l'affaire du régiment resté fidèle au Roy de France ; à ceux qui les interrogent : "Qui vive?" - "Royal Allemand", répondent-ils - "Etes-vous pour le Tiers?" - "Nous sommes pour ceux qui nous donnent des ordres !".

    Car le roi refuse de faire verser le sang de ses sujets et il envoie, signé de sa main, l'ordre immédiat de renvoyer les troupes dans leurs provinces. Donc, le 13, le Royal Allemand se replie à Metz, laissant les parisiens piller librement les dépôts d'armes...

    56c55da200.jpgAprès l'affaire de Varennes, le prince de Lambesc émigra avec son régiment et passa au service de l'Autriche où il avait reçu le grade de Generalfeldwachtmeister dès le 18 juin 1791. Il fait toutes les campagnes militaires contre la "France-Révolutionnaire", d'abord dans l'armée des princes, puis sous l'uniforme autrichien. Il sera présent au siège de Thionville dès le 1er septembre, au côté du corps autrichien du prince de Waldeck où se trouve aussi Chateaubriand, puis en 1793, à la tête d’un détachement autrichien aux portes de Valenciennes, aux côtés des coalisés. En 1796, il est nommé Feldmarschallieutnant. Il réside à Vienne où la baronne du Montet le rencontre ; elle dit de lui qu’on le nommait dans cette capitale « Le Prince de Lorraine »

    Sous la restauration, Louis XVIII le fait pair de France sous le nom de duc d'Elbeuf. Le prince de Lambesc accepte la pairie et le titre mais ne siège pas. Il continue à résider à Vienne où il finit sa vie.

  • Les victimes de la Tyrannie Révolutionnaire en Lorraine, et de Lorraine

    terreur.JPGBAILLOT Firmin, âgé de 36 ans, né à Lironville, département de la Meurthe, rapeur de tabac, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort comme conspirateur, le 9 prairial an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

    BARBIER Jean, âgé de 73 ans, marchand né à Veslis en Lorraine, domicilié à Aire, département du Pas-de-Calais, condamné à mort le 2 prairial an 2, par le tribunal révolutionnaire séante à Arras, comme ayant signé, en 1791, une adresse rendante à obtenir des prêtres réfractaire, pour desservir la paroisse Notre-Dame d'Aire.

    BARTHE Jean Baptiste, âgé de 62 ans, natif de Thionville, juge de Paix, domicilié à Verdun, département de la Meuse, condamné à mort, le 15 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme convaincu de complicité pour livrer aux ennemis la place de Verdun.

    BARTHELEMY Nicolas François, âgé de 41 ans, ex curé domicilié à Sessouges, canton de Darney, département des Vosges, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 24 vendémiaire an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris

    BAIL SIMON, employé aux charrois, domicilié à Jussy, canton de Metz, département de la Moselle, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 8 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

    BEGUINET Jean Baptiste, âgé de 42 ans, né à Etaing, département de la Meuse, condamné à mort comme conspirateur, le 16 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

    BERNARD J. P. domestique, âgé de 35 ans, natif de Chalade, département de la Meuse, ex membre de la commune de Paris, mis hors la loi par décret de la Convention nationale du 9 thermidor an 2, exécuté le 11.

    BERNARD Toussaints, perruquier, domicilier à Nancy, département de la Meurthe, condamné à mort comme émigré, le 8 messidor an 2, par le tribunal criminel du département de la Meurthe.

    BLANCHARD Pierre, âgé de 56 ans, ex noble, natif de Mesle, département de Moselle, ex commissaire général à l'armée des Vosges, domicilié à Crosmarie, condamné à mort le 8 thermidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, pour avoir conspiré dans la maison d'arrêt de St Lazare.

    BLEU Pierre, cultivateur, domicilié à Redange canton de Longwy, département de la Moselle, condamné à mort comme distributeur de faux assignats, le 16 messidor an 2, par le tribunal criminel du département de la Moselle

    Chervillat François Xavier, commis, né à Thionville, Moselle, résidant à Lyon, 28 ans, condamné par la Commission révolutionnaire de Lyon et fusillé le 4 décembre 1793. Motif accusation : "Employé au district, contre-révolutionnaire pris les armes à la main". 

    COLIN Nicolas, compagnon menuisier, domicilié à Nancy, département de la Meurthe, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 23 frimaire an 2, par le tribunal criminel du département de la Charente Inférieure.

    DALENCON Charles Mathias, âgé de 67 ans, natif de Bar-sur-Ornain, département de la Meuse, ex seigneur de Neuville-sur-Ornain, ex comte, domicilié à Neuville, département de la Meuse, condamné à mort comme conspirateur, le 26 germinal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

    DAMPONT Charles Jean Baptiste Robert, ex marquis, officier des Mousquetaires, domicilié à Schwerdoff, département de la Moselle, condamné à mort, le 5 thermidor an 2, par le tribunal criminel dudit département, comme émigré.

    DAUBIGNY Jeanne Claire Scholastique, femme Divorcée de Pont, ex maître des eaux et forêts de la Lorraine, âgée de 30 ans, née à Metz, département de la Moselle, domiciliée à Paris, condamné à mort le 27 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire séant à Paris, comme conspirateur.

    DAUBERMESNIL Jacques Nic., âgé de 75 ans, natif d'Aubermesnil, près de Dieppe, département de la Seine Inférieure, ex major de la citadelle de Verdun, domicilié à Verdun condamné à mort le 5 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'un complot tendant à livrer aux ennemis la place de Verdun.

    DAUPHIN G. Elisabeth, veuve de Brigand, âgée de 56 ans, née et domiciliée à Verdun, département de la Meuse, condamné à mort le 5 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'un complot tendant à livrer à l'ennemis la place de Verdun.

    DELAYANT Jacques, ex bénéficier, domicilié à Verdun, département de la Meuse, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 6 floréal an 2, par le tribunal criminel dudit département.

    DELERNE J. B., âgé de 56 ans, né à Thionville, département de la Moselle, chevalier de l’ordre du tyran roi, ex écuyer, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort, le 5 termidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice de la conspiration dans la maison d’arrêt des Carmes où il était détenu.

    DEMANGEOT Anne Marie, veuve Délayant, domiciliée à Verdun, département de la Meuse, condamnée à mort comme contre-révolutionnaire, le 6 floréal an 2, par le tribunal criminel dudit département.

    DESPREZ Gérard* gendarme de brigade nationale, âgé de 50 ans, natif de Givet-de-Hilaire, domicilié à Verdun, département de la Meuse, condamné à mort le 15 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'un complot tendant à livrer la place de Verdun à l'ennemi.

    DIDELOT Nicolas Antoine, ex vicaire, domicilié à Libremont département des Vosges, condamné à mort le 22 prairial an 2, par le tribunal criminel dudit département comme réfractaire à la loi.

    Dogé Jean Baptiste, domestique d'émigré, né à Nancy, Meurthe, résidant à Lyon, 37 ans, condamné par la Commission révolutionnaire de Lyon et fusillé le 5 décembre 1793.
    Motif accusation :"Contre-révolutionnaire".

    DONA Etienne, homme d'affaire, âgé de 52 ans, né à Dinan-sur-Meuse, ex bourgeois, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort le 7 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire séant à Paris, comme contre-révolutionnaire.

    DOSSON Anne, domicilié à Docelle, département des Vosges, condamné à mort comme émigré le 29 floréal an 2, par le tribunal criminel dudit département.

    DOYEN François Maximilien, chasseur dans la légion du Nord, âgé de 44 ans, né et domicilié à Nancy, département de la Meurthe, condamné à mort le 15 messidor an 2, par le tribunal criminel révolutionnaire séant à Paris, comme contre-révolutionnaire.

    DUBOIS Adrien, domicilié à Vertuzey, département de la Meuse, condamné à la déportation le 7 juin 1793, par le tribunal criminel dudit département.

    DUDOT Médard, fils de Jean François Xavier, domicilié à Gorze, département de la Moselle, condamné à mort le 12 floréal, an 2, par le tribunal criminel militaire près de Moselle, comme émigré.

    DUDOT Jean Sébastien, fils de Jean François Xavier, domicilié à Gorze, département de la Moselle, condamné à mort le 12 floréal, an 2, par le tribunal criminel militaire près de Moselle, comme émigré.

    DU PORTAL P. N*., ex abbesse du ci-devant monastère de Louye, âgée de 51 ans, née à Metz, département de la Moselle, condamnée à mort le 9 messidor nivôse an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme contre-révolutionnaire.

    DUSABLE André, âgé de 53 ans, né et domicilié à Sarre-Libre, département de la Moselle, condamné à mort comme conspirateur, le 7 ventôse an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

    DUTEIL Jean Pierre, général de la division d'artillerie, domicilié à Ancy, département de la Moselle, condamné à mort comme traître à la patrie le 3 ventôse an 2, par la commission militaire séante à Lyon.

    IMBERT Jean Baptiste, garçon laboureur, soldat au 15ème bataillon des chasseurs de la République, domicilié à Lunéville, département de la Meurthe, condamné à mort, le 24 nivôse an 2, par le tribunal criminel du département de la Sarthe, comme brigand de la Vendée.

    INVERGAI Marie Françoise, femme Dailly, domiciliée à Lunéville, département de la Meurthe, condamnée à mort, le 18 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Nantes, comme complice des brigands de la Vendée.

    KLEIN Jean, ex vétéran domicilié à Sarre-Libre, département de la Moselle, condamné à mort comme émigré, le 16 messidor an 2, par le tribunal criminel dudit département.

    KLOD Jean Baptiste, serrurier domicilié à Rodmack, département de la Moselle, condamné à mort comme émigré, le 3 fructidor an 2, par le tribunal criminel dudit département.

    KNŒPFFLER Jean Antoine, ex curé, domicilié à Rothe, département de la Moselle, condamné à Mort comme émigré, le 13 messidor an 2, par le tribunal criminel dudit département.

    KNŒPFFLER Dominique, ex notaire, administrateur du district de Bitche, membres d'un comité révolutionnaire, capitaine des chasseurs de la garde nationale, procureur de la commune, président du Bureau de conciliation, domicilié à Bicthe, département de la Moselle, condamné à mort le 26 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'une conspiration dans les départements de la Moselle, du Gard et des Bouches du Rhône. 

    KOURTZ Bernard, couvreur en paille, âgé de 48 ans, né et domicilié à Metzérèche, département de la Moselle, condamné à mort comme conspirateur le 4 nivôse an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

    KOURTZ Michel, tisserand, âgé de 48 ans, né et domicilié à Metzérèche, département de la Moselle, condamné à mort le 22 décembre 1793, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme conspirateur, et pour avoir indiqué à l'ennemi où il y avait des armes, lors de son entrée sur notre territoire.

    KURTZ Michel, tisserand, domicilié à Metzérèche, département de la Moselle, condamné à mort comme conspirateur, le 4 nivôse an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

    LABAYE Léopold, adjudant aux subsistances militaire, âgé de 36 ans, né à Valogne, département de la Manche, domicilié à Nancy, département de la Meurthe, condamné à mort, le 14 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire séant Paris, comme agent de la faction fédéraliste.

    LACROIX François, commis principal de la loterie nationale, âgé de 52 ans, natif de Nancy, département de la Meurthe, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort, le 15 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris. Pour avoir tenu des propos tendants à la dissolution de la représentation nationale.

    LALLEMAND J. Nicolas, ex curé d'Hondelmont, département de la Meurthe, âgé de 41 ans, natif de Dieuze, ex minime de Vezelise, domicilié à Hudelmont, département de la Meurthe, condamné à mort le 6 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme contre-révolutionnaire, en tenant des propos et lançant des discours incendiaires, après avoir requis les fonctions qu'il avait abdiquées.

    LAMBERT Jean Baptiste Hubert, préposé au recrutement de la cavalerie, domicilié à Pont--à-Mousson département de la Meurthe, condamné à mort le 2 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire séante ci-devant à Strasbourg, comme concussionnaire.

    NEE J. Guillaume Séverin, postillon, domicilié au Havre-Viliers, département de la Seine Inférieure, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 22 brumaire an 2, par le tribunal criminel du département de la Meurthe.

    NEYON Alexandre Joseph, lieutenant colonel du 2ème régiment de la Meuse, âgé de 59 ans, natif de Soizy, domicilié à Drincourt, département de la Meuse, condamné à mort le 5 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice des manœuvres et intelligences, par suite desquelles la place de Verdun a été livrée aux prussiens.

    NICLAU jean Baptiste, grenadier au 29ème régiment, ci-devant Dauphin, âgé de 36 ans, né à Rochefort, département de la Charente Inférieure, domicilié à Chavenay-le-Château, département de la Meuse, condamné à mort le 26 vendémiaire an 2, par le tribunal de Paris, comme contre-révolutionnaire ayant chanté des chansons et tenu des propos tendant au rétablissement de la royauté.

    NOGUES Auguste, ex noble, domicilié à Dun, département de la Meuse, condamné à mort comme émigré, le 14 thermidor an 2, par le tribunal criminel dudit département.

    SALLES Jean Baptiste*, médecin, député du département de la Meurthe à la Convention nationale, âgé de 34 ans, né et domicilié à Vezelise, Mme département, mis hors la loi par décret de la Convention nationale du 28 Juillet 1793, et par suite des malheureuses journées des 3 mai, 1 et 2 Juin; exécuté à Bordeaux, le 1er messidor an 2.

    SAMARY Mathias, tricoteur de bas, domicilié à Forbach, département de la Moselle, condamné à mort comme émigré, le 11 floréal an 2, par le tribunal criminel, du dit département.

    SCHARFF Jean Pierre, marchand, âgé de 61 ans, domicilié à Sarre-Libre, département de la Moselle, condamné à mort comme conspirateur, le 7 ventose an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

    SCHMIT Barbe, veuve Galhau, âgée de 39 ans, née à Sarre-Libre, département de la Moselle, domiciliée à Schmestroff même département, condamnée à mort comme conspiratrice le 5 ventose an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

    SCHMITH Guillaume, chamoiseur, âgé de 80 ans, né et domicilié à Sarre-Libre, département de la Moselle, condamné à mort comme conspirateur, le 7 ventose an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

    SCHMITT Jacob, journalier, domicilié à Merlebach, département de la Moselle, condamné à mort comme distributeur de faux assignats, le 18 messidor an 2, par le tribunal criminel dudit département.

    SOMMELIER Nicolas Alexis, procureur syndic, domicilié à Verdun, département de la Meuse, condamné à 15 années, de fers, et à 300.000 livre d'amende, le 17 septembre 1793, par le tribunal criminel dudit département, comme émigré

    STOFFLET Jean Nicolaschef vendéen lunéville 1751 - fusillé à Angers le 24 février 1796.

    TABOUILLOT Claire, âgée de 17 ans, née et domiciliée à Verdun, département de la Meuse, condamnée à 20 années de détention, par le tribunal révolutionnaire de Paris, le 5 floréal an 2, comme convaincu d'avoir coopéré aux manœuvres et intelligences tendantes à livrer aux Prussiens la ville de Verdun.

    TARAGON Anne Claude, capitaine au 6ème régiment ex-noble, âgé de 39 ans, né à Bonneval, département d'Eure et Loire, domicilié à Metz, département de la Moselle, condamné à Mort, le 29 frimaire an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme convaincu d'avoir eu des intelligences avec le 1er frère du dernier tyran roi, Bouillé et Lafayette.

    THIBAUT jean Christophe, âgé de 60 ans, administrateur du département de la Moselle, natif d'Isming, département de la Meurthe, domicilié à Metz, même département, condamné à mort le 17 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris. Comme complice d'une conspiration dans le département de la Moselle, et notamment en suspendant l'exécution des lois relatives aux biens provenants des religieux.

    THIERROT Antoine, âgé de 39 ans, apothicaire, né à Verdun, département de la Meuse, domicilié à Eting, même département, condamné à mort le 16 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme ennemi du peuple, ayant applaudi avec enthousiasme à l'entrée des troupes prussiennes sur le territoire de la République.

    THOUVENIN Jean Antoine*, Toul 1759, Nancy 1794.

    THUILEUR Pierre*, gendarme, âgé de 61 ans, né et domicilié à Verdun, département de la Meuse, condamné à mort, le 5 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme convaincu d'avoir pratiqué des manœuvres, tendantes à livrer la ville de Verdun aux Prussiens.

    TOLLER Jean Daniel Frédéric, capitaine au ci-devant régiment de Saxe, domicilié à Bitche, département de la Moselle, condamné à mort, le 3 fructidor an 2, par le tribunal criminel dudit département, comme émigré.

    TOURNACOS François, baron Allemand, âgé de 37 ans, natif de Metz, domicilié à Paris, département de la Seine, condamner à mort, le 2 prairial an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme conspirateur ayant montré à ceux qui l'interrogeaient un écu de six livres, à la face du tyran roi, disant que c'était la son passe port.

    WAGNER Michel , ex administrateur du département de la Moselle, âgé de 43 ans, né et domicilié à Sarre-Libre, même département, condamné à mort le 17 floréal an 2 , par le tribunal révolutionnaire séante à Paris, comme complice d’une conspiration, dans le département de la Moselle, et notamment en suspendant l’exécution des lois relatives aux biens provenants des religieux.

    WANNIER Philippe ou VANIER françois Joseph, volontaire en garnison à Longwy, né à Beaugency (Loiret), condamné à mort par le tribunal criminel de la Moselle le 19 Nivôse an 2, pour propos contre-révolutionnaire.

    WARMEJANVILLE Nicolas Hyacinthe, capitaine au 16e régiment en garnison à Dumkerque, âgé de 35 ans, domicilié à Azzancy, département de la Moselle, condamné à mort le 17 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme ayant souffert au mépris de la loi, que les soldats portassent leurs habits blancs au lieu de l’uniforme national, et ayant fait des reproches à ceux qui avaient pris l’habit national, pour se conformer à la loi.

    WULLAUME Barbe fille majeure, femme de chambre de l’émigrée femme Saulnier, domiciliée à Nancy, département de la Meurthe, condamnée à mort comme émigrée le 28 vendenair an 2 par le tribunal criminel du département de la Moselle.

    (Liste non exhaustive...)

    La lecture de cette liste permet de mieux comprendre et de réaliser comment une foule de gens de tous âges et de toutes conditions sociales ont été livrés au bourreau en raison de leur militantisme contre-révolutionnaire, jugés coupables de fidélité à l'égard de notre Tradition Catholique et Royale Française.  Souvenons-nous de la TERREUR sous la Révolution, souvenons-nous de toutes ces malheureuses victimes innocentes MORTES POUR QUE VIVE LA FRANCE, et sacrifiées à l'échafaud sur l'autel de la "liberté" Républicaine...  

  • La place Royale de Nancy

     

    Place_Stanislas_Nancy.jpg

    Aimer son Pays, sa province c'est chercher à bien connaître son Histoire, pour mieux comprendre le présent et préparer l'avenir. Nous avons déjà eu l'occasion à plusieurs reprises de rétablir quelques vérités historiques sur notre site, et de détruire par la même opportunité les mythes et légendes ubuesques fondateurs de la fausse "patrie moderne" des droits de l'homme, imprégnée qu'elle est par la pesante atmosphère de la Révolution de 1789, chargée de ses illusions, de ses passions et de ses folies meurtrières...

    lanterne.jpgNotre province, la Lorraine n'a pas échappé au grand bouleversement révolutionnaire. On le devine, elle fût elle aussi le théâtre d'enjeux machiavéliques. Des hommes assoiffés de pouvoir et pressés d'en finir avec les Traditions de nos ancêtres se sont fait les complices de ceux qui dès le début de la Révolution se sont donnés pour objectif de couper définitivement les Français de la glorieuse et prestigieuse histoire de nos Rois Chrétiens. Voilà comment une place qui était destinée à l'origine à rendre hommage au Roy de France Louis XV dit le bien aimé, la place Royale de Nancy, est devenue par la convergence de plusieurs événements tortueux, la place appelée de nos jours "la place Stanislas"... Chef d'oeuvre de l'art royal, place aujourd'hui mondialement célèbre et renommée pour la beauté de ses grilles de fer forgées ornées d'or.

    Stanislas le dernier duc de Lorraine, désira en effet jadis de créer à Nancy, un ensemble architectural en l'honneur de son gendre le Roy Louis XV, afin de consolider le rattachement de la Lorraine à la France suite à l'accord diplomatique de la pragmatique sanction. Le 18 mars 1752, la première pierre  fut posée officiellement. Le 26 novembre 1755 eut lieu l'inauguration de la Place dont la statue de Louis XV devait être l'élément central. Les dimensions de cette place prestigieuse sont de 106 mètres sur 124 mètres. Les quatre pavillons situés perpendiculairement à l'Hotel de Ville sont groupés deux à deux, et ont la même hauteur.

    La statue de Louis XV

    LouisXV-1.jpgLa statue originelle, au centre de la Place Royale telle que l'avait voulue Stanislas, représentait Louis XV debout sur un socle, vêtu en empereur romain le regard tourné vers la France, sa main brandit le bâton tressé d'or et à ses pieds sont posés le casque, le globe de la souveraineté aux trois fleurs de lys. C'est la figure d'un Roy de France victorieux. La face principale portait cette dédicace " LUDOVICO XV TENERRIMI ANIMI MONUMENTUM" (à Louis XV monument d'un cœur affectueux).

    Aux quatre coins du socle étaient assises des vertus, statues coulées en plomb bronzé : la Prudence, la Justice, la Force, et la Clémence. Ces mêmes vertus étaient représentées sur le socle de la statue de la place Louis XV de Paris (oeuvre de Bouchardon).

     Le piédestal en marbre de Gênes était orné de bas-reliefs représentant le mariage de Louis XV et de Marie Leszczynska, une allégorie de la paix de Vienne, le rattachement de la Lorraine à la France, les fondations de Stanislas.

    Le monument avait été sculpté par Guibal, aidé par son élève Paul-Louis Cyfflé

    Les grilles de Jean Lamour 

    Les majestueuses grilles dorées d'or de Jean Lamour unissent de manière originale les pavillons d'Emmanuel Héré. Les fontaines de Neptune et d'Amphirite ont été réalisées en plomb doré, elles sont de style rocaille. Les deux grilles des fontaines, au nord et au sud de la place, sont particulièrement remarquables, de par leur magnificence et leur taille : l'ouverture des ceintres est de 15,30 m et leur développement de 23,45 m. Leur hauteur de 10,40 m. 

    lamour.jpgJean Lamour déclara à leur sujet : "Tout ce qui est apparent, les carcasses, les socles, les piédestaux, les corps des pilastres, les chapitaux, les architraves, les frises, les corniches et l'adoucissement qui reçoit le grand couronnement, ainsi que les arrière-corps, les impostes, les panneaux et l'archivolte sont de fer battu et rivé sur les marnages... Les tôles sont si exactement appliquées sur l'armature qu'elles semblent ne faire qu'un même corps. Les saillies des corniches, les différents profils y sont observés avec une précision qui fait douter que ce soit du fer forgé ; à peine y aperçoit-on les rivures et les joints." (Recueil des ouvrages en serrurerie que Stanislas, duc de Lorraine, a fait poser sur la place royale de Nancy à la gloire de Louis le Bien-Aimé, composé et exécuté par Jean Lamour, Dédié au Roy - imprimé chez Thomas à Nancy, 1768) et aussi "On ne voit dans mon travail ni cette pesanteur, ni cette maigreur ordinaire des ouvrages de ce genre."

    Au sommet de ces grilles, on remarque un portique avec une couronne Royale, des vases, des fleurs de lys, le blason de la Maison France, un coq portant une lanterne ainsi que le chiffre de Louis XV.

     

    8.jpg

     

    L'inauguration

    portrais-guibal.jpgLes fêtes de l'inauguration commencèrent le 25 novembre 1755, une messe était célébrée à la Primatiale devant le Roy et en présence des corps constitués.

    Nancy devient ce jour le centre du monde, la ville est envahie par une grande foule de badauds venue des quatre coins de la Lorraine, mais aussi de toute la France et de nombreux pays étrangers pour participer a cet instant solennel. Le lendemain, vers midi après une messe à Bonsecours, le carrosse du duc de Lorraine entre dans la cité par la porte St Nicolas de la Ville Neuve.

    " Messieurs c'est aujourd'hui que le Roy fait la dédicace du monument que Sa Majesté a fait ériger comme un gage de son amour pour le Roy son gendre. Vive le Roy !"

     

    Une salve d'armes proclame la dédicace et les sculpteurs, Guibal et Cyfflé découvrent la statue retirent le drap qui cache encore la forme. La statue de Louis XV apparaît dans son manteau de bronze, vêtu d'une cuirasse romaine, toge sur les épaules, le souverain tourne son regard vers la France...  

    La place Royale en 1789

    La place royale, devenue le centre obligé de toutes les manifestations futures, symbole fort de la Royauté Française, subit les foudres de la révolution de 1789...

    Les Nancéiens traditionalistes, fidèles au Royaume de France et très attachés à l’œuvre de Stanislas tenteront de retarder les effets destructeurs portés contre la monarchie...

    piedouche statue louis XV.jpgMalheureusement, en vertu d’un décret du 14 août 1792, le maire de Nancy Adrien Cyprien Duquesnoy, élu le 15 février 1792..., eu pour mission de faire disparaître les emblèmes royaux. En septembre la statue de Louis XV est enterrée au pied de son socle. Le 12 novembre la garde national parisienne qui stationnait à Nancy est relevée par des fédérés le 13 novembre, ils détruisent avec une fureur inouïe un bon nombres d’édifices, bas reliefs, inscriptions, œuvres artistique et des documents faisant référence à Louis XV et à Stanislas.

    La place royale outragée, fut finalement dépouillée définitivement de la statue de Louis XV, c'est le 26 novembre 1792 que la sculpture fut exhumée. Retirée, démembrée, pesée puis vendue, elle fut ensuite envoyée à la fonderie de Metz le 23 janvier 1793...

    De nos jours le piédouche de l'ancienne sculpture est toujours visible, il se trouve au cimetière Preville de Nancy (Rue notre Dame des Anges, entrée Est à gauche).  Il a été utilisé comme stèle mortuaire par la famille Antoine. Bien qu'en très mauvais état de conservation il demeure néanmoins un témoignage du passé...

  • Les principes politiques intangibles du combattant contre-révolutionnaire

    Il ne peut être question de mener une action politique sérieuse au service de la France que nous aimons, sans définir avec précision les principes fondamentaux qui seuls peuvent nous permettre de devenir des soldats politiques efficaces. C’est le but de cette note, qui sous la forme de points importants, esquisse les grandes lignes de la pensée contre-révolutionnaire.

    1)      Dieu et le Roy !

          Sans l’alliance du trône et de l'autel, la France n’existe pas, car cette union lui est pourrions-nous dire “consubstantielle”.

    dieu_le_roi5.jpgIl n'existe aucun contre-révolutionnaire qui puisse remettre en question ce qui constitue cette Vérité métaphysique de l’identité Française réelle. Le sacre lie le Roy de France au Christ dans l’accomplissement de sa tache de souverain temporel. Il en découle logiquement que le combattant contre-révolutionnaire, légitimiste par perfection, lutte pour la défense des droits naturels aujourd'hui bafoués de l'héritier de nos Rois, et pour la protection de l'Église Catholique Romaine opprimée par le fanatisme de la Révolution des « Lumières », ainqi que par l’illuminisme maçonnique et le sectarisme républicain.

    2)      Refus radical de toutes les idéologies artificielles révolutionnaires.

          La  philosophie abstraite et utopique de la liberté (libéralisme), de l’égalité (socialisme) et de la fraternité républicaine (terreau du nationalisme), sont les idéologies ennemies déclarées du combattant contre-révolutionnaire.

          Que peut donc signifier une notion aussi vague que celle de la liberté complètement détachée d’une moralité supérieure chargée de la contrôler ? Où commence par exemple la liberté ? Où s’achève-t-elle ? De plus il est mensonger d’affirmer que les hommes sont libres de toutes contraintes et parfaitement égaux.

    De simples exemples, les plus immédiats suffisent amplement pour nous en convaincre :

    -        La liberté d’un assassin, criminel en fuite vaut-elle celle de l’homme juste, travailleur et honnête ?

    -         Nous ne sommes pas tous égaux, un homme intelligent n’a pas la même valeur qu’un ignorant ; certains sont plus forts physiquement que d’autres ; celui qui a été formé pour exercer un métier et qui a décroché un diplôme à cet effet vaut plus qu’un incompétent.

    Toutes ces choses logiques et élémentaires font simplement appel au bon sens... Proclamer la liberté comme le fait la république des francs-maçons ne revient pas à la réaliser pour autant, il ne suffit pas d'exprimer une idée pour qu'elle se mette à exister concrètement... Quant à la fraternité, elle n’est pas possible en l’absence d’un Père et des valeurs communes. La fraternité républicaine relève du domaine de la pure utopie et ne possède aucun contenu clairement défini et réel. Les dogmes idéologiques des clubs maçonniques se meuvent dans l'abstrait, et postulent la suprématie de la « déesse raison » qui peut conduire l’humanité aux frasques les plus pitoyables, grotesques, et engendrent les drames les plus tragiques que l’histoire des hommes ne manque plus de nous révéler :

    -        Le régicide au nom de la raison, extermination de la Vendée au nom de la « déesse raison », les noyades de prêtres dans la Loire et profanation des tombes royales au nom de la raison, la dilapidation des biens royaux au nom de la raison.

    -        La dénatalité, l' accueil de l’autre à l’extrême et jusqu’à l’effacement de soi même, l'islamisation, la mondialisation toujours au nom de la raison...

    Face à cette subversion de la vraie raison par la « déraison », les soldats de la contre-révolution sont les seuls et authentiques porte-paroles de la Vérité héritée de la Tradition Catholique et Royale Française. Ils ont pour devoir de lutter contre l'illusionnisme révolutionnaire, contre les fabricants en gros d'utopies politiques, et contre les marchands du temple.

    3)      La révolution n’est pas un progrès.

          Les républicains dans leur fanatisme, leur aveuglement et leur refus d’analyser l’histoire sont persuadés qu'ils sont en mesure d’accomplir le paradis absolu sur terre de l’homme sans Dieu, à l’aide de moyens mensongers et purement artificiels qui leur sont propres. La Déclaration des Droits de l'Homme constitue le credo de ceux-ci et ses articles « sont censés » aller dans le sens positif de l’histoire...

    Mais quoi qu'on en dise, la Monarchie à l’expérience du passé, il est impossible de bannir et de supprimer les différences dans la société des hommes à coups de déclarations stériles et de lois inapplicables dans le réel. Le contre-révolutionnaire lutte avec acharnement pour effacer des esprits que le Royalisme soit relégué dans les abîmes de l'histoire et du « passé », et que la Révolution soit présentée comme étant le synonyme du « progrès ».

    4)      Contre l’utopie du suffrage universel.

          Qui peut encore avoir la naïveté de croire sérieusement, que des millions de Français « électeurs », qui délèguent leur portion « du pouvoir » à quelques centaines de députés de l’assemblée nationale se trouveront mieux représentés que par le Roy de France Légitime et ses conseils ? Les partis politiques contrarient les instincts naturels de la France réelle, en divisant les Français.

    La logique veut que toute communauté humaine, pour être solide et prospère, soit une société « unie ». A commencer par la famille, qui est le plus petit des Royaumes, il en va de même pour les entreprises qui veulent faire des bénéfices, pour une simple équipe de football qui souhaite remporter des matchs et des championnats... La république qui puise sa légitimité dans le suffrage universel, est malsaine car elle contribue à entretenir dans le pays, un état de puissantes divisions, d'hostilité, de haine, qui oppose violemment les français les uns aux autres dans les périodes de campagne électorale.

    D’autre part, ceux qui ont pris le soin d’étudier les rouages des sociétés de pensée, savent que la fragmentation des français favorise l’émergence des pires arrivistes au pouvoir, et qu’elle aboutit au nivellement par le bas, et parfois pire encore à la dictature d'une partie de la population sur une autre. Du reste il apparaît clairement que la décision d’une majorité « relative » n’a jamais signifié que cette dernière soit bonne. L’histoire nous prouve que « la loi du nombre », n'a jamais été une valeur positive, mais que trop souvent elle a engendré la médiocrité, et qu’elle impose les frasques les plus absurdes et parfois les plus inhumaines à tout un pays.

              Cette critique de la démocratie, des désordres économiques, sociaux et moraux qu’elle entraîne, et l’un des principaux devoirs du soldat contrerévolutionnaire. De plus il se doit de donner le bon exemple par une conduite toute contraire à ces mœurs infâmes :

    -        Par une famille nombreuse catholique et pratiquante, des enfants d’une bonne éducation, de l’ordre, de l’autorité, de la piété et de la sagesse dans ses prises de décisions et ses actions.

    -        Par un dévouement sans faille à l’héritier de nos rois, qui seul incarne depuis des siècles en France les aspirations légitimes et naturelles du pays, dont le pouvoir n'est pas fondée sur un quelconque consensus démocratique, mais uniquement sur la loi divine.

    5)      La négation de la légitimité théologique et naturelle, engendre la destruction de la cité et de l’ordre traditionnel.

    drapeau_esf_fleur_de_lys_blanc_100_150.jpg      « Tout royaume divisé contre lui-même court à la ruine ». Voilà une parabole qui ne date pas d’hier, et qui avec le temps ne prend pas une seule ride… Celui qui cherche à détruire où modifier l'ordre traditionnel voulu par Dieu provoque des catastrophes (avortements, divorces, négation des principes politiques irréductibles d’une civilisation).

    Dès le début de la Révolution, la plupart des premiers penseurs contre-révolutionnaires ont discerné que cette maladie naissante portait dans son sein ses futurs “dérapages” les plus violents, comme les nomment à présent « pudiquement » les historiens libéraux, et qu'elle finirait par engendrer des « catastrophes mondiales »... Au final plus l’histoire, et les régimes politiques se succèdent les uns aux autres depuis le tournant cruel, satanique et barbare de « 1789 », plus les contre-révolutionnaires se voient confirmés dans leur analyse.

    Si les conséquences de la Révolution sont nombreuses, et notamment la dégénérescence des mœurs de la civilisation française. Il est toutefois d’une importance capitale d’en remonter toujours à la cause, et donc de souligner inlassablement le rôle destructeur exercé par « la secte maçonnique », c'est-à-dire par les philosophes des lumières, par la matrice révolutionnaire qui s'est accaparée par la force et la violence l’œuvre capétienne, son objectif est de détruire l’esprit français et de saper les fondements de l’alliance du trône et de l'autel.

    Le soldat contre-révolutionnaire est l’ennemi des sociétés secrètes et des doctrines ésotériques, il en dénonce le puissant pouvoir occulte de manipulation, et les nombreuses nuisances politiques et sociales. L’étendard de la contre-révolution Catholique et Royale, Légitimiste par cohérence, est le drapeau blanc à fleurs de lys frappé en son centre du Sacré-Cœur.

     

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  • Saint Michel, l'Ange Gardien de la France

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    C'est saint Michel qui a choisi le mont Tombe pour en faire un lieu inviolable, transformé au cours des siècles par les Rois de France en Merveille de l'Occident. Merci à saint Aubert, Evêque d'Avranches sous le Roi Childebert qui crut en la demande de l'Archange faite en 708 d'ériger une chapelle dont il donna le tracé.

    charlemagne-makes-a-pilgrimage-to-mont-tombe-now-known-as-mont-saint-michel.jpgAu fils des siècles, c'est du rocher du mont saint Michel qu'a jailli, comme un torrent, cette foi chevaleresque qui a converti et civilisé toute l'Europe. C'est là que Charlemagne et saint Louis vinrent s'agenouiller, que les Normands avec leur Chef Rollon furent adoucis et christianisés, et que Charles VII, remonté sur le trône, se rendit en action de grâces. Plus tard, la France sera innondée d'erreurs et de sang, mais le Mont saint Michel, après des vicissitudes, retrouvera sa mission spirituelle.

    Ne soyons pas surpris des vérités oubliées par beaucoup de Français. Le Pape Anastase avait dit à Clovis, son épouse, qu'il avait mis la France sous la protection spéciale du glorieux Prince de la Milice Céleste : "Daigne le Seigneur accorder à vous et à votre Royaume sa divine protection ; qu'Il ordonne à saint Michel, qui est votre Prince et est établi pour les enfants de votre peuple, de vous garder dans toutes vos voies, et de vous donner la victoire sur tous vos ennemis." A sainte Jeanne d'Arc, l'Archange Michel confirme : " Je suis Michel, le protecteur de la France". Avec le secours de l'Archange saint Michel, la France grandit et propsère.

    L-Archange-St-Michel.jpgHenri IV est sacré à Chartres les 27 février 1594. Le sacre fit disparaître les dernières résistances et son entrée à Paris, vingt trois jours après, se fit sous les acclamations d'un peuple immense affamé de voir son Roi ! Sa première visite fut en la Cathédrale Notre Dame de Paris. Marie l'en félicita immédiatement en lui envoyant "l'Archange saint Michel, l'Ange Gardien de la France qui tout au long de la cérémonie se tint à côté du Roi visible de toute l'assistance". L'Archange montrait ainsi au Royaume que le choix du Ciel s'était bien porté sur le Monarque et confirmait avec éclat que la Loi Salique doit être appliquée dans son esprit et dans sa lettre. 

  • Le Marquis de Launay et la Bastille

    marquis-launay.JPGBERNARD-RENE JORDAN, MARQUIS DE LAUNAY (1740 - 1789)

    Gouverneur de la Bastille

    Mousquetaire du roi de France, puis dans les Gardes Françaises, il devient gouverneur de la Bastille.

    Le 14 juillet 1789, durant l'attaque de la Bastille par des factieux et malgré une tentative de médiation, ne se résolvant pas à donner du canon sur les émeutiers, la Bastille capitule après la promesse qu'il n'y aura aucun mort, mais la tête du gouverneur est découpée au canif par un garçon boucher pour être fichée au bout d'une pique et promenée dans les rues de Paris avec celle, entre autres, de Jacques de Flesselles. De nombreux invalides et gardes de la garnison seront ainsi massacrés. bastille.JPG

    Le Marquis de Launay est l'une des premières victimes de la Révolution. L'épisode de la Bastille est le premier d'une longue liste d'atrocités commises par les factieux, le 14 juillet est donc pour un Français (digne de ce nom), un jour de deuil national...

  • Les dessous de la Bastille

    Les dessous de la Bastille

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    Glorieuse, la prise de la Bastille ? Pas tant que ça... D’ailleurs, le 14 juillet n’a été choisi comme fête nationale qu’environ cent ans plus tard, en 1880, et la date a été largement discutée : les députés et les sénateurs ont proposé aussi bien le 4 août que le 5 mai que le 21 septembre, etc. et le 14 juillet ne l’emporte que de peu.

    La Bastille : du mythe à la réalité

    « Le matin fut lumineux et d’une sérénité terrible, écrira Michelet : Une idée se leva sur Paris avec le jour, et tous virent la même lumière. Une lumière dans les esprits et dans chaque cœur une voix : Va et tu prendras la Bastille ! ».
    La prise de la Bastille est devenue dans les livres scolaires de la IIIe République le symbole de la victoire du peuple sur la « tyrannie ». En effet, chacun comprendra qu’il est toujours dans l’intérêt de ceux qui ont pris le pouvoir en 1789 de masquer leur propre violence et l’arbitraire sur lesquels ils ont assis leur domination. Se fabriquant ainsi leurs propres mythes fondateurs…

    La Bastille : sa réalité à la veille du 14 juillet

    En 1789, il y avait déjà longtemps que la Bastille ne servait plus guère. On envisageait même de supprimer cette forteresse trop coûteuse.

    Quand la Bastille est prise le 14 juillet, elle ne détient dans ses geôles que sept prisonniers : des fous, un faussaire et quelques personnes si peu recommandables qu’il est bien difficile de se glorifier de leur libération. Sept détenus c’était vraiment peu… Michel Winoch le déplorait, en ajoutant que la réalité n’a pas besoin de coïncider avec les idées reçues, les faux bruits ou les imaginations. De plus à la fin du XVIIIème siècle, le traitement des prisonniers à la Bastille était décent, mais pour légitimer l’émeute, les révolutionnaires voulaient faire de la Bastille un engin de torture horrifique et injuste…

    Le 14 juillet : on marche d’abord sur les Invalides, pas sur la Bastille

    Au matin du 14 juillet, les émeutiers se dirigent vers les invalides. Ils exigent des armes demandées la veille, et comme le gouverneur, Sombreuil, avait voulu négocier, ils profitent de l’ouverture de la porte pour s’engouffrer et piller les fusils qui se trouvaient là, des canons et un mortier.
    Et voilà donc les émeutiers en marche vers la forteresse.

    Sur place, le dérapage...

    Launay.jpg

     

    Les émeutiers n’avaient pas rencontré d’opposition aux Invalides. Mais, à la Bastille, le gouverneur, Bernard de Launay, s’affole en voyant les émeutiers approcher. Ses ordres sont contradictoires. Il envisage même de faire sauter le stock de poudre pour éviter qu’on ne s’en empare. Puis il tente de négocier. Enfin finalement, il laisse entrer les émeutiers dans les cours de la forteresse…

    L’épisode qui suit est tristement célèbre : Launay est entrainé vers l’Hôtel de ville, harcelé de coups, finalement massacré au sabre. Sa tête, coupée au couteau par l’aide-cuisinier Desnot, est promené au bout d’un pique dans tout Paris, bientôt accompagné du prévôt des marchands. Flesselles, que l’on assassina dans la foulée. On but le sang des malheureuses victimes : « Acte d’un goût douteux, conclut le professeur Jean Tulard, mais qui va se généraliser durant les années suivantes et de devenir une forme de « civilité » révolutionnaire pour les victimes de marque ».

    CONCLUSION :

     

     

    La conclusion qu’inspire ce récit, pourtant résumé des événements est que, contrairement à une légende tenace, la Bastille n’a pas été prise d’assaut, mais elle s’est rendue. Autrefois les livres scolaires, aujourd’hui les encyclopédies ont diffusé et diffusent encore abondamment les images fortes d’un peuple vigoureux et courageux, faisant tomber par la seule force de son ardeur, l’une des plus puissantes forteresses médiévales. Et ainsi, de pierre en pierre, va se construire une nouvelle Bastille celle du « mythe ».

     

    FETERA-T-ON LE TRICENTENAIRE DE LA REVOLUTION ?

    Contester le mythe révolutionnaire, comme s’y emploient les historiens actuels, délégitimer la Terreur, c’est ruiner le présupposé ancien selon lequel les progrès sociaux s’obtiendraient par la violence. Conduite au nom du peuple, la Révolution s’est effectuée sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple. Le bicentenaire n’a pas vraiment commémoré 1789, mais plutôt exalté l’idée que la France de 1989, du moins celle qui est au pouvoir, se fait d’elle-même…

    Quittons l’histoire pour le champ de la prospective. Au rythme ou vont les choses… Que réserve 2089 ? Si la logique communautariste qui prévaut aujourd’hui n’a pas été renversée. Et que les Musulmans seront devenus majoritaire dans le pays. Pouvons sérieusement imaginer un seul instant ces nouveaux « Musulmans de France » célébrer 1789 ? Quant on sait que la pensée révolutionnaire ne s’accorde pas avec l’anthropologie exprimée par les textes sacrés de l’islam. Quelle signification pourrait revêtir pour eux en 2089 la commémoration de la révolution « française » ?

    L’histoire n’étant jamais écrite d’avance, et l’histoire de France ayant toujours réservé d’étonnantes et miraculeuses surprises. On ne peut s’empêcher d’imaginer, et d’espérer voir sur notre sol un retour en force de la Foi catholique. Certes il faudrait alors tout reconstruire, ces nouveaux chrétiens auront certainement donc d’autres urgences que de célébrer ou de contester le tricentenaire de 1789…

    (Article proposé par Madame Charlène Courtois).

  • Université Saint Louis 2012, partie 2, Camp Chouan (UCLF)

    Formation des cadres et des jeunes

    ―――
    Du 23 au 27 juillet 2012
     Rendez-vous à Angers, Château du Prieuré, 49240 Avrillé

    Les objectifs

    form.jpgPour acquérir une vraie formation politique et devenir des combattants efficaces il s’agit de bien identifier :
    - ce pour quoi on se bat (connaissance de soi), la monarchie traditionnelle de droit divin,
    - ce contre quoi on se bat (connaissance de l’adversaire), les idéologies (libéralisme, nationalisme, socialisme), toutes filles de la Révolution et de la gnose.

    Le programme

    Dans l’esprit de camaraderie qui a fait son renom, retrouvez Lulo, Faoudel, Gédéon, Savéan, Surville et bien d’autres au cours

     

    Conférences à entrée libre :

    23 juillet 14h00 Philippe PICHOT-BRAVARD

    De la philosophie des lumières au totalitarisme jacobin
    24 juillet 14h00 Philippe LAPLANCHE

    Le nationalisme, une ambiguïté qui perdure
    26 juillet 14h00 Jean-Claude LOZACHMEUR

    Aperçu sur les origines occultistes de la Révolution
    PDF - 683.4 ko
    Programme

    Renseignements et inscriptions

    Renseignements : saintlouis.univ@gmail.com

    Télécharger le bulletin d’inscription.
    Télécharger le programme détaillé ci-contre

    Source : http://www.viveleroy.fr/+Universite-Saint-Louis-2012-partie,20+.html

  • Rappel : Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 16 juin 2012, à Nancy (54 000).

     

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • Louis XVII, l'enfant Roy

    Louis XVII - 04.jpgQui se souvient de Louis-Charles de France ? Second fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, dix-septième du nom...

    Triste règne éphémère, dont les livres de l'histoire « officielle » de la république se gardent bien de révéler le récit des souffrances aux Français ; victime de la cruauté, de la barbarie, de la haine révolutionnaire, de toutes les lâchetés et des envies des hommes, il eût pour palais une misérable prison, pour trône un grabat, et ne connut d’autre couronne que celle du martyre.

    A cette époque où tout était emporté par la tempête révolutionnaire. Après l’assassinat de son père sa majesté Louis XVI, on ne lui a reconnu le titre de Roy de France que sous les chaumières de la Vendée contre-révolutionnaire ou sous les tentes de l'exil. Autour de l'existence de ce jeune et malheureux Prince se sont développées les pires épreuves, les malheurs, la captivité de la famille royale dans la tour du Temple ; suite et fin douloureuse de la disparition brutale de la Monarchie Catholique et Royale Française.

    Le peuple de France royaliste et catholique de jadis n'a assisté que de très loin au drame qui s’est joué dans cette tour du temple. Il n'en a point vu toutes les scènes où la cruauté révolutionnaire s’est abattue impitoyablement sur l'innocence d’un enfant privé de la protection de ses parents. Les vainqueurs de la révolution ont caché soigneusement au peuple Français l'horrible dénouement, de telle manière à ce que les violences exercées sur la faiblesse de l’orphelin du Temple tombent pour toujours dans l’oubli de la conscience nationale.

    temple_de_paris.jpgLa tour du temple aujourd’hui n'existe plus, ce monument qui fut le théâtre de ce terrible drame, se rattache pour l’éternité à l'histoire de la captivité de la famille Royale privée de ses droits les plus rudimentaires. Pour ne pas qu’elle devienne plus tard un lieu de pèlerinage royaliste et catholique, les hommes de la révolution ont décidé de sa destruction, à la manière de criminels qui cherchent à se débarrasser d’un témoin gênant qui sait, et qui a vu trop de choses... La fin du temple succède à la fin de Louis XVII, où tout périt.

    L’histoire de Louis XVII rétablie dans sa réalité historique, ne peut susciter que l’émotion, la pitié et l’indignation qui saisissent l’âme Chrétienne dans ses profondeurs. Epouvantable drame, épisode immonde de la Révolution Française, cataclysme moral, honte de l'humanité... Souvenons-nous combien cet enfant broyé par les plus cruelles tortures, dont fut privé la France pour son plus grand malheur, était digne d'être aimé. Combien il fut le Juste aux prises avec l'injustice, l'impiété, l'ingratitude et les folies humaines.

    Le 8 juin 1795 Louis XVII s'en est allé, il n'a vécu que dix ans deux mois et douze jours.

    Reny_F

    fleur-de-lys_500.jpg

     

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  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 16 juin 2012, à Nancy (54 000).

     

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • Groupes réducteurs et noyaux dirigeants (1973)

    arton85-905fa.jpgAbrégé de subversion par Adrien Loubier

     

    Comment ces étudiants sérieux, après seulement quelques participations aux AG de grévistes, se sont-ils mutés, pour les uns en révolutionnaires hargneux et violents, et pour les autres en couards prêts à toutes les concessions ? Comment cette Conférence des Évêques de France a-t-elle pu déboucher sur des déclarations aussi insipides, consensuelles et pusillanimes ? C’est que ces deux groupes — et tant d’autres avec eux — ont en commun leur mode de fonctionnement en société de pensée.

    Catholiques, monarchistes et autres défenseurs du droit naturel ! impossible de survivre en démocratie sans s’instruire au préalable de cette technique de subversion de la pensée réaliste.

     

    Pour lire la suite de cette étude :

    http://www.viveleroy.fr/Groupes-reducteurs-et-noyaux,85