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08/08/2020

Confrérie Royale : Solennité de la Saint-Louis au Puy-en-Velay, les 29 et 30 août 2020

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Le cinquième pèlerinage annuel de la Confrérie Royale au Puy-en-Velay, pour le Roi et la France, a été empêché par les restrictions de déplacement et de rassemblement, imposées par les autorités civiles et ecclésiastiques, conséquentes à l’épidémie du Covid-19.
Les 21, 22 et 23 mai, nous avons néanmoins pu en maintenir l’esprit et la démarche de manière uniquement spirituelle puisque quelques dizaines de membres et sympathisants de la Confrérie Royale se sont pliés, depuis leur lieu de résidence, à des exercices communs de prière et d’approfondissement, en se transportant par le cœur et la prière jusqu’à la ville sainte du Puy.

Voici toutefois qu’une opportunité nous est donnée d’organiser un petit rassemblement au Puy les 29 et 30 août prochains, afin d’y célébrer la solennité de Saint Louis, saint patron de notre Roi légitime et de Monseigneur le Dauphin.

Statue-de-Saint-Louis-Le-Puy.jpgNous venons d’obtenir l’accord du Lycée qui nous avait accueillis en 2019 pour y être hébergés cette fois encore : la nuitée est à 18 euros (petit-déjeuner compris) et les repas à 12 euros.

Monsieur le Recteur de l’insigne basilique-cathédrale Notre-Dame de l’Annonciation nous permet de célébrer la Sainte Messe au maître-autel, au-dessus duquel trône la célèbre Vierge Noire (copie de celle qui avait été offerte par Saint Louis, malheureusement brûlée à la révolution), le samedi 29 août à 9 h.
Nous devrions pouvoir célébrer la Sainte Messe du dimanche 30, solennité de Saint Louis, à la chapelle des Pénitents blancs.

Pour ceux qui viennent de loin, il y a donc possibilité d’être accueillis à partir du vendredi 28 en fin d’après-midi : un programme détaillé sera communiqué aux inscrits, avec toutes les indications de lieux et d’horaires.

Il est aussi possible de nous rejoindre seulement pour la Sainte Messe du samedi (9h), ou de ne participer qu’à la journée du samedi.
En sus des Saintes Messes et autres temps de prière, il y aura quelques visites et temps d’enseignement spirituel.

Enfin, si certains souhaitent profiter de ce pèlerinage pour faire leur entrée dans la Confrérie, qu’ils se signalent sans aucun retard.

Si vous désirez prendre part à ce pèlerinage, merci de nous le signifier le plus rapidement possible :
1) d’abord par courriel à l’adresse suivante : pelerinage@confrerieroyale.com
2) et en nous renvoyant également le bulletin d’inscription (à télécharger ici  Bulletin d’inscription au pèlerinage de la solennité de Saint Louis août 2020) rempli le plus exactement possible avec votre chèque d’acompte (à l’ordre du Cercle Légitimiste du Vivarais) à l’adresse qui s’y trouve mentionnée.

Source : ICI

05/08/2020

Message du Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou à l'occasion de l'explosion de Beyrouth

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J’ai appris avec tristesse et émotion la nouvelle épreuve dramatique qui frappe le Liban, pays ami, pays frère de la France.
La Princesse Marie-Marguerite se joint à moi pour adresser au peuple libanais l’expression de notre profonde compassion et de nos prières.
 
Que Notre Dame du Liban, que Saint Louis mon aïeul, et que Saint Charbel intercèdent pour le Pays du Cèdre et ses habitants. Qu’ils les assistent dans ces moments terribles et leur apportent réconfort et Espérance.
 
Louis de Bourbon, duc d'Anjou
05/08/2020

23/07/2020

Message de Mgr le Duc d’Anjou à l’occasion de la trentième Université d’été de l’Union des Cercles Légitimistes de France

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Cher Amis de l’Université Saint Louis,

Je suis doublement heureux de vous adresser ce message aujourd’hui. Tout d’abord parce qu’il s’adresse à des jeunes dont le rôle de reconstruction sera si important pour l’avenir de notre pays ; ensuite parce que cette Université d’Été fête aujourd’hui ses trente ans, preuve de sa qualité comme de son utilité, et qu’il m’est agréable ainsi d’en féliciter les organisateurs.

Souvent dans mes interventions je salue la fidélité qui s’écrit en termes d’années. Persévérer au milieu des difficultés, sans se décourager est la preuve d’une vraie fidélité reposant sur des convictions fortes qui font qu’aucune embûche n’arrête ni l’espérance, ni l’engagement. Cette fidélité est celle que vous avez vis-à-vis de la royauté qui a fait la France. Fidélité à la dynastie capétienne dont il me revient, aujourd’hui, d’être le successeur légitime et à la royauté traditionnelle d’où nous tirons notre force. Cette fidélité nous permet, notamment depuis 1883, d’être toujours présents et de témoigner de la France éternelle, afin de maintenir possible la voie de la restauration. Elle nous distingue des autres types de régimes qui, ne reposant pas sur l’onction sacrée, c’est-à-dire sur un principe supérieur aux hommes et à leur égoïsme, ne peuvent ni durer d’où la succession ininterrompue de régimes depuis 1830, ni encore moins, garantir le bien commun et la souveraineté sans lesquels il n’y a pas de société politique. L’un et l’autre furent les fondements de l’œuvre des capétiens. Ces fondements gardent au XXIe siècle leur force. Il n’y aura pas de société stable, de progrès, permettant l’épanouissement de tous et en particulier des familles, sans un retour aux fondamentaux. Le Comte de Chambord l’avait compris et c’est pourquoi il a refusé, en son temps, le programme que certains voulaient lui imposer au nom d’une modernité qu’il aurait fallu accepter sans bénéfice d’inventaire. Ce ne fut pas la démarche du Comte de Chambord. En effet, au dernier quart du dix-neuvième siècle, il en percevait déjà les méfaits. Contrairement à la société ordonnée de l’Ancien Régime, celle issue de la Révolution n’avait plus de limites. Cette société sans ordre et où la transcendance est bannie, est rapidement devenue une société désordonnée où les plus forts dominent. Ce que nous vivons actuellement n’en est que le prolongement que le Comte de Chambord aurait voulu voir évité à la France : l’homme déshumanisé, la vie comptant pour rien, les familles sacrifiées, le mariage galvaudé, les enfants à l’éducation et à l’instruction négligées voire perverties, les manipulations des esprits comme des corps n’ayant que pour but de briser les lois de la vérité et de la nature.

Cette société, vous le refusez et pour cela, vous vous formez tant spirituellement qu’intellectuellement. Votre Université d’été, la trentième, s’inscrit dans cette si nécessaire démarche de réflexion. N’est-il pas symbolique qu’à l’origine votre rencontre se soit intitulée « Camp chouan », c’est-à-dire le camp du refus et de la rupture, le camp de ceux qui s’engagent. Depuis 2000, vous parlez d’Université Saint Louis pour bien montrer que vous placez le combat encore plus haut, c’est celui des principes. Le roi saint inspire vos travaux. Il est votre modèle au plan divin comme terrestre.

La place que vous donnez à l’étude vous a amené à publier plusieurs Cahiers de l’Université Saint Louis d’un grand intérêt. Chacun de ces Cahiers et le site « bibliothèque » Vive Le Roy qui les prolonge et multiplie leur audience, forment en effet un corpus. Cette pensée bien étayée et cohérente guide ensuite votre action au sein des différents cercles. Grâce au partage par internet votre influence peut atteindre et inspirer tous ceux qui cherchent les voies d’un renouveau pour notre pauvre pays qui se défait, trahi par les porteurs d’idéologies pernicieuses. L’arbre se juge à ses fruits… Vous faites partie de ceux qui préparent les récoltes futures.

Je ne peux terminer ce message sans des mots d’encouragement. Les premiers s’adressent aux participants à l’Université Saint-Louis qui prennent de leur temps pour parfaire leur formation. Elle vous permettra de prendre des responsabilités dans la société. C’est la meilleure voie pour faire refleurir les lys. Nous n’avons pas besoin de nostalgie, mais d’engagements. Cela, je le redis chaque fois qu’il m’est demandé, en tant que chef de Maison et héritier des rois de France, ce qu’il faut faire. Ma réponse est toujours la même, quelle que soit votre vocation, engagez-vous pleinement au service du bien commun, avec conscience, en ayant le sens des responsabilités, sociales, familiales, éducatives, économiques et le souci de remplir votre devoir d’état. C’est de cela que la France a besoin ; avoir des éveilleurs pour la guider et montrer les chemins. La France capétienne s’est constituée ainsi au cours des siècles. Il nous appartient à tous de faire que, notre volonté aidant et avec le secours de Dieu, ce soit de nouveau le vrai combat pour l’avenir. En retrouvant confiance en elle, la France pourra aussi rayonner et apporter au monde qui en manque tant actuellement, le nécessaire supplément d’âme.

Les seconds encouragements que j’adresse vont à vos responsables, tout d’abord et en général, à ceux de l’Union des Cercles légitimistes pour qu’ils continuent à être une des nombreuses composantes de notre famille de pensée riche d’expériences variées et complémentaires ; et, ensuite, plus spécialement, à ceux qui animent l’Université Saint-Louis. Ils accomplissent un remarquable travail de méthode et de doctrine qu’ils savent confronter aux besoins de notre temps. Le programme de cette année en est une nouvelle preuve puisqu’il porte, notamment, sur les dérives totalitaires, ou des régimes dits « forts », bien éloignés, malgré les formes qu’ils se donnent parfois, de la royauté. Loin des propos superficiels, dont nous sommes tous abreuvés, cette connaissance fine est essentielle. Elle n’est pas aisée car elle va à contre-courant du prêt à penser. Elle demande beaucoup de travail en amont. Elle fait partie de l’acte de transmettre qui est au cœur de la démarche capétienne : que chaque génération transmette non seulement ce qu’elle a reçu et qui ne doit pas être dilapidée, mais, en plus, qu’elle apporte sa pierre à l’édifice. Moi-même, père de famille, voulant transmettre à mes enfants, je sais combien cette tâche est difficile. Elle demande beaucoup de patience et d’humilité nécessaire pour attendre, avec persévérance et sans se lasser, de voir la graine germer. Ces qualités sont celles dont les organisateurs de l’Université Saint-Louis font preuve. Qu’ils en soient remerciés et que leur exemple donne envie à d’autres de développer et de poursuivre ce modèle. Le trentième anniversaire est l’occasion pour moi de le leur dire.

Que saint Louis vous inspire et protège la France.

Louis,
Duc d’Anjou

(23/07/2020)

SOURCE :  Le site officiel du Prince ( ICI )

19/07/2020

Communiqué de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, suite à l'incendie de la cathédrale de Nantes

110157928_1559639380882017_7974364544188379217_n.jpgPassée la première stupeur devant un nouveau lieu de culte détruit par les flammes, le temps de la réflexion arrive avec la publication par le Diocèse de Nantes des photos du terrible incendie qui vient de frapper la Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul. C’est une vision comme on ne les voit que dans les pays en guerre, comme chez nos chers et si persécutés frères Chrétiens d’Orient.
 
Ma première pensée se tourne vers les catholiques atteints en leur coeur. Au-delà des dégâts matériels qui pourront être réparés, c’est surtout toute la vie sacramentelle du diocèse qui est atteinte, désorganisée. L’Eglise de France n’a pas besoin d’épreuves de ce genre. Ce nouveau drame arrive à un bien mauvais moment puisque les chrétiens n’étaient pas encore remis du confinement qui leur avait été imposé pour des raisons sanitaires, limitant grandement la pratique religieuse et l’accès au culte.
 
Avec cette nouvelle épreuve est-ce le temps d’une remise en cause profonde à opérer pour enfin répondre à la phrase si prophétique de Saint Jean Paul II, « France qu’as-tu fais des promesses de ton baptême ? ». Pour nous catholiques, la conversion sincère des cœurs et des âmes demeure la priorité. La France peu à peu n’a-t-elle pas perdu le sens de ses cathédrales, parce que l’histoire a voulu, qu’elles soient les plus belles du monde, en ne les appréciant plus qu’uniquement comme des témoignages culturels ? En les voyant brûler nous sommes pourtant confrontés à une toute autre réalité. Une cathédrale qui brule c’est avant tout un chemin vers Dieu, vers l’espérance et vers le salut des hommes qui se brouille.
 
En cette année johannique cette nouvelle épreuve par le feu est un symbole fort. Que Saint-Pierre et Saint Paul, fondateurs de l’Eglise, et que Sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France, soutiennent les catholiques éprouvés et ouvrent les yeux aux Français.
 
Louis de Bourbon
 
19/07/2020
 
Source : ICI

13/07/2020

Communiqué de Louis de Bourbon à l’occasion de la Saint Henri (13 juillet)

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Le 13 juillet, l’Église catholique honore saint Henri. Au-delà de la pensée et des vœux que la Princesse Marie-Marguerite et moi-même adressons à notre troisième fils, cette fête me ramène au souvenir des rois qui ont porté ce prénom ponctuant l’histoire capétienne depuis le XIe siècle.

Je pense notamment au grand Henri IV, le premier monarque de la branche des Bourbons, mais aussi en cette année qui est celle du bicentenaire de sa naissance, au Comte de Chambord qui aurait dû devenir Henri V.
Peu de princes sont aussi méconnus que ce dernier et voient leur pensée pareillement travestie. Pourtant, alors que la France se défait un peu plus chaque jour, que les Français sont toujours plus mis à la peine et voient leurs libertés chaque jour plus bafouées, la pensée de ce roi apparaît dans toute sa force et son originalité.
– Le Comte de Chambord a refusé avec courage et abnégation de « couronner la Révolution ».
– Il avait déjà largement perçu les effets néfastes des nouvelles institutions basées sur un droit dévoyé au profit des majorités changeantes et pour lesquelles la souveraineté n’est plus un absolu.

Pour Henri V il était encore temps, par la restauration de la monarchie traditionnelle, de ne pas accepter les fausses valeurs issues d’idéologies qui ne mènent qu’à la mort et à la disparition de la société. Le drapeau blanc était le signe de cette rupture nécessaire. Sans doute moins perceptible à son époque, cette rupture nécessaire est aujourd’hui d’une profonde actualité.

Pour Henri V, à la suite de tous les rois de France, la fonction royale avait d’abord pour mission de contribuer au bien commun sans lequel il n’y a pas d’avenir possible. Cela est toujours vrai.

Bonne fête de Saint Henri à tous.

Louis de Bourbon

 

SOURCE :

Le site officiel de Louis XX : Légitimité

14/06/2020

Message de Mgr le Duc d’Anjou à l’occasion du rappel à Dieu de Jean Raspail

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C’est avec une grande émotion que j’apprends le rappel à Dieu de Jean Raspail. Fidèle jusqu’au bout à l’Église et à la France.

Sa personnalité et son panache nous manqueront.

Que le Père éternel le reçoive auprès de lui et qu’il rejoigne tous les preux qui ont contribué à la gloire et à l’honneur de notre chère Patrie.

Louis de Bourbon, duc d'Anjou

13/06/2020

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10/05/2020

Fête de Jeanne d'Arc 2020 - Message de Louis de Bourbon


Sermon extrait de la messe du quatrième dimanche après Pâques - Ste Jeanne d'Arc - Abbé B. de Jorna


Merci monsieur l'Abbé pour ce très beau sermon en la solennité de Ste Jeanne d'Arc !

Avec tout le respect que nous vous devons, dommage cependant pour la "fausse note" à 10mn25 : "Rien ne manifeste plus cette royauté"... Si bien évidemment la tradition politique existe toujours en Mgr le prince Louis de France, chef de l'auguste Maison de Bourbon, roi de jure de France et de Navarre sous le nom de Louis XX !

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25/04/2020

Anniversaire de Monseigneur Louis XX, duc d'Anjou

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Aujourd'hui 25 avril 2020, 46ème anniversaire de la naissance de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d'Anjou et chef de la Maison de France, ainé des Capétiens, grand maître des Ordres du Saint-Esprit et de Saint Michel, en droit Sa Majesté Très Chrétienne Louis XX, Roy de France et de Navarre.

Les membres du cercle Robert de Baudricourt vous souhaitent un joyeux anniversaire Monseigneur, que ce nouvel an de grâce puisse vous rapprocher de la couronne de France, et éclairer l'esprit des français.

 

Vivat rex in aeternum ! Montjoie Saint Denis !

12/04/2020

Message de Louis XX pour la fête de Pâques 2020

W8qToG10_400x400.jpgChers compatriotes,
Chers Français,

Rappelons-nous : Pâques 2019 et la France pétrifiée par l’incendie qui venait de ravager la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Pâques 2020, une épreuve d’une toute autre nature dans un domaine où l’on ne l’attendait pas, atteint la France qui, avec l’Italie et l’Espagne, se partage le record des décès en Europe. Tous les continents sont frappés. Une mondialisation du risque !

Hier c’était l’âme du pays qui était touchée, et aujourd’hui ce sont les hommes et les femmes ; les enfants et les vieillards. Selon les mots forts prononcés par le Saint-Père dans son homélie du 27 mars, « nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse ». Devant le danger saurons-nous réagir et à l’ombre de cette cruelle épreuve, refonder nos actions sur plus de bon sens et redonner du sens à nos vies ?
Réagir, au-delà de la compassion que l’on a vis-à-vis des milliers de victimes et de leurs familles affrontant la mort souvent en grande solitude et sans secours spirituel; au-delà de l’admiration vis-à-vis des soignants aux moyens parfois si dérisoires et de tous ceux qui se dévouent souvent en prenant des risques pour que le pays continue à vivre ; au-delà des encouragements adressés à ceux qui, confinés, doivent assumer une vie familiale bouleversée et exercer leurs activités dans des conditions précaires ; au-delà de l’angoisse face aux situations désespérées que nombre d’artisans, de commerçants, d’entrepreneurs auront à affronter après le brusque arrêt de la vie économique.

Les Français courageux et fidèles à l’image de l’idée qu’ils ont de leur pays — celui du baptême de Clovis, celui de la justice de Saint-Louis, celui des quinze siècles de gloire et d’honneur —, doivent faire front animés d’une énergie à toute épreuve. Ils doivent résister pour sauver leur pays, retrouver l’esprit de Bouvines. Si l’oriflamme de saint Denis n’est plus élevée pour précéder les combattants, son esprit doit être là. Vivant.

L’actuelle situation dramatique doit ouvrir sur une période de sursaut qui soignera après les corps, les âmes et l’esprit public. En effet, au-delà de la crise sanitaire n’est-ce pas toute notre société qui est malade depuis des années et qui a besoin de se retrouver à travers un grand dessein partagé par tous et des valeurs essentielles.

En France, déjà, plus de vingt-cinq évêques ont placé leur diocèse sous la protection divine par l’intercession du Sacré-Cœur, de la Vierge Marie, de Saint-Joseph ou encore de saints locaux ayant déjà été invoqués lors d‘épidémies plus anciennes. Je me plais à songer au poids qu’aurait une consécration solennelle de la France effectuée par l’ensemble de son épiscopat à laquelle s’associerait le maximum de fidèles. Pâques, la fête de la résurrection, pourrait en être l’occasion. En tant que successeur légitime des rois de France qui ont toujours compris leur fonction dans sa double dimension terrestre et divine, ce serait de mon devoir de m’y associer et je le ferais en mon âme et conscience.

Demandons, en cette fête de la Résurrection, le secours de saint Louis, de sainte Geneviève et de sainte Jeanne d’Arc et leur protection sur la France.

 

Louis de Bourbon, duc d'Anjou