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18/04/2022

Monseigneur Louis XX, message à l'occasion des fêtes de Pâques 2022

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"Je vous adresse mes vœux de joyeuse fête de Pâques.

Qu’ils soient pour tous les Français l’occasion d’espérer et d’aimer et pour chaque chrétien, l’Esperance retrouvée dans le Christ qui a sauvé le monde.

Gardons dans nos prières les chrétiens persécutés du monde entier."

Louis XX, 17 avril 2022

 
 

15/02/2022

“Je crois plus en la Providence qu’en l’homme providentiel” - Prince Louis de Bourbon, Duc d’Anjou

INTERVIEW - Alors que les élections présidentielles approchent et que le climat politique est de plus en plus effervescent, le Prince Louis de Bourbon a accepté de répondre à nos questions et de nous livrer la vision politique qu’il défend. Héritier de la monarchie capétienne, le Prince incarne un projet authentique et résolument transcendant ; il offre un regard neuf sur la res publica.

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LA FUGUE : Quel héritage doit assumer le chef de la Maison de France au XXIe siècle ?

L. DE BOURBON : Celui des quinze siècles de l’histoire de France : c'est-à-dire de sa continuité comme nation souveraine dont l’essentiel de la destinée, près de treize siècles, a été réalisé sous le règne des différentes dynasties qui ont progressivement constitué le pays et mené à son apogée.

Incarnez-vous, au-delà de l’héritage culturel et historique, un véritable modèle politique? Vous qualifieriez-vous “d'homme politique” ? 

Comme héritier de La royauté française, nul ne doute que j’incarne un modèle politique. C’est pour cela que jusqu’aux années 1950, la république imposait l’exil aux chefs de Maison. Il y avait un rejet idéologique de ce modèle.

Ainsi en assumant, comme mes prédécesseurs, cette place de successeur légitime je suis un « homme politique »… Mais encore faut-il s’entendre sur le terme homme politique. En royauté l’homme politique est celui qui est au service de son pays, qui l’incarne dans la durée.  Le roi, parce qu’il était sacré, n’exerçait pas seulement une fonction de gestion des hommes et des choses, mais d’abord un service dû à ceux qu’il dirigeait. Cet aspect religieux était très important puisqu’il garantissait les dérives notamment celles menant à la tyrannie qui est l’exercice du pouvoir pour les seules fins de celui qui l’exerce. 

Qu’est-ce qui vous distingue des autres hommes politiques ?

Ma liberté. Je ne dépends de personne ni d’aucun groupe. C’est l’hérédité qui m’a désigné c’est-à-dire quelque chose qui échappe totalement au commerce des hommes et aux combinaisons politiciennes. C’est la Providence qui fait qu’on est roi ou chef de Maison. Cela donne une légitimité qu’aucun autre pouvoir ne peut avoir. C’est cela la souveraineté.

Quelles sont vos différentes responsabilités à l’heure actuelle et vos engagements dans la société ?

J’ai des responsabilités familiales, celles d’un père de famille qui avec son épouse, est soucieux d’élever ses quatre enfants en leur transmettant des valeurs afin que, devenus adultes, ils puissent eux même continuer la longue chaîne de la vie qu’incarne toute famille. Complément de ces responsabilités familiales, j’en ai d’autres qui sont professionnelles. Il me semble essentiel en effet que tout chef de famille puisse subvenir aux besoins des siens. Dans le prolongement de ces responsabilités, j’essaye d’avoir aussi des activités sociales notamment vis-à-vis des plus pauvres et j’encourage mes enfants à avoir cette attention aux autres.

Enfin j’assume mes engagements dynastiques en participant comme successeur légitime des rois de France à de nombreuses cérémonies de tous ordres auxquelles je suis convié notamment par les différentes autorités religieuses, politiques, culturelles, économiques. Ce rôle de témoin me parait essentiel car c’est ainsi que la tradition monarchique peut s’inscrire dans la durée et rester un espoir pour demain.

Existe-t-il une figure dans l’Histoire de France qui vous a particulièrement aidé à incarner l’idéal monarchique ?

La question n’a pas grand sens car les « figures » ne sont pas les mêmes selon les circonstances. En treize siècles de royauté comment ne pas voir de multiples figures depuis Clovis qui a baptisé la dynastie et la France jusqu’à Louis XVI, le roi-martyr, en passant par Jeanne d’Arc, la patronne de la légitimité ?

Mais ceci rappelé, la figure de deux souverains demeure pour moi comme celle de deux témoins essentiels, Saint Louis et Henri IV. Le premier est le modèle par excellence des rois puisqu’il a su totalement mêler ses devoirs vis-à-vis de Dieu et vis-à-vis des hommes. Pas simple pour un « homme politique » de faire du décalogue son « programme » sans tomber dans les excès d’une théocratie… Le second, dans de toutes autres circonstances, est celui qui par son charisme a restauré l’harmonie et la paix dans le royaume ravagé par 30 ans de guerres civiles. Ce sont deux figures complémentaires… mais il y en a bien d’autres.

Quelle définition donneriez-vous de l’homme providentiel ?

Celui qui arrive au bon moment… Mais je crois plus en la Providence qu’en l’homme providentiel.

La dimension providentielle peut-elle provenir d’un engouement populaire ou est-elle nécessairement fondée sur l’autorité divine ?

Comme le dit Saint-Paul, il n’y a pas de pouvoir qui ne vienne de Dieu.

Peut-on dire que les rois, en tant que personnes sacrées et tenant leur autorité de droit divin, sont, par essence, des “hommes providentiels” ?

Ne l’ont-ils pas tous été ?

Dernièrement vous écriviez, évoquant la proximité des élections présidentielles : “N’est-ce pas le moment de placer la barre plus haut ? Qu’est-ce qui sera le bon et le bien pour la France et les Français de demain ? sur le long terme. Voir juste et voir loin”. Voyez-vous en la monarchie le seul régime capable de proposer une telle solution ?

Montrez-m’en d’autres ? 

Mais que l’on s’entende bien, je parle plus volontiers de royauté « à la française » c’est-à-dire fortement ancrée sur son territoire (le pré-carré) et le service des hommes, mais couronnée par Dieu par le sacre, que de monarchie, régime d’un seul qui peut être exercé à des fins personnelles…

Quelles réponses la monarchie pourrait-elle apporter aux crises multiples qui fracturent notre société ? crise sociale, économique, politique, écologique, religieuse, etc.

Avant les réponses, au pluriel et selon les conjonctures du moment, il y aurait surtout un changement d’optique. Remettre la société à l’endroit en recréant une société finalisée. Les fractures de notre société viennent de causes profondes qui sont nées d’un abandon des fondamentaux qui garantissent la vie sociale au profit de fausses idéologies délétères. Ce qui fait du mal à la société c’est l’individualisme et le relativisme. Il n’y a plus ni bien, ni vrai, ni juste. La confusion règne partout et la notion de bien commun a cédé la place à la primauté donnée aux intérêts individuels ou communautaristes.

Selon vous, de quel mal souffre le plus la France de nos jours ? 

Que ses élites aient perdu le sens du réel et de leur devoir vis-à-vis de la collectivité.

Pour se relever, la France a-t-elle besoin d’un homme providentiel ?

Chaque Français peut contribuer à être l’homme providentiel dès lors qu’il assume ses devoirs d’état, vis-à-vis de sa famille et de son pays. Il y a une conversion de tous qui est nécessaire. Aide- toi et le Ciel t’aidera. N’inversons pas les rôles.

Le risque lié à l’attente de l’homme providentiel, n’est-il pas de tomber dans un attentisme stérile ?

Ni Saint Louis, ni Henri IV n’ont attendu l’homme providentiel. Ils ont mis leur énergie au service de leur royaume.

Que diriez-vous aux jeunes qui veulent s’engager pour le bien commun aujourd’hui ? 

N’ayez pas peur ! Allez-y.

Source : ICI

21/01/2022

Communiqué de S.A.R Mgr Louis de Bourbon, duc d'Anjou

En ce 21 janvier, je recommande à vos pensées et à vos prières le Roi Louis XVI et toute la Famille royale. Je remercie ceux qui font mémoire aujourd'hui de l'assassinat du père du peuple il y a 229 ans.
Je serai demain à la Basilique Saint Denis pour la messe à la mémoire de mon aïeul et, comme chaque année, dimanche à la Chapelle Expiatoire.
 
Louis de Bourbon, duc d'Anjou
Source : ICI
 

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01/01/2022

Vœux 2022 du Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou

En ce premier jour de l'année, faisons le vœu d’une France qui retrouve l’esprit de la volonté collective. La volonté qui fait gagner, et ouvre des voies nouvelles.

Pour ce faire la France doit reprendre en mains ses destinées et retrouver l'amour de son histoire, de ses traditions et de ses grands hommes.

Louis de Bourbon, duc d'Anjou

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Source : ICI

10/08/2021

Assassinat du Père Olivier Maire – Message de Monseigneur le Duc d’Anjou

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L’assassinat du Père Olivier Maire est d’une cruauté innommable, le Supérieur Provincial des Missionnaires Montfortains a rejoint le Père hier. Assassiné par l’incendiaire de la cathédrale de Nantes qu’il hébergeait, sa charité et sa bonté lui ont coûté sa vie ici-bas.

Je m’incline avec respect devant la dépouille de ce prêtre et assure de mes prières l’ensemble des catholiques de France.

 

Louis,

Duc d’Anjou

SOURCE :  Le site officiel du Prince, legitimite.fr

04/04/2021

Les fêtes religieuses font partie de notre héritage – Message de Mgr le Duc d’Anjou

14046_800x480 (2).jpgChers Français,

Après 2019 où la France était meurtrie par l’incendie de Notre-Dame de Paris survenu durant la Semaine Sainte ; après 2020, où les fêtes de Pâques furent presque celles du retour à une église des catacombes, voici qu’une nouvelle fois nous vivons une Semaine Sainte et une Fête de Pâques dans des conditions anormales.

Quand donc retrouverons-nous la possibilité d’exprimer librement, en famille, dans la joie de la Résurrection, la Foi bi-milllénaire de la fille aînée de l’Église ?

Que l’on soit croyant ou non, les fêtes religieuses font partie de notre héritage et de la mémoire de la France. Ne pas pouvoir les vivre dans leur plénitude est une atteinte à ce qui unit tous les Français dans une histoire où tous puisent de communes racines.

Mes pensées et celles de la Princesse Marie-Marguerite se tournent vers toutes les familles et particulièrement les personnes seules et les malades afin que, malgré les conditions difficiles, elles puissent retrouver dans cette Fête de Pâques, l’Espérance dont elles ont toutes un si grand besoin.

 

Louis,

Duc d’Anjou

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SOURCE :  Page officielle du Prince sur Facebook : https://www.facebook.com/louisducdanjou

31/12/2020

Vœux aux français du prince Louis de Bourbon

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Après l’année éprouvante qui s’achève avec son lot d’incertitudes et d’interrogations, la princesse Marie-Marguerite et moi, confiants en l’avenir, nous souhaitons à vous tous, à vos familles et à ceux qui vous sont proches, nos vœux chaleureux de prospérité, de santé et de bonheur pour l’année qui s’ouvre.

Que Notre-Dame et tous les saints veillent sur la France et son salut !

 

Louis de Bourbon, duc d'Anjou

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25/12/2020

Vœux de Noël 2020 de Louis XX aux Français

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Comme tous les Français réunis devant la crèche ou le sapin, avec la princesse Marie Marguerite et nos enfants, nous pensons à tous ceux qui, seuls ou en famille, retrouvent l’espérance dans le mystère de Noël après la terrible année que nous venons de vivre.

Que Notre-Dame protège la France,

Louis,
Duc d’Anjou

SOURCE : ICI

29/10/2020

Attentat dans la cathédrale de Nice – Message de Mgr le Duc d’Anjou

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Un nouvel attentat terroriste vient de se dérouler ce matin dans la cathédrale de Nice, faisant 3 victimes supplémentaires, qui viennent s’ajouter à une liste déjà longue. 3 martyrs, dois-je plutôt dire, car assassinés lâchement, de manière barbare, parce que Français et Catholiques.

Mes pensées, ma compassion et ma prière sont d’abord pour eux, pour leurs familles et leurs proches, mais aussi pour le clergé, celui de la cathédrale et celui de toute la France, ainsi que pour tous les Français catholiques ainsi menacés.

Au moment où la messe dominicale s’avère plus que jamais indispensable au soutien de leur Foi et de leur moral, et malgré le durcissement des mesures sanitaires, je demande avec force aux autorités responsables de leur garantir la liberté de culte chaque dimanche dans des conditions de sécurité renforcée.

Plus que jamais, la France a besoin de retrouver le fil et la fierté de son identité chrétienne. C’est le seul barrage efficace contre l’islamisation de notre société, insidieuse ou violente, mais dans tous les cas contraire à notre Histoire, notre héritage et à nos valeurs profondes.

Continuons à prier et implorer inlassablement Marie Reine de France, St Michel Archange et tous les Saints et Saintes de France de protéger notre pays et de nous donner toujours plus de courage, de Force et de Foi, dans l’espérance, face aux épreuves qui viennent.

 

Louis, Duc d’Anjou

 

SOURCE :  Le site officiel du Prince, legitimite.fr

03/10/2020

Bicentenaire de la naissance du Comte de Chambord Sainte-Anne d’Auray - Message Mgr le Duc d'Anjou

Louis XX ste Anne d'Auray.JPGChers Amis,

Chers fidèles du Comte de Chambord et de la Légitimité

 

Nous commémorons à quelques jours près le 200e anniversaire de sa naissance le 29 septembre 1820 au Palais des Tuileries à Paris.

29 septembre 1820 – 3 octobre 2020. Deux siècles que l’on aborde avec une certaine émotion.

Deux siècles, cela peut paraître long et pourtant comme le Comte de Chambord est proche de nous, pour ce qu’il représente, comme héraut de la légitimité monarchique, mais aussi pour ce dont témoignent ses actions et ses écrits.

Deux siècles après sa naissance, Henri, duc de Bordeaux, Comte de Chambord, l’enfant du miracle, demeure un des personnages incontournables de l’histoire de France. Ce monument en témoigne. Souvent, il est qualifié de seul monument élevé à la mémoire du Comte de Chambord. Il me semble qu’il serait plus juste de dire qu’il s’agit du seul monument élevé en France en souvenir d’un roi qui n’a pas régné…pour montrer toute la place qu’il tient dans l’histoire …Sur ce monument c’est bien le roi qui est figuré et non le Prince. Il est représenté en costume de sacre, c’est-à-dire en dépositaire de la royauté légitime qui trouve son pouvoir dans la conjonction de l’hérédité et de l’onction. Quel symbole !

N’est-ce pas ainsi qu’il était considéré par nombre de ses contemporains, qui l’appelaient avec révérence Henri V. Ce Roi sans couronne exerçait un grand pouvoir moral. Rien ne pouvait se faire sur le plan intérieur comme extérieur, sans que les regards se tournent vers lui. « Qu’allait dire ou penser le Comte de Chambord ? ».

Il était présent dans tous les grands débats de son époque : politique religieuse à travers ses rapports avec la Papauté et avec nombre d’Evêques ; politique internationale face aux nationalités naissantes ; réorganisation de l’agriculture confrontée aux nouvelles techniques, aux engrais industriels et au début de la mécanisation ; questions institutionnelles avec le grand débat du moment entre centralisation et décentralisation ; sans oublier la politique coloniale, qui s’ouvrait dans un contexte nouveau sous la pression anglaise et pour laquelle la France devait marquer son originalité, c’est-à-dire ne pas tout sacrifier au commerce et à la finance, mais veiller aussi au respect des hommes.

Son message, sur bien des points, demeure toujours actuel. En effet, né dans un siècle qui a connu beaucoup de changements, il a su rester fidèle aux principes de la royauté française sans tomber dans les excès de toutes les apparentes modernités parées du nom de progrès, là où il n’y a souvent que travestissement de l’ordre naturel. Au contraire, le Comte de Chambord a su faire le tri entre le bon grain et l’ivraie au service de la Vérité et du Bien commun.

Le voici ici entouré de sainte Jeanne d’Arc dont on commémore également cette année le centenaire de la canonisation, de sainte-Geneviève, de Du Guesclin et de Bayard. La Foi et le courage. Il ne pouvait être mieux entouré !

Avant de déposer une gerbe en hommage au Comte de Chambord, je voudrais ajouter une chose : quelques jours avant d’entrer dans l’année du bicentenaire, ce monument a bénéficié de la protection des Monuments historiques. Comment ne pas y voir le signe que le Comte de Chambord fait bien partie de ce qui constitue l’histoire de France. Ainsi en ce jour je tiens à exprimer tous mes remerciements à ceux qui ont contribué à cette reconnaissance. Ma gratitude va en particulier au baron d’Audiffret, propriétaire des lieux qui les entretient avec grande fidélité.

 

A tous et à vous ici présents, merci de votre fidélité au Comte de Chambord et à ce qu’il incarne.

 

Louis, Duc d’Anjou

 

Source : ICI

25/08/2020

Message du prince Louis de Bourbon à l'occasion de la fête de St Louis roi de France

26992685_874993646013264_5443952532157017212_n.jpgChers Amis, chers compatriotes,
 
Quelle tristesse de constater que d’année en année, la situation de la France se dégrade. Fort de la responsabilité que m’imposent les huit siècles de royauté capétienne dont je suis l’héritier, la gravité actuelle de l’état de la France, m’amène à m’exprimer, en ce jour où l’Eglise fête Saint Louis, le modèle des gouvernants.
 
Force m’est de constater que notre pays s’enfonce vers des jours de plus en plus graves, alors que j’aimerais que mes déclarations puissent saluer le renouveau que tous les Français fidèles et qui croient en la destinée de leur pays, espèrent de tout leur cœur.
 
Atteinte depuis plusieurs années par une crise morale qui la fait douter d’elle-même, de sa mission, de son identité, la France doit aussi subir de nombreuses attaques venues de l’extérieur, tellement diffuses et perverses, qu’il est difficile de toujours bien les cerner, et de trouver les bonnes ripostes. La difficulté est d’autant plus grande que la vérité n’est plus regardée en face et que les mots sont travestis par l’idéologie au point de perdre leur sens. Ceux qui résistent vaillamment sans perdre confiance, souvent animés d’une foi profonde, ne suffisent pas à redresser la situation. Pareillement, nos militaires engagés sur de nombreux terrains au-delà de nos frontières, constatent que leur sacrifice et leur abnégation ne suffisent pas isolément à recréer une dynamique de vainqueur. Les combats se gagnent certes sur le terrain, mais c’est d’abord dans les cœurs et les esprits que se forgent les conditions de la victoire qui doit trouver son expression politique.
 
Or, bien souvent, la France donne l’impression que cette volonté n’est plus là. Pourtant il faudrait peu de choses : lui redonner le goût et le sens de la victoire qu’avait la France sûre d’elle-même et de sa mission ; et lui rappeler les grands moments de son passé qui demeurent des exemples pour demain.
 
Cet état d’esprit qui pourrait surgir à nouveau si les Français le veulent, semble oublié, annihilé. Les « élites » depuis la Révolution n’ont agi que par intérêt. Quand reviendra-t-on au Bien Commun, à la justice, à la protection des plus faibles ? Quand acceptera-t-on de redonner aux mots leur sens et d’oublier qu’il n’y a ni incivilité, ni jeunes sauvageons mais violences gratuites et nouveaux barbares sans foi ni loi qu’il s’agit de combattre et de punir. En effet, chacun de leurs crimes ruine la vie sociale. Or elle est déjà bien difficile pour de nombreux Français déjà confrontés à une situation économique et sociale souvent critique. Pourtant, la dernière crise sanitaire a montré combien nos compatriotes étaient capables de sursauts et d’initiatives quand l’Etat ne les oppresse pas ; quand il ne les accable pas d’une fiscalité de plus en plus lourde et injuste puisqu’elle n’assure plus les services publics même les plus essentiels ; quand l’Etat ne s’attaque pas aux libertés. Les Français, en nombre toujours plus grand, se rendent compte que les institutions ne répondent plus à leurs attentes légitimes.
 
Combien de crises faudra-t-il encore ? combien de sacrifiés pour que les yeux s’ouvrent ?
Il y a quelques mois, crise sanitaire aidant, des esprits lucides avaient posé la question de savoir si ces évènements, dûs largement au moins dans leurs conséquences, aux erreurs accumulées qui se traduisent par des centaines de milliers de mort, en France, en Europe et dans le monde entier, n’étaient pas l’occasion de réfléchir aux désordres des dernières décennies. Le beau symbole du « jour d’après » semblait porteur d’avenir. En réalité quelques mois après, les mauvaises habitudes ont largement triomphé des bonnes résolutions et les jours d’après semblent encore plus catastrophiques que ceux d’avant. Le vote, devant une assemblée quasi déserte de la loi dite bio-éthique en est la plus éclatante manifestation… Elle est à la fois contraire à l’ordre naturel et à l’éthique. Elle cumule le déni du système représentatif actuel par la manière dont elle a été élaborée et la rupture avec les fondements de l’humanité. Les manipulations contre nature sont en train de franchir une nouvelle étape vers une société de chimère ou plus aucune limite ne semble retenir les hommes. La société de la peur et des contraintes est aussi, désormais, celle de la mort planifiée.
 
Quel monde avons-nous devant nous ? Quel monde laisserons-nous à nos enfants ?
Je parle ici comme héritier et successeur des Rois de France mais aussi comme père et époux. Je sais combien de jeunes couples sont inquiets pour l’avenir de la société ; l’avenir de leurs enfants ; de nos enfants.
 
Heureusement les siècles d’histoire nous apprennent que les situations les plus terribles ne sont pas irréversibles. La France s’est sortie d’autres périls et cela même quand elle a failli perdre sa souveraineté comme au temps de Charles VII. La mission de Jeanne d’Arc l’a sauvé d’un péril d’autant plus éminent que l’ennemi était déjà installé sur notre sol. Celle qui est devenue en 1920 la patronne du Patriotisme a sauvé le pays et a restauré la monarchie légitime.
De tels exemples doivent nous redonner espoir et susciter de nouvelles initiatives pour reconstruire la France.
 
Puisse Saint Louis, modèle des souverains et des gouvernants, protéger la France et l’aider à retrouver le sens de sa mission.
 


Louis de Bourbon, duc d'Anjou
25/08/2020

05/08/2020

Message du Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou à l'occasion de l'explosion de Beyrouth

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J’ai appris avec tristesse et émotion la nouvelle épreuve dramatique qui frappe le Liban, pays ami, pays frère de la France.
La Princesse Marie-Marguerite se joint à moi pour adresser au peuple libanais l’expression de notre profonde compassion et de nos prières.
 
Que Notre Dame du Liban, que Saint Louis mon aïeul, et que Saint Charbel intercèdent pour le Pays du Cèdre et ses habitants. Qu’ils les assistent dans ces moments terribles et leur apportent réconfort et Espérance.
 
Louis de Bourbon, duc d'Anjou
05/08/2020

23/07/2020

Message de Mgr le Duc d’Anjou à l’occasion de la trentième Université d’été de l’Union des Cercles Légitimistes de France

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Cher Amis de l’Université Saint Louis,

Je suis doublement heureux de vous adresser ce message aujourd’hui. Tout d’abord parce qu’il s’adresse à des jeunes dont le rôle de reconstruction sera si important pour l’avenir de notre pays ; ensuite parce que cette Université d’Été fête aujourd’hui ses trente ans, preuve de sa qualité comme de son utilité, et qu’il m’est agréable ainsi d’en féliciter les organisateurs.

Souvent dans mes interventions je salue la fidélité qui s’écrit en termes d’années. Persévérer au milieu des difficultés, sans se décourager est la preuve d’une vraie fidélité reposant sur des convictions fortes qui font qu’aucune embûche n’arrête ni l’espérance, ni l’engagement. Cette fidélité est celle que vous avez vis-à-vis de la royauté qui a fait la France. Fidélité à la dynastie capétienne dont il me revient, aujourd’hui, d’être le successeur légitime et à la royauté traditionnelle d’où nous tirons notre force. Cette fidélité nous permet, notamment depuis 1883, d’être toujours présents et de témoigner de la France éternelle, afin de maintenir possible la voie de la restauration. Elle nous distingue des autres types de régimes qui, ne reposant pas sur l’onction sacrée, c’est-à-dire sur un principe supérieur aux hommes et à leur égoïsme, ne peuvent ni durer d’où la succession ininterrompue de régimes depuis 1830, ni encore moins, garantir le bien commun et la souveraineté sans lesquels il n’y a pas de société politique. L’un et l’autre furent les fondements de l’œuvre des capétiens. Ces fondements gardent au XXIe siècle leur force. Il n’y aura pas de société stable, de progrès, permettant l’épanouissement de tous et en particulier des familles, sans un retour aux fondamentaux. Le Comte de Chambord l’avait compris et c’est pourquoi il a refusé, en son temps, le programme que certains voulaient lui imposer au nom d’une modernité qu’il aurait fallu accepter sans bénéfice d’inventaire. Ce ne fut pas la démarche du Comte de Chambord. En effet, au dernier quart du dix-neuvième siècle, il en percevait déjà les méfaits. Contrairement à la société ordonnée de l’Ancien Régime, celle issue de la Révolution n’avait plus de limites. Cette société sans ordre et où la transcendance est bannie, est rapidement devenue une société désordonnée où les plus forts dominent. Ce que nous vivons actuellement n’en est que le prolongement que le Comte de Chambord aurait voulu voir évité à la France : l’homme déshumanisé, la vie comptant pour rien, les familles sacrifiées, le mariage galvaudé, les enfants à l’éducation et à l’instruction négligées voire perverties, les manipulations des esprits comme des corps n’ayant que pour but de briser les lois de la vérité et de la nature.

Cette société, vous le refusez et pour cela, vous vous formez tant spirituellement qu’intellectuellement. Votre Université d’été, la trentième, s’inscrit dans cette si nécessaire démarche de réflexion. N’est-il pas symbolique qu’à l’origine votre rencontre se soit intitulée « Camp chouan », c’est-à-dire le camp du refus et de la rupture, le camp de ceux qui s’engagent. Depuis 2000, vous parlez d’Université Saint Louis pour bien montrer que vous placez le combat encore plus haut, c’est celui des principes. Le roi saint inspire vos travaux. Il est votre modèle au plan divin comme terrestre.

La place que vous donnez à l’étude vous a amené à publier plusieurs Cahiers de l’Université Saint Louis d’un grand intérêt. Chacun de ces Cahiers et le site « bibliothèque » Vive Le Roy qui les prolonge et multiplie leur audience, forment en effet un corpus. Cette pensée bien étayée et cohérente guide ensuite votre action au sein des différents cercles. Grâce au partage par internet votre influence peut atteindre et inspirer tous ceux qui cherchent les voies d’un renouveau pour notre pauvre pays qui se défait, trahi par les porteurs d’idéologies pernicieuses. L’arbre se juge à ses fruits… Vous faites partie de ceux qui préparent les récoltes futures.

Je ne peux terminer ce message sans des mots d’encouragement. Les premiers s’adressent aux participants à l’Université Saint-Louis qui prennent de leur temps pour parfaire leur formation. Elle vous permettra de prendre des responsabilités dans la société. C’est la meilleure voie pour faire refleurir les lys. Nous n’avons pas besoin de nostalgie, mais d’engagements. Cela, je le redis chaque fois qu’il m’est demandé, en tant que chef de Maison et héritier des rois de France, ce qu’il faut faire. Ma réponse est toujours la même, quelle que soit votre vocation, engagez-vous pleinement au service du bien commun, avec conscience, en ayant le sens des responsabilités, sociales, familiales, éducatives, économiques et le souci de remplir votre devoir d’état. C’est de cela que la France a besoin ; avoir des éveilleurs pour la guider et montrer les chemins. La France capétienne s’est constituée ainsi au cours des siècles. Il nous appartient à tous de faire que, notre volonté aidant et avec le secours de Dieu, ce soit de nouveau le vrai combat pour l’avenir. En retrouvant confiance en elle, la France pourra aussi rayonner et apporter au monde qui en manque tant actuellement, le nécessaire supplément d’âme.

Les seconds encouragements que j’adresse vont à vos responsables, tout d’abord et en général, à ceux de l’Union des Cercles légitimistes pour qu’ils continuent à être une des nombreuses composantes de notre famille de pensée riche d’expériences variées et complémentaires ; et, ensuite, plus spécialement, à ceux qui animent l’Université Saint-Louis. Ils accomplissent un remarquable travail de méthode et de doctrine qu’ils savent confronter aux besoins de notre temps. Le programme de cette année en est une nouvelle preuve puisqu’il porte, notamment, sur les dérives totalitaires, ou des régimes dits « forts », bien éloignés, malgré les formes qu’ils se donnent parfois, de la royauté. Loin des propos superficiels, dont nous sommes tous abreuvés, cette connaissance fine est essentielle. Elle n’est pas aisée car elle va à contre-courant du prêt à penser. Elle demande beaucoup de travail en amont. Elle fait partie de l’acte de transmettre qui est au cœur de la démarche capétienne : que chaque génération transmette non seulement ce qu’elle a reçu et qui ne doit pas être dilapidée, mais, en plus, qu’elle apporte sa pierre à l’édifice. Moi-même, père de famille, voulant transmettre à mes enfants, je sais combien cette tâche est difficile. Elle demande beaucoup de patience et d’humilité nécessaire pour attendre, avec persévérance et sans se lasser, de voir la graine germer. Ces qualités sont celles dont les organisateurs de l’Université Saint-Louis font preuve. Qu’ils en soient remerciés et que leur exemple donne envie à d’autres de développer et de poursuivre ce modèle. Le trentième anniversaire est l’occasion pour moi de le leur dire.

Que saint Louis vous inspire et protège la France.

Louis,
Duc d’Anjou

(23/07/2020)

SOURCE :  Le site officiel du Prince ( ICI )

19/07/2020

Communiqué de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, suite à l'incendie de la cathédrale de Nantes

110157928_1559639380882017_7974364544188379217_n.jpgPassée la première stupeur devant un nouveau lieu de culte détruit par les flammes, le temps de la réflexion arrive avec la publication par le Diocèse de Nantes des photos du terrible incendie qui vient de frapper la Cathédrale Saint Pierre et Saint Paul. C’est une vision comme on ne les voit que dans les pays en guerre, comme chez nos chers et si persécutés frères Chrétiens d’Orient.
 
Ma première pensée se tourne vers les catholiques atteints en leur coeur. Au-delà des dégâts matériels qui pourront être réparés, c’est surtout toute la vie sacramentelle du diocèse qui est atteinte, désorganisée. L’Eglise de France n’a pas besoin d’épreuves de ce genre. Ce nouveau drame arrive à un bien mauvais moment puisque les chrétiens n’étaient pas encore remis du confinement qui leur avait été imposé pour des raisons sanitaires, limitant grandement la pratique religieuse et l’accès au culte.
 
Avec cette nouvelle épreuve est-ce le temps d’une remise en cause profonde à opérer pour enfin répondre à la phrase si prophétique de Saint Jean Paul II, « France qu’as-tu fais des promesses de ton baptême ? ». Pour nous catholiques, la conversion sincère des cœurs et des âmes demeure la priorité. La France peu à peu n’a-t-elle pas perdu le sens de ses cathédrales, parce que l’histoire a voulu, qu’elles soient les plus belles du monde, en ne les appréciant plus qu’uniquement comme des témoignages culturels ? En les voyant brûler nous sommes pourtant confrontés à une toute autre réalité. Une cathédrale qui brule c’est avant tout un chemin vers Dieu, vers l’espérance et vers le salut des hommes qui se brouille.
 
En cette année johannique cette nouvelle épreuve par le feu est un symbole fort. Que Saint-Pierre et Saint Paul, fondateurs de l’Eglise, et que Sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France, soutiennent les catholiques éprouvés et ouvrent les yeux aux Français.
 
Louis de Bourbon
 
19/07/2020
 
Source : ICI

13/07/2020

Communiqué de Louis de Bourbon à l’occasion de la Saint Henri (13 juillet)

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Le 13 juillet, l’Église catholique honore saint Henri. Au-delà de la pensée et des vœux que la Princesse Marie-Marguerite et moi-même adressons à notre troisième fils, cette fête me ramène au souvenir des rois qui ont porté ce prénom ponctuant l’histoire capétienne depuis le XIe siècle.

Je pense notamment au grand Henri IV, le premier monarque de la branche des Bourbons, mais aussi en cette année qui est celle du bicentenaire de sa naissance, au Comte de Chambord qui aurait dû devenir Henri V.
Peu de princes sont aussi méconnus que ce dernier et voient leur pensée pareillement travestie. Pourtant, alors que la France se défait un peu plus chaque jour, que les Français sont toujours plus mis à la peine et voient leurs libertés chaque jour plus bafouées, la pensée de ce roi apparaît dans toute sa force et son originalité.
– Le Comte de Chambord a refusé avec courage et abnégation de « couronner la Révolution ».
– Il avait déjà largement perçu les effets néfastes des nouvelles institutions basées sur un droit dévoyé au profit des majorités changeantes et pour lesquelles la souveraineté n’est plus un absolu.

Pour Henri V il était encore temps, par la restauration de la monarchie traditionnelle, de ne pas accepter les fausses valeurs issues d’idéologies qui ne mènent qu’à la mort et à la disparition de la société. Le drapeau blanc était le signe de cette rupture nécessaire. Sans doute moins perceptible à son époque, cette rupture nécessaire est aujourd’hui d’une profonde actualité.

Pour Henri V, à la suite de tous les rois de France, la fonction royale avait d’abord pour mission de contribuer au bien commun sans lequel il n’y a pas d’avenir possible. Cela est toujours vrai.

Bonne fête de Saint Henri à tous.

Louis de Bourbon

 

SOURCE :

Le site officiel de Louis XX : Légitimité

10/05/2020

Fête de Jeanne d'Arc 2020 - Message de Louis de Bourbon


12/04/2020

Message de Louis XX pour la fête de Pâques 2020

W8qToG10_400x400.jpgChers compatriotes,
Chers Français,

Rappelons-nous : Pâques 2019 et la France pétrifiée par l’incendie qui venait de ravager la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Pâques 2020, une épreuve d’une toute autre nature dans un domaine où l’on ne l’attendait pas, atteint la France qui, avec l’Italie et l’Espagne, se partage le record des décès en Europe. Tous les continents sont frappés. Une mondialisation du risque !

Hier c’était l’âme du pays qui était touchée, et aujourd’hui ce sont les hommes et les femmes ; les enfants et les vieillards. Selon les mots forts prononcés par le Saint-Père dans son homélie du 27 mars, « nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse ». Devant le danger saurons-nous réagir et à l’ombre de cette cruelle épreuve, refonder nos actions sur plus de bon sens et redonner du sens à nos vies ?
Réagir, au-delà de la compassion que l’on a vis-à-vis des milliers de victimes et de leurs familles affrontant la mort souvent en grande solitude et sans secours spirituel; au-delà de l’admiration vis-à-vis des soignants aux moyens parfois si dérisoires et de tous ceux qui se dévouent souvent en prenant des risques pour que le pays continue à vivre ; au-delà des encouragements adressés à ceux qui, confinés, doivent assumer une vie familiale bouleversée et exercer leurs activités dans des conditions précaires ; au-delà de l’angoisse face aux situations désespérées que nombre d’artisans, de commerçants, d’entrepreneurs auront à affronter après le brusque arrêt de la vie économique.

Les Français courageux et fidèles à l’image de l’idée qu’ils ont de leur pays — celui du baptême de Clovis, celui de la justice de Saint-Louis, celui des quinze siècles de gloire et d’honneur —, doivent faire front animés d’une énergie à toute épreuve. Ils doivent résister pour sauver leur pays, retrouver l’esprit de Bouvines. Si l’oriflamme de saint Denis n’est plus élevée pour précéder les combattants, son esprit doit être là. Vivant.

L’actuelle situation dramatique doit ouvrir sur une période de sursaut qui soignera après les corps, les âmes et l’esprit public. En effet, au-delà de la crise sanitaire n’est-ce pas toute notre société qui est malade depuis des années et qui a besoin de se retrouver à travers un grand dessein partagé par tous et des valeurs essentielles.

En France, déjà, plus de vingt-cinq évêques ont placé leur diocèse sous la protection divine par l’intercession du Sacré-Cœur, de la Vierge Marie, de Saint-Joseph ou encore de saints locaux ayant déjà été invoqués lors d‘épidémies plus anciennes. Je me plais à songer au poids qu’aurait une consécration solennelle de la France effectuée par l’ensemble de son épiscopat à laquelle s’associerait le maximum de fidèles. Pâques, la fête de la résurrection, pourrait en être l’occasion. En tant que successeur légitime des rois de France qui ont toujours compris leur fonction dans sa double dimension terrestre et divine, ce serait de mon devoir de m’y associer et je le ferais en mon âme et conscience.

Demandons, en cette fête de la Résurrection, le secours de saint Louis, de sainte Geneviève et de sainte Jeanne d’Arc et leur protection sur la France.

 

Louis de Bourbon, duc d'Anjou

29/03/2020

Que Saint Louis les protège !

sos.pngGrande joie d'avoir appris la libération jeudi des quatre otages de l'association SOS Chrétiens d'Orient enlevés à Bagdad le 20 janvier dernier. La France a déployé tous ses efforts pour parvenir à ce dénouement avec le soutien des autorités irakiennes.

En ces jours de prière intense pour les catholiques et à l’aube de Pâques, n’oublions pas les chrétiens d'Orient et leur espérance obstinée. N’oublions pas ces communautés qui ont pratiquement l’âge du Christ et qui sont très souvent les otages d'une politique qui les dépasse et qui les broie.

Leur courage reste extraordinaire.
Que Saint Louis les protège !

 

Louis de Bourbon, duc d'Anjou

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Source : ICI

 

 

19/03/2020

Message de Monseigneur le Duc d’Anjou à propos de l’épidémie du coronavirus, le 19 mars 2020, en la fête de Saint Joseph

unnamed.jpgUn péril difficilement maîtrisable et très violent met la maladie et la mort au cœur de l’actualité en surgissant aux portes de nos sociétés. Dans un monde entier touché par le virus, France, Espagne, Italie et à peu près toute l’Europe sont confrontées à une crise sanitaire d’une ampleur majeure et oubliée sur notre continent…Les victimes sont et seront nombreuses et c’est à elles et à leurs familles que j’exprime d’abord mon soutien et ma sympathie. Je pense aussi aux personnels hospitaliers et médicaux si sollicités comme à toutes les bonnes volontés qui vont se déployer autour des malades et de chacun pour assurer la vie quotidienne, je les en remercie et me joins à la prière des catholiques de France. J'ai aussi une pensée reconnaissante pour tous ceux qui vont avoir à maintenir la sécurité publique dans ces temps difficiles. Demandons à Dieu que tous les malades puissent bénéficier des soins nécessaires à leur état et que les conséquences de toutes sortes qui vont immanquablement peser sur la société, et sans doute pour un temps assez long, puissent, elles aussi, être contenues.

Aujourd’hui il s’agit de faire front avec courage et foi. Un sursaut de la part de tous est nécessaire, il en va du bien commun. Il n’est plus temps d’incriminer les erreurs du passé, il appartient maintenant d’en tirer les leçons et de rectifier ce qui peut l’être. La nécessité de changements nombreux et fondamentaux s’imposera. L’état providence a trouvé ses limites et n’offre qu’une frontière poreuse au virus ; les visions politiques et économiques à court terme ont démontré leurs faiblesses et leur impuissance. Dans l’immédiat, comme dans tous les moments les plus graves de notre histoire, il va s’agir pour les familles d’assumer leur rôle si fondamental dans notre société. C’est à elles et à leur esprit de responsabilité comme à leur détermination que revient la lourde charge de maintenir. Pendant que les personnels soignants feront leur devoir, les familles assureront les tâches de soins, de formation spirituelle et intellectuelle. Pères et mères responsables. Les uns et les autres devront s’adapter à de nouvelles formes de travail qu’il faudra en partie improviser sans oublier de développer de nouvelles formes de liens, entre les générations notamment, alors qu’il faut limiter les contacts. Enfin, pour tous les Français, que l'ampleur de la crise nous ramène vers l'essentiel, le sens des autres et du bien commun, celui de la famille, de la patrie, le sens de Dieu.

Je pense profondément que par l’intercession de Saint Joseph, protecteur des foyers, que les catholiques fêtent aujourd’hui, les familles trouveront la force de résister à l’épreuve que nous traversons en maintenant la Foi et l’Espérance.

Louis duc d'Anjou

25/10/2019

Message de Monseigneur le Duc d’Anjou à la suite du transfert des cendres de son aïeul le Général Franco

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J'ai ressenti hier une intense émotion en portant le cercueil de mon grand-père. L'acte est inqualifiable.

La Providence m’a placé à la convergence d’une double ascendance : ma lignée paternelle, qui me lie profondément à la France, le pays de mes ancêtres, où j’ai des devoirs dynastiques, celui de défendre l’héritage de la royauté légitime, et me tenir à la disposition de la France. Les devoirs de l’Aîné des Bourbons ne peuvent être abdiqués.

En même temps, je me dois d’assumer les devoirs de ma lignée maternelle. Ce devoir n’est pas de même nature que celui qui me lie à la France. Mais je me dois d’être fidèle à la mémoire si injustement attaquée de mon arrière-grand-père. Il fut un grand Soldat et un grand homme d’État, animé avant tout par sa Foi chrétienne profonde et son amour de l’Espagne. Il est à l’origine de l’Espagne pacifiée, prospère et reconnue parmi les grandes puissances mondiales. Défendre sa mémoire, c’est une part intégrante de l’idée que je me fais de l’Honneur et de la Fidélité.

La monarchie a été ré-instituée par le Général Franco. C’est cela que l’Histoire retiendra.

 

                                                                                             Louis de Bourbon, duc d'Anjou

12/10/2019

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt - sam 19 octobre - 15h00 Pont à Mousson

Document inédit - Retransmission de la cérémonie solennelle de déposition du coeur de Louis XVII dans la Basilique de Saint-Denis, à Paris, le 8 juin 2004.

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(Les places sont limitées, sur inscription impérativement !)

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La déposition solennelle du cœur de Louis XVII a été organisée par le Mémorial de France à Saint-Denis lors d'une cérémonie le 8 juin 2004. Ce cœur avait été prélevé, par le docteur Pelletan au lendemain du décès de l'enfant du Temple. Placé dans un vase de cristal, le cœur s'est conservé puis desséché avec l'évaporation de l'alcool dans lequel il baignait.

Passé de mains en mains, il intègre la basilique de Saint-Denis dès 1975. Lors de la cérémonie du 8 juin 2004, le cœur de Louis XVII a été placé sous le médaillon représentant le portrait du jeune roi.

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19/08/2019

Message de Monseigneur le Duc d'Anjou à l’occasion de la Commémoration de Montréjeau

Aujourd'hui avait lieu à Montréjeau en Haute-Garonne la commémoration du 220e anniversaire de l'insurrection catholique et royaliste de 1799 qui s'achève par le massacre de milliers d'insurgés par les troupes révolutionnaires, voici le message que j'ai adressé à cette occasion :

ACMJN.jpgChers Amis,

         En cette journée de commémoration des évènements douloureux de l’été 1799, je me joins à vous par la pensée et l’émotion.

         Le massacre de Montréjeau fut le dernier et non des moindres, de la terrible décennie commencée avec les évènements de l’été 1789. La République, ne se contenant pas de mettre à bas les institutions qui depuis huit siècles avaient fait le bonheur de tous et la gloire de la France, était enfantée dans le sang des Français. Ces derniers, animés par leur foi ardente et leur attachement au roi le protecteur naturel de leurs libertés, furent en effet nombreux dans toutes les provinces à résister au prix souvent de leur vie. La Vendée paya un terrible tribut, et le Midi toulousain n’est pas en reste.

         Mais à l’horreur des massacres, les responsables ont ajouté le déni. Le forfait exécuté, il fallait l’oublier. Ainsi les morts n’eurent ni actes de décès ni sépultures. Il fallait supprimer les traces du crime afin qu’il soit oublié et que les familles et les enfants ne puissent pas se recueillir sur la tombe des martyrs.

        Mais le sang ne s’efface pas. Deux siècles après, les descendants ont souhaité qu’enfin la lumière soit faite sur ces évènements. Comme cela commence en Vendée, les archéologues se mettent à étudier les charniers où furent déposées les victimes. La science vient au secours de l’histoire. Au secours de la Vérité.

         Merci donc à tous ceux qui sont présents aujourd’hui.
         Merci aux organisateurs de l’évènement.

         Merci aux membres du Comité du souvenir des victimes de la Révolution en Midi toulousain qui œuvrent pour qu’un monument commémoratif soit érigé. Il permettra de garder la trace de ce massacre afin de rendre un hommage aux victimes. Mais au-delà il permettra de se rappeler qu’il ne faut pas laisser les idéologies pernicieuses comme celles de 1789 remplacer les principes hérités du décalogue chrétien qui avaient fait la gloire de la monarchie et de la France. 

         Que tous les saints de France veillent sur les morts de Montréjeau et continuent à inspirer les Français et les rendent fidèles à leur histoire millénaire.

 

Louis de Bourbon, Duc d'Anjou

15/08/2019

Message de Monseigneur le Duc d’Anjou à l’occasion de l’Assomption

louis.JPGÀ tous les Français, je veux souhaiter une belle fête de l’Assomption.

Que Notre-Dame, Reine de France et protectrice du Royaume, selon le vœu fait en 1638 par mon aïeul le Roi Louis XIII, veille, et protège la France et les Français en ces temps troublés où se perdent tous les repères essentiels !
Prions-la, supplions-la d’intercéder pour que la France reste fidèle aux promesses de son baptême !

Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

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07/06/2019

Message de Mgr le Duc d’Anjou pour les pèlerins de Chartres à l'occasion de la Pentecôte

PrinceLux.JPGChers pèlerins,


Vous témoignez de la foi sincère que notre pays a toujours manifestée à Notre-Dame, patronne de la France, je ne saurais donc trop vous engager à développer ce pèlerinage qui associe la tradition et la piété.


Pèleriner vers Chartres, c'est se donner à la Très Sainte Vierge Marie, se mettre sous la protection de son voile et Lui confier nos familles et notre pays, la fille aînée de l'Eglise.

 

Que Notre Seigneur Jésus-Christ règne par Marie sur la France et que Notre-Dame demeure l'icône qui nous guide.

 

Louis de Bourbon,

Duc d'Anjou

Source : ICI

07/05/2019

Le chef de la Maison de Bourbon rend hommage à son cousin le Grand-Duc Jean de Luxembourg

PrinceLux.JPGPrince capétien très aimé, S.A.R. le Grand-Duc Jean de Luxembourg est décédé le 23 avril à 98 ans. En tant que Chef de la Maison de Bourbon, Monseigneur Louis de Bourbon, Duc d'Anjou a tenu à rendre le samedi 4 mai 2019 un dernier hommage à son cousin. 


S.A.R. le Gand Duc Jean était un prince Bourbon du rameau des Bourbons de Parme, de la branche aînée issue de Philippe duc d’Anjou. La présence du Chef de Maison était naturelle et le Prince pour être présent aux obsèques solennelles a dû remettre l’inauguration prévue depuis plusieurs mois, le même jour à Bourbon l’Archambault, berceau des Bourbons.


Avec de nombreux chefs d’Etat et des membres des principales cours européennes, le Chef de la Maison de Bourbon était entouré de représentants de plusieurs branches de sa Maison, dont celle d'Espagne représentée par le Roi Émérite Juan-Carlos accompagné de la reine Sophie. Une trentaine de têtes couronnées et chefs de maison sont venus entourer la famille du Grand-Duc et les luxembourgeois en la cathédrale Notre-Dame Consolatrice des Affligés.


lux.jpgSi les premiers rangs étaient occupés par la famille et la parenté directe du Grand-Duc, dont celle de la maison royale de Belgique, et celle de la famille ducale de Parme, le Prince eut la première place de celles réservées aux maisons ex-souveraines (Portugal, Russie, Deux-Siciles, Napoléon, Orléans….). La cérémonie était emprunte d’une grande religiosité et d’une profonde émotion de tous les Luxembourgeois qui avaient toujours reconnu une haute valeur à leur Altesse royale, un des modèles de Prince chrétien. Le Grand-Duc portait en effet à la fois l’héritage du sang  de Saint Louis qui coulait dans ses veines et celui de son oncle le bienheureux Charles 1er d’Autriche, époux de sa tante, la Princesse Zita. Un prince capétien témoin vivant d’une Europe chrétienne. La ferveur populaire qui remplit la cathédrale Notre-Dame entoure de sa foi l’Europe des Princes.


Le  Chef de la Maison de Bourbon à  l’issue de la cérémonie religieuse en la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg, prit part à la réception informelle tenue au Palais grand-ducal, en présence notamment de Leurs Altesses Royales le Grand-Duc Henri  et la Grande-Duchesse, des membres de la Famille grand-ducale.


S.A.R. le Grand-Duc Henri a tenu à évoquer  avec émotion son cher père : « Tourné vers les autres, il avait cette faculté d'écoute exceptionnelle qui touchait chaque personne qu'il rencontrait. C'était une personne au caractère éminemment positif. Curieux de tout…(…).  Il suivait tout ce qui se passait dans le pays ».


lux2.jpgLa fin de cet hommage évoque les derniers jours de son père : « Il y a quelques semaines, lorsque le Grand-Duc Jean a été hospitalisé, nous l'avons tous accompagné et entouré (...) Deux jours avant son départ, il a remercié ceux qui se sont occupés de lui avec dévouement, puis il nous a dit au revoir. Ce furent ses dernières paroles (...) Il s'est éteint avec le sentiment d'une vie accomplie. Nous, ses enfants et sa famille, sommes particulièrement fiers et heureux de l'avoir eu comme père. Merci Papa, nous te remercions du fond du cœur ».


Pour mémoire


Fils de la Grande-Duchesse Charlotte de Luxembourg et du Prince Félix de Bourbon de Parme, Son Altesse Royale le Grand-Duc Jean de Luxembourg décédé le 23 avril 2019, était né au Château de Berg le 5 janvier 1921. Il est devenu Grand-Duc de Luxembourg le 12 novembre 1964 et a abdiqué le 7 octobre 2000 en faveur de son fils aîné le Prince Henri.


Le Grand-Duc Jean effectua ses études primaires et secondaires à Luxembourg et les compléta au Collège d'Ampleforth (Yorkshire) en Grande-Bretagne.


Lors de l'invasion des troupes allemandes, le 10 mai 1940, il quitta le territoire luxembourgeois avec la famille grand-ducale, qui se réfugia d'abord en France, puis au Portugal avant de rejoindre les Etats-Unis d'Amérique, et le Canada pour finalement s’installer en  Grande-Bretagne. Au Québec, le Grand-Duc Jean suivit des cours de droit et de sciences politiques à l'Université Laval. 


Après la guerre il se consacra à la vie politique de son pays auprès de sa mère. Nommé Lieutenant-Représentant le 28 avril 1961, il succéda comme Grand-Duc de Luxembourg à sa mère la Grande-Duchesse Charlotte le 12 novembre 1964. 


Suivant l’exemple maternel, voyant le poids des ans, il laissa le trône à son fils aîné à l’automne 2000 tout en restant présent à de nombreuses manifestations étant demeuré très aimé de son peuple.


Son Altesse Royale était Docteur Honoris Causa de l'Université de Strasbourg (22 novembre 1957), de l'Université de Miami (6 mai 1979) et de l'Université Laval, Québec (29 mai 2007).
Ami de la nature, le Grand-Duc Jean s'intéressait particulièrement aux problèmes de l'environnement, de la protection de la faune et de la flore. En outre, il aimait le sport, la photographie et la musique.


Un prince européen et courageux


Nassau (la dynastie luxembourgeoise) par sa mère, Bourbon par son père, le Grand-Duc Jean faisait partie des princes européens largement ouverts au monde et qui portent leur souveraineté en eux. Après ses études supérieures dans le nouveau monde, il décida de servir à la libération de son pays sous l’uniforme britannique. En novembre 1942, il entra comme volontaire aux Irish Guards. Il reçut sa formation militaire au Royal Military College à Sandhurst. Le 28 juillet 1943, il fut promu Lieutenant des Irish Guards. Débarqué le 11 juin 1944 près de Bayeux, il servit en Normandie à l'Etat-Major de la 32e Brigade de la Guards Armoured Division. Il prit part à la bataille de Caen et entra le 3 septembre à Bruxelles. Une semaine plus tard aux côtés de son Père le Prince Félix, il retrouvait Luxembourg avant de rejoindre son régiment impliqué dans la dure bataille des Ardennes. Fin janvier 1945, il participa à la prise du Reichswald au Nord-Ouest de Wesel. Il continua la campagne avec les forces alliées en Allemagne jusqu'à la fin des hostilités.


En souvenir de cette époque,  le 21 août 1984, Sa Majesté la Reine Elisabeth II nomma Son Altesse Royale le Grand-Duc Jean de Luxembourg Colonel du Régiment des Irish Guards et le 17 mars 1995 il fut nommé Général Honoraire de l'Armée Britannique.

Source : ICI

21/04/2019

Message pascal de Monseigneur Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Mes chers compatriotes,

ressuc.jpgEn ce jour où toute la Chrétienté célèbre dans la joie et l’Espérance la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, comment ne pas vous souhaiter une joyeuse et belle fête de Pâques !

La Semaine Sainte a pourtant commencé de manière terrible par le tragique incendie de Notre Dame de Paris qui nous a tous profondément bouleversés.
Dieu merci, la cathédrale a survécu à ce déluge de feu et d’eau.
Et ses principaux trésors ont été miraculeusement épargnés, en particulier la couronne d’épines, la tunique de Saint Louis, le maitre-autel de Louis XIV, les rosaces...et bien d’autres encore.
Et si la charpente et la flèche se sont effondrées sous l’assaut violent des flammes, les murs eux ont tenu.

Au-delà des signes et des symboles que nous pouvons y voir, c’est vraiment toute la France qui a tremblé saisie d’émotion pour ce joyau qui fait partie de notre Histoire, de notre patrimoine.
Souhaitons que cette unité d’une nuit, restaurée quelques instants autour de ce qui constitue le départ de toutes les routes de France, de ce qui en est le cœur spirituel et culturel, puisse régner durablement, plus forte que les divisions qui nous minent trop souvent.
Témoignons notre reconnaissance aux héroïques Sapeurs-Pompiers de Paris, et pensons tout particulièrement à leur frère d’armes blessé dans cette bataille contre le feu. Prions pour son rétablissement complet et rapide.

oeufs.jpgQue le peuple de France, conduit par les architectes des bâtiments de France et des monuments historiques, s’appuyant sur le professionnalisme exceptionnel de nos corps de métiers restaure à présent patiemment Notre Dame, en prenant le temps comme meilleur allié, pour lui rendre sa splendeur, dans l’esprit de Foi et de sacrifice qui était celui de ses bâtisseurs, nos ancêtres.
Et que ce brutal événement nous soit une incitation à convertir nos cœurs, à les dépouiller du superficiel, à les ramener à l’essentiel.

Que le Christ règne sur nos cœurs apaisés et que Notre Dame qui est la Reine de France, protège le peuple de France qu’Elle affectionne tant!

Le Christ est ressuscité !

Joyeuse fête de Pâques à vous tous !

Louis
Duc d’Anjou

 

14/04/2019

Louis XX et la reine Marie-Marguerite présentent Henri de Jésus

Le site EFE Estillo a obtenu une entrevue de Louis de Bourbon. Nous en donnons la traduction française.

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Madrid, vendredi 12 avril 2019

Louis-Alphonse de Bourbon et Marie-Marguerite de Vargas posent avec toute leur famille dans leur résidence à Madrid, où ils présentent le garçon de la famille, Henri de Jésus, ainsi que ses frères, Eugénie, Louis et Alphonse.


Le duc d’Anjou, Louis-Alphonse de Bourbon, et son épouse Marie-Marguerite de Vargas, ont fourni à l’agence Efe la première image de toute leur famille après la naissance de leur quatrième enfant, Enrique de Jésus, au mois de février à New York.

Nous vivons une étape très heureuse dans toute la famille

a-t-il expliqué rayonnant cet après-midi à Efe, Louis-Alphonse de Bourbon,.
Henri de Jésus, né le 1er février à New York, pesait 4,2 kilos et mesurait 53 centimètres. Il apparaît pour la première fois en public dans les bras de sa mère sur les deux photographies, profondément endormi dans l’une d’elles et avec ses yeux noir, très ouvert dans l’autre.

La famille a choisi une gamme de couleurs similaire pour les deux photographies : en gris dans l’une, tandis que les tons bleus prédominent dans l’autre, où ils s’effacent tous devant Marie-Marguerite de Vargas et le nouveau-né. La femme de Louis de Bourbon affiche une image sereine et resplendissante, les cheveux relâchés et un doux sourire sur les lèvres.

Autour de lui, ses frères jumeaux, Luis et Alfonso, âgés de neuf ans, et sa sœur Eugénie, âgée de douze ans, posent avec bonheur et sourire avec leurs parents.

Photo prise dans le salon du domicile à Madrid

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Les ducs d’Anjou posent avec leurs fils jumeaux, Louis et Alphonse, leur fille Eugénie et le petit Henri de Jésus. Eugénie, Louis et Alphonse sont heureux de l’arrivée de leur frère.

En vieillissant, ils ne connaissent aucune attaque de jalousie, comme on en connaît à d’autres âges

détaille le duc d’Anjou, qui ajoute que « c’est un jouet pour eux ».

L’un des souhaits de Louis-Alphonse de Bourbon était d’avoir une famille nombreuse, qui affirme que « plus que difficile, c’est une question de volonté » et ajoute qu’ils ont le soutien des « plus âgés qui s’entraident et travaillent ensemble à la maison» .

Louis-Alphonse de Bourbon, fils de feu le duc de Cadix et Carmen Martínez Bordiú, et Marguerite Vargas, fille du financier vénézuélien Víctor José de Vargas, se sont mariés le 6 novembre 2004 en République dominicaine.

Malgré la joie, le duc d’Anjou se souvient de sa grand-mère, Carmen Franco, décédée au mois de décembre 2017, à laquelle il était très proche.

C’est dommage qu’elle ne l’ait pas connu, mais heureusement, elle connaissait et appréciait la compagnie de mes enfants plus âgés et eux aussi.

Les photographies, prises il y a quelques jours à la résidence habituelle de la famille à Madrid, montrent une image heureuse et décontractée du ménage avec leurs enfants, qui envisagent de baptiser le nouveau-né prochainement. « Les parrains seront Borja Ardid, ma cousine, et Paloma Cuevas », une grande amie du couple, conclut Louis-Alphonse de Bourbon.

Source : ICI

 

31/03/2019

Discours de Monseigneur le Duc d'Anjou devant l’assemblée du Congrès mondial des Familles à Vérone - 30 mars 2019

54258299_147644046267317_904658427664400384_n.jpgMonsieur le Président,
Cher Brian Brown,
Mesdames et Messieurs
Chers Amis,


Merci de me laisser un temps de parole pour exprimer, une nouvelle fois, l’importance que je j’accorde à la Famille et à sa défense. Actuellement un combat se joue entre deux modèles : celui d’un monde déshumanisé et celui d’une société -il faudrait dire d’une civilisation- qui donne à l’homme toute sa place.


Entre l’homme objet, soumis, esclave d’une globalisation excessive et celui que les institutions aident à s’élever, à se construire, c’est-à-dire sujet de droit, il ne s’agit pas d’un choix à faire entre deux conceptions qui se valent, mais il s’agit d’en rejeter une pour promouvoir l’autre. Tel est le but des  rencontres du Congrès mondial des Familles –WCF, et donc de leur importance. Il faut, en effet, sortir de l’équivoque dans laquelle les sociétés occidentales ont trop longtemps vécu, reposant sur un certain scepticisme et sur le relativisme. Les deux ont conduit à des impasses. L’enseignement chrétien, socle de nos sociétés, est pourtant là pour nous rappeler qu’il n’y a pas place pour deux vérités. Mais qu’a-t-on fait de ce message durant les deux derniers siècles ? Il a été battu en brèche en permanence, la religion étant présentée souvent comme source d’oppression voire « opium » du peuple. Mais qui sont ceux qui ont proféré ces idées ? Ceux qui ont menée aux Terreurs et aux totalitarismes. Maintenant que les historiens ont retrouvé une certaine liberté de pensée, Marx longtemps exalté, n’est plus que l’homme des cent millions de victimes accumulées dans le monde. Triste bilan. Les idéologies peuvent tuer !


Mais l’histoire nous apprend que l’excès mène toujours à la saine réaction. Ne la voit-on pas venir actuellement ? Elle passe par les familles qui, partout, commencent à réagir de multiples manières. Là c’est en reprenant ses droits naturels sur l’éducation et l’instruction ; là en recréant des structures pour la petite enfance, pour les personnes âgées ou handicapées ; là en s’affirmant, comme en France actuellement, pour retrouver un niveau de vie décent et ne pas être accablées de taxes et règlements multiples n’ayant de sens que pour ceux qui les élaborent. Ce retour au réel est mené par les familles. Ce sont elles qu’il faut encourager en leur redonnant un cadre d’action précis. Celui-ci passe par trois points : la reconnaissance de la famille comme cellule de base de la société, celle dont découleront les autres, la commune, les communautés de travail qu’il soit manuel ou intellectuel et cela jusqu’à l’Etat qui peut ou non encourager les familles ; ce cadre doit ensuite exalter la vie dans toutes ses expressions c’est-à-dire rejeter ce qui la détruit avant la naissance comme au moment des dernières années. Nous devons assurer à nos enfants comme à ceux qui nous ont précédés l’assurance d’une existence la plus paisible. Enfin le troisième pilier d’une société équilibrée est celui de la justice qu’il faut entretenir pour garantir à la société un équilibre entre ceux qui la composent. Nous savons qu’il y aura toujours des forts et des faibles, mais le bon gouvernement est celui qui permet au fort d’exercer ses talents et au faible de n’être pas opprimé. Chacun à sa juste place, tel est le secret d’une société équilibrée. La France d’Ancien Régime l’avait compris et les Rois, mes ancêtres, génération après génération,  ont toujours eu à cœur de faire respecter cette justice qui était leur premier devoir dont le sacre était le garant. Rompre cet équilibre en donnant la priorité non plus à la loi éternelle mais à la loi contingente que des majorités de hasard et de circonstance peuvent changer, est ce qui a entraîné nos sociétés dans l’impasse.


Il est temps qu’elles en sortent. Une réunion comme celle-ci  y contribuera puisqu’elle permet aux uns et aux autres de mieux se connaître, de s’entraider dans leurs pratiques mutuelles, et surtout de reprendre espoir en demain. Cette espérance là aussi inscrite dans les gènes de la société chrétienne est ce qui nous aide tous. 


Que Saint Louis, mon aïeul, inspire nos dirigeants et que la Sainte-Famille demeure l’icône qui nous guide. 

 

 

Prince Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou
 

 

27/01/2019

Louis de Bourbon : « La France doit rester unie et se regrouper autour des fondamentaux »

5482b7_10510e51c3c949478751b064562bb67a~mv2.jpgÀ la suite de la messe célébrée le dimanche 20 janvier, le prince Louis, duc d’Anjou, chef de la Maison de Bourbon, a accepté de répondre à quelques questions.

Monseigneur, vous avez commémoré le 21 janvier ? Que signifie cette date, pour vous ?

Chaque année, en principe, j’assiste à une ou plusieurs cérémonies organisées à la mémoire du roi Louis XVI. Je maintiens ainsi une tradition qu’avant moi mon grand-père et mon père avaient tenu à respecter. Savez-vous que c’est mon grand-père qui, en 1972, a souhaité qu’une messe annuelle ait lieu à la chapelle expiatoire ? Jusqu’alors, seule la nécropole de Saint-Denis avait une cérémonie tous les ans. Ces messes sont célébrées en communion avec de très nombreuses autres dans toute la France et à l’étranger.
Cette date, pour moi comme pour tous les Français, est très importante car elle marque une rupture dans la tradition politique de notre pays. En assassinant le roi, c’est la tête de la France qui était atteinte encore plus que celle d’un homme.
Depuis, l’équilibre politique est instable. Après les huit siècles de royauté, comptez les régimes qui ont suivi : cinq républiques, mais aussi deux empires, un État, des formes parlementaires de monarchie comme celle de Louis-Philippe. Et chacun de ces régimes, souvent, a connu des phases multiples. Tout cela est éphémère. Le pouvoir a besoin de la durée.

À cette occasion, quel message voudriez-vous faire passer au peuple français ?

Actuellement, les Français s’interrogent sur leur identité et leur avenir. Ils sont confrontés à des enjeux extérieurs (mondialisation, par exemple) ou à des périls (montée de l’islamisme). Pour les affronter, le pays doit être uni et partager un même objectif, savoir ce qu’il est et savoir ce qu’il veut. Ainsi, mon message est celui de l’espoir et du non-découragement. Il faut se regrouper autour des fondamentaux : bien commun pour lutter contre les communautarismes et les corporatismes ; justice pour que les plus faibles soient aussi entendus ; souveraineté afin que la France ne se fasse pas dicter ses lois par l’extérieur. La France est un vieux pays qui a longtemps montré le chemin aux autres. Elle ne peut se faire dicter ce qu’elle doit faire, surtout en ce moment où le monde entier est en mutation.

À cette occasion, de nombreux internautes et intellectuels ont ressorti quelques lignes du testament de Louis XVI. Un document édifiant. Il dit notamment à son fils « si vous avez le malheur de devenir roi »…
Pour vous, que veut réellement dire « être roi de France ? »

Être comme Saint Louis, juste ; être comme Henri IV, savoir faire la paix des cœurs ; comme Louis XIV, avoir le sens de la grandeur du pays ; et comme Louis XVI, savoir accepter le sacrifice s’il faut rester en accord avec son âme.

Vous avez la double nationalité française et espagnole et vous avez eu une longue carrière internationale. Envisagez-vous de vous rapprocher davantage de la France ?

Je ne suis pas éloigné de la France. Je vis à l’étranger, c’est très différent. Comme vous le savez, chaque fois qu’une autorité m’invite pour telle ou telle manifestation culturelle ou sociale, je réponds favorablement.

On vous a vu et entendu soutenir les gilets jaunes. Pourquoi ce soutien et en quoi vous semble-t-il légitime ?

J’ai voulu montrer une certaine solidarité avec tout le pays dont je voyais qu’il était en souffrance. Il y a un ressenti d’une grande injustice en train de se développer : d’un côté une fiscalité toujours plus forte, et de l’autre des services publics et un niveau de vie en baisse, et cela, tant dans la France rurale que dans les banlieues qui sont devenues, en certains endroits, des territoires de non-droit. Est-ce sain ? Je ne le pense pas. L’intérêt du mouvement actuel est qu’il est spontané, né de la distorsion entre une France légale et celle qui vit dans la réalité du quotidien. Ainsi, des personnes de tous les horizons s’y associent ou l’approuvent. La durée du mouvement montre sa légitimité.
Certains politiques, comme Benoît Hamon, parlent de « vacillement de la République ».

En effet, la crise des gilets jaunes semble avoir fragilisé la confiance des Français vis-à-vis des institutions. Parallèlement, on sent un regain d’intérêt pour votre parole, qui est reprise par les grands médias. Y voyez-vous un signe quelconque ?

Les huit siècles de royauté ont montré qu’il fallait savoir évoluer. Celle du XIIIe siècle n’était pas celle de François Ier ou de Louis XIV. La royauté n’était pas conservatrice. La république est une forme de gouvernement comme une autre. Rien ne sert de s’attacher à un mot s’il perd de son sens.

 

Source : (entretien Boulevard Voltaire)

20/01/2019

Discours de Monseigneur le Duc d’Anjou lors de la réception du 20 janvier 2019 suivant la Messe célébrée à la mémoire du Roi Louis XVI à la Chapelle Expiatoire

Chers Amis,

Louis XVI, nous réunit une nouvelle fois et, comme toujours, vous êtes nombreux à être fidèles à son souvenir et à ce que représente son assassinat. A travers la mémoire du roi sacrifié à son devoir, vous honorez la royauté française et ce qu’elle incarne et vous montrez aussi le manque que cette mort a produit.Statue_de_Louis_XVI_soutenu_par_un_ange,_Chapelle_expiatoire.jpg

Louis XVI, par sa vie et son action, a révélé combien il était soucieux de ce qu’il devait à la France. Jusqu’à la mort il a pensé à Elle et aux Français. Son Testament en témoigne, une ultime et tragique dernière fois.

Je remercie le Père Pic qui, par son homélie, nous a montré la double nature du roi, à la fois homme avec toutes ses failles et chrétien avec ses certitudes. N’est-ce pas là l’ambiguïté du pouvoir que le règne du Roi Louis XVI traduit ?

Cette convergence entre la société humaine avec ses égoïsmes et la nécessité de garder le cap du Bien commun, est au cœur de la notion de pouvoir politique. Il doit toujours être un service, une fonction pour la collectivité. La royauté française avait réussi cette synthèse, parce qu’elle était à la fois sacrée et profondément pragmatique, assise sur ses lois fondamentales qui lui donnaient une constitution avant même que le mot n’existe. Ainsi la France fut longtemps le modèle des nations.

Au moment où la tête du Roi est tombée, il y eut une rupture dans la vie sociale. Elle a perdu une de ses assises. Elle a perdu la nécessaire transcendance.

Désormais il n’y avait plus de limites au pouvoir et tout devenait permis du moment qu’une loi ou un décret l’autorisait. Nous connaissons le ravage d’une telle approche. Elle est mère de tous les totalitarismes ;  elle cautionne les lois contre-nature qui minent la France et nombre d’autres états. Plus profondément, elle entraîne une crise morale tant le fossé se creuse entre la société légale et le pays. Il devient bien difficile de vivre, d’entreprendre, d’éduquer ses enfants, de protéger ses handicapés et ceux qu’au nom de principes abstraits pour lesquels l’homme n’a plus sa place, il faudrait laisser de côté, voire tuer.

Pourtant une société ne peut vivre longtemps, mue par les seules idéologies sans risquer de disparaître livrée notamment aux dangers extérieurs d’ennemis prêts à fondre sur elle dès lors qu’elle n’affirme plus clairement sa souveraineté ; disparaître aussi en ayant perdu conscience de l’avenir ce qui l’entraîne à des mesures mortifères.

Mais une société peut aussi retrouver les voies de son destin. Depuis plusieurs années, nous voyons en France, un désir ardent de renouer avec les traditions et le concret. Les jeunes notamment sont les acteurs de ce renouveau et cela dans tous les secteurs, privés ou publics, d’entrepreneurs, d’artisans comme de ruraux. Cela repose sur un sens du bien commun retrouvé et sur la nécessité de remettre l’homme comme échelle de toute chose. Héritage de l’antiquité gréco-romaine d’une part, héritage chrétien d’autre part.

Les fondamentaux existent donc toujours comme au temps de Louis XVI. Il convient désormais qu’ils puissent s’épanouir. Cela ne se fera que si chacun d’entre nous, dans nos familles, dans nos activités, dans nos pensées, dans nos façons de faire, nous prenons la société à bras le corps. Il n’y a pas de fatalisme dès lors qu’une espérance guide les hommes.

Il ne faut pas désespérer. Bien au contraire. La Fille aînée de l’Eglise, la patrie de Saint Louis, de Sainte Jeanne d’Arc et de tant et tant de saints et saintes, doit continuer à montrer l’exemple. Cela est nécessaire pour elle-même comme pour l’Europe qui doit, elle aussi, retrouver ses racines si elle veut tenir son rang face à la mondialisation. Ce n’est pas en abdiquant sa souveraineté que l’on peut se faire respecter des autres, mais, au contraire en affirmant, ce que l’on est.

Tel est le message de la royauté française. Vrai hier au temps de Louis XVI. Toujours vrai aujourd’hui.

Merci de m’avoir donné l’occasion de le rappeler. Ce retour sur l’essentiel est ce que je souhaite à vous tous, à vos familles et à la France pour la nouvelle année.

 Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

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