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07/06/2019

Message de Mgr le Duc d’Anjou pour les pèlerins de Chartres à l'occasion de la Pentecôte

PrinceLux.JPGChers pèlerins,


Vous témoignez de la foi sincère que notre pays a toujours manifestée à Notre-Dame, patronne de la France, je ne saurais donc trop vous engager à développer ce pèlerinage qui associe la tradition et la piété.


Pèleriner vers Chartres, c'est se donner à la Très Sainte Vierge Marie, se mettre sous la protection de son voile et Lui confier nos familles et notre pays, la fille aînée de l'Eglise.

 

Que Notre Seigneur Jésus-Christ règne par Marie sur la France et que Notre-Dame demeure l'icône qui nous guide.

 

Louis de Bourbon,

Duc d'Anjou

Source : ICI

07/05/2019

Le chef de la Maison de Bourbon rend hommage à son cousin le Grand-Duc Jean de Luxembourg

PrinceLux.JPGPrince capétien très aimé, S.A.R. le Grand-Duc Jean de Luxembourg est décédé le 23 avril à 98 ans. En tant que Chef de la Maison de Bourbon, Monseigneur Louis de Bourbon, Duc d'Anjou a tenu à rendre le samedi 4 mai 2019 un dernier hommage à son cousin. 


S.A.R. le Gand Duc Jean était un prince Bourbon du rameau des Bourbons de Parme, de la branche aînée issue de Philippe duc d’Anjou. La présence du Chef de Maison était naturelle et le Prince pour être présent aux obsèques solennelles a dû remettre l’inauguration prévue depuis plusieurs mois, le même jour à Bourbon l’Archambault, berceau des Bourbons.


Avec de nombreux chefs d’Etat et des membres des principales cours européennes, le Chef de la Maison de Bourbon était entouré de représentants de plusieurs branches de sa Maison, dont celle d'Espagne représentée par le Roi Émérite Juan-Carlos accompagné de la reine Sophie. Une trentaine de têtes couronnées et chefs de maison sont venus entourer la famille du Grand-Duc et les luxembourgeois en la cathédrale Notre-Dame Consolatrice des Affligés.


lux.jpgSi les premiers rangs étaient occupés par la famille et la parenté directe du Grand-Duc, dont celle de la maison royale de Belgique, et celle de la famille ducale de Parme, le Prince eut la première place de celles réservées aux maisons ex-souveraines (Portugal, Russie, Deux-Siciles, Napoléon, Orléans….). La cérémonie était emprunte d’une grande religiosité et d’une profonde émotion de tous les Luxembourgeois qui avaient toujours reconnu une haute valeur à leur Altesse royale, un des modèles de Prince chrétien. Le Grand-Duc portait en effet à la fois l’héritage du sang  de Saint Louis qui coulait dans ses veines et celui de son oncle le bienheureux Charles 1er d’Autriche, époux de sa tante, la Princesse Zita. Un prince capétien témoin vivant d’une Europe chrétienne. La ferveur populaire qui remplit la cathédrale Notre-Dame entoure de sa foi l’Europe des Princes.


Le  Chef de la Maison de Bourbon à  l’issue de la cérémonie religieuse en la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg, prit part à la réception informelle tenue au Palais grand-ducal, en présence notamment de Leurs Altesses Royales le Grand-Duc Henri  et la Grande-Duchesse, des membres de la Famille grand-ducale.


S.A.R. le Grand-Duc Henri a tenu à évoquer  avec émotion son cher père : « Tourné vers les autres, il avait cette faculté d'écoute exceptionnelle qui touchait chaque personne qu'il rencontrait. C'était une personne au caractère éminemment positif. Curieux de tout…(…).  Il suivait tout ce qui se passait dans le pays ».


lux2.jpgLa fin de cet hommage évoque les derniers jours de son père : « Il y a quelques semaines, lorsque le Grand-Duc Jean a été hospitalisé, nous l'avons tous accompagné et entouré (...) Deux jours avant son départ, il a remercié ceux qui se sont occupés de lui avec dévouement, puis il nous a dit au revoir. Ce furent ses dernières paroles (...) Il s'est éteint avec le sentiment d'une vie accomplie. Nous, ses enfants et sa famille, sommes particulièrement fiers et heureux de l'avoir eu comme père. Merci Papa, nous te remercions du fond du cœur ».


Pour mémoire


Fils de la Grande-Duchesse Charlotte de Luxembourg et du Prince Félix de Bourbon de Parme, Son Altesse Royale le Grand-Duc Jean de Luxembourg décédé le 23 avril 2019, était né au Château de Berg le 5 janvier 1921. Il est devenu Grand-Duc de Luxembourg le 12 novembre 1964 et a abdiqué le 7 octobre 2000 en faveur de son fils aîné le Prince Henri.


Le Grand-Duc Jean effectua ses études primaires et secondaires à Luxembourg et les compléta au Collège d'Ampleforth (Yorkshire) en Grande-Bretagne.


Lors de l'invasion des troupes allemandes, le 10 mai 1940, il quitta le territoire luxembourgeois avec la famille grand-ducale, qui se réfugia d'abord en France, puis au Portugal avant de rejoindre les Etats-Unis d'Amérique, et le Canada pour finalement s’installer en  Grande-Bretagne. Au Québec, le Grand-Duc Jean suivit des cours de droit et de sciences politiques à l'Université Laval. 


Après la guerre il se consacra à la vie politique de son pays auprès de sa mère. Nommé Lieutenant-Représentant le 28 avril 1961, il succéda comme Grand-Duc de Luxembourg à sa mère la Grande-Duchesse Charlotte le 12 novembre 1964. 


Suivant l’exemple maternel, voyant le poids des ans, il laissa le trône à son fils aîné à l’automne 2000 tout en restant présent à de nombreuses manifestations étant demeuré très aimé de son peuple.


Son Altesse Royale était Docteur Honoris Causa de l'Université de Strasbourg (22 novembre 1957), de l'Université de Miami (6 mai 1979) et de l'Université Laval, Québec (29 mai 2007).
Ami de la nature, le Grand-Duc Jean s'intéressait particulièrement aux problèmes de l'environnement, de la protection de la faune et de la flore. En outre, il aimait le sport, la photographie et la musique.


Un prince européen et courageux


Nassau (la dynastie luxembourgeoise) par sa mère, Bourbon par son père, le Grand-Duc Jean faisait partie des princes européens largement ouverts au monde et qui portent leur souveraineté en eux. Après ses études supérieures dans le nouveau monde, il décida de servir à la libération de son pays sous l’uniforme britannique. En novembre 1942, il entra comme volontaire aux Irish Guards. Il reçut sa formation militaire au Royal Military College à Sandhurst. Le 28 juillet 1943, il fut promu Lieutenant des Irish Guards. Débarqué le 11 juin 1944 près de Bayeux, il servit en Normandie à l'Etat-Major de la 32e Brigade de la Guards Armoured Division. Il prit part à la bataille de Caen et entra le 3 septembre à Bruxelles. Une semaine plus tard aux côtés de son Père le Prince Félix, il retrouvait Luxembourg avant de rejoindre son régiment impliqué dans la dure bataille des Ardennes. Fin janvier 1945, il participa à la prise du Reichswald au Nord-Ouest de Wesel. Il continua la campagne avec les forces alliées en Allemagne jusqu'à la fin des hostilités.


En souvenir de cette époque,  le 21 août 1984, Sa Majesté la Reine Elisabeth II nomma Son Altesse Royale le Grand-Duc Jean de Luxembourg Colonel du Régiment des Irish Guards et le 17 mars 1995 il fut nommé Général Honoraire de l'Armée Britannique.

Source : ICI

21/04/2019

Message pascal de Monseigneur Louis de Bourbon, duc d’Anjou

Mes chers compatriotes,

ressuc.jpgEn ce jour où toute la Chrétienté célèbre dans la joie et l’Espérance la Résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, comment ne pas vous souhaiter une joyeuse et belle fête de Pâques !

La Semaine Sainte a pourtant commencé de manière terrible par le tragique incendie de Notre Dame de Paris qui nous a tous profondément bouleversés.
Dieu merci, la cathédrale a survécu à ce déluge de feu et d’eau.
Et ses principaux trésors ont été miraculeusement épargnés, en particulier la couronne d’épines, la tunique de Saint Louis, le maitre-autel de Louis XIV, les rosaces...et bien d’autres encore.
Et si la charpente et la flèche se sont effondrées sous l’assaut violent des flammes, les murs eux ont tenu.

Au-delà des signes et des symboles que nous pouvons y voir, c’est vraiment toute la France qui a tremblé saisie d’émotion pour ce joyau qui fait partie de notre Histoire, de notre patrimoine.
Souhaitons que cette unité d’une nuit, restaurée quelques instants autour de ce qui constitue le départ de toutes les routes de France, de ce qui en est le cœur spirituel et culturel, puisse régner durablement, plus forte que les divisions qui nous minent trop souvent.
Témoignons notre reconnaissance aux héroïques Sapeurs-Pompiers de Paris, et pensons tout particulièrement à leur frère d’armes blessé dans cette bataille contre le feu. Prions pour son rétablissement complet et rapide.

oeufs.jpgQue le peuple de France, conduit par les architectes des bâtiments de France et des monuments historiques, s’appuyant sur le professionnalisme exceptionnel de nos corps de métiers restaure à présent patiemment Notre Dame, en prenant le temps comme meilleur allié, pour lui rendre sa splendeur, dans l’esprit de Foi et de sacrifice qui était celui de ses bâtisseurs, nos ancêtres.
Et que ce brutal événement nous soit une incitation à convertir nos cœurs, à les dépouiller du superficiel, à les ramener à l’essentiel.

Que le Christ règne sur nos cœurs apaisés et que Notre Dame qui est la Reine de France, protège le peuple de France qu’Elle affectionne tant!

Le Christ est ressuscité !

Joyeuse fête de Pâques à vous tous !

Louis
Duc d’Anjou

 

14/04/2019

Louis XX et la reine Marie-Marguerite présentent Henri de Jésus

Le site EFE Estillo a obtenu une entrevue de Louis de Bourbon. Nous en donnons la traduction française.

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Madrid, vendredi 12 avril 2019

Louis-Alphonse de Bourbon et Marie-Marguerite de Vargas posent avec toute leur famille dans leur résidence à Madrid, où ils présentent le garçon de la famille, Henri de Jésus, ainsi que ses frères, Eugénie, Louis et Alphonse.


Le duc d’Anjou, Louis-Alphonse de Bourbon, et son épouse Marie-Marguerite de Vargas, ont fourni à l’agence Efe la première image de toute leur famille après la naissance de leur quatrième enfant, Enrique de Jésus, au mois de février à New York.

Nous vivons une étape très heureuse dans toute la famille

a-t-il expliqué rayonnant cet après-midi à Efe, Louis-Alphonse de Bourbon,.
Henri de Jésus, né le 1er février à New York, pesait 4,2 kilos et mesurait 53 centimètres. Il apparaît pour la première fois en public dans les bras de sa mère sur les deux photographies, profondément endormi dans l’une d’elles et avec ses yeux noir, très ouvert dans l’autre.

La famille a choisi une gamme de couleurs similaire pour les deux photographies : en gris dans l’une, tandis que les tons bleus prédominent dans l’autre, où ils s’effacent tous devant Marie-Marguerite de Vargas et le nouveau-né. La femme de Louis de Bourbon affiche une image sereine et resplendissante, les cheveux relâchés et un doux sourire sur les lèvres.

Autour de lui, ses frères jumeaux, Luis et Alfonso, âgés de neuf ans, et sa sœur Eugénie, âgée de douze ans, posent avec bonheur et sourire avec leurs parents.

Photo prise dans le salon du domicile à Madrid

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Les ducs d’Anjou posent avec leurs fils jumeaux, Louis et Alphonse, leur fille Eugénie et le petit Henri de Jésus. Eugénie, Louis et Alphonse sont heureux de l’arrivée de leur frère.

En vieillissant, ils ne connaissent aucune attaque de jalousie, comme on en connaît à d’autres âges

détaille le duc d’Anjou, qui ajoute que « c’est un jouet pour eux ».

L’un des souhaits de Louis-Alphonse de Bourbon était d’avoir une famille nombreuse, qui affirme que « plus que difficile, c’est une question de volonté » et ajoute qu’ils ont le soutien des « plus âgés qui s’entraident et travaillent ensemble à la maison» .

Louis-Alphonse de Bourbon, fils de feu le duc de Cadix et Carmen Martínez Bordiú, et Marguerite Vargas, fille du financier vénézuélien Víctor José de Vargas, se sont mariés le 6 novembre 2004 en République dominicaine.

Malgré la joie, le duc d’Anjou se souvient de sa grand-mère, Carmen Franco, décédée au mois de décembre 2017, à laquelle il était très proche.

C’est dommage qu’elle ne l’ait pas connu, mais heureusement, elle connaissait et appréciait la compagnie de mes enfants plus âgés et eux aussi.

Les photographies, prises il y a quelques jours à la résidence habituelle de la famille à Madrid, montrent une image heureuse et décontractée du ménage avec leurs enfants, qui envisagent de baptiser le nouveau-né prochainement. « Les parrains seront Borja Ardid, ma cousine, et Paloma Cuevas », une grande amie du couple, conclut Louis-Alphonse de Bourbon.

Source : ICI

 

31/03/2019

Discours de Monseigneur le Duc d'Anjou devant l’assemblée du Congrès mondial des Familles à Vérone - 30 mars 2019

54258299_147644046267317_904658427664400384_n.jpgMonsieur le Président,
Cher Brian Brown,
Mesdames et Messieurs
Chers Amis,


Merci de me laisser un temps de parole pour exprimer, une nouvelle fois, l’importance que je j’accorde à la Famille et à sa défense. Actuellement un combat se joue entre deux modèles : celui d’un monde déshumanisé et celui d’une société -il faudrait dire d’une civilisation- qui donne à l’homme toute sa place.


Entre l’homme objet, soumis, esclave d’une globalisation excessive et celui que les institutions aident à s’élever, à se construire, c’est-à-dire sujet de droit, il ne s’agit pas d’un choix à faire entre deux conceptions qui se valent, mais il s’agit d’en rejeter une pour promouvoir l’autre. Tel est le but des  rencontres du Congrès mondial des Familles –WCF, et donc de leur importance. Il faut, en effet, sortir de l’équivoque dans laquelle les sociétés occidentales ont trop longtemps vécu, reposant sur un certain scepticisme et sur le relativisme. Les deux ont conduit à des impasses. L’enseignement chrétien, socle de nos sociétés, est pourtant là pour nous rappeler qu’il n’y a pas place pour deux vérités. Mais qu’a-t-on fait de ce message durant les deux derniers siècles ? Il a été battu en brèche en permanence, la religion étant présentée souvent comme source d’oppression voire « opium » du peuple. Mais qui sont ceux qui ont proféré ces idées ? Ceux qui ont menée aux Terreurs et aux totalitarismes. Maintenant que les historiens ont retrouvé une certaine liberté de pensée, Marx longtemps exalté, n’est plus que l’homme des cent millions de victimes accumulées dans le monde. Triste bilan. Les idéologies peuvent tuer !


Mais l’histoire nous apprend que l’excès mène toujours à la saine réaction. Ne la voit-on pas venir actuellement ? Elle passe par les familles qui, partout, commencent à réagir de multiples manières. Là c’est en reprenant ses droits naturels sur l’éducation et l’instruction ; là en recréant des structures pour la petite enfance, pour les personnes âgées ou handicapées ; là en s’affirmant, comme en France actuellement, pour retrouver un niveau de vie décent et ne pas être accablées de taxes et règlements multiples n’ayant de sens que pour ceux qui les élaborent. Ce retour au réel est mené par les familles. Ce sont elles qu’il faut encourager en leur redonnant un cadre d’action précis. Celui-ci passe par trois points : la reconnaissance de la famille comme cellule de base de la société, celle dont découleront les autres, la commune, les communautés de travail qu’il soit manuel ou intellectuel et cela jusqu’à l’Etat qui peut ou non encourager les familles ; ce cadre doit ensuite exalter la vie dans toutes ses expressions c’est-à-dire rejeter ce qui la détruit avant la naissance comme au moment des dernières années. Nous devons assurer à nos enfants comme à ceux qui nous ont précédés l’assurance d’une existence la plus paisible. Enfin le troisième pilier d’une société équilibrée est celui de la justice qu’il faut entretenir pour garantir à la société un équilibre entre ceux qui la composent. Nous savons qu’il y aura toujours des forts et des faibles, mais le bon gouvernement est celui qui permet au fort d’exercer ses talents et au faible de n’être pas opprimé. Chacun à sa juste place, tel est le secret d’une société équilibrée. La France d’Ancien Régime l’avait compris et les Rois, mes ancêtres, génération après génération,  ont toujours eu à cœur de faire respecter cette justice qui était leur premier devoir dont le sacre était le garant. Rompre cet équilibre en donnant la priorité non plus à la loi éternelle mais à la loi contingente que des majorités de hasard et de circonstance peuvent changer, est ce qui a entraîné nos sociétés dans l’impasse.


Il est temps qu’elles en sortent. Une réunion comme celle-ci  y contribuera puisqu’elle permet aux uns et aux autres de mieux se connaître, de s’entraider dans leurs pratiques mutuelles, et surtout de reprendre espoir en demain. Cette espérance là aussi inscrite dans les gènes de la société chrétienne est ce qui nous aide tous. 


Que Saint Louis, mon aïeul, inspire nos dirigeants et que la Sainte-Famille demeure l’icône qui nous guide. 

 

 

Prince Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou
 

 

27/01/2019

Louis de Bourbon : « La France doit rester unie et se regrouper autour des fondamentaux »

5482b7_10510e51c3c949478751b064562bb67a~mv2.jpgÀ la suite de la messe célébrée le dimanche 20 janvier, le prince Louis, duc d’Anjou, chef de la Maison de Bourbon, a accepté de répondre à quelques questions.

Monseigneur, vous avez commémoré le 21 janvier ? Que signifie cette date, pour vous ?

Chaque année, en principe, j’assiste à une ou plusieurs cérémonies organisées à la mémoire du roi Louis XVI. Je maintiens ainsi une tradition qu’avant moi mon grand-père et mon père avaient tenu à respecter. Savez-vous que c’est mon grand-père qui, en 1972, a souhaité qu’une messe annuelle ait lieu à la chapelle expiatoire ? Jusqu’alors, seule la nécropole de Saint-Denis avait une cérémonie tous les ans. Ces messes sont célébrées en communion avec de très nombreuses autres dans toute la France et à l’étranger.
Cette date, pour moi comme pour tous les Français, est très importante car elle marque une rupture dans la tradition politique de notre pays. En assassinant le roi, c’est la tête de la France qui était atteinte encore plus que celle d’un homme.
Depuis, l’équilibre politique est instable. Après les huit siècles de royauté, comptez les régimes qui ont suivi : cinq républiques, mais aussi deux empires, un État, des formes parlementaires de monarchie comme celle de Louis-Philippe. Et chacun de ces régimes, souvent, a connu des phases multiples. Tout cela est éphémère. Le pouvoir a besoin de la durée.

À cette occasion, quel message voudriez-vous faire passer au peuple français ?

Actuellement, les Français s’interrogent sur leur identité et leur avenir. Ils sont confrontés à des enjeux extérieurs (mondialisation, par exemple) ou à des périls (montée de l’islamisme). Pour les affronter, le pays doit être uni et partager un même objectif, savoir ce qu’il est et savoir ce qu’il veut. Ainsi, mon message est celui de l’espoir et du non-découragement. Il faut se regrouper autour des fondamentaux : bien commun pour lutter contre les communautarismes et les corporatismes ; justice pour que les plus faibles soient aussi entendus ; souveraineté afin que la France ne se fasse pas dicter ses lois par l’extérieur. La France est un vieux pays qui a longtemps montré le chemin aux autres. Elle ne peut se faire dicter ce qu’elle doit faire, surtout en ce moment où le monde entier est en mutation.

À cette occasion, de nombreux internautes et intellectuels ont ressorti quelques lignes du testament de Louis XVI. Un document édifiant. Il dit notamment à son fils « si vous avez le malheur de devenir roi »…
Pour vous, que veut réellement dire « être roi de France ? »

Être comme Saint Louis, juste ; être comme Henri IV, savoir faire la paix des cœurs ; comme Louis XIV, avoir le sens de la grandeur du pays ; et comme Louis XVI, savoir accepter le sacrifice s’il faut rester en accord avec son âme.

Vous avez la double nationalité française et espagnole et vous avez eu une longue carrière internationale. Envisagez-vous de vous rapprocher davantage de la France ?

Je ne suis pas éloigné de la France. Je vis à l’étranger, c’est très différent. Comme vous le savez, chaque fois qu’une autorité m’invite pour telle ou telle manifestation culturelle ou sociale, je réponds favorablement.

On vous a vu et entendu soutenir les gilets jaunes. Pourquoi ce soutien et en quoi vous semble-t-il légitime ?

J’ai voulu montrer une certaine solidarité avec tout le pays dont je voyais qu’il était en souffrance. Il y a un ressenti d’une grande injustice en train de se développer : d’un côté une fiscalité toujours plus forte, et de l’autre des services publics et un niveau de vie en baisse, et cela, tant dans la France rurale que dans les banlieues qui sont devenues, en certains endroits, des territoires de non-droit. Est-ce sain ? Je ne le pense pas. L’intérêt du mouvement actuel est qu’il est spontané, né de la distorsion entre une France légale et celle qui vit dans la réalité du quotidien. Ainsi, des personnes de tous les horizons s’y associent ou l’approuvent. La durée du mouvement montre sa légitimité.
Certains politiques, comme Benoît Hamon, parlent de « vacillement de la République ».

En effet, la crise des gilets jaunes semble avoir fragilisé la confiance des Français vis-à-vis des institutions. Parallèlement, on sent un regain d’intérêt pour votre parole, qui est reprise par les grands médias. Y voyez-vous un signe quelconque ?

Les huit siècles de royauté ont montré qu’il fallait savoir évoluer. Celle du XIIIe siècle n’était pas celle de François Ier ou de Louis XIV. La royauté n’était pas conservatrice. La république est une forme de gouvernement comme une autre. Rien ne sert de s’attacher à un mot s’il perd de son sens.

 

Source : (entretien Boulevard Voltaire)

20/01/2019

Discours de Monseigneur le Duc d’Anjou lors de la réception du 20 janvier 2019 suivant la Messe célébrée à la mémoire du Roi Louis XVI à la Chapelle Expiatoire

Chers Amis,

Louis XVI, nous réunit une nouvelle fois et, comme toujours, vous êtes nombreux à être fidèles à son souvenir et à ce que représente son assassinat. A travers la mémoire du roi sacrifié à son devoir, vous honorez la royauté française et ce qu’elle incarne et vous montrez aussi le manque que cette mort a produit.Statue_de_Louis_XVI_soutenu_par_un_ange,_Chapelle_expiatoire.jpg

Louis XVI, par sa vie et son action, a révélé combien il était soucieux de ce qu’il devait à la France. Jusqu’à la mort il a pensé à Elle et aux Français. Son Testament en témoigne, une ultime et tragique dernière fois.

Je remercie le Père Pic qui, par son homélie, nous a montré la double nature du roi, à la fois homme avec toutes ses failles et chrétien avec ses certitudes. N’est-ce pas là l’ambiguïté du pouvoir que le règne du Roi Louis XVI traduit ?

Cette convergence entre la société humaine avec ses égoïsmes et la nécessité de garder le cap du Bien commun, est au cœur de la notion de pouvoir politique. Il doit toujours être un service, une fonction pour la collectivité. La royauté française avait réussi cette synthèse, parce qu’elle était à la fois sacrée et profondément pragmatique, assise sur ses lois fondamentales qui lui donnaient une constitution avant même que le mot n’existe. Ainsi la France fut longtemps le modèle des nations.

Au moment où la tête du Roi est tombée, il y eut une rupture dans la vie sociale. Elle a perdu une de ses assises. Elle a perdu la nécessaire transcendance.

Désormais il n’y avait plus de limites au pouvoir et tout devenait permis du moment qu’une loi ou un décret l’autorisait. Nous connaissons le ravage d’une telle approche. Elle est mère de tous les totalitarismes ;  elle cautionne les lois contre-nature qui minent la France et nombre d’autres états. Plus profondément, elle entraîne une crise morale tant le fossé se creuse entre la société légale et le pays. Il devient bien difficile de vivre, d’entreprendre, d’éduquer ses enfants, de protéger ses handicapés et ceux qu’au nom de principes abstraits pour lesquels l’homme n’a plus sa place, il faudrait laisser de côté, voire tuer.

Pourtant une société ne peut vivre longtemps, mue par les seules idéologies sans risquer de disparaître livrée notamment aux dangers extérieurs d’ennemis prêts à fondre sur elle dès lors qu’elle n’affirme plus clairement sa souveraineté ; disparaître aussi en ayant perdu conscience de l’avenir ce qui l’entraîne à des mesures mortifères.

Mais une société peut aussi retrouver les voies de son destin. Depuis plusieurs années, nous voyons en France, un désir ardent de renouer avec les traditions et le concret. Les jeunes notamment sont les acteurs de ce renouveau et cela dans tous les secteurs, privés ou publics, d’entrepreneurs, d’artisans comme de ruraux. Cela repose sur un sens du bien commun retrouvé et sur la nécessité de remettre l’homme comme échelle de toute chose. Héritage de l’antiquité gréco-romaine d’une part, héritage chrétien d’autre part.

Les fondamentaux existent donc toujours comme au temps de Louis XVI. Il convient désormais qu’ils puissent s’épanouir. Cela ne se fera que si chacun d’entre nous, dans nos familles, dans nos activités, dans nos pensées, dans nos façons de faire, nous prenons la société à bras le corps. Il n’y a pas de fatalisme dès lors qu’une espérance guide les hommes.

Il ne faut pas désespérer. Bien au contraire. La Fille aînée de l’Eglise, la patrie de Saint Louis, de Sainte Jeanne d’Arc et de tant et tant de saints et saintes, doit continuer à montrer l’exemple. Cela est nécessaire pour elle-même comme pour l’Europe qui doit, elle aussi, retrouver ses racines si elle veut tenir son rang face à la mondialisation. Ce n’est pas en abdiquant sa souveraineté que l’on peut se faire respecter des autres, mais, au contraire en affirmant, ce que l’on est.

Tel est le message de la royauté française. Vrai hier au temps de Louis XVI. Toujours vrai aujourd’hui.

Merci de m’avoir donné l’occasion de le rappeler. Ce retour sur l’essentiel est ce que je souhaite à vous tous, à vos familles et à la France pour la nouvelle année.

 Louis de Bourbon,
Duc d’Anjou.

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19/01/2019

Neuvaine du 21 au 29 janvier pour le 30ème anniversaire de l'avènement de Louis XX :

ob_b9318f_ob-a0d387-ob-0370b8-270553-10150237207.jpgCe 30 janvier 2019 ramène le tragique souvenir de la disparition de Monseigneur le Prince Alphonse de Bourbon, duc d'Anjou et de Cadix, de jure Sa Majesté le Roi Alphonse II de France, le 30 janvier 1989, et donc, en vertu des Lois fondamentales du Royaume selon laquelle la succession à la Couronne est immédiate et automatique, c'est aussi le trentième anniversaire de l'avènement de Sa Majesté le Roi Louis XX.

Nous invitons donc tous les membres et sympathisants de la Confrérie Royale, tous les Légitimistes, à préparer cet anniversaire par une neuvaine de prière, du 21 au 29 janvier, à l'intention de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, pour Sa personne, pour Sa famille, pour Sa mission au service de la France.

Pour cette neuvaine nous vous proposons de réciter (ou de chanter) l'hymne "Veni Creator" et d'y rajouter trois oraisons : celles du Saint-Esprit, de la procession du Vœu de Louis XIII et celle pour le Roi.
Vous trouverez ces textes (latin et français) sous forme de fichier pdf aisément imprimable >
 ici

Ceux qui disposent de beaucoup de temps peuvent également réciter, s'ils le souhaitent, ces :
Litanies royales ici


 

Source : ICI

06/01/2019

Voeux aux français de Mgr le Prince Louis de Bourbon, Duc d'Anjou à l’occasion de la Fête des Rois

Chers Français,

 

images.jpgVotre immense cri de désespoir a marqué la fin de l’année écoulée. Désespoir de n’être plus entendus, ni écoutés comme si vos souffrances avaient moins d’importance que les normes et les règlements.  Comme si votre vie quotidienne ne comptait pas ou plus. Comme si des mots pouvaient suffire à nier les réalités.

Ce cri ne doit pas demeurer vain, mais il ne s’agit pas non plus de se tromper d’objectif. Certes, si des rattrapages en de nombreux domaines, et notamment, en matière de niveau de vie sont nécessaires, ils ne doivent pas être une fin en soi cachant l’essentiel. Les mesures ne doivent pas être uniquement conjoncturelles et sectorielles.

Ce qui manque à la France depuis des dizaines d’années, c’est un projet de société partagé par tous. Un projet commun qui soude les uns et les autres et qui respecte sa souveraineté. Un projet qui réunit et entraîne sans privilégier certains aux dépens de tous les autres.  L’équilibre social a été progressivement brisé parce que le bien commun a été oublié au profit des intérêts individuels ou des mirages. Prenons garde que ce ne soit pas les intérêts et les passions communautaristes qui les remplacent ! Le mal serait encore plus grand et le cri de la France serait étouffé. L’histoire rappelle que les Français ont toujours accepté les sacrifices lorsqu’ils servaient la cause commune. Ils rejettent au contraire tout ce qui est injuste.


L’histoire, heureusement, comme une bonne fée veillant sur la France, est là pour nous faire souvenir qu’il n’y a pas à désespérer. Les situations les plus catastrophiques trouvent toujours un dénouement -pensons à la Guerre de Cent Ans, aux guerres de Religion, aux revers militaires qui ont pu faire douter du destin de la fille aînée de l’Eglise-. Le sursaut vient chaque fois d’un retour aux sources, en cherchant à retrouver les fondements de ce qui fait notre cher et vieux pays plus que millénaire.

Le mot « valeurs » a beaucoup été employé ces derniers temps, mais il ne faut pas le contrefaire. Les valeurs ne se trouvent ni dans l’éphémère ni dans le contingent, ni dans ce qui porte atteinte à la nature humaine. Les nôtres puisent au plus profond de notre histoire. Ce sont d’abord les valeurs de l’héritage gréco-romain. Il a apporté la citoyenneté, c’est-à-dire le sens de la vie en commun tempéré par le droit. Cet immense héritage fait accepter les différences des uns et des autres dès lors que tous se retrouvent sur un projet d’avenir partagé. Il a nom : Royaume, Couronne, Etat. Chaque génération l’a adapté. A la nôtre de le faire en s’appuyant sur les familles.

Le second fondement nous vient de la chrétienté qui a forgé l’âme de l’Europe et de la France. Elle a créé son unité, elle a fondé la grandeur de sa civilisation en faisant de chaque être humain la mesure de toute chose. Elle a libéré les esclaves, tempéré les riches, réconforté les pauvres, les malades et les sans-abris, donné du sens à l’existence. 

Le socle est encore là. Il appartient à chacun de le faire vivre.  Ainsi la société redonnera espoir à ceux qui souffrent. Tel est ce que je souhaite à tous en ce début d’année et notamment aux familles. Que Saint Louis et Sainte Jeanne d’Arc veillent sur la France et apportent aux Français l’espérance qu’ils méritent et qu’ils attendent. Ainsi notre pays retrouvera la route de l’avenir. 

 

Louis de Bourbon,
Duc d'Anjou

6 janvier 2019

08/12/2018

Communiqué de Mgr le Prince Louis de Bourbon, Duc d'Anjou à l'occasion du mouvement des gilets jaunes

Louis XX1.JPGFrançais, mes chers compatriotes,


Alors que se développe de semaine en semaine sur toute l’étendue du territoire national, le mouvement de protestation et de contestation des « Gilets Jaunes », je tiens à exprimer ma solidarité et ma profonde compassion pour ceux qui souffrent, dénués de ressources, écrasés de charges, humiliés et privés d’Espérance, et qui n’ont d’autre moyen d’expression que de se lever comme un seul homme pour manifester leur déception, leur angoisse et leur colère. Ces Français, c’est la majorité silencieuse qui se tait depuis des décennies et dont certains avaient oublié l’existence. Aujourd’hui c’est le peuple de France qui se dresse pour défendre son mode de vie et sa dignité.

Il est essentiel de l’entendre, essentiel de prendre en compte ses légitimes aspirations.

Bien sûr, il faut condamner et bannir le recours à la violence de certains groupes extrêmes qui cherchent à exploiter ce mouvement profondément populaire pour déstabiliser l’Etat. Cette violence coupable et stérile ne peut que favoriser la cause de ceux qui ne veulent pas entendre le cri de tout un peuple.

En ce jour de l’Immaculée Conception, je confie la France à Notre Dame qui est la vraie Reine de France.

Que Dieu protège la Fille aînée de Son Eglise, que Dieu vienne en aide aux Français malheureux, démunis et souffrants. Qu’Il leur rende l’Espérance et la foi en l’avenir de notre pays qui doit se relever et renouer avec tout ce qui en a constitué la grandeur autant que la paix des cœurs et la douceur de vivre.

Louis,
Duc d’Anjou

8 décembre 2018

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