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24/10/2014

Jean de Viguerie analyse le mythe du Citoyen

viguerie.jpgDans le sillage de deux précédents livres, Christianisme et Révolution et Les deux patries, Jean de Viguerie vient de publier Histoire du Citoyen aux éditions Via Romana, essai historique sur l’un des trois mythes (avec la Révolution et la République) engendrés par les événements de 1789 et qui perdurent encore aujourd’hui. Jean de Viguerie a accepté de répondre aux questions de MN.

« Dans cette parodie de religion chrétienne qu’est la Révolution, l’engendrement du fils apparaît très tôt, c’est le citoyen. »

Mauvaise Nouvelle : Pourquoi ce livre ? Il y a déjà eu Catholicisme et Révolution et Les deux patries, livres précédemment écrits sur le thème de la Révolution comme idéologie, et avec lesquels ce nouvel opus, intitulé Le Citoyen, entre en filiation, tout n’avait donc pas été dit à ce sujet ? Il y avait donc nécessité d’y revenir ?

Jean de Viguerie : Non, tout n’était pas dit. Et c’est l’actualité qui m’a conduit à y revenir. Car en 1995, on a commencé à parler de nouveau du citoyen. Il y a d’abord eu l’entreprise citoyenne, puis les clubs de foot citoyens, les écoles citoyennes, et alors toutes choses pouvaient devenir citoyennes. Citoyen devenait un adjectif, ce qu’il n’avait jamais vraiment été. Cela m’a amené à réfléchir. Que se passait-il ? Pourquoi ce retour du mot qui avait pratiquement disparu du vocabulaire politique, qui ne subsistait finalement plus que dans la Marseillaise, que d’ailleurs beaucoup voulait voir changée et qui était accompagnée d’une connotation militaire. À partir de ce moment là, j’ai réfléchi sur une lettre du citoyen, j’ai cherché à le définir. Et je me suis alors rendu compte qu’il s’agissait d’un des trois mythes engendrés par les événements de 1789, avec la Révolution et la République. On pourrait y ajouter la patrie et la nation. Mais la patrie n’est qu’un simulacre, une imitation de la patrie réelle (Cf. Les deux patries). Donc, je pense qu’il faut se limiter à ces trois mythes, ce qui est vraiment mythique, ce sont ces trois êtres là, trois êtres imaginaires artificiels que sont la Révolution, la République et le Citoyen.

Source et suite de cette interview : ICI

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Note du Cercle Robert de Baudricourt :

Une critique intéressante de la Révolution en tant que phénomène. Mais une absence complète de la définition d'une politique traditionnelle, qui mette le pays dans la meilleure condition pour survivre à toutes les difficultés qui se présentent au fil de l'histoire. Renvoyer la responsabilité de la continuité de la Révolution aux frères cadets de Louis XVI, sans définir ce qu'est véritablement la rébellion est une erreur lourde de conséquences.

Même si les héritiers de la couronne ont pu prendre dans le passé des solutions risquées ou désavantageuses, les fidèles doivent les suivre. Le peuple qui ne suit pas son roi est un peuple qui se divise, et un peuple qui se divise est un peuple qui commence tout simplement à cesser d'être...

Monsieur de Viguerie devrait lire (ou relire) les tractatus de Jean de Terrevermeille.

On en parle sur le forum du Royaume de France : ICI

20/01/2014

Un bel exemple de fidélité

2371844_16367959-der-deseze6col-20140118-t114a.jpg« 26 décembre 1792 », plus qu'une date, c'est la devise du comte Patrick de Sèze. L'Histoire explique cette particularité : c'est le jour de la plaidoirie de son aïeul, Raymond de Sèze, avocat de Louis XVI lors de son procès. Plus de 200 ans après l'exécution du roi, le comte a précieusement conservé les originaux des minutes du procès.

21 janvier 1793, Louis XVI est guillotiné, place de la Révolution, à Paris au terme d'un procès de près d'un mois. Une date anniversaire pour tous les nostalgiques de la monarchie qui sera commémorée mardi, notamment à Vannes. Le comte Patrick de Sèze y sera avec sa famille. Une famille dont le nom est à jamais lié à celui du souverain : son aïeul, Raymond de Sèze, fut le défenseur du roi Louis XVI devant la Convention nationale, avec François-Denis Tronchet et Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes. Avocat au barreau de Bordeaux, Raymond de Sèze fut le conseil de la famille royale à plusieurs occasions, comme dans l'affaire du collier de la reine... Mais le 26 décembre 1792, c'est la plaidoirie la plus importante de sa carrière qu'il prononce. Cette date est aujourd'hui la devise du comte de Sèze qui vit à Baden, au bord du golfe du Morbihan.

Source le Télégramme : article complet

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10/11/2013

Hommage à madame Elisabeth

elisabeth_de_bourbon_176417.jpgPetite fille de Louis XV et soeur de trois rois de France, Louis XVI, Louis XVIII et Charles X ; elle se tient au tout premier plan de l'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire de France, la Révolution de 1789 constituée de gens sans foi
 
Jeune femme au visage rond, aux yeux bleus, coiffure large d'une grande fraîcheur 
Faisait frissonner ses admirateurs
 
Charme d'une jolie bergère
Etonne son entourage par la fermeté de son caractère
 
Avec ses amies elle forme une petite cour
Dans sa maison princière à Montreuil domaine spacieux elle s'y retire
 
Pour fuir Versailles, faire régner la paix, la piété
Femme décidée, elle fut aimée
 
Elle s'entoure de personnes réputées pour leur moralité
Native généreuse, elle montre sa compassion envers la pauvreté
 
Faisant donner du lait de ses vaches aux enfants
Elle ne se marie pas, n'entre pas au couvent
Sa vocation est de rester avec les siens, le Roi, la Reine et leurs enfants
 
Fût amoureuse du docteur Dacy d'un amour platonique
Quand celui-ci la vit au couperet, il mourut d'une crise cardiaque, scène tragique
 
Elle se priva pendant quatre ans des étrennes que le roi lui donnait afin qu'une de ses dames pour accompagner Mademoiselle de Causans, puisse constituer la dote nécessaire à son mariage avec le marquis de Raigecourt, gentilhomme Lorrain dont elle était éprise
 
ME-jouant-de-la-harpe.jpgElle jouait de la harpe,
Elle bénéficie d'une instruction complète, lucidité hors du commun, d'un bon sens pratique
Elle fut excellente en mathématique
 
Passionnée des sciences sous l'égide de son maître Antoine Mauduit, elle mettra au point une table préparatoire à l'étude des logarithmes dont la précision fût-elle qu'elle sera utilisée par les astronomes et les navigateurs
Ce fut un ange consolateur
 
Douée dans l'art du dessin,
fût vive, active et de jugement rapide
Malgré cette Révolution stupide
 
Dans les dernières années de la Monarchie, comme avertie de la tragédie, elle se prépare pour les secourir
Elle supplie le député Barnave de croire à la bonne volonté de son frère Louis XVI, elle ordonne aux sans culottes de respecter le Roi
Elle terminera au sacrifice du soir, terrible Croix 
 
A partir de 1789 elle les assiste, elle les réconforte
Refusant de les abandonner, elle quitte avec eux Versailles, les tuileries, elle devient l'ennemie du Régime qui ne peut l'épargner
 
Minée par les nuits sans sommeil, elle se métamorphose physiquement
Malgré tout elle fut très forte
 
Elle était devenue méconnaissable
Tableau pitoyable
 
Malheureusement conduite à l'échafaud
fût guillotinée ; triste fin, quelle méprise
 
Elle se montre intrépide et loyale dans la tourmente
Elle résistera à toutes les brimades jusqu'à ce que la guillotine s'abatte sur sa tête innocente
 
Ayant refusée de s'enfuir à l'étranger comme l'a fait une partie de la noblesse, elle est emprisonnée avec Marie Antoinette pour la soutenir
A la mort des souverains sur l'échafaud on la retrouve dans le Donjon du Temple avec ses neveux le petit dauphin Louis XVII et sa soeur Madame Royale, restés orphelins, tragique destin ! 
Elle n'a toujours vu que mensonge et illusion dans cette Révolution
Elle a toujours déploré la faiblesse de son frère et n'a jamais pu y remédier
 
Grande figure de la résistance spirituelle qui l'amène à la persécution
Elle est aussi l'incitatrice
Sur le chemin de l'exécution, elle exhorte ses compagnons du supplice
 
Elle quittera ce monde sans regret tout à l'espérance de se retrouver dans le sein de Dieu avec sa « famille » tel un Lys foudroyé
Ce fut une terrible et douloureuse épopée
 
Louis XVI a offert sa vie pour son peuple, Madame Elisabeth l'a offerte pour les siens, elle est morte en martyre ; il a été témoigné qu'après son assassinat s'est rependue sur la place une odeur de Rose,
Que Dieu permette qu'elle soit reconnue Sainte, pour elle je lui dédie cette Prose.
 
 
Christelle
la fidèle

05/10/2013

Les journées d'octobre

Les événements se précipitaient toujours dans le même sens : à chaque engagement la royauté perdait de son terrain, de ses forces et de ses chances. Elle recule le 27 juin 1789, elle recule le 14 juillet, elle recule les 5 et 6 octobre, et rappelle Necker au pouvoir ; et voilà qu'on l'a conduit à Paris, dans cette ville où elle n'est pas en mesure de résister à l'Assemblée...

La_Fayette_and_Marie_Antoinette_6th_october_1789.jpgCe n'est qu'au bout de sept heures de marche que le convoi de la royauté arrive de Versailles à Paris. Le peuple est aux fenêtres et contemple avec stupeur un spectacle qu'on ne décrira pas.

C'est dans cet appareil que la Fayette remet Louis XVI entre les mains de Bailly, Bailly dit au Roi :

- « Sire, c'est un beau jour que celui où Votre Majesté vient dans sa capitale avec son auguste épouse, avec un prince qui sera bon et juste comme Louis XVI... »

Puis il s'exprime au nom de Paris, dont il est maire, le voeu de voir Sa Majesté fixer sa résidence habituelle dans sa capitale. Le Roi répondit :

- « C'est toujours avec plaisir et avec confiance que je me vois au milieu des habitants de ma bonne ville de Paris. »

Bailly, se tournant vers le peuple dit :

- « Le Roi vient parmi nous avec plaisir ! »

- « Vous oubliez de dire et avec confiance", reprend la Reine Marie-Antoinette...

Ainsi se terminèrent ces tristes événements des 5 et 6 octobre, dont il n'est pas difficile, malgré les ténèbres dont les passions couvrirent, de distinguer les motifs réels.

 

Extrait de LOUIS XVII

A.DE BEAUCHESNE

05/09/2013

Conférence mercredi 16 octobre 2013 à 19H00 : Les massacres de septembre 1792

Lieu D.R.A.C 8 bis rue Vavin 75006 Paris (Métro Vavin)

Les massacres de septembre 1792, par Monsieur l'Abbé Nicolas Portail, professeur à l'institut Saint Pie X.


portail2.jpg« Les Massacres de septembre, ces exécutions sommaires et massives qui se déroulèrent du 2 au 7 septembre 1792 dans les prisons de Paris, sont un des épisodes les plus sombres de la Révolution française.
Aussi l'imagination des contemporains en fut frappée de stupeur. Certes, depuis 1789, le sang a déjà coulé bien des fois, mais jamais une telle manière, froide et calculée, n'a été employée. La "vengeance du peuple" s'est donnée libre cours. La Révolution est à un tournant décisif de son processus.

les-massacres-de-septembre-1792-abbe-nicolas-portail-.jpgLes avis des historiens sur les motifs de ces massacres sont très partagés, et une multitude de travaux a été réalisée sur ce sujet toujours brûlant. L'abbé Nicolas Portail offre ici une brillante synthèse de ces événements et leur interprétation. Après avoir dégagé les motifs de ces tueries, il suit pas à pas les opérations de la semaine sanglante, à la fois sur le terrain des prisons et dans les coulisses des assemblées révolutionnaires ; il tente enfin de dégager les responsabilités des meneurs de ce drame et les intérêts mis en jeu.
Cette passionnante étude rend justice aux bienheureux martyrs qui ont péri dans ces massacres, soulève le voile encore tiré sur les authentiques responsables et dit toute la vérité sur ce que fut « Septembre 1792 », prémices de la Terreur. »

 

Pour réserver les places, s'inscrire au secrétariat de l'IMB (Institut de la Maison de Bourbon) : 01 45 50 20 70

16/10/2012

« Je m’appelais, Marie-Antoinette Lorraine d’Autriche »

mar.jpgEn ce 16 Octobre 1793, il est très exactement 12h15 lorsque la tête de Marie-Antoinette, Reine du Royaume Catholique de France, tombe dans le panier du bourreau. Femme, Reine et mère, Marie-Antoinette est lâchement exécutée après un procès honteusement truqué, dont s’inspireront par la suite les plus sombres dictatures des temps modernes.

 

Rien ne peut justifier la violence que les révolutionnaires les plus cruels ont fait subir à notre malheureuse Reine. Après la condamnation et la mort de sa majesté le Roy Louis XVI, le 21 janvier 1793, elle endure une souffrance physique et morale insupportable qui lui fera dire qu’elle n’a « plus de larmes pour pleurer ». Dans la tour du temple la Reine s'agenouille devant son fils devenu Louis XVII, les grandes puissances européennes reconnaissent "l'enfant Roy" comme tel. Très précoce pour son âge et témoin des exactions perpétrées contre ses parents, ainsi Louis XVII demanda-t-il "Maman sommes nous des martyrs ?". Les monstres sans culottes décorés de la cocarde tricolore feront encore endurer par la suite à la Reine la monstrueuse séparation de son fils...

 

ma_cour.jpgC’est un tribunal révolutionnaire et donc illégitime, plus avide de haine que de justice qui a prononcé son effroyable condamnation, alors qu’il n’y avait aucunes charges à son encontre. Elle a ainsi subi un procès perdu d’avance. La souveraine qui répond à ses juges assassins en déclinant son identité, parlant déjà d’elle-même à l’imparfait « Je m’appelais Marie Antoinette Lorraine d’Autriche », avait sans doute  conscience du simulacre de justice.

 

Innocente des crimes dont l’accuse la Franc-maçonnerie, coupable d'être Reine de France, elle est sauvagement guillotinée, et rend son âme à Dieu le 16 Octobre 1793. Son Testament, comme celui du Roy Louis XVI, demeure un témoignage poignant de foi, d’amour, de fidélité pour la France, de courage et de sincérité. Lorsqu'elle est sortie de la charette, elle est montée et à couru toute seule vers l'échafaud, la Reine de France dans ses derniers instants, présente ses excuses à son bourreau pour lui avoir marché sur le pied…

 

Que du haut du Ciel, notre regrettée Reine bénisse et accorde sa protection au beau Royaume de France qu’elle a tant aimé. 

 

 

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Ce 16 octobre, à quatre heures et demie du matin.  

 

C'est à vous, ma sœur, que j'écris pour la dernière fois. Je viens d'être condamnée, non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers moment. Je suis calme comme on l'est quand la conscience ne reproche rien. J'ai un profond regret d'abandonner mes pauvres enfants; vous savez que je n'existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse ! J'ai appris, par le plaidoyer mérite du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas ! la pauvre enfant, je n'ose lui écrire ; elle ne recevrait pas ma lettre; je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra : recevez pour eux deux, ici, ma bénédiction.

J'espère qu'un jour, lorsqu'ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en entier de vos tendres soins. Qu'ils pensent tous deux à ce que je n'ai cessé de leur inspirer; que les principes et l'exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie ; que leur amitié et leur confiance mutuelle en feront le bonheur.  

Que ma fille sente qu'à l'âge qu'elle a, elle doit toujours aider son frère par les conseils que l'expérience qu'elle aura de plus que lui, et son amitié pourront lui inspirer. Que mon fils, à son tour, rende à sa soeur tous les soins et les services que l'amitié peut inspirer : qu'ils sentent enfin tous deux que, dans quelque position où ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union. Qu'ils prennent exemple de nous ! Combien, dans nos malheurs, notre amitié nous a donné de consolation ! Et dans le bonheur, on jouit doublement quand on peut le partager avec un ami. Et où en trouver de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille ? Que mon fils n'oublie jamais les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : qu'il ne cherche jamais à venger notre mort.

J'ai à vous parler d'une chose bien pénible à mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine; par­donnez-lui, ma chère sœur; pensez à l'âge qu'il a, et combien il est facile de faire dire à un enfant ce qu'on veut, et même ce qu'il ne comprend pas. Un jour viendra, j'espère, où il ne sentira que mieux tout le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore mes dernières pensées. J'aurais voulu les écrire dès le commencement du procès; mais outre qu'on ne me laissait pas écrire, la marche en a été si rapide, que je n'en aurais réellement pas eu le temps.  

Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle ou j'ai été élevée et que j'ai toujours professée, n'ayant aucune consolation spirituelle et à attendre, ne sachant pas s'il existe encore ici des prêtres de cette religion ; et même le lieu où je suis les exposerait trop, s'ils y entraient une fois.

Je demande sincèrement pardon à dieu de toutes les fautes que j'ai pu commettre depuis que j'existe. J'espère que dans sa bonté, il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu'il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais, et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j'aurais pu vous causer.
  

Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu'ils m'ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J'avais des amis; l'idée d'en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j'emporte en mourant; qu'ils sachent du moins que, jusqu'à mon dernier moment, j'ai pensé à eux ! Adieu, ma bonne et si tendre sœur; puisse cette lettre vous arriver ? Pensez toujours à moi; je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que mes pauvres et chers enfants : mon dieu ! qu'il est déchirant de les quitter pour toujours. Adieu, adieu! je ne vais plus m'occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on 'amènera peut-être un prêtre; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, et que je le traiterai comme un être absolument étranger.

 

04/08/2012

Charles-Eugène de Lorraine-Lambesc (1751-1825)

 

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Charles-Eugène de Lorraine, prince de Lambesc, duc d'Elboeuf et comte de Brionne, naquit à Versailles le 25 octobre 1751. Il fît carrière dans l'armée royale et fut en particulier mestre de camp du régiment de dragons "Lorraine", de 1773 à 1785.

Aîné de la branche française de la Maison de Lorraine, Charles Eugène avait accompagné sa lointaine cousine Marie-Antoinette de Habsbourg-Lorraine, archiduchesse d'Autriche lors de son voyage en France à l'occasion de son mariage avec le futur Louis XVI en 1770. Le 1er janvier 1777, il est fait chevalier des ordres du roi, « Il réclame l’usage constant des distinctions accordées en pareille circonstance à la Maison de Lorraine » et reçoit le grade de brigadier en 1781. Le 24 avril 1784, après demande, le prince de Lambesc reçoit la croix de Saint-Louis.

Cavalier_Royal_Allemand.jpgLors des troubles révolutionnaires, il commandait le régiment de cavalerie "Royal-Allemand" dont la charge des émeutiers parisiens, du 12 juillet 1789, est restée célébre. Formé en 1671, ce régiment de dragons recrutait en Lorraine et dans le Palatinat. Le prince de Lambesc impose une discipline stricte, les punitions corporelles, les coups de plat de sabre, sont rudes et les ordres sont donnés en allemand.

En juin 1789, le régiment est stationné à Valenciennes. Le 29 juin, l'ordre est donné au Royal Allemand de se rendre dans la région parisienne et il atteint Choisy, le 5 juillet, après 200 km parcourus à marches forcées par une extrême chaleur. Le 11, il est à La Muette...

Le matin du 12 juillet, un accrochage se produit, Lambesc reçoit une pierre rue St Honoré, il tente d’entrer dans le jardin des Tuileries, dans la bousculade un vieil homme est blessé, une femme portant un enfant tombe, ce qui devient : « Il a sabré des promeneurs inoffensifs, lui-même a égorgé, de sa main, un vieillard à genoux qui demandait grâce. ». Camille Desmoulins poursuit ses harangues : « J’arrive de Versailles, Necker est chassé ; c’est le tocsin d’une Saint-Barthélemy de patriotes. Ce soir même, tous les bataillons suisses et allemands sortiront du Champ-de-Mars pour nous égorger. Une ressource nous reste, c’est de courir aux armes ! »

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Vers 9 heures du soir, le Royal Allemand, se repliant, se heurte à la garde nationale, qui, sortant de leur dépôt malgré les ordres de leurs officiers, tirent et font trois blessés. Les 400 hommes de Lambesc sont insultés de mercenaires étrangers ! Le 14 juillet, même s’ils ont quitté Paris la veille, on les signale à la barrière du Trône, rue de Charonne, à la Chapelle. L'histoire a retenu l'affaire du régiment resté fidèle au Roy de France ; à ceux qui les interrogent : "Qui vive?" - "Royal Allemand", répondent-ils - "Etes-vous pour le Tiers?" - "Nous sommes pour ceux qui nous donnent des ordres !".

Car le roi refuse de faire verser le sang de ses sujets et il envoie, signé de sa main, l'ordre immédiat de renvoyer les troupes dans leurs provinces. Donc, le 13, le Royal Allemand se replie à Metz, laissant les parisiens piller librement les dépôts d'armes...

56c55da200.jpgAprès l'affaire de Varennes, le prince de Lambesc émigra avec son régiment et passa au service de l'Autriche où il avait reçu le grade de Generalfeldwachtmeister dès le 18 juin 1791. Il fait toutes les campagnes militaires contre la "France-Révolutionnaire", d'abord dans l'armée des princes, puis sous l'uniforme autrichien. Il sera présent au siège de Thionville dès le 1er septembre, au côté du corps autrichien du prince de Waldeck où se trouve aussi Chateaubriand, puis en 1793, à la tête d’un détachement autrichien aux portes de Valenciennes, aux côtés des coalisés. En 1796, il est nommé Feldmarschallieutnant. Il réside à Vienne où la baronne du Montet le rencontre ; elle dit de lui qu’on le nommait dans cette capitale « Le Prince de Lorraine »

Sous la restauration, Louis XVIII le fait pair de France sous le nom de duc d'Elbeuf. Le prince de Lambesc accepte la pairie et le titre mais ne siège pas. Il continue à résider à Vienne où il finit sa vie.

29/07/2012

Les victimes de la Tyrannie Révolutionnaire en Lorraine, et de Lorraine

terreur.JPGBAILLOT Firmin, âgé de 36 ans, né à Lironville, département de la Meurthe, rapeur de tabac, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort comme conspirateur, le 9 prairial an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

BARBIER Jean, âgé de 73 ans, marchand né à Veslis en Lorraine, domicilié à Aire, département du Pas-de-Calais, condamné à mort le 2 prairial an 2, par le tribunal révolutionnaire séante à Arras, comme ayant signé, en 1791, une adresse rendante à obtenir des prêtres réfractaire, pour desservir la paroisse Notre-Dame d'Aire.

BARTHE Jean Baptiste, âgé de 62 ans, natif de Thionville, juge de Paix, domicilié à Verdun, département de la Meuse, condamné à mort, le 15 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme convaincu de complicité pour livrer aux ennemis la place de Verdun.

BARTHELEMY Nicolas François, âgé de 41 ans, ex curé domicilié à Sessouges, canton de Darney, département des Vosges, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 24 vendémiaire an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris

BAIL SIMON, employé aux charrois, domicilié à Jussy, canton de Metz, département de la Moselle, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 8 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

BEGUINET Jean Baptiste, âgé de 42 ans, né à Etaing, département de la Meuse, condamné à mort comme conspirateur, le 16 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

BERNARD J. P. domestique, âgé de 35 ans, natif de Chalade, département de la Meuse, ex membre de la commune de Paris, mis hors la loi par décret de la Convention nationale du 9 thermidor an 2, exécuté le 11.

BERNARD Toussaints, perruquier, domicilier à Nancy, département de la Meurthe, condamné à mort comme émigré, le 8 messidor an 2, par le tribunal criminel du département de la Meurthe.

BLANCHARD Pierre, âgé de 56 ans, ex noble, natif de Mesle, département de Moselle, ex commissaire général à l'armée des Vosges, domicilié à Crosmarie, condamné à mort le 8 thermidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, pour avoir conspiré dans la maison d'arrêt de St Lazare.

BLEU Pierre, cultivateur, domicilié à Redange canton de Longwy, département de la Moselle, condamné à mort comme distributeur de faux assignats, le 16 messidor an 2, par le tribunal criminel du département de la Moselle

Chervillat François Xavier, commis, né à Thionville, Moselle, résidant à Lyon, 28 ans, condamné par la Commission révolutionnaire de Lyon et fusillé le 4 décembre 1793. Motif accusation : "Employé au district, contre-révolutionnaire pris les armes à la main". 

COLIN Nicolas, compagnon menuisier, domicilié à Nancy, département de la Meurthe, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 23 frimaire an 2, par le tribunal criminel du département de la Charente Inférieure.

DALENCON Charles Mathias, âgé de 67 ans, natif de Bar-sur-Ornain, département de la Meuse, ex seigneur de Neuville-sur-Ornain, ex comte, domicilié à Neuville, département de la Meuse, condamné à mort comme conspirateur, le 26 germinal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

DAMPONT Charles Jean Baptiste Robert, ex marquis, officier des Mousquetaires, domicilié à Schwerdoff, département de la Moselle, condamné à mort, le 5 thermidor an 2, par le tribunal criminel dudit département, comme émigré.

DAUBIGNY Jeanne Claire Scholastique, femme Divorcée de Pont, ex maître des eaux et forêts de la Lorraine, âgée de 30 ans, née à Metz, département de la Moselle, domiciliée à Paris, condamné à mort le 27 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire séant à Paris, comme conspirateur.

DAUBERMESNIL Jacques Nic., âgé de 75 ans, natif d'Aubermesnil, près de Dieppe, département de la Seine Inférieure, ex major de la citadelle de Verdun, domicilié à Verdun condamné à mort le 5 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'un complot tendant à livrer aux ennemis la place de Verdun.

DAUPHIN G. Elisabeth, veuve de Brigand, âgée de 56 ans, née et domiciliée à Verdun, département de la Meuse, condamné à mort le 5 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'un complot tendant à livrer à l'ennemis la place de Verdun.

DELAYANT Jacques, ex bénéficier, domicilié à Verdun, département de la Meuse, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 6 floréal an 2, par le tribunal criminel dudit département.

DELERNE J. B., âgé de 56 ans, né à Thionville, département de la Moselle, chevalier de l’ordre du tyran roi, ex écuyer, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort, le 5 termidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice de la conspiration dans la maison d’arrêt des Carmes où il était détenu.

DEMANGEOT Anne Marie, veuve Délayant, domiciliée à Verdun, département de la Meuse, condamnée à mort comme contre-révolutionnaire, le 6 floréal an 2, par le tribunal criminel dudit département.

DESPREZ Gérard* gendarme de brigade nationale, âgé de 50 ans, natif de Givet-de-Hilaire, domicilié à Verdun, département de la Meuse, condamné à mort le 15 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'un complot tendant à livrer la place de Verdun à l'ennemi.

DIDELOT Nicolas Antoine, ex vicaire, domicilié à Libremont département des Vosges, condamné à mort le 22 prairial an 2, par le tribunal criminel dudit département comme réfractaire à la loi.

Dogé Jean Baptiste, domestique d'émigré, né à Nancy, Meurthe, résidant à Lyon, 37 ans, condamné par la Commission révolutionnaire de Lyon et fusillé le 5 décembre 1793.
Motif accusation :"Contre-révolutionnaire".

DONA Etienne, homme d'affaire, âgé de 52 ans, né à Dinan-sur-Meuse, ex bourgeois, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort le 7 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire séant à Paris, comme contre-révolutionnaire.

DOSSON Anne, domicilié à Docelle, département des Vosges, condamné à mort comme émigré le 29 floréal an 2, par le tribunal criminel dudit département.

DOYEN François Maximilien, chasseur dans la légion du Nord, âgé de 44 ans, né et domicilié à Nancy, département de la Meurthe, condamné à mort le 15 messidor an 2, par le tribunal criminel révolutionnaire séant à Paris, comme contre-révolutionnaire.

DUBOIS Adrien, domicilié à Vertuzey, département de la Meuse, condamné à la déportation le 7 juin 1793, par le tribunal criminel dudit département.

DUDOT Médard, fils de Jean François Xavier, domicilié à Gorze, département de la Moselle, condamné à mort le 12 floréal, an 2, par le tribunal criminel militaire près de Moselle, comme émigré.

DUDOT Jean Sébastien, fils de Jean François Xavier, domicilié à Gorze, département de la Moselle, condamné à mort le 12 floréal, an 2, par le tribunal criminel militaire près de Moselle, comme émigré.

DU PORTAL P. N*., ex abbesse du ci-devant monastère de Louye, âgée de 51 ans, née à Metz, département de la Moselle, condamnée à mort le 9 messidor nivôse an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme contre-révolutionnaire.

DUSABLE André, âgé de 53 ans, né et domicilié à Sarre-Libre, département de la Moselle, condamné à mort comme conspirateur, le 7 ventôse an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

DUTEIL Jean Pierre, général de la division d'artillerie, domicilié à Ancy, département de la Moselle, condamné à mort comme traître à la patrie le 3 ventôse an 2, par la commission militaire séante à Lyon.

IMBERT Jean Baptiste, garçon laboureur, soldat au 15ème bataillon des chasseurs de la République, domicilié à Lunéville, département de la Meurthe, condamné à mort, le 24 nivôse an 2, par le tribunal criminel du département de la Sarthe, comme brigand de la Vendée.

INVERGAI Marie Françoise, femme Dailly, domiciliée à Lunéville, département de la Meurthe, condamnée à mort, le 18 nivôse an 2, par la commission militaire séante à Nantes, comme complice des brigands de la Vendée.

KLEIN Jean, ex vétéran domicilié à Sarre-Libre, département de la Moselle, condamné à mort comme émigré, le 16 messidor an 2, par le tribunal criminel dudit département.

KLOD Jean Baptiste, serrurier domicilié à Rodmack, département de la Moselle, condamné à mort comme émigré, le 3 fructidor an 2, par le tribunal criminel dudit département.

KNŒPFFLER Jean Antoine, ex curé, domicilié à Rothe, département de la Moselle, condamné à Mort comme émigré, le 13 messidor an 2, par le tribunal criminel dudit département.

KNŒPFFLER Dominique, ex notaire, administrateur du district de Bitche, membres d'un comité révolutionnaire, capitaine des chasseurs de la garde nationale, procureur de la commune, président du Bureau de conciliation, domicilié à Bicthe, département de la Moselle, condamné à mort le 26 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'une conspiration dans les départements de la Moselle, du Gard et des Bouches du Rhône. 

KOURTZ Bernard, couvreur en paille, âgé de 48 ans, né et domicilié à Metzérèche, département de la Moselle, condamné à mort comme conspirateur le 4 nivôse an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

KOURTZ Michel, tisserand, âgé de 48 ans, né et domicilié à Metzérèche, département de la Moselle, condamné à mort le 22 décembre 1793, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme conspirateur, et pour avoir indiqué à l'ennemi où il y avait des armes, lors de son entrée sur notre territoire.

KURTZ Michel, tisserand, domicilié à Metzérèche, département de la Moselle, condamné à mort comme conspirateur, le 4 nivôse an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

LABAYE Léopold, adjudant aux subsistances militaire, âgé de 36 ans, né à Valogne, département de la Manche, domicilié à Nancy, département de la Meurthe, condamné à mort, le 14 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire séant Paris, comme agent de la faction fédéraliste.

LACROIX François, commis principal de la loterie nationale, âgé de 52 ans, natif de Nancy, département de la Meurthe, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort, le 15 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris. Pour avoir tenu des propos tendants à la dissolution de la représentation nationale.

LALLEMAND J. Nicolas, ex curé d'Hondelmont, département de la Meurthe, âgé de 41 ans, natif de Dieuze, ex minime de Vezelise, domicilié à Hudelmont, département de la Meurthe, condamné à mort le 6 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme contre-révolutionnaire, en tenant des propos et lançant des discours incendiaires, après avoir requis les fonctions qu'il avait abdiquées.

LAMBERT Jean Baptiste Hubert, préposé au recrutement de la cavalerie, domicilié à Pont--à-Mousson département de la Meurthe, condamné à mort le 2 frimaire an 2, par la commission révolutionnaire séante ci-devant à Strasbourg, comme concussionnaire.

NEE J. Guillaume Séverin, postillon, domicilié au Havre-Viliers, département de la Seine Inférieure, condamné à mort comme contre-révolutionnaire, le 22 brumaire an 2, par le tribunal criminel du département de la Meurthe.

NEYON Alexandre Joseph, lieutenant colonel du 2ème régiment de la Meuse, âgé de 59 ans, natif de Soizy, domicilié à Drincourt, département de la Meuse, condamné à mort le 5 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice des manœuvres et intelligences, par suite desquelles la place de Verdun a été livrée aux prussiens.

NICLAU jean Baptiste, grenadier au 29ème régiment, ci-devant Dauphin, âgé de 36 ans, né à Rochefort, département de la Charente Inférieure, domicilié à Chavenay-le-Château, département de la Meuse, condamné à mort le 26 vendémiaire an 2, par le tribunal de Paris, comme contre-révolutionnaire ayant chanté des chansons et tenu des propos tendant au rétablissement de la royauté.

NOGUES Auguste, ex noble, domicilié à Dun, département de la Meuse, condamné à mort comme émigré, le 14 thermidor an 2, par le tribunal criminel dudit département.

SALLES Jean Baptiste*, médecin, député du département de la Meurthe à la Convention nationale, âgé de 34 ans, né et domicilié à Vezelise, Mme département, mis hors la loi par décret de la Convention nationale du 28 Juillet 1793, et par suite des malheureuses journées des 3 mai, 1 et 2 Juin; exécuté à Bordeaux, le 1er messidor an 2.

SAMARY Mathias, tricoteur de bas, domicilié à Forbach, département de la Moselle, condamné à mort comme émigré, le 11 floréal an 2, par le tribunal criminel, du dit département.

SCHARFF Jean Pierre, marchand, âgé de 61 ans, domicilié à Sarre-Libre, département de la Moselle, condamné à mort comme conspirateur, le 7 ventose an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

SCHMIT Barbe, veuve Galhau, âgée de 39 ans, née à Sarre-Libre, département de la Moselle, domiciliée à Schmestroff même département, condamnée à mort comme conspiratrice le 5 ventose an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

SCHMITH Guillaume, chamoiseur, âgé de 80 ans, né et domicilié à Sarre-Libre, département de la Moselle, condamné à mort comme conspirateur, le 7 ventose an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris.

SCHMITT Jacob, journalier, domicilié à Merlebach, département de la Moselle, condamné à mort comme distributeur de faux assignats, le 18 messidor an 2, par le tribunal criminel dudit département.

SOMMELIER Nicolas Alexis, procureur syndic, domicilié à Verdun, département de la Meuse, condamné à 15 années, de fers, et à 300.000 livre d'amende, le 17 septembre 1793, par le tribunal criminel dudit département, comme émigré

STOFFLET Jean Nicolaschef vendéen lunéville 1751 - fusillé à Angers le 24 février 1796.

TABOUILLOT Claire, âgée de 17 ans, née et domiciliée à Verdun, département de la Meuse, condamnée à 20 années de détention, par le tribunal révolutionnaire de Paris, le 5 floréal an 2, comme convaincu d'avoir coopéré aux manœuvres et intelligences tendantes à livrer aux Prussiens la ville de Verdun.

TARAGON Anne Claude, capitaine au 6ème régiment ex-noble, âgé de 39 ans, né à Bonneval, département d'Eure et Loire, domicilié à Metz, département de la Moselle, condamné à Mort, le 29 frimaire an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme convaincu d'avoir eu des intelligences avec le 1er frère du dernier tyran roi, Bouillé et Lafayette.

THIBAUT jean Christophe, âgé de 60 ans, administrateur du département de la Moselle, natif d'Isming, département de la Meurthe, domicilié à Metz, même département, condamné à mort le 17 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris. Comme complice d'une conspiration dans le département de la Moselle, et notamment en suspendant l'exécution des lois relatives aux biens provenants des religieux.

THIERROT Antoine, âgé de 39 ans, apothicaire, né à Verdun, département de la Meuse, domicilié à Eting, même département, condamné à mort le 16 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme ennemi du peuple, ayant applaudi avec enthousiasme à l'entrée des troupes prussiennes sur le territoire de la République.

THOUVENIN Jean Antoine*, Toul 1759, Nancy 1794.

THUILEUR Pierre*, gendarme, âgé de 61 ans, né et domicilié à Verdun, département de la Meuse, condamné à mort, le 5 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme convaincu d'avoir pratiqué des manœuvres, tendantes à livrer la ville de Verdun aux Prussiens.

TOLLER Jean Daniel Frédéric, capitaine au ci-devant régiment de Saxe, domicilié à Bitche, département de la Moselle, condamné à mort, le 3 fructidor an 2, par le tribunal criminel dudit département, comme émigré.

TOURNACOS François, baron Allemand, âgé de 37 ans, natif de Metz, domicilié à Paris, département de la Seine, condamner à mort, le 2 prairial an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme conspirateur ayant montré à ceux qui l'interrogeaient un écu de six livres, à la face du tyran roi, disant que c'était la son passe port.

WAGNER Michel , ex administrateur du département de la Moselle, âgé de 43 ans, né et domicilié à Sarre-Libre, même département, condamné à mort le 17 floréal an 2 , par le tribunal révolutionnaire séante à Paris, comme complice d’une conspiration, dans le département de la Moselle, et notamment en suspendant l’exécution des lois relatives aux biens provenants des religieux.

WANNIER Philippe ou VANIER françois Joseph, volontaire en garnison à Longwy, né à Beaugency (Loiret), condamné à mort par le tribunal criminel de la Moselle le 19 Nivôse an 2, pour propos contre-révolutionnaire.

WARMEJANVILLE Nicolas Hyacinthe, capitaine au 16e régiment en garnison à Dumkerque, âgé de 35 ans, domicilié à Azzancy, département de la Moselle, condamné à mort le 17 messidor an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme ayant souffert au mépris de la loi, que les soldats portassent leurs habits blancs au lieu de l’uniforme national, et ayant fait des reproches à ceux qui avaient pris l’habit national, pour se conformer à la loi.

WULLAUME Barbe fille majeure, femme de chambre de l’émigrée femme Saulnier, domiciliée à Nancy, département de la Meurthe, condamnée à mort comme émigrée le 28 vendenair an 2 par le tribunal criminel du département de la Moselle.

(Liste non exhaustive...)

La lecture de cette liste permet de mieux comprendre et de réaliser comment une foule de gens de tous âges et de toutes conditions sociales ont été livrés au bourreau en raison de leur militantisme contre-révolutionnaire, jugés coupables de fidélité à l'égard de notre Tradition Catholique et Royale Française.  Souvenons-nous de la TERREUR sous la Révolution, souvenons-nous de toutes ces malheureuses victimes innocentes MORTES POUR QUE VIVE LA FRANCE, et sacrifiées à l'échafaud sur l'autel de la "liberté" Républicaine...  

12/07/2012

Le Marquis de Launay et la Bastille

marquis-launay.JPGBERNARD-RENE JORDAN, MARQUIS DE LAUNAY (1740 - 1789)

Gouverneur de la Bastille

Mousquetaire du roi de France, puis dans les Gardes Françaises, il devient gouverneur de la Bastille.

Le 14 juillet 1789, durant l'attaque de la Bastille par des factieux et malgré une tentative de médiation, ne se résolvant pas à donner du canon sur les émeutiers, la Bastille capitule après la promesse qu'il n'y aura aucun mort, mais la tête du gouverneur est découpée au canif par un garçon boucher pour être fichée au bout d'une pique et promenée dans les rues de Paris avec celle, entre autres, de Jacques de Flesselles. De nombreux invalides et gardes de la garnison seront ainsi massacrés. bastille.JPG

Le Marquis de Launay est l'une des premières victimes de la Révolution. L'épisode de la Bastille est le premier d'une longue liste d'atrocités commises par les factieux, le 14 juillet est donc pour un Français (digne de ce nom), un jour de deuil national...

10/07/2012

Les dessous de la Bastille

Les dessous de la Bastille

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Glorieuse, la prise de la Bastille ? Pas tant que ça... D’ailleurs, le 14 juillet n’a été choisi comme fête nationale qu’environ cent ans plus tard, en 1880, et la date a été largement discutée : les députés et les sénateurs ont proposé aussi bien le 4 août que le 5 mai que le 21 septembre, etc. et le 14 juillet ne l’emporte que de peu.

La Bastille : du mythe à la réalité

« Le matin fut lumineux et d’une sérénité terrible, écrira Michelet : Une idée se leva sur Paris avec le jour, et tous virent la même lumière. Une lumière dans les esprits et dans chaque cœur une voix : Va et tu prendras la Bastille ! ».
La prise de la Bastille est devenue dans les livres scolaires de la IIIe République le symbole de la victoire du peuple sur la « tyrannie ». En effet, chacun comprendra qu’il est toujours dans l’intérêt de ceux qui ont pris le pouvoir en 1789 de masquer leur propre violence et l’arbitraire sur lesquels ils ont assis leur domination. Se fabriquant ainsi leurs propres mythes fondateurs…

La Bastille : sa réalité à la veille du 14 juillet

En 1789, il y avait déjà longtemps que la Bastille ne servait plus guère. On envisageait même de supprimer cette forteresse trop coûteuse.

Quand la Bastille est prise le 14 juillet, elle ne détient dans ses geôles que sept prisonniers : des fous, un faussaire et quelques personnes si peu recommandables qu’il est bien difficile de se glorifier de leur libération. Sept détenus c’était vraiment peu… Michel Winoch le déplorait, en ajoutant que la réalité n’a pas besoin de coïncider avec les idées reçues, les faux bruits ou les imaginations. De plus à la fin du XVIIIème siècle, le traitement des prisonniers à la Bastille était décent, mais pour légitimer l’émeute, les révolutionnaires voulaient faire de la Bastille un engin de torture horrifique et injuste…

Le 14 juillet : on marche d’abord sur les Invalides, pas sur la Bastille

Au matin du 14 juillet, les émeutiers se dirigent vers les invalides. Ils exigent des armes demandées la veille, et comme le gouverneur, Sombreuil, avait voulu négocier, ils profitent de l’ouverture de la porte pour s’engouffrer et piller les fusils qui se trouvaient là, des canons et un mortier.
Et voilà donc les émeutiers en marche vers la forteresse.

Sur place, le dérapage...

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Les émeutiers n’avaient pas rencontré d’opposition aux Invalides. Mais, à la Bastille, le gouverneur, Bernard de Launay, s’affole en voyant la foule approcher. Ses ordres sont contradictoires. Il envisage même de faire sauter le stock de poudre pour éviter qu’on ne s’en empare. Puis il tente de négocier. Enfin finalement, il laisse entrer les émeutiers dans les cours de la forteresse…

L’épisode qui suit est tristement célèbre : Launay est entrainé vers l’Hôtel de ville, harcelé de coups, finalement massacré au sabre. Sa tête, coupée au couteau par l’aide-cuisinier Desnot, est promené au bout d’un pique dans tout Paris, bientôt accompagné du prévôt des marchands. Flesselles, que l’on assassina dans la foulée. On but le sang des malheureuses victimes : « Acte d’un goût douteux, conclut le professeur Jean Tulard, mais qui va se généraliser durant les années suivantes et de devenir une forme de « civilité » révolutionnaire pour les victimes de marque ».

CONCLUSION :

 

 

La conclusion qu’inspire ce récit, pourtant résumé des événements est que, contrairement à une légende tenace, la Bastille n’a pas été prise d’assaut, mais elle s’est rendue. Autrefois les livres scolaires, aujourd’hui les encyclopédies ont diffusé et diffusent encore abondamment les images fortes d’un peuple vigoureux et courageux, faisant tomber par la seule force de son ardeur, l’une des plus puissantes forteresses médiévales. Et ainsi, de pierre en pierre, va se construire une nouvelle Bastille celle du « mythe ».

 

FETERA-T-ON LE TRICENTENAIRE DE LA REVOLUTION ?

Contester le mythe révolutionnaire, comme s’y emploient les historiens actuels, délégitimer la Terreur, c’est ruiner le présupposé ancien selon lequel les progrès sociaux s’obtiendraient par la violence. Conduite au nom du peuple, la Révolution s’est effectuée sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple. Le bicentenaire n’a pas vraiment commémoré 1789, mais plutôt exalté l’idée que la France de 1989, du moins celle qui est au pouvoir, se fait d’elle-même…

Quittons l’histoire pour le champ de la prospective. Au rythme ou vont les choses… Que réserve 2089 ? Si la logique communautariste qui prévaut aujourd’hui n’a pas été renversée. Et que les Musulmans seront devenus majoritaire dans le pays. Pouvons sérieusement imaginer un seul instant ces nouveaux « Musulmans de France » célébrer 1789 ? Quant on sait que la pensée révolutionnaire ne s’accorde pas avec l’anthropologie exprimée par les textes sacrés de l’islam. Quelle signification pourrait revêtir pour eux en 2089 la commémoration de la révolution « française » ?

L’histoire n’étant jamais écrite d’avance, et l’histoire de France ayant toujours réservé d’étonnantes et miraculeuses surprises. On ne peut s’empêcher d’imaginer, et d’espérer voir sur notre sol un retour en force de la Foi catholique. Certes il faudrait alors tout reconstruire, ces nouveaux chrétiens auront certainement donc d’autres urgences que de célébrer ou de contester le tricentenaire de 1789…

(Article proposé par Madame Charlène Courtois).