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  • L’Aide à mourir : Le Crépuscule d’une Civilisation sans Dieu

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    Alors que les bancs de l’Assemblée nationale résonnent encore des applaudissements indécents qui ont salué l’adoption du projet de loi sur la « fin de vie », un constat s'impose aux cœurs fidèles : les républicains s’apprêtent à franchir le Rubicon de la barbarie légalisée. Sous le vernis hypocrite de la « compassion », se cache une mécanique de mort qui réveille les spectres les plus sombres de l'histoire européenne.

    De l'Aktion T4 à l'euthanasie moderne

    Nous ne pouvons nous taire sur la filiation spirituelle de cette mesure. Sous le couvert d’une autonomie de façade et d'un « progrès sociétal » lénifiant, cette mesure dissimule une rupture anthropologique majeure : l’instauration d’une dignité à géométrie variable. En filigrane de ce discours de compassion, on voit poindre subrepticement la résurgence d'une logique que l'on croyait bannie : celle qui s'autorise à définir des « vies indignes d'être vécues » (Lebensunwertes Leben). Ce n'est plus par la force brute, mais par l'argument de l'économie ou d'une prétendue pitié, que l'on réintroduit aujourd'hui le droit de supprimer le souffrant plutôt que la souffrance. C’est la logique même d'un régime impie qui revient par la fenêtre législative, troquant cette fois l'uniforme pour la blouse blanche et le jargon administratif.

    L’exemple de Clemens August von Galen : Le Lion de Münster

    Face à cette dérive, une figure se dresse dans l’histoire : celle du Bienheureux Clemens August von Galen. En 1941, au cœur de l'Allemagne nationale-socialiste, l'évêque de Münster eut le courage de dénoncer le programme d'euthanasie des malades et des handicapés.

    Ses mots résonnent avec une brûlante actualité : « Malheur à l'humanité, malheur à notre peuple si le commandement divin "Tu ne tueras point" est violé ! ». Von Galen rappelait que si l'on admet le principe selon lequel on peut tuer l'homme « improductif », alors aucun d'entre nous n'est plus en sécurité. Aujourd'hui, en France, nous avons besoin de ce même courage pour dire « Non » à cette folie qui transforme les hôpitaux en antichambres du néant.

    C'est d'ailleurs pour approfondir cette figure que notre Cercle avait organisé une conférence à Art-sur-Meurthe fin 2024. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, l'ouvrage Un évêque contre Hitler est disponible par l'intermédiaire du Cercle. Plusieurs de nos membres, qui l'ont déjà acquis, témoignent de la force de ce récit pour éclairer nos combats actuels.

    L’État démiurge contre la Souveraineté de Dieu

    Il serait illusoire de s'étonner que la République s'arroge aujourd'hui le droit de légaliser la mort. Pour nous, légitimistes, ce régime ne possède aucune légitimité intrinsèque pour gouverner les âmes et les corps. Née dans le sang du Roi Martyr et assise sur la négation de la Souveraineté de Dieu, la République ne fait que porter à son paroxysme sa nature profonde : celle d'une idole froide qui prétend désormais disposer du souffle de chaque Français.

    Ce n'est pas une « dérive » de l'État, c'est l'aboutissement final de la Révolution. En niant le droit divin, le régime actuel se fait Dieu à la place de Dieu, mais un dieu de ténèbres qui ne sait répondre à la souffrance que par le néant. Là où le Roi, Lieutenant de Dieu sur Terre, avait pour mission sacrée de protéger le plus faible des sujets, la République propose le suicide comme ultime « service public ».

    Conclusion : Le Devoir de Résistance

    Face à cette loi d'impiété, l'heure n'est plus à la simple déploration, mais à la résistance active. Pour le légitimiste, une loi humaine qui brise le Décalogue est moralement nulle et non avenue. À l'image du Bienheureux Clemens von Galen, qui fit reculer la barbarie par la seule force de la Vérité, nous devons dresser un rempart contre cette culture de mort.

    Ce combat doit s'articuler autour de trois piliers :

    1. La Vérité du Langage : Refuser les euphémismes républicains et nommer l'euthanasie pour ce qu'elle est : un homicide.
    2. L'Objection de Conscience : Soutenir sans faille les soignants qui refusent de devenir des bourreaux.
    3. La Charité de Présence : Combattre l'isolement des personnes vulnérables, car là où la Charité règne, le désir de mort s'évanouit.

    En défendant les plus faibles, nous ne faisons pas que protéger des vies ; nous restaurons l'honneur de la France Catholique et Royale. Contre le caractère matérialiste, comptable et même sacrilège de cette mesure, nous maintenons l'étendard de l'Espérance. Il appartient à tous de protéger la vie.

    Pour Dieu, pour le Roi, pour la Vie !

    Reny – F.

    Le président du Cercle Robert de Baudricourt

     

  • Compte rendu de la conférence : Le Libéralisme Pratique

    Don Félix Sardá y Salvany, le libéralisme, conférence, cercle robert de baudricourtSujet de la conférence : Analyse du libéralisme pratique, d'après l'œuvre de Don Félix Sardá y Salvany.

    Un accueil généreux

    Toute notre gratitude s'adresse aux hôtes qui ont la générosité d'ouvrir les portes de leur foyer. Ce cadre chaleureux a parfaitement illustré l'importance pour les légitimistes de s'unir et de se former localement. La journée s'est prolongée par une séance de questions-réponses particulièrement intéressante.

    Remerciements au conférencier

    Nous saluons vivement le conférencier pour la clarté et la profondeur de son exposé. Grâce à une présentation parfaitement structurée, il a su rendre accessibles des concepts doctrinaux exigeants.

    Un succès d'audience

    La conférence, qui s'est tenue à Art-sur-Meurthe, a rencontré un vif succès. Le public s'est montré captivé par la dénonciation du « libéralisme politique » qui a séparé la société de la religion, le droit humain du droit divin, prenant l'homme et sa volonté pour la source de la loi et la mesure du juste et de l'injuste.

    L'événement a bénéficié d'un rayonnement provincial notable avec la présence de participants venus de Metz, Nancy et de Briey. Un bel esprit de cohésion a marqué la journée, notamment grâce à l'organisation d'un covoiturage au départ de Pont-à-Mousson.

    La prière au cœur du combat

    La dimension spirituelle a irrigué toute la journée, rappelant que le combat du Cercle au service de la restauration de la Monarchie Catholique Traditionnelle est avant tout celui de la Vérité. Nous avons débuté et clôturé la conférence par une prière, plaçant nos échanges sous le regard de Dieu.

    don félix sardá y salvany,le libéralisme,conférence,cercle robert de baudricourtSynthèse des points abordés

    La présentation sur diaporama a permis de mettre en lumière plusieurs axes majeurs :

    • Définition du libéralisme : Il a été défini comme le système de la souveraineté absolue de l'individu et de la société, revendiquant une indépendance totale vis-à-vis de l'autorité de Dieu.

    • L'importance des encycliques contre le libéralisme : Aujourd'hui, les milieux catholiques les mieux orientés n'ont pas, accordé toute l'attention qu'il mérite à cet aspect totalisant et totalitaire de la révolution. Ils ́n'ont pas repris systématiquement en main, comme une indispensable matière d'étude et de commentaire, en les confrontant aux menées et doctrines sectaires, ces documents du magistère que constituent l'encyclique « Quanta Cura », le Syllabus et l'allocution consistoriale Maxima Quidem de Pie IX d'heureuse mémoire : ce sont des textes qui, avec Mirari Vos de Grégoire XVI, représentent le point de départ obligé de toute analyse et de tout diagnostic de la ruine actuelle.
       
    • Le danger de pactiser avec les partisans des thèses les moins virulentes pour faire face aux thèses les plus virulentes : Ils sont d'abord considérés comme un moindre mal, ensuite des alliés éventuels, enfin une formule acceptable et même un utile voir indispensable moyen de lutte contre la menace la plus vir Avec la malencontreuse révocation du « Non expedit » et la naissance, qui s'ensuivit, des démocraties chrétiennes, on avait fini par accepter, quoique seulement dans le domaine politique, le primat à la démocratie. Encore un pas et - ceux qui ont vécu le second après-guerre ne peuvent l'oublier - il se trouva tout simplement identifié à la cause chrétienne, avec le communisme comme seul adversaire. Cet exemple historique sera illustré par la critique du livre « Robert Schuman. La politique pour vocation » publié par les éditions Salvator.

    • Les complicités et leurs dégâts :

      • L'affiliation à un parti libéral.
      • Le soutien public d'un parti libéral ou de ses membres.
      • Le financement d'un parti ou journal libéral.
      • Publier dans un journal libéral même s'il s'agit de la saine doctrine.
      • Déplorer la chute d’un journal libéral.
      • Les hommages funéraires d'une personnalité libérale.
      • Prêter ses locaux pour une cause libérale (parti politique; association; auteur propageant une fausse doctrine...) 
    • Le comportement à adopter : Don Sarda Y Salvany nous donne la ligne à suivre : « ...si peu nombreux que vous soyez, vous porterez haut la bannière d'une doctrine saine, pure, intransigeante, sans déguisement ni atténuation, sans pacte ni alliance avec l'ennemi. L'intransigeance courageuse offre un aspect noble, sympathique et chevaleresque... Prêchez par votre conduite, prêchez par elle en tout lieu. Vous verrez bientôt avec quelle facilité vous imposerez d'abord le respect, puis l'admiration et ensuite la sympathie ».

    Une véritable bouffée d'oxygène

    Au-delà de la transmission doctrinale, cette rencontre a été vécue comme une véritable bouffée d'oxygène. La qualité de l'ambiance et la fraternité étaient telles que les convives ont eu beaucoup de mal à se séparer.

    Conclusion

    En s'appuyant sur les encycliques « Syllabus » et « Quanta Cura » de Pie IX ; l'encyclique Mirari Vos de Grégoire XVI, la conférence a réaffirmé que l'intransigeance courageuse, portée par la prière et la formation sérieuse à la légitimité, est le seul chemin pour « porter le flambeau du vrai » contre les erreurs de la modernité.

    Le Cercle Robert de Baudricourt

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  • Face au drame de Lyon : L’appel de Monseigneur Louis XX à la paix des Français

    mgr louis xx,cercle robert de baudricourt

    La mort tragique du jeune Quentin, lâchement assassiné à Lyon par une milice d'ultra-gauche, a plongé notre pays dans une stupeur mêlée d'une colère sourde. Face à ce drame, notre première pensée va vers la famille de la victime, que nous portons dans nos prières. Puisse Notre Seigneur accueillir cette âme innocente dans Sa Paix.

    Alors que l'émotion gagne les provinces, Monseigneur Louis XX s'est exprimé dans les colonnes de Valeurs actuelles avec la gravité que requiert son rang. Pour l'Aîné des Capétiens, ce sang versé n’est pas un simple fait divers, mais le symptôme douloureux d'un corps social qui se déchire loin de ses racines chrétiennes. Son appel est clair : « Il faut procéder à une œuvre de réconciliation. »

    Cet acte de barbarie touche au cœur de ce que la France a de plus précieux : sa jeunesse et sa tranquillité. Loin des vaines polémiques partisanes, notre Prince privilégie la hauteur de vue. Là où les factions s'affrontent dans la haine, il oppose une vision de paix civile et de charité chrétienne. La mission première du Souverain, même privé de l'exercice du pouvoir, demeure la protection de ses peuples sous le regard de Dieu. Le sacrifice de cet enfant de France est un rappel brutal que sans l'unité autour du Trône et de l'Autel, la sécurité de chacun devient précaire.

    Soutenir cet appel, c’est affirmer que le pays peut retrouver sa sérénité en renouant avec ses principes organiques et sa vocation première. La figure royale, par nature stable et tutélaire, apparaît ici comme l'unique recours face à une violence aveugle que le système actuel, coupé du Sacré, ne sait plus contenir.

    Prions pour le repos de l'âme de ce jeune homme et pour que la France retrouve le chemin de la concorde sous l'égide de son Roi.

    Reny - F

    Le président du Cercle Robert de Baudricourt.

    Nous vous invitons à lire l'intégralité de cette intervention ci-dessous :

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  • Réunion conférence - sam 21 Février Art sur Meurthe

    Alors que la confusion règne souvent et que les compromissions avec l'esprit du siècle se multiplient, il devient crucial de retrouver les bons repères doctrinaux.

    Nous avons le plaisir de vous inviter à notre prochaine conférence intitulée : « Le libéralisme pratique »

    S’appuyant sur l’œuvre magistrale de Don Félix Sardá y Salvany, Le libéralisme est un péché, nous analyserons comment le poison libéral s'infiltre jusque dans les manières d'agir et de penser la politique.

    Pourquoi le libéralisme politique est-il un piège ? Comment éviter de tomber dans ses nombreux filets malgré nos bonnes intentions ? Nous nous efforcerons de répondre à ces questions pour porter, ensemble, le flambeau du vrai face à l'ombre des erreurs modernes.

    Venez nombreux pour armer vos esprits et renforcer notre action commune.

    (Sur inscription impérativement : cercle.baudricourt@protonmail.com )

    Pour Dieu et pour le Roy !

    Le Cercle Légitimiste Robert de Baudricourt

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