Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Légitimistes de Lorraine - Page 11

  • Chorale en cours de formation

    Vous aimez chanter nos traditions et vous souhaitez intégrer une chorale à 100% Légitimiste ? Le Cercle Robert de Baudricourt en Lorraine vous offre cette possibilité. Des débutants, aux chanteurs plus avancés, cette annonce s’adresse à tous ceux qui ont une réelle motivation pour faire rayonner dans les coeurs, le répertoire de la France Catholique et Royale. Pour que les glorieux chants de nos ancêtres ne tombent jamais dans l'oubli !

    chef-d-orchestre.jpg

    Pour plus de renseignements, contactez nous :

    ro.beaudricourt@sfr.fr

     

  • Charles de Habsbourg-Lorraine, le dernier empereur d'Autriche

    113.jpg‘Depuis mon arrivée au trône, je me suis efforcé sans cesse de faire échapper mes peuples aux horreurs de la guerre, à la déclaration de laquelle je ne porte aucune responsabilité. {…} Toujours rempli, avant comme après, d’un amour immuable pour mes peuples, je ne veux pas que ma personne soit un obstacle à leur libre développement. {…} Je renonce à la part qui me revient dans la conduite des affaires de l’État. Le bonheur de mes peuples a toujours été l’objet de mes souhaits les plus ardents. Seule la paix intérieure peut guérir les blessures de cette guerre.’

    Telle est la dernière déclaration du Bienheureux Charles de Habsbourg, en tant qu’empereur d’Autriche-Hongrie. Datée du … 11 novembre 1918, elle met fin à son autorité politique, signe l’arrêt de mort d’une dynastie sept fois centenaire. L’empereur l’a paraphée au crayon, sous la pression fébrile des lâches ministres de paille qui l’entourent, intéressés par leur seule survie politique. Ceux-ci ont largement surestimé l’ampleur de l’insurrection populaire, coupablement minimisé les forces vives favorables au maintient de la double monarchie.

    Toujours empereur et impératrice, puisque n’ayant au sens strict du terme pas abdiqué, Charles et Zita vont réagir avec toute la dignité due à leur rang à l’injuste spoliation politique, historique et économique dont ils sont les victimes. Réfugiée au château d’Eckartsau, à une heure de Vienne, la famille impériale se tient à distance du jeu politique de la toute fraîche République de l’Autriche allemande et des tribulations hongroises. Pourtant, sa simple présence dérange. Ses ennemis continuent de la craindre : un geste de l’empereur pourrait suffire à rallier ses nombreux partisans. Il faut mettre la famille impériale hors d’état de nuire. Contraints, Charles et Zita quittent l’Autriche pour la Suisse.

    Charles et Zita vont réagir avec toute la dignité due à leur rang à l’injuste spoliation politique, historique et économique dont ils sont les victimes.

    De son exil suisse, l’empereur œuvre avec tous les moyens à sa disposition pour le non-rattachement de l’Autriche à l’Allemagne. Avec succès. Privé injustement de son trône, il se dépense sans compter et sans rancœur pour le bien de son peuple, adoptant un attitude dont peu d’hommes politiques de l’époque, et encore moins de la nôtre, peuvent se targuer.

     

    Source : ICI

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h00 le samedi 22 novembre 2014, à Nancy (54 000).

     

    baudricourt.gif

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

  • Rosaire pour le Roy et le Royaume de France

    Si vous aussi vous aimez prier le Rosaire, ou depuis trop longtemps coupé de nos racines chrétiennes, vous souhaitez simplement le (re)découvrir. Nous vous invitons à venir sur les hauteurs de la colline de Sion-Vaudémont, méditer avec nous samedi 8 novembre 2014, un Rosaire pour le Roy et le Royaume de France.

    rosaire.jpg

    Renseignements : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • Jean de Viguerie analyse le mythe du Citoyen

    viguerie.jpgDans le sillage de deux précédents livres, Christianisme et Révolution et Les deux patries, Jean de Viguerie vient de publier Histoire du Citoyen aux éditions Via Romana, essai historique sur l’un des trois mythes (avec la Révolution et la République) engendrés par les événements de 1789 et qui perdurent encore aujourd’hui. Jean de Viguerie a accepté de répondre aux questions de MN.

    « Dans cette parodie de religion chrétienne qu’est la Révolution, l’engendrement du fils apparaît très tôt, c’est le citoyen. »

    Mauvaise Nouvelle : Pourquoi ce livre ? Il y a déjà eu Catholicisme et Révolution et Les deux patries, livres précédemment écrits sur le thème de la Révolution comme idéologie, et avec lesquels ce nouvel opus, intitulé Le Citoyen, entre en filiation, tout n’avait donc pas été dit à ce sujet ? Il y avait donc nécessité d’y revenir ?

    Jean de Viguerie : Non, tout n’était pas dit. Et c’est l’actualité qui m’a conduit à y revenir. Car en 1995, on a commencé à parler de nouveau du citoyen. Il y a d’abord eu l’entreprise citoyenne, puis les clubs de foot citoyens, les écoles citoyennes, et alors toutes choses pouvaient devenir citoyennes. Citoyen devenait un adjectif, ce qu’il n’avait jamais vraiment été. Cela m’a amené à réfléchir. Que se passait-il ? Pourquoi ce retour du mot qui avait pratiquement disparu du vocabulaire politique, qui ne subsistait finalement plus que dans la Marseillaise, que d’ailleurs beaucoup voulait voir changée et qui était accompagnée d’une connotation militaire. À partir de ce moment là, j’ai réfléchi sur une lettre du citoyen, j’ai cherché à le définir. Et je me suis alors rendu compte qu’il s’agissait d’un des trois mythes engendrés par les événements de 1789, avec la Révolution et la République. On pourrait y ajouter la patrie et la nation. Mais la patrie n’est qu’un simulacre, une imitation de la patrie réelle (Cf. Les deux patries). Donc, je pense qu’il faut se limiter à ces trois mythes, ce qui est vraiment mythique, ce sont ces trois êtres là, trois êtres imaginaires artificiels que sont la Révolution, la République et le Citoyen.

    Source et suite de cette interview : ICI

    _____________________________________

    Note du Cercle Robert de Baudricourt :

    Une critique intéressante de la Révolution en tant que phénomène. Mais une absence complète de la définition d'une politique traditionnelle, qui mette le pays dans la meilleure condition pour survivre à toutes les difficultés qui se présentent au fil de l'histoire. Renvoyer la responsabilité de la continuité de la Révolution aux frères cadets de Louis XVI, sans définir ce qu'est véritablement la rébellion est une erreur lourde de conséquences.

    Même si les héritiers de la couronne ont pu prendre dans le passé des solutions risquées ou désavantageuses, les fidèles doivent les suivre. Le peuple qui ne suit pas son roi est un peuple qui se divise, et un peuple qui se divise est un peuple qui commence tout simplement à cesser d'être...

    Monsieur de Viguerie devrait lire (ou relire) les tractatus de Jean de Terrevermeille.

    On en parle sur le forum du Royaume de France : ICI

  • La révolution orléaniste de 1830

    Les causes de l’insurrection de 1832

    caricature.jpgEn 1830, le roi légitime Charles X est renversé par Louis-Philippe, rejeton de la branche cadette d’Orléans porté par la haute-finance. Si dans la monarchie traditionnelle, le roi tient son autorité de Dieu et l’exerce pour le bien commun, l’usurpateur Louis-Philippe ne peut invoquer cette transcendance, aussi se réclame-t-il de la Révolution dont il revendique l’héritage et poursuit les persécutions contre l’Église et tous les fidèles de la France traditionnelle. Subversion, conscription, assassinats, barbaries, viols des sépultures et autres crimes planifiés par le nouveau pouvoir politique placent alors la population en état de légitime défense et suscitent l’insurrection contre-révolutionnaire de 1832.

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h00 le samedi 18 octobre 2014, à Metz (57 000).

     

    baudricourt.gif

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

     

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • Pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray 2014

    102e pélerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray

    27 et 28 septembre 2014

    Bref historique

    uclf.JPGLe premier pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray a eu lieu en 1844 pour le 25ème anniversaire d’Henri V (Comte de Chambord).
    Arrêté en 1914, il a été repris en 1983. À la demande de l’Union des Cercles Légitimistes de France, il est organisé par la Fédération Bretonne Légitimiste. Témoignage d’adhésion et de fidélité aux principes qui ont fait la France, ce pèlerinage est le garant de la force des cercles légitimistes dont la vocation est d’œuvrer au renouveau de notre pays en lui redonnant ses Institutions naturelles.

    Inscriptions

    PDF - 1.9 Mo

    Télécharger le programme et l’inscription :

    Programme

    Samedi 27 septembre

    • 13 h 45 : Accueil rue de la Fontaine (près de la Scala Santa)
    • 14 h 00 : Départ de Sainte-Anne d’Auray (autocar) Visite guidée "sur les pas de Georges Cadoudal (Kerléano, le chemin des Chouans, Locoal…)
    • 18 h 30 : Prières et chants devant la chapelle du Champ des Martyrs
    • 19 h 30 : Dans le sanctuaire (salle Jean-Paul II) Dîner (traiteur) Veillée

    Dimanche 28 septembre

    • 8 h 00 : Marche des pèlerins (volontaires) de la basilique à la chapelle du Champ des Martyrs
    • 9h30 : Confessions-Chapelet, à la chapelle du Champ des Martyrs
    • 10 h 00 : Messe, à la chapelle du Champ des Martyrs Renouvellement de la consécration de l’UCLF au Sacré-Cœur
    • 12 h 00 : Dépôt de gerbes au monument du Comte de Chambord. Allocution du président de l’UCLF. Chants.
    • 12 h 30 : Repas (au choix : Restaurant La Croix Blanche ou pique-nique)
    • 15 h 00 : Conférence : “ Pour une relecture de la Révolution française ”, par Philippe Pichot-Bravard, docteur en droit, maître de conférences en histoire du droit public
    • Après-midi : stands
    • 17 h 30 : Clôture

    Renseignements

    • Courrier : Fédération Bretonne Légitimiste (F.B.L.) : B.P. 10307 35703 Rennes cedex 7
    • Tél : 09 71 31 10 40 - 06 32 05 07 02
    • Mél : fed.bretonnelegitimiste@orange.fr

    Source : ICI

  • La Chapelle Notre-Dame du Bel-Amour

    Liverdun_chapelle_002.JPGSituée au carrefour de la rue de la Libération, de la rue de la Porte Haute et de la rue de Sous-Vignal, la discrète chapelle passe plutôt inaperçue. Seule sa vieille porte arrondie surmontée d'une croix attire la curiosité et laisse supposer un édifice religieux.

    C'est là que se trouvait, voici très longtemps, à la croisée des chemins qui menaient aux champs et surtout aux vignes, un très modeste oratoire dont il est déjà question sur un des piliers de l'église. En 1318, le vendredi après la Saint-Martin d'hiver, lors de son décès le prévôt de Liverdun : Menget Bauldyn fait don de 20 gros pour la chapelle Notre-Dame.

    liv.jpgCe vieil oratoire, situé à l'extérieur des murailles, a beaucoup souffert pendant la guerre de Trente ans. Cependant, la statue fut miraculeusement retrouvée dans la fente d'un rocher. Aussitôt, les habitants de Liverdun la portèrent en procession dans l'église. Mais, c'est avec stupéfaction que ceux-ci découvrirent qu'elle avait disparu et revenue exactement où on l'avait trouvée. C'était donc là, sa vraie place et c'est là que le chanoine Vuarin de Liverdun, par un acte du 4 juillet 1657, prit l'initiative de sa reconstruction approuvée par l'évêque de Toul de l'époque monseigneur André du Saussay (on retrouve la signature du chanoine Vuarin dans les premiers actes paroissiaux de Liverdun datant de 1669). Si l'on observe le sol de l'intérieur du bâtiment, on remarque très bien un dallage très ancien qui doit correspondre à la partie d'origine, la reconstruction fut donc un agrandissement !

    Un miracle

    C'est en 1657 qu'eut lieu un miracle. Un couple de Condé (Custines), Claude Bernel et Geneviève Cerière, eut un enfant mort-né. Désespérés de ne pas avoir pu le baptiser, ils portèrent ce pauvre petit au pied de Notre-Dame du Bel-Amour. L'enfant donna des signes de vie, fut baptisé, mourut ensuite, puis fut inhumé religieusement à Condé. Cet événement est consigné dans un écrit conservé aux archives départementales.

    liv3.jpg(Le 8 septembre 1944, lors de la libération de Liverdun par les troupes américaines, des obus tombèrent sur l'église, il y a eu des victimes et de grands blessés. Tous les vitraux de l'église furent détruits sauf un seul ; celui qui, côté sud, représente ce miracle !)

    Pendant la Révolution, la statue fut mise en sécurité et ensuite retrouva sa place. L'intérieur de la chapelle est simple. L'autel est en bois sculpté, la statue est dans une niche entourée d'un panneau décoratif (XVIIè siècle), la Vierge en pierre polychrome mesure 60 centimètres, et porte sur le bras gauche l'enfant Jésus. Le nom de Bel-Amour vient de Mater pulchrae dilectionis symbole de l'amour d'une mère pour son enfant.

    De nombreux ex-voto de remerciements de grâces tapissent un des murs. Le plus important, celui offert par les habitants de Liverdun, rappelle que le village a été préservé des bombardements pendant la guerre 1914-1918 alors que les canons grondaient sur les hauteurs du village de Sainte-Geneviève. De nombreux offices avaient lieu, des messes particulières demandées par les paroissiens, des neuvaines et des prières pendant le mois de Marie ou du Rosaire. Le jour de la fête médiévale, la chapelle est ouverte. Les anciens de Liverdun sont très heureux de venir prier et évoquer leurs souvenirs d'enfance. Les visiteurs sont très surpris de l'espace qui permet d'accueillir environ soixante-dix personnes. Des centaines de petites bougies s'allument au fur et à mesure de cette belle journée, et Notre-dame du Bel-Amour brille de mille feux.

    Marie-Thérèse PERRIN

    (Source : La Bonne Nouvelle)

  • Pèlerinage à Domrémy

    Dimanche 5 octobre 2014 : pèlerinage à Domrémy
    organisé par le prieuré Saint-Nicolas de Nancy

    domremy_2014.jpg

    Source : ICI

  • Communiqué du Secrétariat Particulier de Monseigneur le duc d'Anjou

    armes_bourbon.jpgPour les Chrétiens d'Orient, osons fêter la Saint-Louis

     

    25 août fête de Saint Louis. En cette année de commémoration de la naissance du grand roi né en 1214, elle ne peut passer inaperçue ni nous laisser indifférent car l'image du roi nous ramène immanquablement à la Terre Sainte qui a tenu une grande place dans sa vie de souverain, de souverain chrétien. Or huit siècles après, cette terre se trouve toujours en guerre avec son lot de victimes et de drames vécus au quotidien par une des plus vieilles populations chrétiennes de la terre. Nous assistons à une véritable persécution qu'il faut dénoncer comme crime contre l'humanité. Les Chrétiens d'Irak qui étaient 1,5 millions il y a une trentaine d'années sont moins de 400 000. Le combat est celui, une nouvelle fois de David contre Goliath, des petits contre les géants. Mais les géants de nos jours sont armés puissamment et non moins puissamment fanatisés. Les moyens de résister sont faibles. Pourtant ne faut-il pas tout faire pour que ces Chrétiens demeurent sur leur terre ? Ils y vivent depuis toujours, depuis le début de l'ère chrétienne, c'est-à-dire bien avant que l'Islam n'y soit venu.

    Saint Louis le saint de la justice, du bien commun et de la famille, est aussi celui d'un dialogue méditerranéen. S'il est plus que connu en France où les cérémonies organisées à l'occasion du 8ème centenaire de sa naissance et de son baptême sont nombreuses, il l'est aussi de la Tunisie à l'Egypte en passant par Chypre et il est encore largement honoré au Liban.

    Saint Louis, le premier, accorda la protection de la France aux peuples chrétiens d'Orient. Depuis, de François 1er à Napoléon III tous les souverains honorèrent cette promesse. La République n'y fut pas insensible même si parfois sa position manque de vigueur. Toutefois la voix de la France n'est plus aussi forte qu'auparavant et beaucoup de « bruits de fond » empêchent qu'elle soit bien audible. Ces peuples martyrs manquent de protecteurs.

    Pourtant la situation des Chrétiens d'Orient demande à ce que l'on parle en leur nom. Le Pape François l'a fait fermement et courageusement il y a quelques jours. Plusieurs évêques et cardinaux français sont partis sur le terrain et ont montré par l'exemple et la prière que les chrétiens d'occident, que les fils de Saint Louis étaient à leur côté. Mais cette présence, ces prières doivent être soutenues et amplifiées. C'est à nous, nations chrétiennes dans un monde plus ou moins préservé, de rappeler qu'il y a des valeurs essentielles avec lesquelles les politiques ne peuvent transiger. Celles de la vie tout d'abord, de la vie respectée de la conception à la mort ; celles, ensuite, d'une société sachant s'élever au-dessus des seuls matérialismes et hédonismes comme vient encore de la rappeler le Pape François à Séoul ; celles, enfin, du respect mutuel entre croyants.

    Le message chrétien dont la France a longtemps été le porte-parole est celui de la primauté du droit sur la force. La force du conquérant ne peut rien contre les droits de ceux qui ont toujours été là et qui se sont toujours reconnus comme chrétiens.

    Cette présence chrétienne dans le cœur du Moyen-Orient, dans le berceau de la civilisation née en Mésopotamie, est une richesse pour toute l'humanité. Que serait celle-ci si l'uniformité régnait, si l'uniformité de la brutalité régnait ? Le message de Saint-Louis encourage à préserver cette richesse. Lui qui savait pardonner à ses ennemis, et a toujours mis toute son énergie en avant pour que la chrétienté puisse vivre sur la Terre Sainte. C'est la vigueur de sa foi et de ses vertus de chrétien qui ont fait que même prisonnier, ses ennemis l'ont estimé. C'est ainsi qu'il est saint et que huit siècles après il est toujours honoré.

    Aîné des descendants de Saint Louis, je lance donc un appel en faveur des chrétiens du Moyen-Orient afin que la paix leur soit donnée, afin qu'ils puissent vivre sur leur terre et continuer à témoigner qu'au-delà de la violence des hommes, il y a place pour la charité, la justice, le droit. C'est cela la paix de Dieu. Le message malgré les siècles demeure. Le Pape François le prêche partout dans le monde. Il appartient à tous les hommes de bonne volonté de le diffuser et de faire vivre ces valeurs en redonnant du sens à leur vie. Pour les Chrétiens d'Orient, face aux persécutions et à l'exil forcé, il y a urgence. Telle est la prière que nous pouvons adresser à Dieu, par l'intercession de Saint-Louis en sa fête le 25 aout.

    Louis, duc d'Anjou
    Aout 2014

    Source : IDA

  • Saint-Louis, Roi de France

    St-Louis.jpgLouis IX, né en 1214 et devenu roi de France à l'âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel. Il aimait à s'appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu'à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ». Assidu aux offices de l'Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux messes. A minuit, il se levait pour les Matines et commençait par l'office de Prime sa royale journée. Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo Et Homo factus est, et de se prosterner à l'endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira; ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l'Église. « Comme il avait oui dire que quelques-uns des nobles murmuraient de ce qu'il entendait tant de messes et tant de sermons, dit Joinville, il répondit que s'il employait le double de temps à jouer aux dés ou à courir par les forêts pour la chasse, personne n'y trouverait sujet de parler ». Sa piété ne l'empêcha jamais d'ailleurs de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.

    A la suite d'une maladie, il fit vœu d'entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D'abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu'on lui eut rendu la liberté, il demeura encore quatre ans en Orient pour secourir les chrétiens. Revenu en France, il s'appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte-Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte couronne d'épines et de l'importante parcelle de la vraie croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople. D'une grande austérité pour lui-même et d'une grande charité pour les autres, il disait: « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l'amour de Dieu qu'en faste et vaine gloire ». « Maintes fois, dit Joinville, il advint qu'en été il allait s'asseoir au bois de Vincennes après sa messe, et s'accotait à un chêne, et nous faisait asseoir autour de lui. Et tous ceux qui avaient affaire venaient lui parler ». Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir, il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l'atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l'heure même où le Christ mourut sur sa croix. La veille de sa mort, on l'entendait répéter: « Nous irons à Jérusalem ». C'est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu'il devait régner avec le Roi des rois.

    Source : Forum du Royaume de France

     

    Saint-Louis est également le Saint Patron de la ville de Saarlouis en Allemagne, ville frontalière de la Lorraine bien connue pour les célèbres fortifications de Vauban. Chaque année l'inégalé Roi de France très Chrétien, y est honoré.

    Neues_Bild.JPG

     

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h00 le samedi 06 septembre 2014, à Nancy (54 000).

     

    baudricourt.gif

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

     

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • 15 août, Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie.

    assomption.jpg


    La fête de l'Assomption de la Sainte Vierge est une des plus grandes fêtes de l'année, fête d'obligation et jour férié, même lorsqu'elle tombe en semaine. C'est aussi la fête patronale de la France depuis la consécration de notre pays à Notre Dame par le roi Louis XIII en 1638.
     

    Le_Voeu_de_Louis_XIII.jpg

    Le voeu de Louis XIII

     

    Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre.

     
    À tous ceux qui ces présentes lettres verront, Salut.

    Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre état, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté, que d’accidents qui nous pouvaient perdre.

    Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.

    La rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’État, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

    Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs états dont ils avaient été dépouillés.

    Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet État, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.

    Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra sans doute de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son fils rabaissé jusqu’à nous, et à ce fils par sa mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte-Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

    À ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et de défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre du fléau de la guerre ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de la cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne dans ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix , et où nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.

    Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand’messe qui se dira en son église cathédrale, et qu’après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite église à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales les plus solennelles ; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourg, et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.

    Exhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse ; entendant qu’à la dite cérémonie les cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux officiers de la ville y soient présents ; et d’autant qu’il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevêques et évêques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites églises pour y être fait la dite cérémonie et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse largement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre bon plaisir.

    Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil six cent trente-huit, et de notre règne le vingt-huit.

  • Les Brigands du Roi Louis XVII


    choua1.jpgLa Convention à tué le Roi
    Et l'impie à tué Dieu aussi
    A présent, elle veut nos enfants
    Pour sa guerre scélérate (bis)

    Refrain :
    C'est nous les brigands, les vendéens,
    Les brigands du Roi,
    Du petit Roi Louis, Ohé, (bis)

    Les bleus tuent nos femmes, nos enfants
    Ils assassinent nos prêtres aussi
    Ils avancent dans notre pays
    Ils arrachent notre drapeau blanc (bis)

    Refrain :
    C'est nous les brigands, les vendéens,
    Les brigands du Roi,
    Du petit Roi Louis, Ohé, (bis)

    images.jpegArrivent les Bleus, les assassins,
    Tous les voyous républicains
    En avant derrière M'sieur Henri
    Henri de La Rochejaquelein (bis)

    Refrain

    Debout les gars, sonne le tocsin,
    Que tournent les ailes des moulins !
    Les seigneurs et les paysans,
    Sus à l'ennemi, aux armes, (bis)

    Refrain

    Cavaliers, les sabres pointez,
    Paysans, la fourche en avant !
    Par Saint Michel, les gars, foncez,
    Votre cœur à Marie, mes enfants (bis)

    Refrain

    Choua2.jpgPour Dieu, le Roi et la victoire
    Sus à l'enn'mi, c'est l'hallali !
    O Crux ave spes unica,
    Allons les gars, allons boire ! (bis)

    Refrain final :
    C'est nous les brigands, les vendéens,
    Les brigands du Roi,
    Du petit Roi Louis, Ohé,
    Du petit Roi Louis XVII.

  • Discours de Louis XX à Bouvines

    P1090479.JPGExcellence [Monseigneur l’Archevêque de Lille]
    Monsieur le Préfet
    Monsieur le Président du Conseil Général
    Madame le Vice-président du Conseil régional
    Monsieur le maire de Bouvines
    Mesdames et Messieurs les Maires
    Mesdames et Messieurs

    1214-2014. Huit cent ans séparent ces deux dates et Bouvines demeure un repère essentiel dans l’histoire de France. Une date charnière. Croyez-bien que je ressens un grand honneur d’avoir été invité à cet anniversaire. J’y suis comme successeur, bien lointain il faut le dire, puisque tant de siècles nous séparent de Philippe-Auguste, le vainqueur de Bouvines.
    De telles commémorations nous font entrer profondément au cœur de l’histoire de notre Pays. Il y a quelque chose d’exceptionnel pour notre nation que de pouvoir s’inscrire dans une si longue durée qui est aussi une occasion de réfléchir à notre destinée.
    Pourquoi nous souvenons nous de Bouvines alors que les mots ont changé de sens, alors que des concepts nouveaux sont apparus, forgés par les événements si nombreux vécus par notre pays ? Ainsi, que dire après 800 ans, d’encore audible pour nos concitoyens ? Au-delà de la victoire elle-même, victoire un peu miraculeuse puisque les troupes royales étaient deux fois moins nombreuses que celles des coalisés du roi Plantagenet et de l’Empereur, nous pouvons retenir trois enseignements de Bouvines :

    Le premier est l’affirmation de l’État. Cela paraît à la fois lointain et parfois aussi, très présent. Lointain, car nous avons du mal à nous imaginer ce qu’était la société féodale, divisée en de multiples souverainetés avec quelques grands féodaux essayant de conquérir toujours plus de pouvoirs. Le Roi de France qui était le plus petit des grands, les a vaincus à Bouvines. Philippe en ce jour de juillet 1214, a affirmé, pour son temps comme pour le nôtre, qu’au-dessus des intérêts particuliers il y a le bien commun dont la fonction royale est garante. Ce n’est pas un hasard si la renommée lui a donné le surnom d’ « Auguste » [Philippe-Auguste] lui reconnaissant ce vieux titre hérité de Rome qui restait encore le modèle de l’État, c’est-à-dire d’un pouvoir non dépendant des hommes et de leurs égoïsmes passagers. Oui, Bouvines marque la renaissance de l’État.

    Le second vient de la nouveauté de la bataille de Bouvines où, au-delà des troupes habituelles des chevaliers et de leurs servants, ce qui fit la différence, ce furent les milices bourgeoises des communes. Pour la première fois la société française, organisée en corps constitués, autour de ses métiers et de ses chartes communales, se manifestait.

    À Bouvines, unis sous la bannière de Saint-Denis, sont venus combattre ceux qui étaient fiers de leur autonomie et de leurs libertés à se gérer. Ce droit qui en avait fait, pour la première fois de vrais sujets libérés de la tutelle des seigneurs, ils le devaient aux premiers capétiens qui favorisèrent les chartes de franchise contre la toute-puissance des féodaux. La conscience politique du peuple de France est née à Bouvines. Ainsi et c’est le troisième enseignement que je vois dans cette commémoration, se souvenir de Bouvines, huit cents ans après la victoire, permet de comprendre l’intérêt de l’histoire. Parfois la France donne l’impression d’oublier son passé, or c’est dans le temps long que notre pays s’explique. Il s’est constitué génération après génération. Les grandes dates que les écoliers apprennent [496, l’an 800, 1214, 1515 ... jusqu’à 1914] sont autant de repères qui donnent du sens à nos vies.

    Il faut nous en souvenir pour écrire de nouvelles pages, pour entrer dans l’avenir.
    Une grande nation est celle qui sait s’inscrire dans le temps. En m’invitant ici, en ce jour, à côté de toutes les autorités, héritier de la dynastie millénaire, j’imagine que c’est, Monsieur le Maire, ce que vous avez souhaité montrer. Soyez remercié de m’avoir permis de le rappeler.

  • Forum légitimiste du Royaume de France

    790877511.jpg

    Fondé en 2011, notre site regroupe la plus importante et solide communauté légitimiste sur le web avec plus de 460 membres enregistrés, 19 000 messages en ligne, 3 500 visiteurs par mois et de nombreux sujets de discussions propres à satisfaire la curiosité des néophytes qui s'intéressent à la constitution Monarchique de la France traditionnelle.

    Des utilisateurs de plus en plus nombreux, de toutes les générations, de toutes les provinces ; qui bien au delà des échanges virtuels d'internet sont invités (s'ils le souhaitent par la suite) à tisser des amitiés sincères dans le réel. Pèlerinages, universités d'été, groupes d'études, presse contre-révolutionnaire, créations de nouveaux cercles en provinces, sessions de formations adaptées en fonction des différents niveaux. Voilà la bonne formule qui seule fait recette, garantissant la transmission d'une pensée royale authentiquement française à 100% traditionnelle. Développer la légitimité aux coeurs de nos provinces, avec rigueur et ténacité, améliorer la forme sans jamais négliger le contenu, il s'agit là de l'une des règles fondamentales de la méthode UCLF.

    Conçu comme un véritable journal de bord de la légitimité ; le forum du Royaume de France vous accueille sans plus tarder autour de l'échange et des bonnes pratiques. Vous émettez le souhait de vous battre pour le glorieux pays de nos ancêtres, d'intégrer cette démarche dans une stratégie politique à plus long terme, et de démontrer avec nous la juste valeur de la cause que nous avons l'honneur de défendre ? Alors c'est à vous que ce message s'adresse. N'hésitez plus, rejoignez-nous !

    FORUM DU ROYAUME DE FRANCE

  • Stéphane Bern, l'art du double-jeu

    secrets-dhistoire-19733-29247.png« Apparence » Ce qui se donne directement dans un paraître que l'on peut prendre pour l'être même, quoique pourtant on puisse se tromper. Le concept d'apparence prend son sens dans une représentation de la dualité apparence/réalité.

    « Trompeuse » Est trompeur ce que l'on prendrait aisément pour autre chose. Un trompe-l'oeil en peinture c'est par exemple la porte peinte qui fait qu'elle est si bien imitée que l'on se cognerait au mur !

    Voilà deux mots, deux définitions complémentaires qui s'accordent à merveille avec la personnalité de l'animateur TV/Radio Stéphane Bern, qui se présente volontiers comme « monarchiste », défenseur convaincu de la cause Royale... Comment ne pas s'étonner dès lors de retrouver ce journaliste présentateur au centre des festivités du 14 juillet 2014 en direct du champ de mars ? Tout juste après la diffusion de son émission « Secrets d'histoire » intitulée pour la circonstance : « Danton aux armes citoyens ! ». Programme consacré cette fois au portrait de l'un des plus féroces artisans de la Révolution.

    On passe du sens des contraires au sens des ensembles, il faut doser subtilement le goût des contrastes aigus et l’unité des conduites. Après avoir fait des émissions sur les têtes couronnés, l'animateur n'hésite pas à parler d'un véritable « miracle » à propos du discours du 2 septembre 1792 dans lequel Danton dira à la plèbe manipulée par la franc-maçonnerie qu'il faut « de l'audace toujours de l'audace », dans le but de galvaniser les troupes de cette révolution satanique. L’associativité concentrée demande d’unir dans une seule optique les contraires, alors que l’inhibition différentielle maintient les antagonismes. C’est l’univers du double-jeu, des faux-semblants, l'univers de ceux qui se plaisent à nager dans les eaux troubles...

    L'émission débute très fort avec un Stéphane Bern au pied du Moulin de Valmy, qui parle d'une soirée du 14 juillet « exceptionnelle » et donne rendez-vous aux téléspectateurs de france 2 après son programme tv à la tour Eiffel pour le traditionnel feu d'artifice, puissant symbole de la chute de la Monarchie Catholique. Difficile de faire pire en matière d'incohérence, pour quelqu'un qui se dit royaliste ! L’opposant-double-jeu est un stratège retors et subtil, possédant a fond l’art de simuler par des jeux d’alliances complexes, virtuose des tactiques de diversion et des manœuvres en coulisses... Surtout ne nous laissons pas Bern(er) !!

    Même si toutefois quelques vérités dans ce programme sont révélées au grand public, comme le mensonge de la bataille de Valmy, la détresse de la famille Royale durant sa terrible captivité à la Tour du Temple, ou bien encore la mise à mort de nombreux prêtres réfractaires. Cela ne pèse pas grand chose face aux nombreuses interventions d'un Arnaud Montebourg, soucieux de donner une image acceptable au torrent révolutionnaire qui a emporté la France et qui continue avec le même élan de la ruiner de nos jours.

    Montebourg évoque « la naissance du patriotisme » avec la Révolution, comme si la France n'existait pas avant 1789... Puis de « cette Nation qui a décidé un jour de se débarrasser de son roi, de son oppresseur », on ne fait vraiment pas dans la demi-mesure chez Montebourg. Alors qu'un honnête homme, avec un minimum de culture historique sait très bien que Louis XVI n'avait absolument rien d'un ignoble tyran. La perle du ministre de l'économie reste la déclaration suivante, toujours au cours de cette émission : « La république pour se défendre viole ses propres principes »... Preuve irréfutable, que ce régime dépourvu de bons principes, n'est fait que pour les opportunistes et les menteurs qui vendent au peuple français trompé une démocratie de façade. Enfin dans ce numéro de secrets d'histoire, on parle également de la prise de la bastille, alors que celle-ci en réalité s'est rendue. Sujet que nous avons déjà évoqué dans nos pages ICI

    Un royaliste sincère, légitimiste de surcroit, ne se situe pas sur les charnières, les lignes de fracture de la Révolution, propices aux double-jeux sournois ! L'heure n'est pas aux compromissions, elle est à la cohérence au service de la monarchie légitime.

    Rappelons-nous l'avertissement du Comte de Chambord : « Mais la France, cruellement désabusée par des désastres sans exemple, comprendra qu’on ne revient pas à la vérité en changeant d’erreur, qu’on n’échappe pas par des expédients à des nécessités éternelles ».

    Reny_F

  • Université Saint Louis, Camp Chouan 2014

    Jeunes, cadres et formation continue ouverte à tous les âges

    ―――
    Du lundi 21 juillet (16h), au vendredi 25 (14h)
    Rendez-vous au château de Couloutre (Nivernais 58220)

    Les objectifs

    couloutr.jpgPour acquérir une vraie formation politique et devenir des combattants efficaces il s’agit de bien identifier :

    • ce pour quoi on se bat (connaissance de soi), la monarchie traditionnelle de droit divin,
    • ce contre quoi on se bat (connaissance de l’adversaire), les idéologies (libéralisme, nationalisme, socialisme), toutes filles de la Révolution et de sa religion la gnose.

    Le programme

    Dans l’esprit de camaraderie qui a fait son renom, retrouvez Lulo, Faoudel, Gédéon, Savéan, Surville et bien d’autres au cours

    • de conférences,
    • d’exposés,
    • d’ateliers.

    Renseignements et inscriptions

    Renseignements : saintlouis.univ@gmail.com

    PDF - 796.7 ko

  • Le miraculé de Thibhirine

    Frère Jean Pierre Schumacher

    né le 15 février 1924 à Buding (Lorraine)

     

    frère schumacher.JPGNé dans une famille ouvrière de six enfants, il est élevé dans la ferveur de la foi catholique. Jean-Pierre a dix huit ans lors de l'annexion de l'Alsace-Lorraine par le Troisième Reich, il est enrôlé de force dans l'armée allemande.

    Bien des années plus tard, dernier rescapé du rapt au monastère de Tibhirine, le Frère Jean-Pierre âgé à présent de 90 ans, est toujours moine à Notre-Dame-de-l’Atlas, au Maroc. Selon lui, et sans qu’il puisse expliquer pourquoi, la Vierge lui a « sauvé la vie » à plusieurs reprises.

    Comment êtes-vous devenu moine ?

    Avant d’entrer chez les cisterciens, je suis passé par la communauté mariste, dont j’ai suivi toute la filière, en commençant par le collège. En 1940, la guerre a tout interrompu. Ma famille a été un temps évacuée sur la région parisienne, en voiture à cheval. Je ne voulais pas faire mes études en allemand alors je suis resté à la maison,€“ j’étais meunier avec mon père. En 1942, à 18 ans, j’ai été mobilisé, comme « malgré nous ». J’ai d’abord été envoyé en Hollande, puis en Allemagne.

    Mais vous avez survécu à cette guerre !

    Oui, la Sainte Vierge m’a protégé. C’était à l’hôpital militaire de Heidelberg, en février 1943. Les blessés de Russie arrivaient par trains entiers. On m’avait envoyé là, parce que j’avais attrapé une maladie des yeux, une rétinite. Le médecin chef a dit « avec ces yeux-là, vous ne pouvez pas aller au front » et il m’a réformé. À une heure près, au moment même où mon unité partait pour des manœuvres avant d’être envoyée dans le secteur de Stalingrad. Parmi ceux qui sont partis, il y avait mon meilleur camarade, un séminariste. Il était un modèle pour moi et je ne l’ai plus jamais revu. Je suis sûr que la Vierge Marie m’a sauvé la vie une deuxième fois alors.

    Sauvé par Marie « une deuxième fois » ?

    Oui, car plusieurs fois au cours de ma vie, j’ai eu une grâce que je ne m’explique pas, et qui m’a fait échapper à des mauvais coups. La première fois, à cinq ans, j’ai failli être écrasé par un attelage. Le conducteur ne m’avait pas vu. Le cheval avait son sabot sur ma poitrine, puis il s’est arrêté d’un seul coup et n’a pas appuyé. Une autre fois, c’était à Fès en 1997, où nous étions, après Tibhirine. Le plafond de ma chambre m’est tombé dessus. J’ai simplement eu le temps de voir du sable qui tombait puis les poutres qui s’effondraient sur mon lit. Je me suis dégagé à temps, sans trop savoir comment. Et puis, bien sûr, il y a eu Tibhirine..

     

    Source : Famille Chrétienne

  • Fête du très Saint Sacrement

    liege-ste-julienne-de-cornillon.jpg1. La fête du très saint Sacrement, appelé dans le langage liturgique la fête du Corps du Christ, et dans le langage populaire la Fête-Dieu, est une fête dans laquelle l'Eglise rend les honneurs publics et solennels à Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la sainte Eucharistie.

    2. La fête du saint Sacrement date du XIIIè siècle. Dans une vision, la bienheureuse Julienne, prieure du monastère de Mont-Cornillon, près de Liège, apprit que Dieu la chargeait de travailler de tout son pouvoir à l'établissement d'une fête en l'honneur du saint Sacrement. Ses révélations amenèrent l'évêque de Liège à établir cette fête dans son église. Le pape Urbain IV, après l'avoir célébrée à Rome, la rendit obligatoire pour l'Eglise entière en 1264, et le pape Jean XXII, en 1318, ordonna d'en faire l'octave et de porter l'Eucharistie en procession.

    3. Tous les jours sont des fêtes du saint Sacrement, puisque tous les jours la sainte Messe est célébrée ; de plus, le Jeudi Saint, l'Eglise commémore, mais au milieu des tristesses de la Passion, l'anniversaire de l'institution de la sainte Eucharistie. Cependant, trois raisons principales déterminèrent le Souverain Pontife à étendre cette fête à l'Eglise universelle :

        1) La communication que la bienheureuse Julienne lui avait faite à ce sujet lorsqu'il était archidiacre de Liège.

        2) Le miracle de Bolsena qu'il avait pu constater de ses yeux.

       3) Le refroidissement de la piété des fidèles envers la sainte Eucharistie, causée par la négation de la présence réelle par Bérenger, et l'hérésie des Albigeois, qui voulaient anéantir le sacerdoce et le culte eucharistique.

    4. On fait une procession solennelle le jour de la Fête-Dieu :

    1) Pour célébrer les victoires que Jésus-Christ a remportées sur le péché qui fut expié par l'immolation du calvaire ; sur la mort qui fut vaincue par sa résurrection ; sur l'enfer dont les principautés et les puissances furent dépouillées et emmenées captives au jour de l'Ascension. (Coloss., II, 15.)

    2) Pour affirmer solennellement le dogme de la présence réelle contre les impies et les hérétiques. Le Concile de Trente appelle, en effet, cette fête « le triomphe de l'hérésie ».

    3) Pour réparer les irrévérences et les profanations dont Jésus-Christ est l'objet dans ce divin Sacrement.

    4) Pour sanctifier et bénir, par la présence de Jésus-Christ, les rues et les maisons de nos villes et de nos villages.

    Sacramentsprocessie-detail1.jpgLes processions du saint Sacrement exposé dans l'ostensoir n'ont pas commencé avant l'institution de la Fête-Dieu. Cependant, avant cette époque, il existait des processions dans lesquelles on transportait le saint Sacrement enfermé dans une tabernacle. Ce n'était pas le saint Sacrement que l'on voulait spécialement honorer, mais Notre-Seigneur considéré dans quelqu'une des circonstances de sa vie terrestre.

    C'est ainsi que, dès le VIIe siècle, dans quelques églises, on portait le saint Sacrement à la procession destinée à honorer l'entrée triomphale de Notre-Seigneur à Jérusalem, le jour des Rameaux.

    La bulle du pape Jean XXII, ordonnant « de porter l'Eucharistie en procession dans les rues et les places publiques », fut publiée en 1318 ; mais elle ne faisait sans doute que confirmer une coutume probablement aussi ancienne que le Fête-Dieu (1264).

    Aussitôt que ces processions furent instituées, la piété des fidèles s'efforça de leur donner tout l'éclat possible. C'est au milieu des rues et des places richement pavoisées de draperies et de guirlandes, que s'avançait le saint sacrement abrité sous un dais pour en souligner davantage la présence. Il était précédé d'une longue file d'enfants vêtus de blanc, qui balançaient des encensoirs ou jetaient des fleurs, pendant que la foule chantait les bienfaits de l'Eucharistie.

    Malheureusement, aujourd'hui dans beaucoup de villes, sous prétexte de respecter la liberté de conscience et de ne pas entraver la circulation, Jésus-Hostie ne peut plus sortir des églises. Les processions se font alors à l'intérieur des temples, et les hommages extérieurs supprimés sont compensés par une piété plus ardente et plus recueillie.

    5. L'office du très saint Sacrement, composé par saint Thomas d'Aquin, est une admirable exposition de l'enseignement catholique sur l'Eucharistie.

    Les hymnes Sacris solemniis des Matines, Verbum supernum des Laudes, Pange lingua des Vêpre et la prose Lauda Sion, qu'on a appelée le Credo du saint Sacrement, sont des modèles par la profondeur de doctrine la concision pleine de clarté et la simplicité majestueuse qui caractérisent le Docteur Angélique. Elles sont, dit Benoît XIV, « incomparables et presque divines ».

    Les mélodies très belles aussi, ne sont pas de Saint Thomas. Elles existaient déjà. On ignore la part qu'il prit à cette adaptation.

    6. Pour célébrer dignement la Fête-Dieu nous devons :

    1) Contribuer, dans la mesure de notre pouvoir, à l'éclat des cérémonies, en ornant les reposoirs, les maisons et les rues qui se trouvent sur le passage du saint sacrement.

    2) Assister à la Messe et à la bénédiction du saint Sacrement le jour de la fête et pendant l'octave.

    3) Nous pénétrer, dans ces exercices, d'une foi vive à la présence réelle, adorer et remercier Jésus-Christ de tout notre coeur, et lui faire amende honorable pour tous les outrages qu'il reçoit dans le sacrement de son amour.


    img1p074a1.jpgR. Parle, commande, règne,

    Nous sommes tous à Toi.

    Jésus, étends Ton règne,

    De l'univers, sois Roi. 

     

    1. Tandis que le monde proclame

    L'oubli du Dieu de majesté,

    Dans tous nos cœurs l'amour acclame,

    Seigneur Jésus, Ta royauté.

     

    2. Vrai Roi, Tu l'es par la naissance,

    Vrai Fils de Dieu, le Saint des saints ;

    Et ceux qui bravent Ta puissance,

    Jésus, sont l'œuvre de tes mains.

     

    images.jpeg3. Vrai Roi, Tu l'es par la conquête,

    Au Golgotha, brisant nos fers ;

    Ton sang répandu nous rachète,

    Ta croix triomphe des enfers.

     

    4. Vrai Roi, Tu l'es par Ton Eglise,

    A qui tu donnes sa splendeur ;

    En elle notre foi soumise

    Voit vivre encore le Rédempteur.

     

    5. Vrai Roi, Tu l'es par Ton vicaire,

    Dont tu défends l'autorité ;

    Par lui tu répands la lumière

    De l'infaillible vérité.

     

    12-dais.jpg6. Vrai Roi, Tu l'es dans cette hostie

    Où Tu te livres chaque jour ;

    Tu règnes par l'Eucharistie,

    Gagnant les cœurs à Ton Amour.

     

    7. Vrai Roi, Tu l'es sur cette terre,

    Mais que bientôt brille à nos yeux,

    Loin de la nuit et du mystère,

    Ton beau Royaume dans les cieux.

  • Discours du 12 juin 2014 à Paris, de S.A.R Monseigneur Louis XX

      Célébration de l’année Saint-Louis à Sainte-Elisabeth de Hongrie à Paris 
       
    Bouboune.jpgÀ 19h00, à l’occasion du 10e anniversaire de la dépose du coeur de Louis XVII à la basilique St-Denis, une messe votive de saint Louis était célébrée pour le jeune roi par S. Exc. Mgr Jean-Louis Bruguès, archiviste et bibliothécaire de la Sainte Eglise romaine, en présence de Mgr le Prince Louis, duc d’Anjou.     
    À  20h30, une gerbe était déposée à l’emplacement de la Tour du Temple, où décéda Louis XVII, le 12 juin 1795.     
    Après ce dépôt, un dîner, organisé par l’Institut Duc d'Anjou, rassemblait de nombreuses personnes autour du Prince, de Mgr Bruguès et de M. l’abbé Xavier Snoëk, curé de Sainte-Elisabeth de Hongrie.     

    Au cours de ce dîner, Mgr le Prince Louis a prononcé le discours ci-après :

    « Excellence,
    Monsieur le Curé,
    Mesdames et Messieurs,
    Chers Amis,

    Bene.jpgÀ l’issue de ces deux cérémonies, vous avez souhaité que soit organisé un dîner pour terminer cette journée par une rencontre amicale, soyez-en remerciés. C’est une nouvelle occasion de me retrouver parmi vous tous, fidèles qui m’entourez depuis de si longues années et nous sommes très honorés que Monseigneur Bruguès ait pu se joindre à nous.    
    Je salue nos amis venus d’Amérique, où je serai au mois d’août pour commémorer saint Louis et la création de la ville de Saint-Louis du Missouri, il y a 250 ans par le roi Louis XV.    
    La soirée que nous vivons est solennelle puisque nous nous retrouvons autour du souvenir de saint Louis et de Louis XVII. Le Saint, roi à 12 ans et l’enfant roi, Martyr à 10 ans. Quel symbole ! L’un et l’autre, brutalement sortis de l’enfance et confrontés au meilleur et au pire.
       
    Avec saint Louis, dont est commémoré cette année, un peu partout en France et dans le monde, le 8e centenaire de la naissance, nous comprenons mieux ce qu’apporte à la royauté la religion vécue jusqu’à la sainteté. Elle a permis à Louis IX d’accomplir sa tâche de souverain en mettant toujours en avant les principes évangéliques que lui avait inculqués sa mère, Blanche de Castille. Être le roi de la justice ; celui de la paix entre les grandes principautés féodales ; celui de la protection des petits et des faibles ; enfin, celui de la charité qui s’est traduite par ses préoccupations sociales en oeuvrant autant pour créer des hôpitaux que pour assurer aux veuves et aux orphelins des moyens de subsistance. Son souvenir est tel que, huit siècles après, il demeure un modèle honoré dans de nombreuses villes comme j’ai pu le constater tant à Poissy qu’à Aigues-Mortes ou à Paris, alors que ce sont des dizaines de villes qui ont programmé des commémorations cette année.
       
    Avec Louis XVII, nous plongeons dans un autre versant de la nature humaine, celle de la face honteuse d’une humanité qui a perdu tout sens des valeurs au point de laisser mourir un enfant de 10 ans dont le seul crime était d’être un fils de roi et son successeur légitime.
       
    Mais, malheureusement, si Louis XVII reste un symbole de l’enfance sacrifiée, ne faut-il pas reconnaître que son sacrifice n’a, à vue humaine, rien changé. L’actualité montre que les enfants sont toujours les innocentes victimes de la folie, de l’égoïsme ou de la perversion des adultes. Des enfants-soldats aux victimes des actes pédophiles, les enfants martyrs se comptent en milliers, en millions comme si bien souvent les adultes faisaient payer aux plus petits et aux plus faibles leur propre incapacité à agir pour le bien commun.    
    L’exact opposé du message multi-séculaire de saint Louis !
       
    Alors comment ne pas être amené à réfléchir ?    
    Y a-t-il un lien entre ce passé et notre avenir ?
       
    Il est dans la question des valeurs. Quelle société voulons-nous ? Cette question est celle de chacun d’entre nous. La question de la crise morale, que nos sociétés traversent, est souvent évoquée en France, mais aussi dans d’autres pays européens et notamment par le Saint-Père. Cette crise morale est celle de la perte de sens de nos sociétés. Nous avons su être à la pointe des progrès technologiques et scientifiques. Nous savons aller sur Mars ; nous pouvons voir l’infiniment petit. Les découvertes médicales nous étonnent chaque jour un peu plus. L’homme est capable de grandes choses ! C’est la face saint Louis, Bouvines, François 1er, Louis XV et Louis XVI...
       
    Seb.jpgEt pourtant, notre société est confrontée au doute, au désenchantement qui frappe les plus jeunes, au découragement qui frappe les plus âgés.
       
    La différence se trouve dans le sens que nous donnons à la vie, à toute la vie. Dès qu’on la détourne du Bien commun et des devoirs que chacun a vis-à-vis de ses prochains et de ceux qui le suivront, la société tombe dans tous les pièges et dans tous les excès. Telle est la rançon des époques qui perdent le sens des valeurs. Souvenons-nous, en effet, que le martyre de Louis XVII ne fut pas un acte isolé - une erreur de l’histoire - mais qu’il accompagna le génocide des 500 000 Vendéens, les prisons de la Terreur et les nombreux guillotinés, et qu’il précéda les guerres qui firent plus d’un million de victimes et laissèrent la France exsangue. Spirale du malheur !
       
    Que voulons-nous pour demain ?    
    Telle est la question que tous les rois se sont toujours posée. Quel est notre devoir, le vôtre, comme le mien ? Quelle est notre mission ? Pourquoi maintenons-nous une tradition ? En un mot, quel sens donnons-nous à la royauté en ce XXIe siècle ?    
    Je le dis souvent, il ne s’agit pas de regretter quelque époque passée qui, quoique nous fassions, ne reviendra pas. Il convient d’aller vers l’avenir. D’aider à le construire comme le roi Louis IX l’a fait.
       
    C’est ce que l’on attend de toutes les royautés. En Europe, c’est le régime de nombreux états et pour certains, nous savons combien il est important. Dans les pays qui l’ont abandonné, les crises succèdent aux crises et surtout, les peuples payent un lourd tribut comme en Iran, en Lybie, en Afghanistan. En 1989, lorsqu’il s’est agi de faire la transition entre le régime communiste et le monde libéral, plusieurs états avaient pensé à restaurer les antiques maisons royales, en Hongrie, en Roumanie, en Bulgarie. Il est sans doute regrettable que cela n’ait pas été réalisé, la transition aurait sans doute été facilitée. Les rois ont l’avantage de pouvoir symboliser leur pays, à travers toutes ses diversités et chacun peut s’y rattacher comme dans une famille tous les membres partagent les mêmes ancêtres.
       
    Mon devoir est donc de maintenir la flamme de l’espoir. Mais j’ai besoin, autour de moi, de personnes qui s’engagent, de jeunes et de moins jeunes qui ne soient pas des nostalgiques, mais qui aient envie de changer la société pour la faire progresser. C’est tous ensemble que nous réussirons.
       
    Alors, voyez-vous, si je dis cela, aujourd’hui parmi vous, c’est parce que souvent m’est posée la question sur ce que je fais. Il est vrai qu’il n’est pas simple d’être l’héritier de la tradition royale française et l’héritier de la tradition de saint Louis. Cet héritage, je l’assume. J’essaie d’appliquer dans ma vie familiale et professionnelle ces principes fondateurs. J’aimerais faire mieux pour l’enfance malheureuse en particulier et dans d’autres domaines aussi. Avec tous et notamment ceux de ma génération, prenons des initiatives. Tel est le devoir de l’héritier des Bourbons, de l’aîné des Capétiens.

       
    Merci.
       
    Louis, duc d’Anjou »

     

    Source : Monarchie Info (UCLF)

     

  • En mémoire d'un triste fait

    Louis_Charles_of_France5.jpgEn mémoire d'un triste fait
    Du petit roi Louis XVII

    Roi sans couronne
    Il n a pas laissé un acte
    Avec le ciel il a fait pacte

    Mort sans tombeau
    Vainquit par la patience
    Simon son bourreau

    Il n'a pas de pierre
    La France n'en est pas fière
    Il ne combattit jamais
    Au fond son coeur pur pardonnait

    Dans sa captivité
    Il fut exténué
    Gardant le sentiment en mourant
    Son origine d'Henri IV son ascendant

    De son droit royal
    Il fut loyal
    Mort d'épuisement de misère
    A cause de ses adversaires révolutionnaires

    Sur le grabat dans sa prison
    Orphelin d'abandon
    Entouré de ses anges sublimes
    Il fut victime

    D'être roi il a souffert sans murmurer
    Que j'en ai pleuré
    Sans se plaindre il s'est éteint
    Quelle triste fin

    Louis XVII, mort au temple, captivité, christelle la fidèleEnfant martyre quel supplice
    Levant les yeux vers le ciel
    Comme s'il voulait dire au Seigneur
    Que votre volonté s'accomplisse

    Entendant cette douce musique céleste
    Quitta la vie terrestre
    Quelle belle âme, quelle splendeur
    Les bourreaux l'ont abreuvé de fiel

    Le 8 juin mois du sacré coeur à Dieu,  il a donné son âme
    A 10 ans remportant la victoire de ses infâmes
    A 15 heures mort comme le Christ couronne d'épines
    Il fut roi souffrant de douleur divine

    Tragique histoire fut la sienne de ce palissant enfant
    Que les anges lui apportèrent la couronne des innocents.

    Christelle
    La fidèle

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h30 le samedi 07 juin 2014, à Metz (57 000).

     

    baudricourt.gif

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

     

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • L'Ascension de Jésus-Christ

    Jésus promet d'envoyer le Saint-Esprit - Jésus apparut encore plusieurs fois à ses apôtres, et s'entretint avec eux du royaume de Dieu, c'est à dire, de tout ce qui était nécessaire pour la fondation et le gouvernement de son Eglise.

    Le quarantième jour après sa résurrection, Jésus apparut pour la dernière fois à ses apôtres réunis à Jérusalem. Il leur ordonna de ne point s'éloigner de cette ville, mais d'attendre la venue du Saint-Esprit. Il leur dit : « Dans quelques jours, le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous recevrez la force de rendre témoignage de moi à Jérusalem, dans tout la Judée et jusqu'aux extrémités de la terre ».

    Jésus donne à ses apôtres un triple pouvoir - Ensuite, Jésus conduisit ses apôtres sur la montagne des Oliviers. Là, il leur dit : « Toute puissance m'a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc et prêchez l'Evangile à toutes les nations (pouvoir d'enseigner), et baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit (pouvoir de conférer les sacrements). Apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai recommandé (pouvoir de gouverner les âmes). Et voici que je ascension.jpgsuis avec vous jusqu'à la consommation des siècles. Celui qui croira et se fera baptiser sera sauvé ; celui qui ne croira pas sera condamné ».

    Jésus monte au ciel - Après avoir dit ces paroles, Jésus leva les mains et bénit les apôtres. Pendant qu'il les bénissait, il monta au ciel, où il est assis à la droite de Dieu. Les apôtres ravis d'admiration, le suivirent des yeux jusqu'à ce qu'une nuée l'eût dérobé à leurs regards. Alors deux anges, vêtus de blanc, leur apparurent et dirent : « Hommes de Galilée, pourquoi vous tenez-vous là à regarder le ciel ? Ce Jésus qui vient de s'élever au ciel reviendra un jour, de la même manière que vous l'avez vu monter. » Les apôtres, ayant entendu ces paroles, retournèrent à Jérusalem, et pleins de joie, ils adoraient et bénissaient Dieu.

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h30 le samedi 24 mai 2014, à Nancy (54 000).

     

    baudricourt.gif

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

     

    par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • DISCOURS PRONONCE LE 8 MAI 2014 AU PIED DE LA STATUE DE SAINTE JEANNE D'ARC A STRASBOURG (ALSACE)

    flor.jpgMesdames et Messieurs, Chers amis,

    C’est aujourd’hui la deuxième fois que nous nous rassemblons au pied de cette statue pour rendre hommage à sainte Jeanne d’Arc, patronne secondaire de la France.
    Nous avons institué cet événement le 8 mai, afin de commémorer la libération d’Orléans le 8 mai 1429, jour crucial de l’histoire de notre cher pays.
    Après que l’armée de celui qu’on appelait « le Dauphin » mais qui était déjà S.M. le roi Charles VII depuis la mort de son père, entrait dans Orléans le 29 avril, les Anglais levaient le siège le 8 mai. A la tête de cette armée se trouvait une femme. Celle que l’on appelait déjà la Pucelle. Si elle est tant célébrée encore aujourd’hui, ce n’est pas pour rien.
    Elle nous a d’abord donné un authentique témoignage chrétien. Elle priait, elle agissait. L’un n’allait pas sans l’autre, afin de suivre les plans de la Providence. « Les gens d’armes combattront, et Dieu donnera la victoire ».
    Ceci est un enseignement essentiel à notre époque où beaucoup sont tentés par l’abandon du terrain de l’action au profit d’une simple attente quasi-messianique pour redresser notre pays. Non, Dieu veut notre contribution. Il serait bien évidemment tout aussi vain de vouloir simplement agir sans l’aide de la prière. Nos glorieux ancêtres, de Charlemagne à Louis XIV, en passant par saint Louis, ont toujours accompagné leurs faits d’une ardente vie de foi.

    Jeanne d’Arc nous donne également un mode d’emploi pour relever notre pays de ses ruines. A son époque, la France était au bord du gouffre. Le souverain légitime était contesté, la France avait été vendue par des hommes sans scrupules qui n’avaient pas hésité à manipuler un Charles VI souffrant afin qu’il signe l’ignoble Traité de Troyes, traité qui promettait la couronne aux Anglais en la personne d’Henri VI d’Angleterre.
    Mais le Dauphin ne s’est pas soumis à cette décision injuste et qui aurait eu des conséquences funestes pour le Royaume de France. Il savait qu’il était fils aîné de l’Église. Des Français se sont alors levés pour défendre les droits de leur monarque. Jeanne d’Arc en devint l’étendard et la figure de proue car elle avait reçu sa mission de Dieu et qu’elle ne reculait devant rien. Cette mission était simple : libérer la France de l’envahisseur et faire sacrer le roi légitime à Reims.
    Ces deux objectifs sont toujours d’une actualité criante.
    Notre pays n’est certes plus envahi par des soldats en armes, mais il doit subir une double tyrannie : celle de la République anti-française et celle de l’Union européenne, cette dernière n’étant que le prolongement à plus grande échelle de l’idéologie révolutionnaire. Ces instances illégitimes ne poursuivent aucunement la réalisation du Bien commun. La République ne cesse depuis plus de deux-cents ans de diviser le pays dans des luttes politiciennes stériles tout en maintenant au pouvoir une caste n’ayant pour but que de satisfaire aux exigences des lobbies influents. L’Union européenne quant à elle est la traduction contemporaine de la Tour de Babel, funeste projet entrepris sous la pression des Américains à la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui consacre l’ultra-libéralisme comme dogme absolu dans tous les domaines.

    De plus en plus de Français rejettent ces castes au pouvoir. Mais beaucoup se laissent séduire par de faux prophètes qui n’hésitent pas à utiliser l’image de Jeanne d’Arc pour en faire une héroïne républicaine et nationaliste, en omettant bien de dire qu’elle avait pour objectif premier de faire sacrer le Roi !
    "Ne tombez pas dans le piège infernal de l'abstention, ne me décevez pas, allez voter!" s’écriait il y a quelques jours la présidente d’un parti présenté comme anti-système mais dont on parle tous les jours à la télévision et à la radio. Je ne crois pas que ce sont là des paroles qui pourraient sortir de la bouche de Jeanne d’Arc, à laquelle elle rendait pourtant hommage, entourée comme à l’accoutumée d’une ribambelle de drapeaux révolutionnaires.

    Il est de notre devoir, à nous légitimistes d’aujourd’hui, de faire vivre ce discours multi-séculaire, d’en rétablir la vérité et de ne pas y renoncer devant les ravages du temps.

    Oui, Jeanne d’Arc a fait sacrer le roi légitime, Charles VII. Notre roi s’appelle aujourd’hui Louis XX. Comme Jeanne, nous devons œuvrer, chacun à notre place, avec nos moyens, pour mener notre roi à Reims. Car « il ne s’agit pas pour nous d’être des nostalgiques, mais d’être des artisans de l’avenir », disait notre Prince dans son message aux Français du 25 janvier.
    Les Français attendent un ferment d’unité. Beaucoup veulent de ce monarque « absolu », c’est à dire au-dessus des intérêts particuliers et loin de la course au pouvoir et du jeu mensonger de séduction qu’elle impose. Ils désirent ardemment ce bien commun qui, comme le souligne notre Prince « passe par l’unité nécessaire contre toutes les féodalités et les individualités qui veulent toujours s’imposer et imposer leur loi ».

    Les Français ne veulent pas d’une liberté séparée du bon et du vrai, d’une fausse liberté qui laisse place à tous les excès, voir qui fait d’actes contre-natures une norme. Ils veulent de vraies libertés, des libertés concrètes et des parcelles d’autorité à leur niveau, dans leur famille, leur entreprise ou leur cité. Non que l’Etat s’immisce jusque dans l’éducation de leurs propres enfants pour les inciter à se poser des questions sur leur identité sexuelle.
    Ils ne veulent pas d’une égalité chimérique qui coupe toutes les têtes qui dépassent et qui détruit la richesse des différences naturelles voulues par Dieu. Ils veulent de la justice.
    Ils veulent bien de la fraternité, mais pour être frères, il faut un père.
    A nous de leur montrer qu’ils ont un Roi.

    Vive la France, vive le Roi, vive Louis XX !

     

    Source : Cercle légitimiste St-Materne (Alsace)

  • Marienfloss, la source du Rosaire en Lorraine

    Chers amis, chers lecteurs,

    marie50.jpgLe mois de mai est le mois de Marie, Reine du Ciel et de la France. Toute la France d'antan le savait et honorait Notre Dame en décorant les statues à son effigie dans les sanctuaires. Les femmes fabriquaient des couronnes de fleurs en l'honneur de celle que l'on appelait la Reine de la famille. Un air de fête et de joie planait dans les chaumières, et les familles récitaient le chapelet tous les soirs, comme il était de rigueur...

    Ce nouveau mois de mai qui commence, ce nouveau mois de Marie, nous procure l'occasion de nous pencher sur l'origine du Rosaire en Lorraine. Notre terre étant si riche et si fertile, qu'il est important de nous remémorer régulièrement les évènements qui ont marqué notre histoire. C'est même aujourd'hui un devoir pour lutter contre ceux qui s'acharnent par « l'éducation républicaine » à couper la jeunesse de France de ses racines ancêstrales...

    Marienfloss, lieu agréable d'une beauté et d'une magnificence divine, absolue, situé à proximité de Sierck-les-Bains, ancienne place forte du duché de Lorraine. C'est à cet endroit complètement oublié de nos contemporains que se trouve chez nous la source principale du Rosaire que l'on a pourtant attribué à tort aux Frères Prêcheurs. Alors que la paternité réelle en revient aux Chartreux de Trèves et de Marienfloss, au début du XVème siècle (Il faut se souvenir que Sierck dépendait du diocèse de Trèves, jusqu'à la Révolution).

    Certes, cette dévotion au Rosaire a bien été propagée par les Frères Prêcheurs ; mais l'origine se trouve bien chez nous en Lorraine à Marienfloss. Et d'ailleurs ceci a même été rappelé par le pape Jean-Paul II lui même, le 10 octobre 1988 dans la cathédrale de Metz...

    Marienfloss--parousie.over-blog.fr.jpgDans un vallon solitaire en amont du ruisseau de Marienfloss (« qui signifie ruisseau de Marie »), la petite chapelle de ce lieu reste le témoin précieux des Mystères du Rosaire. C'est à cet endroit, que s'élevait autrefois à l'origine une petite église fondée au début du XIIIème siècle. Hélas, ces lieux furent saccagés au XVIIème siècle au moment de la Terrible guerre de Trente Ans, puis à nouveau lors de la Révolution dite « Française ». Peu de vestiges sont restés debout, il s'élève simplement aujourd'hui une chapelle où le pèlerin est accueilli par cette mention gravée dans la pierre : « Marienfloss, source d'eau vive, d'où jaillit le Rosaire ».

    En 1415, c'est le duc de Lorraine Charles II et surtout son épouse Marguerite de Bavière, femme très pieuse, qui fit venir les Chartreux à Marienfloss, en remplacement des Cisterciennes ayant quitté les lieux. Rapidement la jeune duchesse découvre que son mari la trompe. Humiliée, elle se résout à quitter le palais et trouve refuse au château de Sierck. Elle se rappelle qu'elle avait rencontré naguère, à la cour, un jeune noble promis à une carrière brillante, Adolphe d'Essen, et qui avait préféré revêtir la bure des Chartreux. Il était le prieur de la Chartreuse de Saint Alban de Trèves, et Marguerite de Bavière le fit venir à Marienfloss où il s'installa avec son disciple Dominique de Prusse. Ce jeune religieux avait été formé par lui à sa méthode de récitation du Rosaire. Dominique passe pour l'inventeur des « clausules », c'est à dire des thèmes de méditations, car jusqu'alors les Ave se disaient simplement à la suite les uns des autres. C'est ainsi que pour aider la duchesse à surmonter ses épreuves Adolphe d'Essen lui proposa la prière à Marie, Jésus n'a-t-il pas d'ailleurs confié ses disciples à sa Mère ? Notre duchesse de Lorraine a-t-elle été la première personne non religieuse à méditer le Rosaire ? En tous cas, elle s'en fit la fervente propagatrice !

    Adolphe d'Essen nommait cette prière « Le petit jardin des Roses de Notre-Dame ». Un Ave relié à l'Evangile est une rose offerte à la Vierge. Dix Ave forment un bouquet, cinquante lui tressent une couronne de roses. Les cent cinquante Ave du Psautier plantent autour de Marie une superbe roseraies, un Rosaire. Avec le Rosaire médité d'après la vie de Notre-Seigneur, Marie était ainsi unie à Jésus de la même façon, Marie menait le récitant à Jésus.

    La dévotion de Marienfloss devait se répandre dans le duché de Lorraine, puis plus tard au Royaume de France, et enfin, dans le monde entier.