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Légitimistes de Lorraine - Page 9

  • Message de Monseigneur le duc d’Anjou au Président de l’UCLF à l’occasion du pèlerinage jubilaire au Puy-en-Velay

    (4 et 5 juin 2016)

     

    Chers Amis, 


    artfichier_808010_5735409_201606045208698.jpgVous m’aviez invité à votre pèlerinage jubilaire au Puy et je vous en remercie.

    A défaut de pouvoir être présent parmi vous, je suis là par la pensée et mes prières accompagnent tous ceux qui accomplissent ce geste immémorial de dévotion

    En cette année 2016, alors qu’un tel Jubilé ne se reproduira que dans 141 ans, je mesure toute l’importance de cet acte. 

    Je la mesure d’autant plus que pour tous mes prédécesseurs, les Rois de France au souvenir desquels votre association est si attachée, venir ici, au Puy, a toujours été la marque d’un renouveau profitable à tout le royaume

    La venue de Charles VII, par exemple, implorant le secours de Notre-Dame pour sauver son royaume, demeure en ce sens un symbole marquant. Il est encore plus parlant en cette année où la présence de Jeanne d’Arc est si manifeste. Elle-même envoya sa mère la représenter au jubilé de 1429, convaincue que sa mission de renaissance du pays, alors, presque tout abandonné aux mains étrangères, passait par l’intercession miraculeuse de la Vierge du Puy

    Or ce renouveau n’est-il pas toujours d’actualité dans notre société si déchirée et inquiète ? Un vieux monde né à la fin du XVIIIe siècle disparait et un monde nouveau retrouvant le sens de la transcendance et de l’unité est en train de se mettre en place. Le Saint-Père l’appelle de ses vœux dans tous ces récents écrits. Les jeunes y contribuent grandement par leur action et leur engagement pour une société redonnant au bien commun toute sa réalité. Beaucoup ont, justement, placé leur espérance dans le pèlerinage jubilaire du Puy. 

    Vous prierez durant le vôtre pour qu’un monde renaissant aux valeurs de la tradition de nos pères puisse redonner à la France et le sens de sa grandeur, et l’esprit de sa mission civilisatrice pour l’ensemble des nations et la puissance des grâces de son baptême

    Pour tout cela soyez remerciés

    Et que la ferveur de vos prières contribue à protéger la France

    Louis, duc d’Anjou.

     

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    Source : ICI

  • Reunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 14 mai 2016, à Metz.

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    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

  • Journée légitimiste, le 11 juin 2016

    Obernai - Sur les traces de Monseigneur Freppel

    Programme :

    09h00 : Accueil

    1503301657.jpg09h30 : Conférence sur Monseigneur Freppel (par Monsieur Benjamin Ratichaux)

    11h00 : Messe célébrée selon la forme extraordinaire du rit romain en l'église Saints-Pierre-et-Paul où repose le coeur de Mgr Freppel

    12h30 : Pause déjeuner

    14h15 : Visite guidée dans les rues d'Obernai : "Les corporations et les vieux métiers".

    16h15 : Allocution des présidents, boutique, chants légitimistes.

    17h00 : Clôture.

    Obernai le 11 juin 2016

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    Télécharger votre tract d'inscription : ICI

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 09 avril 2016, à Nancy.

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    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

  • Allocution de Monseigneur le duc d'Anjou - 01 avril 2016 (Argenteuil)

    3.jpgJ’ai  souhaité, à l’occasion de cette ostension exceptionnelle,  pouvoir vénérer à mon tour, la Sainte Tunique conservée dans la Basilique d’Argenteuil. 

    Depuis le recueil de cette insigne relique par Charlemagne qui l’a reçue de l’Impératrice Irène de Constantinople, nombreux furent les rois de France, mes ancêtres,  qui vinrent l’honorer. Les annales ont retenu notamment Louis VII dont le règne marque la première ostension dont on ait la trace ; Saint-Louis dont la dévotion était si grande qu’il acquît les reliques de la Passion et fit construire pour Elles la Sainte-Chapelle ; François 1er sous le règne duquel eut lieu une grande procession réunissant la Couronne d’épines et  la SainteTunique ;  Henri III et Louis XIII vinrent aussi s’y recueillir, ainsi, qu’à la suite de Blanche de Castille, les reines Catherine et Marie de Médicis et Anne d’Autriche.

    Au-delà de l’importance de la Sainte-Tunique, relique permettant aux fidèles de renforcer leur foi en offrant à leur vénération un objet qui les relie directement au  Christ, l’ostension suscite une communion comme peu d’évènements en produisent.

    Publique, elle permet à tout un peuple de s’associer dans une même prière. Il y a là un symbole très fort. Les ostensions permettaient à des dizaines de milliers, des centaines de milliers de Français, d’être réunis  autour du souverain pour un acte commun.

    4_n.jpgCette année ce seront entre 250 000 et plus de un demi -million de personnes qui participeront à cette présentation solennelle. Quel symbole pour notre époque !  Un des évènements majeurs de l’année sera religieux. Voilà qui remet bien des idées en place. Dans une société laïcisée dans laquelle certains voudraient n’attribuer à la religion qu’une dimension personnelle et individuelle, il est important de donner l’occasion d’exprimer leur foi et leurs convictions à de nombreux fidèles  dans un esprit d’unité. 

    Plusieurs Evêques et Cardinaux,  et il me plaît tout particulièrement à cette occasion de saluer Son Eminence le Cardinal Philippe Barbarin, Primat des Gaules,  se succèderont  durant ces deux semaines, pour  présider les cérémonies. La  présence de tous renforce le caractère universel de l’ostension de 2016.

    Il me paraissait important à la fois comme chrétien et comme héritier des rois mes prédécesseurs, d’y participer, dans le même élan de partage avec le plus grand nombre,  d’une foi commune dans laquelle la France puise son identité et sa grandeur.

    La Messe du 1er avril est célébrée par son Excellence Luc Ravel, Evêque Aux Armées, aux intentions de la France. Dans ma position d’héritier de la dynastie qui a fait la France, J’ai tenu à m’y associer souhaitant ainsi continuer à inscrire cette ostension de 2016 dans une tradition plus que millénaire.

    1.jpgJe remercie tout particulièrement Son Excellence  Stanislas Lalanne, Evêque de Pontoise d’avoir pris l’initiative de permettre cette ostension exceptionnelle, pour les 150 ans de l’édification de la nouvelle basilique SaintDenys, les 50 ans de la création du Diocèse du Val d’Oise et l’année de la Miséricorde.  J’associe à mes remerciements l’ensemble des équipes paroissiales si dévouées. Enfin j’adresse toutes mes félicitations au Père Cariot, recteur de la Basilique pour son rôle majeur dans l’organisation de ces cérémonies et  la  restauration exemplaire de la sainte relique.

    Qu’en cette occasion qui nous permet de toucher jusqu’au plus profond du mystère de notre foi catholique et de notre histoire de France, Saint Louis et Saint Denis, Intercèdent afin que la France poursuive sa mission, si essentielle pour toute l’humanité, de fille aînée de l’Eglise.

     

    Louis, duc d’Anjou

     

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 12 mars 2016, à Metz.  

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    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 20 février 2016, à Nancy.  baudricourt.gif

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

  • La ligue légitimiste de Lorraine

    La dernière édition de la ligue légitimiste de Lorraine est désormais disponible, avec un dossier complet sur la réelle personnalité du roi Louis XVI !

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    • Des contenus enrichis en plus des articles papiers :  photos, discours, compte-rendus des journées organisées par le cercle.
    • Une meilleure qualité d'impression couleurs.
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    N'hésitez pas à vous rapprocher de votre cercle pour vous procurer votre exemplaire !

    Renseignements et abonnements : ro.beaudricourt@sfr.fr

  • Cérémonie à la mémoire du roi Louis XVI

     Paris Dimanche 24 janvier 2016

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    Chers Amis,

    Nous voici réunis pour le 223ème anniversaire de l’assassinat du Roi Louis XVI au lendemain d’un procès dont le verdict était décidé d’avance. La France traversait alors des jours dramatiques et cette mort du monarque allait, malheureusement, être la première d’une longue liste.

    Mais il me semble que se réunir plus de deux siècles après les évènements n’est pas anodin. Les exemples ne sont pas choses courantes. Ils le sont d’autant moins que cette Messe à laquelle nous venons d’assister, et pour laquelle je remercie les desservants, est loin d’être unique. Ce sont, en fait, des dizaines de Messes qui sont célébrées autour du 21 janvier. Cela dans toute la France et même à l’étranger (puisque la Belgique, la Suisse, les USA s’honorent de cérémonies d’hommage au Roi martyr). Ces cérémonies sont importantes et leur sens dépasse de beaucoup ce que peuvent être des commémorations. Seule la mort du Roi amène, chaque année, cet évènement à se renouveler. Les générations passent et cela continue. C’est au sens propre un évènement national et il n’est pas étonnant que, chaque année, alors que les médias ne sont pas très ouverts à la monarchie, il fasse l’objet de séquences à la télévision comme à la radio et d’articles dans la presse papier ou numérique.

    Cela donne une autre dimension à cet acte. Nous ne commémorons pas seulement un évènement tragique. La mort du Roi est d’une autre nature.

    Elle atteint, au plus profond, chacun d’entre nous, chacun d’entre vous. Non seulement parce que, comme je le disais en introduction, la justice a été sacrifiée aux passions humaines et partisanes, mais aussi parce qu’elle est contraire aux fondements mêmes de l’âme française.

    Elle est destructrice. Elle a crée un vide dans nos vies, dans nos coeurs et dans nos familles comme dans la société. Ayant perdu son chef naturel, légitime, la société est déboussolée.
    Or une société, un Etat, a besoin de savoir, comme un individu, d’où il vient et où il va. Sa quête est philosophique et spirituelle. La société ne peut pas se contenter d’errance, de vérité d’un jour, qui ne l’est plus le lendemain. Au contraire, elle a besoin de certitudes. Les jeunes encore plus. Les voir présents lors des cérémonies à la mémoire de Louis XVI confirme le besoin d’absolu et de vérité. Les jeunes n’aiment pas les idées fausses. S’ils sont prêts à se donner, ce n’est pas pour des chimères. C’est pour du vrai, du juste et du beau. C’est parce qu’ils ont la foi et que dans cette foi, ils puisent leur espérance.

    Il faut donc voir l’assassinat du Roi qui nous réunit non pas seulement comme un tragique souvenir que nous serions quelques uns à partager, mais comme un appel à mieux réfléchir à ce que nous souhaitons pour l’avenir. Le Roi n’est pas mort pour rien. Son sacrifice, accepté et offert, a été celui de nombreux français ; son sacrifice, officialisé par un procès, acte dont on attend qu’il fasse ressortir la vérité, a marqué l’entrée de la France dans une spirale de déchristianisation et d’avènement du matérialisme et de l’individualisme dont nous voyons, actuellement, combien elle est dangereuse.

    Le fait d’avoir exécuté le monarque a coupé ce lien filial si particulier, si fondamental, qui unissait le Roi et son peuple ; qui unissait le peuple à son histoire. C’est ce lien qu’évoquent ces commémorations annuelles. Ce désir de retrouver la filiation perdue.
    Tous les grands pays, de la Grande Bretagne au Japon, de la Russie aux USA, vivent par et pour ce rapport au temps de leur histoire.

    La France en s’en privant, continue à se mutiler et à se perdre.
    Depuis près de deux siècles, les crises succèdent aux crises, dont certaines sanglantes, les républiques aux républiques. Cela ne change rien au vide dont un ministre, et pas des moindres, s’appuyant sur sa formation de philosophe, a reconnu l’existence il y a quelques mois !

    Ainsi commémorer cet assassinat plus de 200 ans après qu’il a été commis, c’est affirmer que l’idée de la Royauté est toujours nécessaire et vivante. En France, le Roi ne meurt jamais selon l’adage. Il se perpétue.

    C’est aux Français de lui redonner vie, de retrouver leur racines.
    Mais ceci ne peut être simplement formel. La Royauté ce n’est pas une république couronnée. Elle est avant tout un ensemble de valeurs vécues et partagées, puisque ce sont d’elles que vient l’unité entre toutes les composantes du pays. Par le passé, ces valeurs étaient directement issues du baptême chrétien de Clovis. Actuellement elles sont à retrouver, à reconstruire et surtout pas à travestir par des slogans. La France, en renouant avec ce qui l’a animée tout au long de son histoire, pourra alors surmonter difficultés et épreuves et reprendre le cours de sa destinée.

    Derrière le rejet de cet assassinat de Louis XVI se profile le besoin de redonner primauté à la vie, de la naissance à la mort ; la nécessité de redonner à la famille tous ses droits notamment dans l’éducation des enfants. Pensons à Louis XVI faisant faire, en prison des pages d’écritures à son fils et lui enseignant la géographie. Quel exemple !
    Derrière le rejet de la mort du Roi apparait aussi le désir de retrouver la nécessaire souveraineté garante de toutes les libertés.

    Tout cela ne peut rester de vains mots.  Ces réalités doivent vivre. Il appartient à nous tous de le faire dans nos métiers, nos professions, dans nos familles et nos activités. Beaucoup de jeunes l’ont compris. Leur voix sans doute ne s’entend pas encore suffisamment, mais comme ils sont l’avenir, les veilleurs qu’ils sont actuellement, deviendront rapidement les acteurs de demain.

    Tels sont les voeux que je forme, en ce début d’année, pour vous tous ici présents et pour tous les Français. Pour la France.

    Je les accompagne de remerciements. Merci à ceux qui m’ont envoyé leurs voeux ainsi qu’à ma famille ; merci à ceux qui ont participé à la cérémonie d’aujourd’hui, les desservants mais aussi à tous ceux qui ont contribué à son organisation et à sa tenue.

    Puisse Saint Louis continuer à veiller sur la France et Saint Martin dont on commémore cette année le 1700ème anniversaire, continuer à l’inspirer. Merci.

     

    Louis, duc d’Anjou

     

  • Oraison funèbre de Louis XVI Saint-Denis, jeudi 21 janvier 2016

    Voici le texte de l’Eloge funèbre de Sa Majesté le Roi Louis XVI qui a été prononcé ce 21 janvier 2016 par le Révérend Père Augustin Pic o.p. (cf. > ici) au cours de la Sainte Messe de Requiem célébrée à la Basilique-nécropole royale de Saint-Denys.

    Nous sommes infiniment reconnaissants au Révérend Père Pic de nous en avoir communiqué le texte avec célérité et de nous avoir très amicalement autorisés à le publier.

    Nous souhaitons très vivement que ce non seulement très beau, mais surtout très profond enseignement ne fasse pas l’objet d’une lecture superficielle, mais qu’il soit lu et relu, approfondi et médité, en raison de l’excellence des vérités qu’il transmet avec autant d’élévation et de vigueur.

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    Statue de S.M. le Roi Louis XVI dans le déambulatoire de la basilique de Saint-Denys

    Orant de Sa Majesté le Roi Louis XVI
    dans le déambulatoire de la Basilique royale de Saint-Denys

    Oraison funèbre de Louis XVI

    Saint-Denis, jeudi 21 janvier 2016

    Tantus labor non sit cassus …

    Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

    Ainsi soit-il.

    A mesure que l’ancien fatalisme perdait de sa force, on pensa que les grands malheurs ont pour cause le libre choix des individus. Et, certes, à regarder ce que la raison, l’expérience et la Révélation enseignent, là est bien la vérité. Mais à considérer par ailleurs les complexités de l’Histoire, on ne saurait ignorer que tout ce qui arrive, en bon autant qu’en mauvais, résulte aussi des déterminismes, que produiront toujours en se compénétrant, et le mouvement du temps qui passe et l’enchaînement des effets à leurs causes. De sorte que nous pâtissons aujourd’hui d’erreurs, sottises ou méchancetés de nos Pères où nous n’eûmes aucune part, tout en commettant celles que nos enfants ou neveux à naître auront à supporter demain, sans avoir pu y mettre du leur. Et ce mal, sachons-le, durera dans la chair de péché qui est nôtre jusqu’à la fin du monde. Ainsi, sans le ravage du Palatinat par Louis XIV puis les guerres criminelles de Bonaparte, aurions-nous eu l’horrible Premier conflit mondial ? Mais sans les décisions irréfléchies des vainqueurs de 1918 d’une part, l’affligeante République de Weimar de l’autre, aurions-nous connu le sommet d’ignominie que fut le régime hitlérien ? Ou encore, sans l’oppression des masses ouvrières par une industrialisation anarchique dont s’indignait si justement notre pieux Henri V, aurions-nous eu le Communisme et par lui, autant qu’avec le Nazisme, des forfaits presque impossibles à décrire et à dénombrer ?

    Sentir assez cette conspiration des libertés délinquantes et des déterminismes historiques dut être, dès avant la Révolution et pendant, une souffrance bien grande et un impératif de dévouement bien fort pour le chef-né de la France. Chrétiens, c’est là ce que dut vivre, à l’intime et jusqu’à la mort

    TRES HAUT, TRES PUISSANT,

    TRES EXCELLENT PRINCE

    LOUIS XVI

    ROI de FRANCE et de NAVARRE.

    Lorsque le futur monarque vint au monde, tout en un sens était déjà consommé puisque le mal avait commencé bien avant lui. En un autre, la puissance de la grâce et la part restée bonne en l’homme après le péché d’Adam étant à jamais le ferment de tous les renouveaux, tout demeurait possible. Aussi montrerai-je d’abord quelle conscience eut Louis de la perversité de son siècle, et non seulement de son siècle mais des deux qui l’avaient préparé ; je dirai ensuite et surtout quelle espérance contre toute espérance il garda en Dieu et en ses chers Français, et quelle leçon il laisse ainsi, à tous les cœurs désireux aujourd’hui encore de s’élever eux-mêmes et d’élever autrui.

    I

    Dans le premier temps de sa réflexion sur la crise révolutionnaire, soit dès 1789, l’abbé Barruel expliqua celle-ci non, comme à partir de 1792, par le fameux triple complot, philosophique, maçonnique et illuministe mais par la seule philosophie du XVIIIe siècle. Loin de s’en tenir là toutefois, c’est ultimement par une décadence du clergé, et déjà bien ancienne, qu’il expliqua ce philosophisme même et son dessein de détruire, ou d’asservir au moins, le Trône et l’Autel.

    Remontons plus haut, donc. Des historiens ultérieurs ont assez montré l’ébranlement de la conscience individuelle et collective que produisirent les guerres religieuses du XVIe siècle, guerres dont l’origine fut, avouons-le, dans les scandales de la finissante Eglise médiévale presque autant que dans les erreurs de Luther. Et de là quel désenchantement, cynique et libertaire, habita ces jeunesses « d’après-guerres de religion » qui fleurirent entre 1580 et 1650, et quel sentiment d’une faillite radicale de la Chrétienté, injuste au fond mais vraisemblable à vues seulement humaines, anima tout ce qui prétendit, dès le temps d’Henri IV et de Louis XIII, préparer un avenir meilleur. Et c’est dans les horreurs d’une guerre de Trente Ans, aussi religieuse en son fond qu’au siècle précédent, plus tard encore dans l’interminable querelle de la grâce et dans celle du pur amour, dont le Christianisme sortit durablement ridiculisé aux yeux des mondains qu’il devait convertir, enfin dans l’échec, au tournant de 1700, de la réunion tant attendue des Eglises qui sembla consacrer à jamais la rupture du XVIe siècle et le relativisme religieux, c’est dans ces faits, dis-je, et bien d’autres, que l’incertitude et l’errance des cœurs et des esprits, souvent respirées dès la naissance et absorbées dès le lait maternel, trouvèrent leur irréversible aggravation.

    En voici pour symbole, le Régent, d’après l’abbé Proyart, historien contre-révolutionnaire, et contemporain si méconnu, de l’abbé Barruel : « Dans l’emportement de ses passions, écrit-il, il prétendait que la conscience n’était qu’une chimère mais … il en était sans cesse obsédé, et plus cruellement les jours consacrés aux plus saints mystères de la Religion. La monstrueuse affectation qu’il mettait à profaner ces jours … trahissaient visiblement mais ne guérissait pas les frayeurs secrètes dont le retour de ces solennités remplissaient son cœur coupable ». Voyez, donc, chez un seul, ce vertige intérieur de toute une société, chrétienne encore par le fond, mais que l’air du temps pervertit et entraîne presque malgré soi au pire ; voyez l’enchevêtrement des libres décisions mauvaises, et d’un état d’empêchement au bien, où une sorte d’hérédité de la rébellion jetait la conscience française. Comment ne pas penser alors aux paroles de Dieu selon Son Prophète, reprises par Jésus-Christ Lui-même : Je les ai aveuglés pour qu’ils ne voient pas, sinon ils comprendraient et se convertiraient. Mystérieux croisement des choix humains et des dispositions divines.

    Quelle exacte perception eut Louis XVI d’un pareil état ? Moraliste, il n’ignora pas la force subversive des passions charnelles lorsqu’elles entendent substituer un ordre temporel humain à celui que Dieu veut. Historien et politique, il sut quels maux les clergés attiédis ou dévoyés et les querelles religieuses valent à tous les royaumes. Sans doute pensa-t-il à ce sujet comme Louis XIV dans ses Mémoires et Réflexions au Grand Dauphin, document dont il remit personnellement le manuscrit au général de Grimoard, en 1785, pour qu’il fût publié : « L’Eglise, disait le grand roi, sans compter ses maux ordinaires, après de longues disputes sur des matières … dont on avouait que la connaissance n’était nécessaire à personne pour le salut, les différents s’augmentant chaque jour avec la chaleur et l’opiniâtreté des esprits, et se mêlant sans cesse à de nouveaux intérêts humains, était enfin ouvertement menacée d’un schisme par des gens d’autant plus dangereux qu’ils pouvaient être très utiles, d’un grand mérite, etc. ».

    Bref, quoi qu’il en soit de ses limites ou de ses erreurs, Louis XVI eut conscience du mal, très désolé de l’abaissement moral et spirituel de ses peuples et de la perte de ce qu’on appelait en ce temps-là l’esprit public, c’est-à-dire de tout souci pour le bien commun, temporel et éternel.

     

    II

    Formé politiquement et spirituellement, ce prince professait, au moins d’intention et pour l’essentiel, une juste conception de l’humain, une anthropologie chrétienne, et en ce sens, l’homme des Lumières qu’il fut indubitablement n’en demeura pas moins jusqu’à sa fin à l’opposé de ces Lumières, qui réduisaient et réduisent encore aujourd’hui le sommet, que nous sommes, de toute la création visible, à n’être qu’animal et machine, à n’exister que pour la chair et la sensualité.

    Ce chrétien, donc – et mûri par l’épreuve – regardait l’homme comme à la fois déterminé par ses contextes dans l’espace et dans le temps, la seule liberté pure et absolue étant Dieu, et libre par nature et sous la grâce. De sorte que ce Fils de saint Louis, ultimement désabusé, ultimement résigné, osons dire même ultimement et intimement usé, garda j’en suis sûr, et emporta dans cette mort qui, nous le souhaitons, le fit monter au ciel, la certitude que la victoire sur tous les déterminismes d’une part et toutes les perversions de l’autre est, de par Dieu, et demeure, une possibilité et une vocation, une grâce et un devoir. Et de nos jours, où plus rebelles sont les libertés et plus oppressants que jamais ces déterminismes, à un point que ni lui ni personne en son temps n’eussent imaginé ou conçu, pareille vérité ne laisse pas de s’imposer à nous avec une force nouvelle.

    Dans la tristesse de ses derniers temps, Louis XVI apparaît donc, majestueux et humble, en rien moins qu’en homme et en roi de l’espérance. Si en effet la formule « Le roi ne meurt pas en France » fut, à la veille de la mort, sa dernière profession monarchique, elle exprima aussi sa certitude qu’au fond de nous resteront toujours, tant qu’il y aura une France, l’amour et la nostalgie de celui qui doit l’incarner. Au cœur d’un Français, non, la figure royale ne saurait mourir.

    Mais il y a plus. En disculpant le Peuple du sacrilège que fut le régicide, il entrevit la permanence de son Christianisme au-delà du bouleversement ou de la cessation de la Chrétienté. Et le cours même de la Révolution lui donnera raison, car la Terreur, on le sait trop peu, s’explique en partie par la furie que suscita, vigoureuse, la résistance sacerdotale et laïque d’une religion que les naïfs ou les menteurs disaient usée par tant de siècles. Or, pour avoir alors donné si grand nombre de saints et de martyrs, pour avoir opéré par la suite un relèvement spirituel comme celui dont s’honore le XIXe siècle, ne fallait-t-il pas que quelque chose de la Foi fût resté intact dans les entrailles de la Nation ? Et pour avoir suscité récemment encore les protestations que l’on sait, de toute une jeunesse, contre les lois que l’on sait, ne faut-il pas que, par un côté, la France tienne encore et toujours, trop peu mais réellement, aux promesses d’un Baptême qui fut mystérieusement le sien autant que celui de Clovis ? Oui, Louis XVI resta, dans l’insondable chagrin des derniers mois de sa monarchie puis de sa vie, l’homme de l’espérance, et c’est à ce titre, plus qu’à bien d’autres peut-être, qu’il garde un droit, le droit, par-delà plus de deux cents ans, à notre gratitude, à notre vénération et, dans la personne de son successeur, à notre fidélité.

    Cédons la péroraison, bien chers Frères, à Mgr Freppel, grand évêque si justement apprécié d’Henri V. Car les paroles vibrantes qu’il prononça en 1873, quelques mois seulement avant l’affaire du drapeau, disent bien, quatre-vingts ans presque jour pour jour après le triste 21 janvier, le fond du cœur de celui que nous commémorons : « Le plus grand des malheurs pour un siècle ou pour un pays, c’est l’abandon ou l’amoindrissement de la vérité. On peut se relever de tout le reste ; on ne se relève jamais du sacrifice des principes. Les caractères peuvent fléchir à des moments donnés et les mœurs publiques recevoir quelque atteinte du vice ou du mauvais exemple mais rien n’est perdu tant que les vraies doctrines restent debout dans leur intégrité. Avec elles, tout se refait tôt ou tard, les hommes et les institutions, parce qu’on est toujours capable de revenir au bien lorsqu’on n’a pas quitté le vrai. Ce qui enlèverait jusqu’à l’espoir même du salut, ce serait la désertion des principes, en dehors desquels il ne se peut rien édifier de solide et de durable. Aussi le plus grand service qu’un homme puisse rendre à ses semblables, aux époques de défaillances ou d’obscurcissement, c’est d’affirmer la vérité sans crainte, alors même qu’on ne l’écouterait pas car c’est un sillon de lumière qu’il ouvre à travers les intelligences, et si sa voix ne parvient pas à dominer les bruits du moment, du moins sera-t-elle recueillie dans l’avenir comme la messagère du salut ». Voilà ce qu’on peut lire dans le Panégyrique de saint Hilaire, du 19 janvier 1873.

    Que celui qui fut à sa manière un sillon de lumière et dont la voix reste en quelque sorte la messagère du salut de la France, alors même qu’après le bien on en vient désormais à quitter aussi le vrai, soit pour elle et pour chacun de nous s’il a plu à Dieu de le mettre en cette position, un puissant intercesseur, au côté du saint roi de sa dynastie et sous le manteau de la Vierge de l’Assomption, notre Mère et Patronne à jamais.

    Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

    Ainsi soit-il.

     

    Source : ICI

  • Bonne et sainte année 2016 !

      Bonne et sainte année 2016 ! 
     

    Le cercle Robert de Baudricourt vous présente ses meilleurs voeux,

    Nous prions le Saint enfant Jésus, Notre très douce Dame et Saint Joseph de répandre sur la Famille Royale, sur la France, sur vous, sur vos familles et sur tous ceux qui vous sont chers,
    de très abondantes grâces et bénédictions célestes, afin que 2016 soit une très bonne et sainte nouvelle année !
     
      

  • Joyeuse fête de la Nativité !

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  • Rosaire pour la France

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  • Discours du prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, pour commémorer le tricentenaire de la mort du Roi Louis XIV (1715-2015)

    Chers Amis,

    4154280448.JPGAlors qu’il y a quelques mois, nous apprenions qu’allait se tenir à Versailles la passionnante exposition Louis XIV et que nous organisions une soirée en hommage au grand roi, autour de la conférence qui nous a tant intéressés, personne n’imaginait que la France serait frappée par un acte d’une barbarie infinie.

    La France frappée, et en particulier Paris, sa capitale. Paris, que le Comte de Chambord en 1870 alors que les ennemis étaient en son cœur qualifiait, de « la ville de Clovis, de Clotilde et de Geneviève, (...) la ville de Charlemagne et de Saint Louis, de Philippe Auguste et d’Henri IV, (...) la ville des sciences, des arts et de la civilisation ». L’ennemi, une nouvelle fois, est là !

    Frappée au plus profond d’elle-même car, répétant un geste que les révolutionnaires connaissent bien, les assassins ont pris les jeunes pour cibles. Faire mourir des enfants, c’est aussi pour une part, tuer les parents. Alors, ne supportons plus le déni, donnons leurs sens aux événements et aux mots, parlons en vérité : ceux qui ont commis ces massacres sauvages sont des assassins et des barbares sans foi ni loi.

    Ma compassion et mes prières vont à toutes les victimes et à leurs familles meurtries et j’adresse mes encouragements et félicitations aux forces de l’ordre et aux autorités judiciaires dont l’action dangereuse s’est révélée efficace ainsi qu’aux médecins et infirmières qui ont secouru et soigné, confrontés à des blessures de guerre bien inhabituelles pour eux.

    Mais comme héritier des rois, comme héritier d’une tradition, ayant élevé au rang des principes intangibles de la politique, l’état de droit garanti par les lois fondamentales, je ne peux, comme vous tous, que ressentir au plus profond de moi la tragédie que représentent de tels actes perpétrés sur notre sol, perpétrés contre la France et les Français.

    Évoquer cette tragédie en cette journée, où nous tenions à honorer le roi Louis XIV à l’occasion du tricentenaire de sa mort, apparait alors comme un vrai symbole, tant elle en est l’antithèse. En effet, qu’a voulu le roi, si ce n’est tendre vers le meilleur régime ? Le moins mauvais, en tout cas, sachant ce que sont les individus. Gouvernement d’équilibre entre Dieu et les hommes. Entre les égoïsmes de chacun et le bien commun pour tous. Entre tradition et progrès.

    S’il fut un grand souverain, celui dont le professeur Jean Christian Petitfils nous a si bien parlé ce soir, c’est qu’il a découvert tôt dans sa vie, lorsqu’il a décidé de gouverner personnellement, ces principes qu’il s’est appliqué ensuite à mettre en œuvre. Pouvoir d’équilibre et de maîtrise du monde naturel comme des hommes ; du monde spirituel comme des institutions. Pouvoir pour ordonner la société comme un jardin à la française, c’est-à-dire lui donner du sens, mais aussi pour permettre aux Lettres et aux Arts d’acquérir leur plein épanouissement. Sa mort fut à l’image de sa vie comme Madame Saule l’a si bien évoqué dans la remarquable exposition qu’elle a montée à Versailles et qu’elle m’a fait visiter cet après-midi. Sa mort résume sa vie et la magnifie. L’astre a alors rejoint les cieux !

    Mais celui que les hommes avaient peut-être jugé un peu vite, trop occupé de sa propre grandeur, ne la poursuivait pas pour lui-même mais pour la France dont il a fait un exemple donné au monde et un modèle de civilisation.

    Or, n’est-ce pas le message que l’on attend actuellement ? Notre société a besoin de sens et de modèles auxquels se référer. Ne faut-il pas, une nouvelle fois, rappeler la phrase si prophétique de saint Jean-Paul II, « France qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? »

    La France tient-elle toujours sa place ? Au fond d’elle-même peut-elle toujours dire qu’elle est un modèle à donner aux autres nations quand elle renie la vie, quand elle ne sait plus éduquer ses enfants, quand elle abandonne ses vieillards, quand elle baisse la garde alors que depuis près de 15 ans la menace était visible, quand elle oublie l’essentiel de son histoire et méprise la réalité au profit de l’idéologie ? Pour pouvoir être un modèle auquel le monde peut et veut adhérer, encore faut-il être exemplaire.

    La France vient de montrer qu’elle était capable de l’être dans le malheur et lorsqu’elle est attaquée, en retrouvant une certaine union ainsi que réalisme et lucidité. Elle doit continuer à le montrer à l’avenir. Reprendre sa place de veilleur et de sentinelle dont la vocation est de protéger et de promouvoir ses idéaux puisés aux sources chrétiennes et ses valeurs nées de l’héritage gréco-romain et polies par quinze siècles d’histoire. « Ne l’oubliez pas, c’est du retour à ses traditions de Foi et d’honneur, que la grande nation, un moment affaiblie, recouvrera sa puissance et sa gloire », écrivait le Comte de Chambord toujours si pertinent dans ses jugements. C’est cette France que le monde attend et espère surtout quand les barbares sont à ses portes, prêts à répandre la mort, le désespoir, la ruine et la désolation.

    Chacun à leur manière, Madame Saule et Monsieur Petitfils, à qui je tiens à redire tous mes remerciements, l’ont grandement montré. La première par l’exposition qu’elle offre à Versailles et qui j’en suis persuadé recevra de très nombreux visiteurs ; le second par ses talents d’historien et tous ses travaux dont la conférence de ce soir nous a donné un aperçu trop bref mais si convaincant.

    La dynastie capétienne depuis les premiers temps, a toujours accompagné la France dans ses moments de gloires comme dans ceux d’épreuves : à Bouvines et à Rocroi, comme à Crécy et Malplaquet. Chaque fois, elle a apporté son message d’espoir. Incarnée dans une famille, elle sait, plus que tout autre, qu’il y a toujours une génération pour prendre la relève. Louis XIV laissant la France aux mains d’un enfant de 5 ans le savait. Son héritier incarnait la jeunesse du monde. La jeunesse de la France sans cesse renouvelée, celle qui porte notre avenir.

    Par l’intercession de Saint Louis, protégeons notre pays et transmettons notre héritage à nos enfants.

    Merci de m’avoir écouté.

    Louis de Bourbon, duc d’Anjou
  • RÉFLEXION SUR LES ÉLECTIONS RÉGIONALES

    Le fondamentalisme démocratique

     

    La République nous invite à voter le 6 décembre. Il s’agira d’élire des conseillers pour les régions redessinées par un gouvernement minoritaire.

    Treize régions vont se substituer aux 22 régions métropolitaines actuelles. A-t-on demandé aux peuples de France de se prononcer sur ce découpage ? Non.

    On a voulu, dit-on, « redonner sens et cohérence à l’administration territoriale de l’État ». Il fallait créer des régions plus grandes, plus peuplées, capables de rivaliser avec les plus grandes régions européennes. C’est ainsi que Champenois, Ardennais, Lorrains et Alsaciens, se retrouvent dans une seule région sans nom, sans identité. Mais le fondamentalisme démocratique n’a que faire de l’avis des citoyens.

    Dès le départ, la Révolution a amorcé un processus de déstabilisation et de guerre intérieure permanent. Elle n’est pas un facteur d’unité nationale puisqu’elle nie les traditions, les origines, et rejette une partie de la « nation ». De par ses institutions, les individus et les peuples sont progressivement dépossédés de leurs prérogatives politiques. Le peuple souverain n’est qu’un écran de fumée. Les communautés artificielles soumettent la personne à la tyrannie des partis. Face à un État tout-puissant, la démocratie égalitaire transforme l’individu en un numéro de sécurité sociale. La pensée révolutionnaire postule la rupture radicale avec le passé. Elle entend détruire les racines pour constituer un homme nouveau, un être plus proche du robot, plus soumis, meilleur esclave.

    Quant à nous, légitimistes, nous nous référons à la plus ancienne doctrine politique, celle qui a fait la France. Le roi, dans ses ordonnances, parlait de « ses peuples » et, au moment du rattachement à la couronne de telle ou telle communauté, le souverain s’engageait à respecter ses libertés. Son rôle était celui d’un arbitre garant du bien commun général.

    Entre la Cité et le citoyen, en vertu du principe de subsidiarité, les corps intermédiaires offrent à l’homme de réelles parcelles d’autorité. Ils concourent au bonheur de leurs membres et leur apportent protection, responsabilités, honneur et dignité dans le service du bien commun. Dans notre pays, trop longtemps soumis à la dictature jacobine, la décentralisation s’avèrera être une nécessité absolue pour la monarchie restaurée.

     

    Pierre Bodin

    Source : Fédération Bretonne Légitimiste

  • [Attentats à Paris] Communiqué du prince Louis de Bourbon.

    "Au moment où la lâcheté provoquant l'horreur endeuille Paris et la France toute entière, je fais part de ma profonde émotion.

    Mes pensées et mes prières vont aux victimes et à leur famille. Aux morts et aux blessés innocents. Aux gardiens de la sécurité et de la santé.

    Au-delà de la douleur et de l'indignation, face à cet acte de guerre, il appartient à tous d'être responsables et confiants en l’avenir. Comme en d'autres temps troublés, la France retrouvera sa paix et sa grandeur par l'union autour de ce qui a toujours fait sa force et sa constance, ses valeurs, puisées aux sources de son histoire».

    Louis de Bourbon, duc d’Anjou

    Louis xx.jpg

  • réunion du cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h30 le samedi 21 novembre 2015, à Nancy.  baudricourt.gif

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

  • NEC PLURIBUS IMPAR

    00.jpgLa devise de Louis XIV a pu être comprise dans des sens différents dont les traductions se télescopent telles que :

    - Au-dessus de tous

    - A nul autre pareil

    - S'agrandir

    -Avoir conscience de la primauté ...

    Elles ont toutes été empreintes, pour les esprits chagrins, d'une notion de "supériorité" fort mal interprétée, d'orgueil indécent et probablement de mépris pour le reste de l'humanité.

    LOUIS XIV en avait expliqué le sens au Dauphin sous cette forme de réflexion : "suffisant seul à tant de choses, je suffirais sans doute encore à gouverner d'autres empires, comme le soleil, d'autres mondes, s'ils étaient également exposés à ses rayons".

    Sa vision de "grandeur" pour le pays et pour la Monarchie ne laisse pourtant aucun doute sur sa nature glorieuse, sa politique rigoureuse et comme l'ont brocardé à satiété les voyous républicains (de toutes les tendances) : "une certaine idée de la France..."

    Roi ou Soleil, Roi-Soleil, par son règne, il partage également la lumière en tous lieux, produit la vie, la joie et l'action dans une course constante et invariable, dont il ne s'écarte jamais et ne se détourne point.

    S'agrandir, avoir conscience de la primauté... la devise NEC PLURIBUS IMPAR comme le nom Roi-Soleil traduisent ni plus, ni moins que le sens des DEVOIRS D'UN PRINCE.

    Pas des DROITS comme la majorité des présidences non ! des DEVOIRS.... ceux d'un père à l'égard de sa famille, ceux d'un roi à l'égard de son "bon" peuple.

    Les mots ont un sens auquel, entre autres, la vulgarité d'esprit s'est attaquée ; lorsqu'on le dégrade, l'idée elle-même s'estompe et finit par disparaître sans que le dommage causé soit réellement visible de prime abord. Hier nous avons abordé celui des mots gouvernement, gouvernance et règne et mis en exergue leurs différences fondamentales, subtilement dissimulées pourtant afin d'en recouvrir la réalité.

    On aura tendance à prétendre que la devise "Au-dessus de tous" couvre tout l'orgueil de la Monarchie, c'est oublier un peu vite que 1200 années de REGNE ont construit la France et qu'il a suffi de 200 années de gouvernement et 20 années de gouvernance (sans fierté sans panache et sans honneur) pour mettre à bas cette oeuvre rayonnante qui a permis à la Monarchie de placer notre pays au premier rang mondial dans tous les domaines.

    Sonja

  • réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h30 le samedi 03 octobre 2015, à Metz.  baudricourt.gif

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

  • Mobilisation des ecclésiastiques et religieux pour le Roi

    Une confrérie prie pour le Roi
    mardi 1er septembre 2015 par Saintclerc Enregistrer au format PDF

    arton205.jpg« En cette heure tragique de l’histoire humaine » (Pie XII), le premier Ordre du Royaume se doit de montrer l’exemple, éclairant et confortant le peuple chrétien. En effet, infidèle à sa mission et à l’ordre voulu par Dieu, la France s’enfonce toujours davantage dans la décadence, la crise et l’enfer d’une vie sans Dieu. Le Clergé catholique, de par le Sacrement de l’Ordre qu’il a reçu malgré son indignité, a un rôle essentiel à mener dans le plan de restauration de l’ordre divin, de réévangélisation de la France et de l’Occident, en remplissant pleinement son rôle d’intermédiaire, de médiateur entre Dieu et la France, confiée au Fils aîné de Son Église.

     

  • Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

    La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 15h30 le samedi 12 septembre 2015, à Nancy.  baudricourt.gif

     

    Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

  • 103e pélerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray

    chambort.jpg

    26 et 27 septembre 2015

    Bref historique

    Le premier pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray a eu lieu en 1844 pour le 25e anniversaire d’Henri V (Comte de Chambord).
    Arrêté en 1914, il a été repris en 1983. À la demande de l’Union des Cercles Légitimistes de France, il est organisé par la Fédération Bretonne Légitimiste. Témoignage d’adhésion et de fidélité aux principes qui ont fait la France, ce pèlerinage est le garant de la force des cercles légitimistes dont la vocation est d’œuvrer au renouveau de notre pays en lui redonnant ses Institutions naturelles.

    Inscriptions

    PDF - 360.8 ko
    Bulletin d’inscription

    Télécharger le programme et l’inscription :

    Programme

    Samedi 26 septembre

    • 13 h 45 : Accueil rue de la Fontaine (près de la Scala Santa)
    • 14 h 00 : Marche des pèlerins (volontaires) : Rendez-vous devant l’église de Plescop.

    Pour les marcheurs

    • 14 h 30 : Départ de la marche (de Plescop à Mériadec : 7,5 km)
    • 16 h 30 Pause à Mériadec. Possibilité de prendre la marche en cours de route (de Mériadec à Ste-Anne-d’Auray : 6,2 km)
    • 18 h 30 : Arrivée de la marche devant la fontaine à Sainte-Anne-d’Auray.

    Pour les non-marcheurs

    • 14 h 30 : Circuit automobile (8km) : « Sur les pas de Pierre de Keriolet, le converti »
    • 18 h 00 : Chapelet devant la Fontaine à Sainte-Anne d’Auray

    Pour les marcheurs et non-marcheurs

    • 19 h 30 : Buffet d’accueil du Pèlerin (près de la basilique), puis veillée

    Dimanche 27 septembre

    • 9h30 : Confessions-Chapelet, à la chapelle du Champ des Martyrs
    • 10 h 00 : Messe à la chapelle du Champ des Martyrs puis renouvellement de la consécration de l’UCLF au Sacré-Cœur
    • 12 h 00 : Dépôt de gerbes au monument du Comte de Chambord. Allocution du président de l’UCLF. Chants.
    • 12 h 30 : Repas au Restaurant Le Lain, 1 rue abbé Allanic
    • 15 h 00 : Conférence : « Louis XIV ».
    • Après-midi : stands
    • 17 h 30 : Clôture de la journée

    Renseignements

    • Courrier : Fédération Bretonne Légitimiste (F.B.L.) : B.P. 10307 35703 Rennes cedex 7
    • Tél : 09 97 45 46 80 - 06 28 35 51 60
    • Mél : cerclejeandebeaumanoir@orange.fr

    Source : VLR

  • Les Cahiers de l’Université d’été de l’UCLF

    L’A.B.C. du royalisme
     
    Source : VLR
     

    L’Union des Cercles Légitimistes de France propose déjà plusieurs outils de formation comme son Programme des études politiques ou le Manifeste légitimiste. Les Cahiers de l’Université Saint-Louis constituent, eux-aussi, une synthèse de la pensée royaliste facilement utilisable dans le cadre d’un travail en cellule d’étude. Chaque année, de nouveaux textes illustrant la pensée légitimiste sont ainsi publiés. L’édition de l’Université d’été 2015 est maintenant téléchargeable.

    Télécharger les Cahiers de l’Université Saint-Louis

     

    PDF - 3.7 Mo
  • Une journée à 100 % légitimiste, sur les hauteurs de la colline de Sion-Vaudémont !

    sion-vaudémont.jpgPour cette première journée conférences dans l'Est de la France, les cercles Robert de Baudricourt (Lorraine) et St-Materne (Alsace), associations adhérentes à l'UCLF, ont eu l'honneur de recevoir Monsieur Bodin Pierre président de l'Union, sur les hauteurs de la Colline de Sion-Vaudémont dans un cadre parfaitement adapté, à plus de 500 mètres d'altitude avec vue exceptionnelle sur l'ancien duché de Lorraine.

    A l’arrivée, les participants pouvaient profiter des stands mis à disposition : foire aux livres, insignes, broche à fleur de lys, drapeaux royalistes, bannières, table de presse (gazette royale), bulletin d'adhésion etc... En ce milieu de matinée, la chaleur n’étant pas encore au maximum, des chants royalistes et de tradition ont été entamés avec enthousiasme. A 11H00, tout juste après le discours d'ouverture du président Lorrain ; notre premier conférencier Monsieur Philippe Pichot-Bravard a su rapidement captiver l'attention du public sur le thème « les idées du duc de Saint-Simon », mémorialiste et chroniqueur du siècle de Louis XIV.

    Balisage.jpgVers 12h30, les participants sont invités à se diriger vers le restaurant de la colline pour le déjeuner. Sion-Vaudémont offre un cadre idéal pour une petite promenade digestive sous un ciel bleu magnifique et ensoleillé, alors que d'autres préfèreront retourner dans la salle pour profiter des stands.

     Le second conférencier initialement prévu, ayant été malheureusement retenu par d'autres obligations. Vers 15h30, Monsieur Reny, président du Cercle de Lorraine, a présenté sa conférence sur le thème « des frères Baillard », démontrant les malheurs provoqués par la monarchie de juillet tout comme la dangerosité des doctrines ésotériques.

    A 17H00, le président du Cercle légitimiste St-Materne prenait la parole pour prononcer son discours de clôture appelant à la mobilisation des forces soucieuses de porter l'espoir de la restauration monarchique ; et pour terminer en remerciant toutes les personnes présentes pour l'intérêt qu'elles ont portées à l'action commune menée par nos cercles.

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    Accueil

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    Arrivée à Sion-Vaudémont

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    Chants Royalistes et de tradition.

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    Présentation des objectifs de l'UCLF par Pierre Bodin

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    Le président du cercle St-Materne (Alsace), et le président du cercle Robert de Baudricourt (Lorraine)

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    Discours d'ouverture, par le président du cercle Robert de Baudricourt

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    Conférence de Monsieur Philippe Pichot-Bravard

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    Un public très attentif

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    Stands, boutique...

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    Stands, boutique...

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    Table de presse

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    Foire aux livres

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    Stands, boutique..

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    Restaurant de la colline

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    Restaurant

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    Restaurant

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    Promenade sur les hauteurs de Notre Dame de Sion

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    Conférence de Reny.F

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    Discours de clôture du président du Cercle St-Materne

     

  • Discours prononcé par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou Cérémonie de mémoire et de fidélité devant le monument du Comte de Chambord à Sainte-Anne d’Auray

    Monu.jpegMessieurs les Présidents

    Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs

    Chers Amis,

    Sur cette terre bretonne, une nouvelle fois se retrouvent les Bourbons et ceux qui leurs demeurent fidèles ; ceux qui continuent à mettre leur espoir dans le modèle de société qu’avaient su créer les mille ans de royauté française.
    Cent douze ans après la mort du Comte de Chambord nous voici réunis pour lui rendre l’hommage qui lui revient. Je suis heureux de pouvoir remercier en premier à travers son Président, l’association Saint-Henry qui, depuis un siècle, entretient ce monument. Ainsi, année après année, des pèlerinages placés notamment sous l’égide de l’Union des Cercles Légitimistes, peuvent s’y tenir pour honorer celui que l’histoire reconnaît comme Henri V. Plusieurs fois invité, je n’avais encore pu m’y rendre. Je suis très heureux que ce puisse être le cas aujourd’hui et que la Princesse Marie-Marguerite puisse être à mes côtés. Il s’agit en effet d’un lieu important du souvenir.

    Mais le souvenir ne se suffit pas à lui seul.
    Nous connaissons tous les mérites du Comte de Chambord, roi de l’exil, qui fut une des personnalités incontournable de son siècle, tant en France que sur la scène internationale.
    Sa mémoire est importante aussi pour notre époque. Les qualités de l’homme et les idées qu’il ne cessa de défendre peuvent nous aider, aussi et toujours, à préparer l’avenir. Le Comte de Chambord n’était pas un homme du passé. Ses écrits montrent combien il avait le sens des événements et comme il voyait les problèmes de son temps. Il a su ainsi encourager ceux qui se préoccupaient des questions sociales dans un monde en pleine mutation institutionnel et économique. N’est-ce pas là un appel pour nous-mêmes. Notre génération est confrontée également à des transformations de grande ampleur. La mondialisation des échanges modifie les rapports de force, comme au XIXe siècle la centralisation remettait en cause les libertés locales. À l’exemple du Comte de Chambord, il nous appartient, à tous, de voir comment nous pouvons réfléchir et agir en fonction des nouveaux enjeux. Ne pas rester figés sur la nostalgie d’un monde passé mais créer le monde de demain sur les principes de la tradition.
    Tel est bien, en effet le message du Comte de Chambord. Être ouvert à son temps, ce n’est pas en accepter benoîtement les dérives et les propositions contre nature. Au contraire il s’agit de prolonger la mission de progrès qui a toujours été celle de la royauté française. Il y a cent cinquante ans l’héritier de la Couronne était confronté à la société industrielle et à ses dérives. Ce sont ces dernières qu’il refusa et notamment les conditions faites aux ouvriers, mais pas les progrès économiques. Ce qu’il rejetait c’était une économie perdant ses repères et la naissance des premiers désordres qui se traduisaient par des atteintes à la dignité de l’homme. De nos jours nous sommes confrontés à une grave crise éthique. Notre société acceptera-t-elle des débordements contre nature qui remettent en cause les fondements de la vie ? La famille est attaquée et peine à maintenir son rôle d’éducatrice et de protectrice de la vie. De la naissance à la mort, l’homme est actuellement confronté à des multiples assauts. Redonner du sens à la vie. Être des porteurs d’espoir. Ré-enchanter la société, tel est notre devoir.
    Il s’impose à l’égard de notre pays et à tous les Français. N’ayons pas peur ! Ne soyons pas découragés,
    C’est tout un symbole que de pouvoir le rappeler ici, à Sainte-Anne d’Auray. Nous sommes ici dans un lieu de pèlerinage parmi les plus importants de France. Un lieu qui a été honoré de la visite du saint Pape Jean-Paul II, en 1996. Ce Pape fut celui d’un combat qui paraissait bien improbable, la chute du communisme. Le Comte de Chambord fut aussi l’homme des combats qui paraissent impossibles. Il n’est pas remonté sur le trône de ses ancêtres mais il a conservé intact le principe de la royauté sans l’affadir, ni le compromettre.
    Il nous appartient de continuer son œuvre de fidélité et d’espoir, et de lui rendre l’hommage qui lui revient.
    Devant ce monument, souvenons-nous que nous sommes les veilleurs de la mémoire, en charge de transmettre des valeurs dans lesquelles nos enfants puiseront pour continuer à écrire l’histoire de France.

    Merci de m’avoir écouté.

    Louis duc d’Anjou
  • Visite de Louis de Bourbon au Champ des Martyrs à Brec’h, en hommage aux combattants de la chouannerie

    dieu.jpegMonsieur le Maire,

    Mesdames et Messieurs,

    Chers Amis,

    Chers Amis de la fidélité et du souvenir,

    Nous voici réunis en un lieu qui marque le souvenir de bien des sacrifices survenus après beaucoup d’espoirs, mais aussi un lieu qui symbolise bien des regrets. Pourtant, le succès semblait à portée de mains ; la présence d’un Prince à proximité était un évènement considérable et si attendu ; l’aide des anglais était susceptible de contribuer à la victoire de façon décisive. Le drapeau blanc pouvait, leur semblait-il, retrouver le chemin de Paris depuis la Bretagne fidèle !

    L’histoire ne s’est pourtant pas déroulée ainsi et la terre a rougi du sang des victimes sacrifiées à leur conviction pour une société dans laquelle Dieu devait avoir la première place, à la défense de leurs prêtres et de leur foi, à leur sens de l’honneur et à la conception qu’ils avaient des libertés provinciales, jamais remises en cause depuis l’union de la Bretagne à la France.

    Épisode tragique de la guerre menée par les Chouans qui avaient mis tous leurs espoirs dans le débarquement de Quiberon, première étape vers le retour de l’héritier des lys sur son trône. Cela aurait épargné bien des souffrances et des vicissitudes au peuple français et en particulier une guerre civile, prémisse de toutes celles que les dix-neuvième, vingtième et début de vingt et unième siècles devaient connaître[...]

    Je me permets de paraphraser l’illustre Chateaubriand pour dire que le sang de vos aïeux teinte pour l’éternité la bannière de France. Il faut leur rendre hommage. Le souvenir du sacrifice de ces milliers de victime demeure présent et leur mort, il y a deux cent vingt ans, n’a pas été vaine. Le fait même que, plus de deux siècles après, cet épisode tragique soit encore si présent dans les mémoires, atteste de son poids pour notre époque pourtant si chargée en génocides de toutes sortes.

    À plusieurs reprises ce « Champ des Martyrs » a été honoré par des visites princières et cela dès la Restauration. La Duchesse de Berry est venue inaugurer ce monument. Je me souviens encore que ma Grand-Mère qui, lorsque j’étais jeune, présidait à ma place de nombreuses cérémonies, est venue s’y recueillir. Elle aimait cette région et où elle passa de longs séjours d’été dans une maison amie. Lors de mes précédents voyages en Bretagne je n’avais encore pu y venir. Je suis heureux de le faire, aujourd’hui, en compagnie de la Princesse Marie-Marguerite. Après nous, nos enfants viendront et ainsi le pacte qui lie les Bourbons à la si fidèle Bretagne sera maintenu.

    Le souvenir du passé doit nous aider à affronter les malheurs des temps présents. Nous ne devons pas avoir peur de nous engager pour nos familles et nos enfants. En étant les gardiens de la tradition, nous sommes les précurseurs du monde meilleur que nous souhaitons à nos héritiers.

    Notre société est aussi confrontée à de nombreuses tourmentes. Certes elles ne mettent pas nos vies en danger comme ce fut le cas il y a deux siècles, mais en attaquant les fondements de la famille, de l’éducation et de la vie, elles sont tout aussi dramatiques pour l’avenir. Mais gardons l’espérance ! « N’ayons pas peur », comme le répétait le saint Pape Jean-Paul II qui est venu en pèlerin lui aussi à Sainte-Anne-d’Auray il y a presque vingt ans.

    Placé dans une région dynamique qui accueille chaque année de très nombreux visiteurs et touristes, ce lieu doit demeurer un repère visible, offert à notre société contemporaine en quête de sens. Je ne peux qu’encourager tous les travaux de restauration entrepris par la Municipalité pour que vive ce lieu de mémoire. Les jeunes y puiseront ce qui manque souvent le plus, la gratuité de l’action humaine ; savoir donner de son temps ; risquer sa vie pour des exigences qui dépassent l’individu et ses égoïsmes. Voilà ce que nous apprend ce « Champ des martyrs ». La religion catholique nous enseigne que le sang des martyrs est le terreau dans lequel s’ensemence l’avenir. Ceux qui maintiennent leur souvenir année après année avec dévouement et persévérance doivent aussi être remerciés.

    En restant fidèles au sacrifice des anciens, nous sommes aussi les artisans de l’avenir ! Les morts qui reposent ici sont les sentinelles qui protègent notre société

    Merci de m’avoir écouté.

    Louis duc d’Anjou
    31 mai 2015