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25/08/2016

Message de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon

Message de
Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou,
de jure Sa Majesté le Roi Louis XX,
à tous les Français,
à l’occasion de la fête de Saint Louis,
25 août 2016.

Mes chers compatriotes,

14102612_675172389305105_3642204753127532474_n.jpgLa date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques événements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.

Or c’est justement au nom de l’histoire, mais sans nostalgie et dans un souci d’avenir meilleur, que je peux apporter quelque chose, au moment où la France, mon pays, subit une grave crise. Il me semble que les seuls remèdes politiques habituels ne suffiront pas à conjurer les dégâts et la profondeur du mal. Vu avec le recul des siècles et surtout l’expérience que cela donne, le mal qui atteint la France me parait double. Il y a d’abord une guerre de civilisation, déclarée par un ennemi plus ou moins visible et insidieux, et que désormais les gouvernants semblent enfin désigner par son nom mais, surtout, une très profonde et grave crise morale ou d’identité, sorte de cancer de l’intérieur qui nous affaiblit tout autant, peut-être même davantage, que l’ ennemi désigné.

De la guerre qui est menée à la France, à l’Europe, à la Chrétienté, que dire ? Accepter de mettre un nom sur les choses et donc les qualifier est déjà le meilleur moyen pour combattre. L’ennemi identifié, il s’agit de concevoir et de mettre en œuvre une politique étrangère et une politique intérieure qui répondent aux intérêts de la France et de l’Europe chrétienne dont nous sommes solidaires. Il s’agit ensuite d’avoir une stratégie et une tactique. Je ne doute pas que l’une et l’autre soient à la portée de nos gouvernants quels qu’ils fussent, s’ils acceptent de se remettre en cause, de se donner les moyens de la lutte et de faire confiance aux spécialistes. Faire parler la raison plus que le sentiment et l’idéologie. La France a toujours su mener les combats, ses forces armées sont reconnues par tous et partout, et le pays entier trouvera l’énergie nécessaire pour les soutenir. Déjà, force est de constater que de saines réactions ont commencé à apparaître.

La crise morale est plus grave. Les causes internes sont toujours plus complexes à combattre que les ennemis déclarés. Elles le sont notamment parce qu’elles ont souvent des origines plus profondes, plus lointaines. Mais l’histoire dont par ma naissance je suis en quelque sorte le représentant comme héritier et successeur des souverains qui, patiemment, siècle après siècle, ont façonné la France, l’histoire montre que les crises de conscience ne sont pas insurmontables. C’est même souvent de l’épreuve et de la rupture avec des habitudes passées qui endorment plus qu’elles ne font progresser, que la France s’est constituée. Dès l’origine ! Epreuves et rupture, avec Clovis qui fait passer la Gaule du rang de province romaine à celui de royaume libre et autonome ; épreuves et rupture avec la renaissance carolingienne ; puis avec le renouveau de la souveraineté au XIIIe siècle, celui de Bouvines et de Saint Louis ; et je continue avec le renouveau d’après la guerre de Cent ans qui avait pourtant laissé la France exsangue et quasi à la merci d’une dynastie étrangère. Que dire de la Renaissance qui a suivi le désastre de Pavie, de celle d’après les Guerres de Religion ou encore du sursaut admirable de tout le pays dans les premières années du XVIIIe siècle alors que Louis XIV devait faire face à une Europe une nouvelle fois coalisée. Oui, il y a un ressort très français qui veut que notre pays même malmené, même quasiment abattu, ne capitule pas.

pq9ctnEA1z-u_w6eJW3v_mb8N3U.jpgCes sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.

Certes cela a pris des contours bien différents selon les âges, mais le principe a toujours subsisté ; certes il y a eu parfois de mauvaises politiques mais justement reconnues comme telles. Mais l’histoire nous enseigne aussi qu’il y a des limites à ne pas franchir, des principes non négociables : la souveraineté de l’état, le primat du bien commun contre les intérêts particuliers, les libertés notamment collectives pour garantir les particularismes hérités de l’histoire des lieux, etc.

L’histoire nous apprend aussi et surtout qu’un peuple est grand quand il a des motifs de partager une vision commune de sa destinée c’est-à-dire de son avenir ; de donner de lui-même pour des causes qui le dépassent mais qui le font entrer dans l’histoire. Tel est bien ce qui a produit les grands artistes, les grands savants, les grands capitaines et les conquérants ; les gloires nationales que nos livres, nos mémoires, nos chansons exaltaient. Durant longtemps, de l’épopée des grognards de l’Empire au « debout les morts ! » de la Guerre de 14-18, les régimes nouveaux ont continué à évoquer ce récit national. La mystique de la Patrie avait su remplacer l’amour pour le Roi et la Couronne. Mais qu’en est-il actuellement ? Quelle « mystique » est-elle offerte aux jeunes depuis deux ou trois générations ? Celle du consumérisme et du matérialisme ; celle de la culture de la mort ; celle du jeu et du moindre effort, celle de la toute-puissance de l’argent. Depuis des décennies ont été élevés au rang de nouvelles valeurs l’individualisme, l’abandon de la notion de service et de sacrifice, le relativisme, l’immanence et, comble, la négation des épisodes glorieux de notre histoire dont il faudrait s’excuser ! Tout cela a détruit peu à peu les fondements de la société qui n’a plus su intégrer ceux qui frappaient à sa porte et qui, surtout, a ôté tout souhait et désir de s’intégrer à la France devenue plus un contre-modèle qu’un modèle.

Il me semble que la cause première de ce triste état des lieux est avant tout l’abandon des repères notamment religieux par notre pays c’est-à-dire ces limites sans lesquelles les libertés ne sont plus que des licences dangereuses tant pour l’homme que pour la société. Ainsi, en un peu plus de deux siècles a été porté profondément atteinte à notre identité, française et chrétienne. Les repères perdus, l’avenir est difficile à construire ! Aussi, nourrie de bonnes intentions comme le prétendent ses partisans, la laïcité républicaine n’en est pas moins un leurre. Elle nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères.

Les jeunes ont besoin de grandeur, besoin d’espérance. Une société qui désespère et désenchante sa jeunesse n’a plus sa place. Il faut revenir de cet esprit d’abandon. Il faut retrouver enthousiasme, désir de se dépasser et, surtout, volonté. Retrouver la ferveur de Bouvines et de Patay, celle que montrent les champions sportifs prenant exemple sur les saints ou les militaires. Offrir des perspectives qui présentent leur part de gratuité et de grandeur. Ces occasions ne manquent pourtant pas aujourd’hui où les combats à mener sont nombreux : ceux pour redonner à la vie humaine sa place avec ses multiples facettes depuis l’éthique oubliée dans les états riches jusqu’aux problèmes de malnutrition dans les pays pauvres ; ceux pour rendre notre planète plus durable après qu’elle a été souvent saccagée par l’inconscience de plusieurs générations ; ceux pour faire accéder le plus grand nombre à l’instruction sans laquelle il n’y a pas d’échanges possibles entre les hommes. Savoir se parler et pouvoir se comprendre !

Redonner le goût du bien commun et se souvenir que la France est d’abord une communauté forte de son identité façonnée par ses racines gréco-latines et chrétiennes.

Heureusement, bon nombre de jeunes l’ont retrouvé d’eux-mêmes dépassant les faux maîtres qui les trompaient plus qu’ils ne les formaient. Depuis plusieurs années on les voit veiller sur leur pays ; retrouver les fondamentaux de la philosophie notamment politique, renouer avec les valeurs du don, de la gratuité sans lesquelles il n’y pas de bien commun possible. On les voit surtout retrouver le sens de la famille et de la vie sur lequel ils assoient leurs perspectives d’avenir. Le monde appartient aux jeunes et à ceux qui donnent du sens à leur vie. L’histoire de France nous l’enseigne.

J’ai voulu le rappeler car, en invoquant l’aide de Saint-Louis, mon aïeul, mais aussi celle de tous les saints et saintes de France, si nombreux, et en n’oubliant pas le dernier d’entre eux, le père Hamel, mort en martyr pour sa Foi, je crois plus que jamais en mon pays et en son avenir.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou.

17/08/2016

Fête de la Saint-Louis en Lorraine

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26/08/2014

Communiqué du Secrétariat Particulier de Monseigneur le duc d'Anjou

armes_bourbon.jpgPour les Chrétiens d'Orient, osons fêter la Saint-Louis

 

25 août fête de Saint Louis. En cette année de commémoration de la naissance du grand roi né en 1214, elle ne peut passer inaperçue ni nous laisser indifférent car l'image du roi nous ramène immanquablement à la Terre Sainte qui a tenu une grande place dans sa vie de souverain, de souverain chrétien. Or huit siècles après, cette terre se trouve toujours en guerre avec son lot de victimes et de drames vécus au quotidien par une des plus vieilles populations chrétiennes de la terre. Nous assistons à une véritable persécution qu'il faut dénoncer comme crime contre l'humanité. Les Chrétiens d'Irak qui étaient 1,5 millions il y a une trentaine d'années sont moins de 400 000. Le combat est celui, une nouvelle fois de David contre Goliath, des petits contre les géants. Mais les géants de nos jours sont armés puissamment et non moins puissamment fanatisés. Les moyens de résister sont faibles. Pourtant ne faut-il pas tout faire pour que ces Chrétiens demeurent sur leur terre ? Ils y vivent depuis toujours, depuis le début de l'ère chrétienne, c'est-à-dire bien avant que l'Islam n'y soit venu.

Saint Louis le saint de la justice, du bien commun et de la famille, est aussi celui d'un dialogue méditerranéen. S'il est plus que connu en France où les cérémonies organisées à l'occasion du 8ème centenaire de sa naissance et de son baptême sont nombreuses, il l'est aussi de la Tunisie à l'Egypte en passant par Chypre et il est encore largement honoré au Liban.

Saint Louis, le premier, accorda la protection de la France aux peuples chrétiens d'Orient. Depuis, de François 1er à Napoléon III tous les souverains honorèrent cette promesse. La République n'y fut pas insensible même si parfois sa position manque de vigueur. Toutefois la voix de la France n'est plus aussi forte qu'auparavant et beaucoup de « bruits de fond » empêchent qu'elle soit bien audible. Ces peuples martyrs manquent de protecteurs.

Pourtant la situation des Chrétiens d'Orient demande à ce que l'on parle en leur nom. Le Pape François l'a fait fermement et courageusement il y a quelques jours. Plusieurs évêques et cardinaux français sont partis sur le terrain et ont montré par l'exemple et la prière que les chrétiens d'occident, que les fils de Saint Louis étaient à leur côté. Mais cette présence, ces prières doivent être soutenues et amplifiées. C'est à nous, nations chrétiennes dans un monde plus ou moins préservé, de rappeler qu'il y a des valeurs essentielles avec lesquelles les politiques ne peuvent transiger. Celles de la vie tout d'abord, de la vie respectée de la conception à la mort ; celles, ensuite, d'une société sachant s'élever au-dessus des seuls matérialismes et hédonismes comme vient encore de la rappeler le Pape François à Séoul ; celles, enfin, du respect mutuel entre croyants.

Le message chrétien dont la France a longtemps été le porte-parole est celui de la primauté du droit sur la force. La force du conquérant ne peut rien contre les droits de ceux qui ont toujours été là et qui se sont toujours reconnus comme chrétiens.

Cette présence chrétienne dans le cœur du Moyen-Orient, dans le berceau de la civilisation née en Mésopotamie, est une richesse pour toute l'humanité. Que serait celle-ci si l'uniformité régnait, si l'uniformité de la brutalité régnait ? Le message de Saint-Louis encourage à préserver cette richesse. Lui qui savait pardonner à ses ennemis, et a toujours mis toute son énergie en avant pour que la chrétienté puisse vivre sur la Terre Sainte. C'est la vigueur de sa foi et de ses vertus de chrétien qui ont fait que même prisonnier, ses ennemis l'ont estimé. C'est ainsi qu'il est saint et que huit siècles après il est toujours honoré.

Aîné des descendants de Saint Louis, je lance donc un appel en faveur des chrétiens du Moyen-Orient afin que la paix leur soit donnée, afin qu'ils puissent vivre sur leur terre et continuer à témoigner qu'au-delà de la violence des hommes, il y a place pour la charité, la justice, le droit. C'est cela la paix de Dieu. Le message malgré les siècles demeure. Le Pape François le prêche partout dans le monde. Il appartient à tous les hommes de bonne volonté de le diffuser et de faire vivre ces valeurs en redonnant du sens à leur vie. Pour les Chrétiens d'Orient, face aux persécutions et à l'exil forcé, il y a urgence. Telle est la prière que nous pouvons adresser à Dieu, par l'intercession de Saint-Louis en sa fête le 25 aout.

Louis, duc d'Anjou
Aout 2014

Source : IDA

25/08/2014

Saint-Louis, Roi de France

St-Louis.jpgLouis IX, né en 1214 et devenu roi de France à l'âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel. Il aimait à s'appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu'à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ». Assidu aux offices de l'Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux messes. A minuit, il se levait pour les Matines et commençait par l'office de Prime sa royale journée. Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo Et Homo factus est, et de se prosterner à l'endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira; ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l'Église. « Comme il avait oui dire que quelques-uns des nobles murmuraient de ce qu'il entendait tant de messes et tant de sermons, dit Joinville, il répondit que s'il employait le double de temps à jouer aux dés ou à courir par les forêts pour la chasse, personne n'y trouverait sujet de parler ». Sa piété ne l'empêcha jamais d'ailleurs de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.

A la suite d'une maladie, il fit vœu d'entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D'abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu'on lui eut rendu la liberté, il demeura encore quatre ans en Orient pour secourir les chrétiens. Revenu en France, il s'appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte-Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte couronne d'épines et de l'importante parcelle de la vraie croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople. D'une grande austérité pour lui-même et d'une grande charité pour les autres, il disait: « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l'amour de Dieu qu'en faste et vaine gloire ». « Maintes fois, dit Joinville, il advint qu'en été il allait s'asseoir au bois de Vincennes après sa messe, et s'accotait à un chêne, et nous faisait asseoir autour de lui. Et tous ceux qui avaient affaire venaient lui parler ». Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir, il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l'atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l'heure même où le Christ mourut sur sa croix. La veille de sa mort, on l'entendait répéter: « Nous irons à Jérusalem ». C'est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu'il devait régner avec le Roi des rois.

Source : Forum du Royaume de France

 

Saint-Louis est également le Saint Patron de la ville de Saarlouis en Allemagne, ville frontalière de la Lorraine bien connue pour les célèbres fortifications de Vauban. Chaque année l'inégalé Roi de France très Chrétien, y est honoré.

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25/04/2014

Anniversaire du Duc d'anjou

louisxx.jpgAujourd'hui 25 avril 2014, 40ème anniversaire de Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, Duc d'Anjou et de Bourbon, chef de la Maison de France, ainé de Capétiens, grand maître des Ordres du Saint-Esprit et de Saint Michel, en droit Sa Majesté Très Chrétienne Louis XX, Roy de France et de Navarre.

Joyeux anniversaire Monseigneur, que ce nouvel an de grâce puisse vous rapprocher de vos sujets les plus fervents, et éclairer l'esprit des coeurs sensés.

 

Vivat rex in aeternum ! Montjoie Saint Denis !

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fleur de lys

Entretien intégral du Prince, dans le Figaro du 24 avril 2014.

ICI

Extrait : Saint Louis est un modèle et je partage avec lui quelques liens intimes. D’abord, nos épouses portent le même prénom, Marguerite. Ensuite, le roi Louis à sa naissance n’était pas le successeur, puisqu’il avait un frère aîné, Philippe, mort alors qu’il avait à peine une dizaine d’année. Avec la mort de mon frère aîné, François, j’ai vécu le même deuil. Enfin, Saint Louis est devenu roi à 12 ans, et j’en avais à peine plus grand quand je suis devenu chef de famille...

Louis XX

24/04/2014

« Le message de Saint Louis est bien actuel »

Aigues-Mortes, le 25 avril 2014

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Communiqué du secrétariat particulier de monseigneur le duc d'Anjou le 23 avril 2014

Monseigneur le duc d'Anjou et Madame la duchesse d'Anjou, invités par le clergé et les autorités municipales, assisteront à Aigues-Mortes, le 25 avril, jour anniversaire de la naissance et du baptême du Roi Saint Louis, à une Messe pontificale célébrée par Monseigneur Wattebled, évêque de Nîmes, Uzès et Alès en l'église Notre Dame des Sablons à 19 heures.

Les adhérents et sympathisants de l'Institut Duc d'Anjou qui le peuvent seront les bienvenus à cette cérémonie religieuse.

Source : IDA

«Le message de Saint Louis est bien actuel»

La France va célébrer, ce vendredi, le 800e anniversaire de la naissance de Louis IX, Saint Louis pour l'Histoire. Un timbre commémoratif, une exposition à Poissy, où il est né le 25 avril 1214, des concerts à la Sainte-Chapelle de Paris vont accompagner cet événement. Tandis que le prince Jean de France, duc de Vendôme, rendra un hommage à la chapelle Saint-Louis de Dreux, nécropole de la famille d'Orléans, le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou, participera aux cérémonies organisées à Aigues-Mortes, d'où le roi partit pour les Croisades. À cette occasion, l'aîné des Capétiens s'est confié en exclusivité au Figaro.

Source : FIGARO

25/08/2013

25 août, Saint-Louis, Roi de France

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Louis IX, né en 1214 et devenu roi de France à l'âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel. Il aimait à s'appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu'à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ». Assidu aux offices de l'Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux messes. A minuit, il se levait pour les Matines et commençait par l'office de Prime sa royale journée. Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo Et Homo factus est, et de se prosterner à l'endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira; ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l'Église. « Comme il avait oui dire que quelques-uns des nobles murmuraient de ce qu'il entendait tant de messes et tant de sermons, dit Joinville, il répondit que s'il employait le double de temps à jouer aux dés ou à courir par les forêts pour la chasse, personne n'y trouverait sujet de parler ». Sa piété ne l'empêcha jamais d'ailleurs de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.

A la suite d'une maladie, il fit vœu d'entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D'abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu'on lui eut rendu la liberté, il demeura encore quatre ans en Orient pour secourir les chrétiens. Revenu en France, il s'appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte-Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte couronne d'épines et de l'importante parcelle de la vraie croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople. D'une grande austérité pour lui-même et d'une grande charité pour les autres, il disait: « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l'amour de Dieu qu'en faste et vaine gloire ». « Maintes fois, dit Joinville, il advint qu'en été il allait s'asseoir au bois de Vincennes après sa messe, et s'accotait à un chêne, et nous faisait asseoir autour de lui. Et tous ceux qui avaient affaire venaient lui parler ». Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir, il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l'atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l'heure même où le Christ mourut sur sa croix. La veille de sa mort, on l'entendait répéter: « Nous irons à Jérusalem ». C'est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu'il devait régner avec le Roi des rois.

 

Source : laportelatine.org

31/03/2011

Formation Légitimiste UCLF

Samedi 30 avril 2011

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VIIème journée Saint-Louis

Châteaux de Pinieux - 56 220 Limerzel

Journée de Formation organisée par la Fédération Bretonne Légitimiste

 

Programme

 

aaaaaaaab.JPGPremier groupe : Autorité pouvoir et institution

1 - Pouvoir et autorité chez les classiques et les modernes

2 - Exemple de la nécessité d'une bonne institution

3 - Principe du moteur de la Révolution

Deuxième groupe : La pensée catholique à l'épreuve de la société moderne, 1830 - 1930

1 - Une alliance difficile en politique : l'archétype Louis Veuillot

2 - Des solutions économiques partielles : les catholiques sociaux (Timon David, les Frères Maignen, Léon Harmel, La Tour du Pin).

3 - Un naufrage religieux, politique et économique : l'Action Catholique des nuées du ralliement au progressisme chrétien.

Troisième groupe : Le nationalisme

1 - Le nationalisme : définition

2 - Le nationalisme depuis 1789

3 - Religion et Nation : une alliance suspecte

 

Horaires

 

zzzzzzzzz.JPG9H30 : Accueil

9H45 : Présentation de la journée

10H00 : Etudes en groupes

12H30 : Repas (Buffet froid servi sur place, participation libre)

14H30 : Etudes en groupes

16H00 : Bilan des études par les conférenciers  

16H30 : Départ

 

Renseignements : 02 97 66 23 59 / 06 32 53 25 79

Voir le plan d'accès :

http://photos.uclf.org/110430.jpg

Voir l'annonce de cette journée de formation sur le site officiel de l'UCLF :

http://www.uclf.org/page55.html#110430

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29/03/2011

La Couronne d'épines acquise par Saint Louis

couronne d'épines,sainte chapelle,saint louis,histoire,reliquesLe 23 mars 1237 Baudouin II, prince français de la maison de Courtenay, devint empereur de l'empire latin de Constantinople qui se survivait péniblement. Baudouin alla en Occident à diverses reprises quémander des secours aliénant, à cet effet, les reliques de ses églises. Dans la situation obérée où il se trouva il engagea, contre une forte somme, par un acte du 4 septembre 1238 qui est conservé, la Couronne d'épines à Nicolo Quirino, marchand vénitien.

Saint Louis apprenant cette véritable simonie s'en indigna et se substitua à Quirino. Il envoya aussitôt deux dominicains, Jacques et André de Longjumeau, à Constantinople puis à Venise chercher la relique, accompagnés par les ambassadeurs chargés de régler les questions pécuniaires. Au retour une troupe de gens d'armes, prêtée par l'empereur d'Allemagne Frédéric II, protégeait le convoi. Quand le cortège fut arrivé à Troyes on prévint le Roi ; il quitta Paris pour Sens avec sa mère, ses frères, des prélats de sa maison et de nombreux religieux et seigneurs de la Cour. 

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Chapelle du Sacré-Cœur
Tableau «Saint Louis recevant la couronne d'épines des mains du Christ»
de Michel Ier Corneille l'Ancien (1601-1664) 

La rencontre eut lieu le 10 août 1239 à Villeneuve-l'Archevêque, petite bourgade à six lieues au-delà de Sens. Immédiatement on montre au Roi le coffre en bois dans lequel on transportait le trésor ; mais la curiosité de saint Louis était trop vive pour se satisfaire de si peu. On lui présente les actes établissant l'authenticité de l'envoi ; il vérifie les sceaux intacts et les fait briser. Le coffre ouvert, il voit une châsse en argent d'où l'on retire un vase d'or renfermant la sainte Couronne. Il la prend avec un précieux respect ; puis, s'agenouillant, il la considère longuement et la montre à tous les assistants émus, après quoi le Roi la replace dans le reliquaire et l'on se met en route.

couronne d'épines, sainte chapelle, saint louis, histoire, reliquesLe lendemain, 11 août, on arrive à Sens. Aux portes de la ville Louis IX, son frère Robert comte d'Artois, couverts d'une simple cotte, nu pieds, prennent la châsse d'argent sur leurs épaules. Précédés du clergé de la région avec les reliques de toutes les églises, accompagnés des prélats et seigneurs, suivis d'un immense concours du peuple, ils portent la Couronne d'épines jusqu'à l'église métropolitaine de Sens (dont dépendait alors Paris, érigé en archevêché seulement le 20 octobre 1622 par une bulle de Grégoire XV) où elle reste exposée tout le jour.

Le 12 août le Roi repart pour Paris où, huit jours plus tard, la relique est reçue solennellement. En dehors de la ville (entendons en face de l'île de la Cité), on avait dressé une haute estrade sur laquelle on éleva la châsse afin que tout le monde pût la voir. Avec le même cérémonial qu'à Sens, mais au milieu d'une foule beaucoup plus considérable, le Roi et son frère transportèrent la Couronne d'épines à la cathédrale puis, après l'office, à la chapelle du Palais. ce n'était évidemment pas l'édifice actuel, mais sur le même emplacement, une chapelle fondée par Louis VI le Gros, vers 1020, sous le vocable de saint Nicolas. Après avoir acquis une portion considérable de la Vraie Croix, saint Louis fit bâtir, pour abriter toutes les reliques de la Passion, l'actuelle Sainte-Chapelle, véritable châsse monumentale, dont la dédicace sous le titre de Sainte Couronne d'épines de Notre-Seigneur fut célébrée le 26 avril 1248 par Eudes de Châteauroux, officiant en qualité de légat du Saint-Siège. 

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Chapelle Saint-Louis, bas-côté gauche

 La chapelle fut tout de suite dotée d'un clergé particulier, étant à la fois reliquaire et chapelle privée pour la famille royale qui pouvait y accéder directement du palais. En 1306 Philippe le Bel y faisait transférer, de l'abbatiale de Saint-Denis où il était conservé, le chef de saint Louis, son aieul, pour lequel il avait commandé un buste reliquaire en argent doré rehaussé de pierres précieuses ; et qui portait des trente deux rois depuis Clovis à Philippe le Bel, sur le modèle de la châsse de Charlemagne (canonisé en 1165), que Frédéric II de Hohenstaufen avait fait faire, et qui était flanquée des effigies des empereurs qui lui avaient succédé jusqu'au donateur inclus.

couronne d'épines,sainte chapelle,saint louis,histoire,reliquesLa Couronne d'épines fut conservée à la Sainte-Chapelle jusqu'à la révolution dans une "grande châsse" placée sous une voûte en arrière du maître-autel et plus haut que lui. Cette châsse en bronze doré se fermait par deux portes munies de six serrures différentes et doublées, à l'intérieur, par deux battants en treillies doré avec quatre autres serrures, également différentes. Selon le traditionnel principe médiéval de contrôle, le Roi ne possédait pas seul les cléfs : elles étaient réparties entre le souverain pour les quatre serrures intérieures, et le trésorier de la Sainte-Chapelle pour l'ouverture des deux volets extérieurs. Comme son nom l'indique, ce dernier était en effet responsable du contenu du trésor. ces dispositions firent l'objet de précieux inventaires à chacune des prises de possession de cette dignité ; ils furent publiés de 1907 à 1909 par Vidier.

En 1656 s'opéra un changement dans la répartition des clefs, qui dura jusqu'à la Révolution, en substituant au trésorier de la Sainte-Chapelle le premier Président de la Cour des comptes.

Tous les ans, le Vendredi Saint, et parfois à l'occasion d'autres solennités, le Roi se rendait à la Sainte-Chapelle et exposait lui-même les reliques à la vénération des fidèles.

10/03/2011

La main de justice

Main_Justice_Louvre_2.jpgLa main de justice est un insigne du pouvoir royal en France qui indique que le Roy peut rendre la justice.

Cette main de justice en ivoire richement décorée a servi lors du sacre des rois capétiens. Les trois doigts sont le symbole de la Sainte Trinité qui confirme le pouvoir religieux du roi, notament le pouvoir de guérir des écrouelles. La main de justice réunit donc la puissance justicière du roi à sa puissance religieuse.

Peu de récits du sacre des roi capétiens existent, ce qui rend difficile l'établissement d'une chronologie de l'apparition de la main de justice. De retour de croisade contre les Albigeois, Louis VIII meurt lors de l'année 1226. L'héritier du trône, Louis IX (Saint Louis) n'a alors que douze ans. Blanche de Castille s'empresse alors dem071404_0000061_p.jpg procéder au sacre de son fils. Lors de la cérémonie il reçoit, des éperons d'or, une épée, un anneau et un bâton qui se termine par une main d'ivoire ouverte ayant trois doigts étendus. Il semblerait que ce soit pour la première fois de l'histoire que cet objet apparaisse. Lors de son serment, il s'engage à faire régner la paix et la justice, et tel Dieu à être miséricordieux. Louis IX attache une importance particulière à ce que justice soit rendue. Ainsi l'imagerie populaire n'hésitera pas à représenter Saint Louis à l'ombre d'un chêne n'hésitant pas à régler de par sa personne les différends entre ses sujets. De par sa justice il contribue au renforcement du pouvoir royal.

Lors de la cérémonie du sacre, la main de justice est remise après le sceptre, dans la main gauche du souverain. Après la cérémonie, elle est confiée au trésor de l'abbaye royale de Saint-Denis avant d'être ressortie pour le prochain sacre.