Chers Amis du “Refuge Notre-Dame de Compassion“,
Vous vous en doutez, la fête de ce jour est particulièrement joyeuse et fervente en notre “Mesnil-Marie” : Sainte Jeanne d'Arc!

D'une manière habituelle, on entend dire qu'elle est “patronne secondaire de la France”.
Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire (ici par exemple > www) - mais je veux insister et j'insisterai encore plus d'une fois sur ce point -, le qualificatif “secondaire” est inapproprié pour rendre la réalité de ce que le Saint-Siège a voulu en plaçant la France sous la protection céleste particulière de Sainte Jeanne d'Arc, et il vaut mieux utiliser l'expression : patronne de la France en second.
En Français, en effet, le qualificatif “secondaire” peut revêtir une nuance dépréciative : est secondaire ce qui est de moindre importance, voire de moindre qualité.
L'intention de l'Eglise en proclamant Sainte Jeanne d'Arc (comme aussi Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus) patronne “secondaire” de la France n'était évidemment pas de dire que c'était un patronage de seconde zone ou auquel il fallait attribuer une moindre importance : cela signifiait seulement que, en sus de la protection de Notre-Dame de l'Assomption et au vu des besoins spirituels de notre Patrie dans les temps modernes, l'Eglise voulait que la France soit plus et mieux protégée grâce à Sainte Jeanne d'Arc, que la France bénéficie d'une manière plus spéciale des prières et des mérites de Sainte Jeanne d'Arc, que la France se ressente davantage des bienfaits de l'intercession de Sainte Jeanne d'Arc…
La manière dont Sainte Jeanne d'Arc est traitée dans le calendrier liturgique français issu de la réforme de 1969 est à proprement parler scandaleuse, puisqu'elle y est reléguée au rang de “mémoire facultative”, alors que la fête du 30 mai eût dû rester au rang le plus élevé des célébrations liturgiques, ainsi que nous le faisons toujours avec le calendrier traditionnel!
Je voudrais aujourd'hui insister sur un titre dont on peut qualifier Sainte Jeanne d'Arc : elle est la sainte de la légitimité dynastique.
A un moment de l'histoire où, du fait d'un certain nombre de scandales et de mensonges, l'héritier du Trône en était arrivé à douter lui-même de sa propre légitimité, Jeanne a été suscitée par Dieu afin de lui rendre confiance, pour lui assurer “de par le Roi du Ciel” qu'il était vrai fils de Roi et légitime héritier de la Couronne et, en conséquence logique, pour l'amener à recevoir son “digne sacre” à Reims.
Ce faisant, Jeanne a suscité le sursaut psychologique et spirituel qui a refait l'unité et la force de la France.
C'est en rendant à la France son Roi légitime que la Pucelle a redonné confiance aux bons Français et a pu conduire les troupes à la victoire.
C'est en rendant à la France son Roi légitime que Jeanne a pu insuffler à toute la France un élan et une pugnacité qui ne se sont pas éteints avec les flammes du bûcher dans lequel elle a consommé son sacrifice.
C'est en rendant à la France son Roi légitime qu'elle a permis la victoire militaire sur l'envahisseur et, par conséquence, la conservation de la France dans le giron de l'Eglise Romaine : si, en effet, le Roi d'Angleterre était aussi devenu Roi de France, au siècle suivant la France aurait pu sombrer dans le schisme anglican.
Voilà pourquoi l'oraison propre de la fête de Sainte Jeanne d'Arc n'hésite pas à affirmer : “Ô Dieu, qui avez merveilleusement suscité la Bienheureuse vierge Jeanne pour la défense de la foi et de la patrie… Deus, qui beatam Joannam virginem ad fidem ac patriam tuendam mirabiliter suscitasti!“
La vocation militaire de Jeanne était ordonnée à la conservation de la Foi catholique en France.
Ainsi on peut dire qu'en envoyant Jeanne au secours de la France envahie et humilié, Dieu a également confirmé de manière éclatante la justesse et la pertinence des Lois Fondamentales du Royaume : ces Lois sont l'une des expressions des desseins de Dieu sur la France ; elles sont la garantie institutionnelle d'une fidélité aux volontés de la Providence sur ce pays!
Dieu n'a pas voulu que Charles VII soit sacré à Reims de préférence à son cousin anglais par une espèce de divin caprice ; Il ne l'a pas voulu parce que Charles aurait été plus capable humainement de faire le bonheur de la France et plus talentueux politiquement ; Il ne l'a même pas voulu parce que Charles VII aurait été plus vertueux ou plus pieux que son rival…
Non! Dieu - dans son omniscience éternelle - savait même que Charles VII commettrait des fautes, des fautes graves parfois contre la morale chrétienne dans sa vie privée, et des fautes importantes aussi dans le gouvernement du Royaume et ses relations avec l'Eglise.
Et cependant Il a voulu que ce soit lui - lui et pas un autre qui eût pu être supérieur en qualités humaines et spirituelles - qui soit reconnu comme Roi, parce qu'il était fils légitime de Charles VI et désigné comme Roi légitime par les Lois Fondamentales!
Aujourd'hui, ces mêmes Lois Fondamentales désignent le Prince Louis-Alphonse de Bourbon, aîné des Capétiens, descendant direct de Saint Louis, d'Henri IV et de Louis XIV, comme héritier de la Couronne et du Trône de France.
C'est par fidélité aux desseins de Dieu sur la France et par obéissance aux dispositions de la Providence - exprimées dans les Lois Fondamentales -, et non en raison d'un attachement sentimental, par nostalgie ou pour quelque autre raison humaine, que nous sommes attachés à la légitimité dynastique.
Nous ne sommes pas les supporters d'un “prétendant” : d'ailleurs le Prince Louis ne prétend à rien, tout simplement il est.
Nous ne sommes pas entrés en légitimité (et j'emploie cette expression avec le même sens d'engagement et de don de soi qui sous-tend l'expression : entrer dans les ordres) parce que nous trouverions au Prince des qualités ou des vertus supérieures…
Nous ne sommes pas des idéalistes et nous sommes ennemis de toute forme de culte de la personnalité ; nous savons que nul homme n'est parfait, mais que tous et chacun portent en eux un mélange de qualités et de défauts, de vertus et de péchés : le Prince n'échappe pas à la complexité de cette réalité humaine…
Mais en revanche nous croyons en Dieu qui, par l'action de Ses saints, par les héros inspirés qu'Il a suscités, et surtout par l'obéissance à Ses lois et aux dispositions de Sa Providence peut changer le cours de l'histoire et redonner vie à un pays.
Nous croyons particulièrement que le Sacre peut infuser dans un homme et - à travers cet homme malgré ses imperfections - peut communiquer à une société tout entière et à un Etat des grâces desquelles découlent le bonheur et la prospérité terrestres eux-mêmes.
Tout ce que j'ai précédemment exprimé m'amène à vous dire que notre Frère Maximilien-Marie a été très heureux de participer, samedi dernier 28 mai, à la grande fête catholique et légitimiste qui avait été organisée près de Bourg-en-Bresse par une union d'associations légitimistes du Lyonnais et de Bourgogne.
Il a eu la grande joie d'y retrouver des amis qu'il n'avait pas revus depuis longtemps, de faire de nouvelles connaissances et de rencontrer “en vrai” des personnes avec lesquelles les moyens modernes de communication lui permettent d'avoir des contacts amicaux réguliers…
Cette journée fut un vrai succès : l'ambiance y fut excellente et les conférences de grande qualité!
En intermède, le choeur de “La Joyeuse Garde” (photo ci-dessus) exécutait des chants traditionnels, chouans et royalistes repris par toute l'assemblée.
Notre Frère m'a donc chargé de remercier en son nom tous les amis qu'il a revus là et, bien sûr, tous ceux qui se sont généreusement dépensés pour l'organisation et la réussite de cette manifestation dont il faut espérer non seulement la réédition, mais aussi qu'elle inspirera aussi d'autres provinces pour la défense et la promotion de la légitimité dynastique…
Puisse Sainte Jeanne d'Arc, intercéder puissamment pour notre France et lui permettre de revenir aux sources vives de la fidélité à sa vocation et de la légitimité voulue par Dieu!
Lully.

Source : Le blog du Mesnil-Marie





M. l'archevêque de Reims, Jean-Baptiste de Latil, vêtu de ses habits pontificaux et accompagné de ses suffragants, les évêques de Soissons, d'Amiens, de Beauvais et de Chalons, tous en chape et en mitre, l'a reçu sous un immense porche richement construit dans le style gothique, en avant du portail de la sainte basilique. Le chapitre de la métropole était aussi en chape. Le Roi fut conduit processionnellement sous le dais jusque dans le sanctuaire, précédé des services de sa maison civile et militaire, et suivi des ducs d'Orléans et de Bourbon. M. l'archevêque de Latil a présenté l'eau bénite à Sa Majesté, qui s'est agenouillée. Puis il a harangué Sa Majesté. M. de Latil n'a eu de garde de manquer de l'à propos qui était de position :
Sa Majesté ayant fait sa prière, a été complimenté par M. l'archevêque. Un chanoine a entonné l'antienne Ecce ego mitto angelum meum, et on a conduit processionnellement le Roi vers le sanctuaire, où Sa Majesté s'est placée à son prie-dieu, ayant à ses côtés les Princes. Les Princesses étaient dans des tribunes. MM. les cardinaux étaient en avant du prie-dieu, et les archevêques et évêques appelés à la cérémonie occupaient des places dans le sanctuaire. M. l'archevêque officiant a récité les oraisons Deus, qui scis genus humanum et autres analogues, puis est allé se placer dans les stalles avec ses suffragants, et a entonné les vêpres. Cet office terminé, M. le cardinal de La Fare est monté en chaire, et a commencé son discours. Après ce sermon, le prélat officiant a entonné le Te Deum que le Roi a entendu debout. A quatre heures, le Roi se retira dans le palais qui lui avait été préparé dans l'archevêché.
Coiffé d'une toque, le Roi était habillé d'une tunique écarlate où sept fentes avaient été aménagées pour les onctions saintes. Sa Majesté s'est avancée vers le sanctuaire, et s'est placée sous un dais en avant du choeur. M. l'archevêque de Reims a présenté l'eau bénite au Roi. On a chanté sexte et M. l'archevêque s'était revêtu des ses ornements pontificaux derrière l'autel. Sa chape, d'une très belle exécution, était relevée en bosses d'or sur drap d'or, l'agrafe était une pierre d'un gros volume et d'un grand prix, richement enchâssée, et la mitre était ornée de pierres fines, qui faisaient beaucoup d'effet. Toutes ces pierreries ont été montées par M. Cahier, orfèvre du Roi, et les ornements et les broderies ont été travaillés chez Mlle Quinet, au numéro 40 de la rue du Four, à Paris. M. l'archevêque a apporté la Sainte Ampoule et a entonné le Veni, creator. C'est pendant cet hymne que sa Majesté, la main sur les Évangiles, et sur le reliquaire de la vraie croix, a prêté les serments dans la formule qui avait été adoptée.
Sa Majesté ayant été conduite au bas de l'autel par les deux cardinaux, a quitté sa robe de soie lamée d'argent et sa toque, et n'a gardé que sa camisole de satin. Le grand-chambellan lui a mis les bottines de velours, et M. le Dauphin les éperons d'or. M. l'archevêque a béni l'épée de Charlemagne et en a ceint le Roi, puis il l'a ôtée et la lui a remise nue avec les prières prescrites.
Dans le fond du choeur, du côté de la nef, paraissait le magnifique jubé, sur lequel était placé le trône royal, qui s'élevait à plus de quinze pieds. On y montait des deux côtés par un escalier de trente marches, et le Roi pouvait y être vu de toutes les parties de l'église. A droite et à gauche, étaient rangés en échelon les drapeaux et guidons des différents corps de l'armée qui se trouvait réunis au camp de Saint-Léonard et dans Reims. Puis Charles X marcha vers le trône, avec grâce, aisance et dignité, sous le poids immense de ces ornements royaux, et portant le sceptre et la main de justice. M. l'archevêque officiant soutenait le Roi. Le vieux maréchal Moncey, portant droite et nue l'épée de connétable, et le fidèle maréchal duc de Bellune, le bâton de commandement à la main, marchaient parallèlement à la tête de la monarchie vivante.

Monsieur l’abbé, 
Ce qui est de plus en plus perceptible aujourd’hui, c’est bien le climat étouffant dans lequel nous vivons. Il y a un détachement de plus en plus significatif et accentué entre nos compatriotes et le climat de négation de la France dans lequel nous évoluons. La France ne respire plus et ne sait plus à quel remède se vouer pour retrouver sa grandeur, son élégance et sa liberté d’autrefois.
Descendant direct de Louis XIV, le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou sera présent à la messe anniversaire du 15 mai en la Cathédrale de Reims. Il a accepté de répondre à nos questions.
Né en 1732 à Lunéville, l'Abbé Laurent Chatrian a été une des figures les plus marquantes du clergé contre-révolutionnaire lorrain de la fin du XVIIIe siècle. Il a successivement été vicaire à Remoncourt, Bronville, Lunéville, Ogéviller avant de devenir, en 1771, secrétaire de Mgr Drouas, évêque de Toul, charge qui le mit en contact avec l’ensemble des ecclésiastiques du diocèse. Elu député suppléant aux Etats Généraux, il refusa de prêter le serment civique et émigra en Allemagne. Revenu en France, il mourut à Lunéville en 1814.
A partir du 28 juin 1790, l'Abbé Chatrian siège aux États généraux, en remplacement de l'abbé Bastien, curé de Xeuilley, décédé. Passif, il ne se fait pas remarquer, se bornant seulement à protester contre les mesures anticatholiques de l'Assemblée et le vote de la Constitution civile du clergé. Le 4 janvier 1791, il refuse de prêter le serment constitutionnel qui lui est imposé et qu'il qualifie d' " impie ". Son refus catégorique témoigne de la profondeur de sa foi et de sa fidélité à son évêque, Monseigneur de La Fare, qui a déjà quitté son diocèse dans la nuit du 7 au 8 janvier 1791, pour se réfugier à Trèves.
Comment entrer dans cette France révolutionnaire et nouvelle qui n'avait plus voulu de ses prêtres ? Contrairement à ce qu'il espérait, il est nommé à Château-Voué ; il ne rejoint pas son ancienne paroisse de Saint-Clément où il rêvait de retrouver ses fidèles (qu'il avait tant aimés). Il refuse donc cette nomination et reste simple prêtre à Lunéville. Son âge avancé, il a alors 71 ans, suffit à expliquer sa retraite. Il se retranche dans son cabinet où il se livre à des lectures et à des compilations qui ne sont, dans le fond, que des compléments de plusieurs recueils commencés avant la Révolution ou pendant son émigration. Il meurt le 24 août 1814 à l'âge de 82 ans. L'Abbé Chatrian fut un homme de foi, de conviction et d'honneur, qui est resté fidèle à la conception traditionnelle de l'Église.
Force de la Monarchie
Introduction
L'enfance de Jeanne d'Arc
A seize ans, elle parle de ses voix à son oncle, Durand Laxart, qui l'escorte auprès de Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, forteresse voisine de Domrémy. Baudricourt conseille Laxart de ramener sa nièce chez ses parents avec une bonne gifle... L'année suivante, les Anglais déferlent sur la Lorraine, Jeanne voit l'ennemi de près et doit se réfugier à Neufchâteau avec sa famille. Revenue à Vaucouleurs, sa personnalité ne passe pas inaperçu, elle rencontre même le duc de Lorraine. Face à une telle détermination, Baudricourt lui donne une escorte de quelques hommes, dont Jean de Metz et Bertrand de Poulengy, qui resteront fidèles à Jeanne tout au long de son épopée. Habillée en homme, Jeanne va jusqu'à Chinon pour y rencontrer le dauphin…
L'épée de Jeanne d'Arc
Le siège d'Orléans
Le Sacre du Roi
La portée du sacre de Charles VII fut majeure. En effet, le nouveau souverain devenait le représentant légitime de Dieu sur terre, digne successeur des Valois. De ce fait, le traité de Troyes n’avait plus de valeur, et le jeune Henri VI, qui apparaissait déjà comme un souverain déjà peu légitime, perdait ainsi toute crédibilité. Dès l’annonce du sacre, les habitants de Laon décidèrent d’envoyer à Charles VII les clefs de la ville.
Suite à sa capture, les Bourguignons retinrent Jeanne prisonnière pendant près de six mois. Pendant ce temps, alors que la Pucelle était entre les mains de Jean de Luxembourg, Charles VII parvint à remporter plusieurs victoires. 
Nommé maire-royal par un édit de mars 1774, il s'attacha à l'embellissement de sa ville Pont-à-Mousson : il fit construire les casernes à l'emplacement de l'ancien château ducal (hôpital actuel) pour éviter aux habitants le logement des gens de guerre. Il fit aménager deux digues : les boulevards actuels pour éviter à la ville les inondations qui la ravagaient périodiquement. En 1776, il obtint la création de l'Ecole Royale Militaire pour compenser la perte de l'Université. Il fit aménager au bas de la Côte de Mousson une nécropole destinée à remplacer les multiples cimetières établis autour des paroisses et des monastères.
Lorsque la Lorraine fut rattachée à la France, les congrégations furent tenues de soumettre leurs constitutions à l'approbation royale. La Galaizière, Intendant de Lorraine et Barrois, imposa un général qui fut agrée par les chanoines mussipontains : le Père de Saintignon. Par leur complaisance, les chanoines réguliers avaient bien mérité de Sa Majesté qui les récompensa en leur offrant la direction des collèges d'Epinal et de Pont-à-Mousson, qu'ils acceptèrent. Le séminaire de Saint-Nicolas s'installa en 1776 sur la rive droite de la Moselle dans les anciens bâtiments de l'Université, abandonnés par les jésuites. Ils prirent également la direction de l'ecole Royale Militaire, créee par ordonnance de Louis XVI en date du 1er février 1776, et quelques années plus tard, administrèrent la cure de Saint-Martin. Le monastère de la tour de Prague fut donné par le Roi à la ville, qui le mit en vente. "Les bâtiments", cours et jardins appartenant aux ci-devant chanoines réguliers de pont-à-mousson (sont décrits) sur le plan levé sur les ordres de la Galaizière, à l'occasion de la division faite en dix parties qu'on propose de vendre en gros ou en détail. Le tout cotté relativement au procès verbal d'estimation des 5 et 6 février - en date du 10 février 1778". Ce fut le Chevalier Jean-françois Trouard de Riolle, maire royal de pont-à-mousson, qui fit l'acquisition du tout.
Un Complot Contre-Révolutionnaire en 1790
Le prince qui défia le puissant duc de Bourgogne
Rapidement après son accession au pouvoir, le jeune duc fut sollicité par les deux grands princes européens : Louis XI, roi de France et Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Le but de leurs manœuvres était de contracter une alliance. René II privilégia d’abord le roi de France en scellant avec lui le traité de Neufchâteau le 27 août 1473 .
Un duc de Bourgogne trop pressant.
Un duché de Lorraine retrouvé
Le 31 août 1790, trois régiments, en tout 5 900 hommes se révoltent contre leurs officiers. Le violent combat qui eut lieu devant le poste de garde de la porte Stainville (l'actuelle Porte Désilles) fit trois cents morts et blessés. Dans les manuels scolaires "officiels" et donc de nature "révolutionnaire", il est enseigné que les soldats de la garnison de Nancy reprochent à leurs officiers une discipline sévère, puis de ne pas avoir touché la solde, ainsi ils ont emprisonné des officiers Royalistes dont le général Malseigne.... (Il n'est pas interdit aujourd'hui de s'interroger sur la motivation véritable de cette insurréction révolutionnaire)
François-Claude-Amour, Marquis de Bouillé.