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30/05/2011

Lundi 30 mai 2011, fête de Sainte Jeanne d'Arc.

Chers Amis du “Refuge Notre-Dame de Compassion“,

Vous vous en doutez, la fête de ce jour est particulièrement joyeuse et fervente en notre “Mesnil-Marie” : Sainte Jeanne d'Arc!

Statue de Sainte Jeanne d'Arc au Mesnil-Marie

D'une manière habituelle, on entend dire qu'elle est “patronne secondaire de la France”.
Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire (ici par exemple > www) - mais je veux insister et j'insisterai encore plus d'une fois sur ce point -, le qualificatif “secondaire” est inapproprié pour rendre la réalité de ce que le Saint-Siège a voulu en plaçant la France sous la protection céleste particulière de Sainte Jeanne d'Arc, et il vaut mieux utiliser l'expression : patronne de la France en second.
En Français, en effet, le qualificatif  “secondaire” peut revêtir une nuance dépréciative : est secondaire ce qui est de moindre importance, voire de moindre qualité.

L'intention de l'Eglise en proclamant Sainte Jeanne d'Arc (comme aussi Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus) patronne “secondaire” de la France n'était évidemment pas de dire que c'était un patronage de seconde zone ou auquel il fallait attribuer une moindre importance : cela signifiait seulement que, en sus de la protection de Notre-Dame de l'Assomption et au vu des besoins spirituels de notre Patrie dans les temps modernes, l'Eglise voulait que la France soit plus et mieux protégée grâce à Sainte Jeanne d'Arc, que la France bénéficie d'une manière plus spéciale des prières et des mérites de Sainte Jeanne d'Arc, que la France se ressente davantage des bienfaits de l'intercession de Sainte Jeanne d'Arc…

La manière dont Sainte Jeanne d'Arc est traitée dans le calendrier liturgique français issu de la réforme de 1969 est à proprement parler scandaleuse, puisqu'elle y est reléguée au rang de “mémoire facultative”, alors que la fête du 30 mai eût dû rester au rang le plus élevé des célébrations liturgiques, ainsi que nous le faisons toujours avec le calendrier traditionnel!

Blason de Sainte Jeanne d'Arc

Je voudrais aujourd'hui insister sur un titre dont on peut qualifier Sainte Jeanne d'Arc : elle est la sainte de la légitimité dynastique.

A un moment de l'histoire où, du fait d'un certain nombre de scandales et de mensonges, l'héritier du Trône en était arrivé à douter lui-même de sa propre légitimité, Jeanne a été suscitée par Dieu afin de lui rendre confiance, pour lui assurer “de par le Roi du Ciel” qu'il était vrai fils de Roi et légitime héritier de la Couronne et, en conséquence logique, pour l'amener à recevoir son “digne sacre” à Reims.
Ce faisant, Jeanne a suscité le sursaut psychologique et spirituel qui a refait l'unité et la force de la France.


C'est en rendant à la France son Roi légitime que la Pucelle a redonné confiance aux bons Français et a pu conduire les troupes à la victoire.
C'est en rendant à la France son Roi légitime que Jeanne a pu insuffler à toute la France un élan et une pugnacité qui ne se sont pas éteints avec les flammes du bûcher dans lequel elle a consommé son sacrifice.
C'est en rendant à la France son Roi légitime qu'elle a permis la victoire militaire sur l'envahisseur et, par conséquence, la conservation de la France dans le giron de l'Eglise Romaine : si, en effet, le Roi d'Angleterre était aussi devenu Roi de France, au siècle suivant la France aurait pu sombrer dans le schisme anglican.


Voilà pourquoi l'oraison propre de la fête de Sainte Jeanne d'Arc n'hésite pas à affirmer : “Ô Dieu, qui avez merveilleusement suscité la Bienheureuse vierge Jeanne pour la défense de la foi et de la patrie… Deus, qui beatam Joannam virginem ad fidem ac patriam tuendam mirabiliter suscitasti!
La vocation militaire de Jeanne était ordonnée à la conservation de la Foi catholique en France.

Le sacre de Charles VII (d'étail d'un vitrail de l'église de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu)

Ainsi on peut dire qu'en envoyant Jeanne au secours de la France envahie et humilié, Dieu a également confirmé de manière éclatante la justesse et la pertinence des Lois Fondamentales du Royaume : ces Lois sont l'une des expressions des desseins de Dieu sur la France ; elles sont la garantie institutionnelle d'une fidélité aux volontés de la Providence sur ce pays!

Dieu n'a pas voulu que Charles VII soit sacré à Reims de préférence à son cousin anglais par une espèce de divin caprice ; Il ne l'a pas voulu parce que Charles aurait été plus capable humainement de faire le bonheur de la France et plus talentueux politiquement ; Il ne l'a même pas voulu parce que Charles VII aurait été plus vertueux ou plus pieux que son rival…
Non! Dieu - dans son omniscience éternelle - savait même que Charles VII commettrait des fautes, des fautes graves parfois contre la morale chrétienne dans sa vie privée, et des fautes importantes aussi dans le gouvernement du Royaume et ses relations avec l'Eglise.
Et cependant Il a voulu que ce soit lui - lui et pas un autre qui eût pu être supérieur en qualités humaines et spirituelles - qui soit reconnu comme Roi, parce qu'il était fils légitime de Charles VI et désigné comme Roi légitime par les Lois Fondamentales!

Grandes armes de France

Aujourd'hui, ces mêmes Lois Fondamentales désignent le Prince Louis-Alphonse de Bourbon, aîné des Capétiens, descendant direct de Saint Louis, d'Henri IV et de Louis XIV, comme héritier de la Couronne et du Trône de France.

C'est par fidélité aux desseins de Dieu sur la France et par obéissance aux dispositions de la Providence - exprimées dans les Lois Fondamentales -, et non en raison d'un attachement sentimental, par nostalgie ou pour quelque autre raison humaine, que nous sommes attachés à la légitimité dynastique.

Nous ne sommes pas les supporters d'un “prétendant” : d'ailleurs le Prince Louis ne prétend à rien, tout simplement il est.
Nous ne sommes pas entrés en légitimité (et j'emploie cette expression avec le même sens d'engagement et de don de soi qui sous-tend l'expression : entrer dans les ordres) parce que nous trouverions au Prince des qualités ou des vertus supérieures…
Nous ne sommes pas des idéalistes et nous sommes ennemis de toute forme de culte de la personnalité ; nous savons que nul homme n'est parfait, mais que tous et chacun portent en eux un mélange de qualités et de défauts, de vertus et de péchés : le Prince n'échappe pas à la complexité de cette réalité humaine…


Mais en revanche nous croyons en Dieu qui, par l'action de Ses saints, par les héros inspirés qu'Il a suscités, et surtout par l'obéissance à Ses lois et aux dispositions de Sa Providence peut changer le cours de l'histoire et redonner vie à un pays.
Nous croyons particulièrement que le Sacre peut infuser dans un homme et - à travers cet homme malgré ses imperfections - peut communiquer à une société tout entière et à un Etat des grâces desquelles découlent le bonheur et la prospérité terrestres eux-mêmes.

Samedi 28 mai 2011 - Fête catholique et légitimiste (Bourg en Bresse)

Tout ce que j'ai précédemment exprimé m'amène à vous dire que notre Frère Maximilien-Marie a été très heureux de participer, samedi dernier 28 mai, à la grande fête catholique et légitimiste qui avait été organisée près de Bourg-en-Bresse par une union d'associations légitimistes du Lyonnais et de Bourgogne.

Il a eu la grande joie d'y retrouver des amis qu'il n'avait pas revus depuis longtemps, de faire de nouvelles connaissances et de rencontrer “en vrai” des personnes avec lesquelles les moyens modernes de communication lui permettent d'avoir des contacts amicaux réguliers…

Cette journée fut un vrai succès : l'ambiance y fut excellente et les conférences de grande qualité!
En intermède, le choeur de “La Joyeuse Garde” (photo ci-dessus) exécutait des chants traditionnels, chouans et royalistes repris par toute l'assemblée.

Notre Frère m'a donc chargé de remercier en son nom tous les amis qu'il a revus là et, bien sûr, tous ceux qui se sont généreusement dépensés pour l'organisation et la réussite de cette manifestation dont il faut espérer non seulement la réédition, mais aussi qu'elle inspirera aussi d'autres provinces pour la défense et la promotion de la légitimité dynastique…

Puisse Sainte Jeanne d'Arc, intercéder puissamment pour notre France et lui permettre de revenir aux sources vives de la fidélité à sa vocation et de la légitimité voulue par Dieu

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Lully.

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Source : Le blog du Mesnil-Marie

http://leblogdumesnil.unblog.fr/2011/05/30/2011-45-ou-a-p...

29/05/2011

29 mai 1825 SACRE DE CHARLES X

Le Sacre de Charles X.

 

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Le roi Charles X partit de Compiègne dans le beau carrosse du sacre, le 27 mai 1825 avec Monsieur le Dauphin, et prit une nuit de repos à Fismes, où il donna audience à l'archevêque de Reims. Il arriva le 28 mai 1825 à Reims pour assister à la première cérémonie, celle des vêpres.

 

carrosseM. l'archevêque de Reims, Jean-Baptiste de Latil, vêtu de ses habits pontificaux et accompagné de ses suffragants, les évêques de Soissons, d'Amiens, de Beauvais et de Chalons, tous en chape et en mitre, l'a reçu sous un immense porche richement construit dans le style gothique, en avant du portail de la sainte basilique. Le chapitre de la métropole était aussi en chape. Le Roi fut conduit processionnellement sous le dais jusque dans le sanctuaire, précédé des services de sa maison civile et militaire, et suivi des ducs d'Orléans et de Bourbon. M. l'archevêque de Latil a présenté l'eau bénite à Sa Majesté, qui s'est agenouillée. Puis il a harangué Sa Majesté. M. de Latil n'a eu de garde de manquer de l'à propos qui était de position :

 

« Sire, aux vives acclamations de bonheur et d'amour qu'excite dans mon diocèse la présence d'un Roi digne fils de Saint-Louis, et aux sincères expressions de la reconnaissance et de la fidélité de cette bonne ville, si heureuse de se voir encore la ville du sacre, qu'il me soit permis d'ajouter les hommages et les voeux d'un chapitre aussi recommandable par la pureté de ses principes, que par la solidité de ses vertus et de tout un clergé qui connaît et qui aime à remplir ses devoirs.

 

Quant à moi, Sire, j'ose me croire dispensé de manifester des sentiments qui, invariables comme mes principes, sont depuis longtemps connus de Votre Majesté.

 

Mais après avoir, comme un serviteur fidèle, pris part, pendant une si longue suite d'année, à tous les évènements de la vie de Votre Majesté, je dois aujourd'hui bénir hautement la divine Providence qui, dans une cérémonie aussi remarquable par toutes ces circonstances, m'a destiné à remplir auprès de votre auguste personne, la plus belle, la plus consolante des fonctions de mon saint ministère, et je rends grâce à Dieu, la sagesse éternelle, de vous avoir inspiré, Sire, la grande et religieuse pensée de venir sanctifier la dignité royale par un acte solennel de religion, au pied du même autel où Clovis reçut l'onction sainte.

 

Car dans tout, soumis à votre puissance, Sire, tout vous fera assez entendre que vous êtes chrétien, tout vous dira que pour votre bonheur, comme pour le bonheur de vos peuples, et afin d'accomplir les destins de Dieu, en marchant sur les traces de tant de rois, dont par le droit de votre naissance, vous portez la couronne. Oui, Sire, tout vous dira que vous êtes le fils aîné de l'église et le roi très chrétien. Daigne le Roi agréer l'expression de nos sentiments, daigne le ciel exaucer tous nos voeux. »

 

cardinale de la fareSa Majesté ayant fait sa prière, a été complimenté par M. l'archevêque. Un chanoine a entonné l'antienne Ecce ego mitto angelum meum, et on a conduit processionnellement le Roi vers le sanctuaire, où Sa Majesté s'est placée à son prie-dieu, ayant à ses côtés les Princes. Les Princesses étaient dans des tribunes. MM. les cardinaux étaient en avant du prie-dieu, et les archevêques et évêques appelés à la cérémonie occupaient des places dans le sanctuaire. M. l'archevêque officiant a récité les oraisons Deus, qui scis genus humanum et autres analogues, puis est allé se placer dans les stalles avec ses suffragants, et a entonné les vêpres. Cet office terminé, M. le cardinal de La Fare est monté en chaire, et a commencé son discours. Après ce sermon, le prélat officiant a entonné le Te Deum que le Roi a entendu debout. A quatre heures, le Roi se retira dans le palais qui lui avait été préparé dans l'archevêché.

 

Le 29 mai 1825, à Reims, le roi Charles X se présenta de bon matin au seuil de la basilique, accompagné de tous ses grands-officiers, et de tous ceux qui portaient les insignes de la royauté. Une foule immense obstruait les avenues de la basilique dès l'aurore, et avant neuf heures du matin, les tribunes étaient occupées, dans le sanctuaire à droite, par les députations de la chambre des pairs, les ministres secrétaire d'état, les ministres d'état, les conseillers d'état, les maîtres des requêtes, les gouverneurs des divisions militaires ; à gauche les grands officiers de la couronne et de la maison du Roi.

 

sacre, charles x, reims, archevêque, eglise, tradition catholique, royalimse, royautéCoiffé d'une toque, le Roi était habillé d'une tunique écarlate où sept fentes avaient été aménagées pour les onctions saintes. Sa Majesté s'est avancée vers le sanctuaire, et s'est placée sous un dais en avant du choeur. M. l'archevêque de Reims a présenté l'eau bénite au Roi. On a chanté sexte et M. l'archevêque s'était revêtu des ses ornements pontificaux derrière l'autel. Sa chape, d'une très belle exécution, était relevée en bosses d'or sur drap d'or, l'agrafe était une pierre d'un gros volume et d'un grand prix, richement enchâssée, et la mitre était ornée de pierres fines, qui faisaient beaucoup d'effet. Toutes ces pierreries ont été montées par M. Cahier, orfèvre du Roi, et les ornements et les broderies ont été travaillés chez Mlle Quinet, au numéro 40 de la rue du Four, à Paris. M. l'archevêque a apporté la Sainte Ampoule et a entonné le Veni, creator. C'est pendant cet hymne que sa Majesté, la main sur les Évangiles, et sur le reliquaire de la vraie croix, a prêté les serments dans la formule qui avait été adoptée.

 

Le Roi a ensuite prêté les serments comme chef et souverain, Grand-maître des ordres du Saint-Esprit, de Saint-Louis et de la Légion d'Honneur, qu'il a promis de maintenir sans les laisser déchoir de leurs glorieuses prérogatives.

 

épée de charlemagneSa Majesté ayant été conduite au bas de l'autel par les deux cardinaux, a quitté sa robe de soie lamée d'argent et sa toque, et n'a gardé que sa camisole de satin. Le grand-chambellan lui a mis les bottines de velours, et M. le Dauphin les éperons d'or. M. l'archevêque a béni l'épée de Charlemagne et en a ceint le Roi, puis il l'a ôtée et la lui a remise nue avec les prières prescrites.

 

Les deux cardinaux ont conduit le Roi pour les onctions. On a ouvert le reliquaire de la Sainte Ampoule, et M. l'archevêque en a pris une parcelle avec une aiguille d'or, et l'a mêlé avec de saint chrême. Les deux cardinaux ont dénoué la camisole du Roi pour les onctions. Sa Majesté s'est prosternée sur un carreau au pied de l'autel, et MM. les archevêques de Besançon et de Bourges, et les évêques d'Autun et d'Évreux, nommés pour chanter les litanies, ont commencé ces prières.

 

Quand elles ont été terminées, M. l'archevêque s'étant placé devant l'autel, s'est tourné du coté du Roi. Sa Majesté s'est mise à genoux devant le prélat. M. l'archevêque, la mitre en tête, a dit une oraison. M. l'évêque de Soissons, qui faisait les fonctions de diacre, a présenté le saint chrême à l'officiant. Celui-ci a fait les onctions : la première sur le sommet de la tête, la seconde sur la poitrine, la troisième entre les deux épaules, la quatrième et la cinquième sur les deux épaules, et la sixième et la septième aux plis de chaque bras. Après les onctions, on a revêtu le Roi de la tunique et dalmatique de satin violet semé de fleurs de lys d'or et du manteau royal de velours bordé d'hermine.

 

Sa Majesté, ainsi vêtue, s'est de nouveau mise à genoux, et M. l'archevêque, toujours assis et la mitre en tête, a béni les gants du Roi, son anneau, son sceptre, sa main de justice, et les a remis successivement au roi avec les prières marquées dans le cérémonial.

 

Les quatre maréchaux, Moncey, Soult, Mortier et Jourdan avaient apporté devant l'autel le glaive, le sceptre, la main de justice et la couronne. L'archevêque de Latil,  posa sur la tête du descendant de Saint-Louis la couronne de Charlemagne. Les trois Altesses Royales, Monsieur le Dauphin, M. le duc d'Orléans, Louis-Philippe et M. le duc de Bourbon, Louis Henri Joseph, ont porté la main pour la soutenir. M. l'archevêque a béni la couronne sans cesser de la toucher, et l'a posé seul sur la tête du Roi.

 

sacre, charles x, reims, archevêque, eglise, tradition catholique, royalimse, royautéDans le fond du choeur, du côté de la nef, paraissait le magnifique jubé, sur lequel était placé le trône royal, qui s'élevait à plus de quinze pieds. On y montait des deux côtés par un escalier de trente marches, et le Roi pouvait y être vu de toutes les parties de l'église. A droite et à gauche, étaient rangés en échelon les drapeaux et guidons des différents corps de l'armée qui se trouvait réunis au camp de Saint-Léonard et dans Reims. Puis Charles X marcha vers le trône, avec grâce, aisance et dignité, sous le poids immense de ces ornements royaux, et portant le sceptre et la main de justice. M. l'archevêque officiant soutenait le Roi. Le vieux maréchal Moncey, portant droite et nue l'épée de connétable, et le fidèle maréchal duc de Bellune, le bâton de commandement à la main, marchaient parallèlement à la tête de la monarchie vivante.

 

M. l'archevêque, tenant le Roi par la main, l'a assis sur le trône en récitant les prières. Puis ayant quitté sa mitre, il a salué trois fois Sa Majesté, et a dit trois fois à voix haute :   « Vivat Rex in aeternum ! »   M. le Dauphin et les Princes se sont levés, ont déposé leur couronne et sont allés saluer le Roi, en disant aussi « Vivat Rex in aeternum ... » 

 

Au même instant, tous les drapeaux, portés par leurs colonels, s'inclinèrent et saluèrent le Roi. Les portes s'ouvrirent. La foule se précipita à l'intérieur de la cathédrale et put acclamer le souverain dans toute sa gloire, tandis que cinq cent  colombes lâchées dans la nef voletaient, affolées par le déchaînement des orgues et l'odeur de l'encens. Armé, sacré, couronné, Charles X se fit applaudir lorsqu'il sortit de la cathédrale, tandis que l'artillerie tonnait sur les remparts, et que toutes les cloches de la ville sonnaient..

 

28/05/2011

28 mai 2011, Ier anniversaire du Duc de Bourgogne et du Duc de Berry

Ier anniversaire de

Mgr le Dauphin et de son frère, S.A.R. le prince Alphonse


 

Jumeaux

Tous nos Voeux de bonheur et de prospérité !

Que Dieu bénisse la Famille Royale !

Vive le Roi, vive la Reine !
Joyeux anniversaire au dauphin de France et à son frère.

 

Le cercle Légitimiste Robert de Baudricourt

23/05/2011

Sainte Anne d'Auray 2010

Allocution du président

de l’Union des Cercles Légitimistes de France

au 98e pèlerinage légitimiste de Sainte-Anne d’Auray

 

 

uclf,pierre bodin,sainte anne d'auray,légitimité,monarchie catholiqueMonsieur l’abbé,

Chers amis,

 

- 1787, deux ans avant la révolution, constatant combien les catholiques ignoraient leur religion, le Père de Clorivière annonçait qu'un grand bouleversement social était proche.

- 17 juin 1789, des députés des états généraux se proclamaient Assemblée nationale. Ils rejetaient l'autorité du Roi.

Ignorance et refus de l'autorité sont deux caractéristiques majeures de la révolution.

L'ignorance du peuple est le fondement même de la démocratie, le terreau sur lequel les révolutionnaires édifient leur temple du mensonge et de la manipulation. Dans le domaine religieux, le père de Clorivière avait deviné vers quel abîme elle dirigeait le Royaume et 220 ans plus tard, nous pouvons mesurer hélas le désastre.

Dans le domaine politique, l'ignorance n'est pas moins dangereuse. Au contraire, liée à l'orgueil depuis que l'on a fait croire au peuple qu'il était le souverain, elle est directement responsable du totalitarisme feutré que nous subissons aujourd'hui. Comme saint Thomas d'Aquin l'écrivait "D’une façon générale, l’observateur attentif de l’histoire d’hier et de celle d’aujourd’hui reconnaîtra que les tyrans ont sévi plus nombreux dans les pays gouvernés par une collectivité que dans ceux où le pouvoir n’appartenait qu’à un seul".

Avant d'envoyer un soldat au feu, on lui apprend à se servir de son arme et à reconnaître ses ennemis, on le forme au métier militaire. Avant de construire une maison, nous faisons appel à un architecte ; pour défendre une cause devant le tribunal, nous avons recours aux services d'un avocat. Pour effectuer une tâche de quelque ampleur et d'une certaine complexité, un homme sensé va s'adresser à un spécialiste. Mais quand il s’agit de la gouvernance du pays, chacun se croit assez intelligent, assez savant pour donner son avis.

Avec une telle prétention, comment pourrions-nous respecter et même seulement accepter une autorité ?

Ne nous étonnons pas de ce que les Français contestent, le lendemain de l’élection, le président qu'une majorité, toute relative, vient de désigner. Les démocrates prônent le suffrage universel mais descendent dans la rue pour en refuser les résultats. Peut-il en être autrement lorsque le dogme républicain proclame que tout pouvoir vient exclusivement du peuple !

Un dogme partagé implicitement, il est vrai, par certaines catégories de royalistes qui refusent le roi désigné par sa naissance, c'est-à-dire par la Providence. D'aucuns, tournant le dos à la tradition, espèrent concilier royauté et démocratie comme c'est le cas dans plusieurs pays européens.

Le système pervers auquel nous sommes soumis aujourd'hui ne se contente pas de nier toute transcendance, de refuser au lieutenant de Dieu de régner sur le trône de ses pères, il combat toute autorité qu'il n'a pas désignée lui-même.

Pour contrer cette subversion, quelle que soit notre place dans la société, contribuons, dans les tâches familiales, professionnelles et politiques qui nous incombent, à restaurer le respect dû à l'autorité.

Mais comment pouvons-nous nous opposer avec quelque efficacité à l’autre source du torrent révolutionnaire ? 

Eh bien, reprenons la prédiction du père de Clorivière. Puisque l'ignorance est une cause majeure du dérèglement, commençons par nous instruire. Nous instruire des rudiments, des fondements de la politique, d'une politique conforme à la loi naturelle. Ayons l'humilité de reconnaître que la science politique ne nous est pas innée, qu'il nous faut travailler, étudier pour l'acquérir. Son étude est d'autant plus nécessaire aujourd'hui que nos adversaires ont l'habileté de nous entraîner sur leur terrain, l'habileté de nous faire croire que nous pouvons utiliser leurs propres armes, celles justement qui nient dans la pratique la Royauté sociale de Notre Seigneur.

Ils entretiennent aussi un mythe récurrent, celui qui laisse espérer qu’après avoir réussi à s’emparer du pouvoir et à établir une « bonne république », on pourrait alors restaurer la monarchie.

-         belle utopie ! Dans notre république française, le pouvoir est cadenassé.

-         imposture. S’il était possible de réaliser une bonne république, l’institution monarchique, quoiqu’en ait dit saint Thomas, ne serait plus la seule voie pour réaliser le bien commun. Elle ne serait plus nécessaire.

-         mensonge criminel enfin, il détourne les Français de la monarchie présentée comme objectif secondaire, lointain, voire irréaliste tandis qu’il les mobilise pour un but présenté comme réalisable et proche : la bonne république. Mais, en France, il n’existe pas, il ne peut pas y avoir une bonne république !

. En ce pays d’Auray, encore si rempli du souvenir des exploits de la Chouannerie,

. au pied du monument du Comte de Chambord,

. et alors que nous venons d’assister à la messe des Martyrs célébrée à la mémoire et en l’honneur de tous ces combattants de la liberté, chouans et émigrés, morts pour Dieu, pour leur pays et pour leur Roi,

ne nous contentons pas de cultiver leur souvenir, rendons-leur le seul hommage qui leur soit agréable : continuer leur combat contre la Révolution.

Ne nous laissons surtout pas mériter le reproche adressé au dernier roi de Grenade : "Pleure comme une femme, ce royaume que tu n'a pas su défendre comme un homme".

La plupart de nos cercles légitimistes proposent une formation politique dans le cadre de groupes d'étude. Ne partez pas à la guerre sans avoir pris la peine de connaître le magnifique héritage de nos pères et les forces de nos adversaires. Rejoignez l'un de ces groupes. Adhérez au cercle de votre province, travaillez à connaître et à faire connaître la monarchie légitime.

Vive le Roi !

 

Pierre Bodin

20/05/2011

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 11 juin 2011, à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr 

18/05/2011

Résistance Catholique et Royaliste à la « pensée unique » !

drapeau-legitimiste.jpgCe qui est de plus en plus perceptible aujourd’hui, c’est bien le climat étouffant dans lequel nous vivons. Il y a un détachement de plus en plus significatif et accentué entre nos compatriotes et le climat de négation de la France dans lequel nous évoluons. La France ne respire plus et ne sait plus à quel remède se vouer pour retrouver sa grandeur, son élégance et sa liberté d’autrefois.

Terrorisme républicain, politique de la repentance, ambiance de mort insupportable et constante culpabilisation extrême, qui s’amplifie chaque jour et pousse chaque Français au sentiment de détestation de ses racines et de suspicion de son origine... Les tenants du système actuel réécrivent en toute impunité notre passé à l’aide du pouvoir médiatique et de l’éducation nationale, l’objectif étant de peser fortement et moralement sur les comportements des personnes. La puissante technique de diabolisation et d’intimidation va toujours plus loin dans le sens de la pensée unique. On cherche à diaboliser ou à ringardiser tout homme susceptible de résister contre cette entreprise machiavélique de la table rase du passé.

Les ennemis de la France sont aux commandes de l’Education nationale, de la culture et des médias. Les journaux, les radios ou la télévision sont de redoutables courroies de transmission qui servent de relais de diffusion. La violence audio-visuelle impitoyable que subissent aujourd’hui les Français, est pour le système le moyen le plus efficace pour les faire renoncer à eux-mêmes...

Ainsi, depuis la révolution de 1789, à des degrés différents l’ensemble des canaux du pouvoir ont joué un rôle déterminant dans l’orientation des consciences, des comportements individuels et collectifs. Le but poursuivi reste toujours le même : disqualifier, isoler, neutraliser toute forme de résistance Contre-Révolutionnaire à ce climat délétère et manichéen. Nous sommes bien obligés de constater que l’esprit de la révolution a réussi un coup de maître car il continue d’agir comme une chape de plomb sur les consciences et donne surtout l’impression que l’on ne peut s’y opposer.

Culpabilisation-immobilisation, c’est contre ce terrorisme républicain que les Légitimistes doivent agir et c’est à ce climat que nous sommes confrontés d’une manière de plus en plus pesante.

Le phénomène de rejet de notre identité s’est considérablement aggravé ces 20 dernières années. Les jeunes générations sont les plus touchées par cette entreprise malsaine de destruction identitaire et les moins aptes à y résister parce que coupées dès la naissance de leurs racines réelles et noyées dans une imagerie et un vocabulaire insolent, les isolant des richesses de notre histoire et les façonnant à l’esprit de l’impérative « mondialisation ». Pour nous Légitimistes, leur donner autre chose à aimer, autre chose à voir, autre chose à écouter devient une urgence capitale. Les Français doivent savoir qu’ils possèdent un héritage et doivent en connaître le contenu. Si aujourd’hui cette transmission ne se fait pas, il ne faut pas avoir la naïveté d’y voir l’effet du hasard : c’est le fruit d’une guerre culturelle sans pitié qui est menée contre le peuple Français et son identité séculaire.

L’école de la république n’assurant pas (bien évidemment) la transmission de notre héritage réel. Elle délivre un savoir en ruine, sans ordre, sans repère, sans idée d’excellence ni respect de notre patrimoine... Notre culture est dépréciée, or le contenu de notre culture est Monarchiste et Catholique. La dévalorisation de notre passé conduit à un rejet de ce qui est au coeur même de ce passé : c'est à dire à un violent rejet de la religion Catholique. L’effondrement culturel de notre Nation va donc de paire avec son effondrement spirituel.

Qui mène la guerre de déracinement ?

Un petit nombre d’initiés, de professionnels de la subversion, que l’on trouve dans les ministères, mais aussi dans les mouvements politiques, syndicats, forces occultes, enfin dans les médias...

Qui parle de reconquête parle d’étude et de formation à la doctrine légitimiste. La doctrine reste l’enseignement le plus solide pour déculpabiliser et donc pour faire aimer la vraie France aux Français, en nous situant pleinement dans notre civilisation, dans notre culture. Apprendre à voir, apprendre à écouter, à connaître nous font redécouvrir ce qui relie, ce qui doit unir les Français entre eux et les réconcilier avec l’histoire.

C’est pourquoi l’étude de la doctrine légitimiste n’est pas facultative car elle a pour objectif d’atteindre notre prochain, personnellement, dans ses façons de voir, d’écouter, de goûter ; de juger ... pour le déculpabiliser en lui donnant les moyens de se repérer à travers notre patrimoine.

Les légitimistes se situent dans le domaine de l’action. Il s’agit, répétons-le, tout d'abord d’une démarche d’éducation, de conquête des coeurs et des intelligences.

Reny_F

 

15/05/2011

Interview de Monseigneur Louis XX dans "l'Ardennais".

 

interview,louis xx,reims,cathédrale,monarchie,légitimitéDescendant direct de Louis XIV, le prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou sera présent à la messe anniversaire du 15 mai en la Cathédrale de Reims. Il a accepté de répondre à nos questions.

Vos parentes (les princesses de Bourbon Parme) sont venues samedi dernier, jour anniversaire de la première pierre de la cathédrale, pourquoi avez vous fait un autre choix ?

« Mon emploi du temps professionnel m'oblige à faire un choix entre toutes les célébrations auxquelles on m'invite. La semaine dernière, mes cousins sont venus à cette journée car il est bien qu'il y ait toujours une représentation de la famille. »


Qu'est-ce qui motive votre venue à Reims ? Avez-vous des liens avec la ville ?

« La cathédrale de Reims est un des lieux phare dans l'histoire de France au même titre que Versailles ou la basilique royale de Saint-Denis. C'est un des joyaux de la France non seulement par son architecture, mais aussi par sa symbolique. J'ai reçu par ma naissance un héritage particulier : celui d'être l'aîné des successeurs des rois de France. Par nature, j'ai un lien tout particulier avec la ville. Je me dois de venir honorer la mémoire de la France millénaire. Au-delà de la dimension historique, je suis déjà venu à plusieurs reprises à Reims. J'avais visité la cathédrale, le palais du Tau et bien sûr des caves de champagne. J'ose vous avouer que j'ai d'ailleurs un faible pour le champagne. J'ai également des amis qui ont résidé à Reims et que j'ai visités à plusieurs reprises. »


Descendant de Louis XIV
Pouvez-vous rappeler votre ascendance royale ? Si la monarchie revenait en France, seriez-vous le roi ?

« Selon les Lois fondamentales et les lois saliques, depuis la mort du comte de Chambord, en 1883, qui a vu s'éteindre la branche aînée issue de Louis XV, c'est la branche suivante à qui revient la couronne. Je descends en ligne directe par les hommes du Roi Louis XIV. À ce titre, aujourd'hui, je suis l'aîné des Capétiens et le chef de la maison de Bourbon. »


Pensez-vous que la monarchie puisse revenir un jour en France ?

« Voilà une très bonne question, mais je n'ai pas de boule magique. Cela ne dépend pas de moi. J'assume d'être le successeur des rois et donc d'être au service de la France et des Français. La Monarchie, c'est un vrai système de gouvernement. Le roi est une sorte d'arbitre garant de l'union de la nation et par là même de la démocratie et de la pérennité d'un pays. Le roi doit transmettre un pays le mieux possible à son fils à qui la tâche incombera ensuite. C'est un système étonnamment très moderne et qui d'ailleurs fonctionne dans de nombreux pays en particulier en Europe. Je suis intimement persuadé qu'il manque cette stabilité à la France. La représentation nationale est une partie du dispositif, mais comme pour le rugby, les capitaines des équipes ne suffisent pas. Il faut un arbitre au-dessus de la mêlée. »

14/05/2011

L'ABBÉ LAURENT CHATRIAN (1732-1814)

 prêtre réfractaireNé en 1732 à Lunéville, l'Abbé Laurent Chatrian a été une des figures les plus marquantes du clergé contre-révolutionnaire lorrain de la fin du XVIIIe siècle. Il a successivement été vicaire à Remoncourt, Bronville, Lunéville, Ogéviller avant de devenir, en 1771, secrétaire de Mgr Drouas, évêque de Toul, charge qui le mit en contact avec l’ensemble des ecclésiastiques du diocèse. Elu député suppléant aux Etats Généraux, il refusa de prêter le serment civique et émigra en Allemagne. Revenu en France, il mourut à Lunéville en 1814. 

C'est seulement en août 1754, à l'âge de 22 ans, qu'il se destine finalement au sacerdoce en entrant au séminaire de Toul. Ordonné prêtre en septembre 1756, il exerce successivement le vicariat dans plusieurs paroisses rurales. En décembre 1773, il est nommé curé de Resson dans le doyenné de Bar. Enfin, le 27 janvier 1778, il devient curé de Saint-Clément, près de sa ville natale, Lunéville, où il exercera son sacerdoce jusqu'en 1789.

aMGR de la FareA partir du 28 juin 1790, l'Abbé Chatrian siège aux États généraux, en remplacement de l'abbé Bastien, curé de Xeuilley, décédé. Passif, il ne se fait pas remarquer, se bornant seulement à protester contre les mesures anticatholiques de l'Assemblée et le vote de la Constitution civile du clergé. Le 4 janvier 1791, il refuse de prêter le serment constitutionnel qui lui est imposé et qu'il qualifie d' " impie ". Son refus catégorique témoigne de la profondeur de sa foi et de sa fidélité à son évêque, Monseigneur de La Fare, qui a déjà quitté son diocèse dans la nuit du 7 au 8 janvier 1791, pour se réfugier à Trèves.

Après la clôture de l'Assemblée Nationale, le 30 septembre 1791, reconnu comme prêtre réfractaire, il revient en Lorraine. Privé de sa paroisse et de tout traitement, il s'établit à Lunéville chez son neveu (M. de l'Espée). Les mesures hostiles aux prêtres réfractaires le frappent. Pour des motifs essentiellement politiques, son séjour à Lunéville lui devient bien vite insupportable. C'est pourquoi, le 6 mai 1792, il décide d'émigrer à Trèves, pour retrouver son évêque et quelques prêtres déjà réunis par l'exil.

Il imagine que son séjour ne sera qu'un intermède de très courte durée et pense reprendre bientôt le chemin de la France. Mais l'exil se prolonge, et la situation religieuse évolue dans un tel chaos, que ses espoirs de rentrer au pays sont de plus en plus incertains.

L'espoir de rentrer en France va s'affirmer avec le Concordat du 16 juillet 1801 qui rétablit la paix religieuse en France, et le sénatus-consulte du 26 avril 1802 qui accorde amnistie pleine et entière aux émigrés. Ainsi, en 1802, tout engage l'abbé Chatrian et ses compagnons d'émigration à prendre le chemin du retour. Un grand nombre d'entre eux se met en route, et le 10 mai, il arrive à Lunéville.

prêtre réfractaire,lorraineComment entrer dans cette France révolutionnaire et nouvelle qui n'avait plus voulu de ses prêtres ? Contrairement à ce qu'il espérait, il est nommé à Château-Voué ; il ne rejoint pas son ancienne paroisse de Saint-Clément où il rêvait de retrouver ses fidèles (qu'il avait tant aimés). Il refuse donc cette nomination et reste simple prêtre à Lunéville. Son âge avancé, il a alors 71 ans, suffit à expliquer sa retraite. Il se retranche dans son cabinet où il se livre à des lectures et à des compilations qui ne sont, dans le fond, que des compléments de plusieurs recueils commencés avant la Révolution ou pendant son émigration. Il meurt le 24 août 1814 à l'âge de 82 ans. L'Abbé Chatrian fut un homme de foi, de conviction et d'honneur, qui est resté fidèle à la conception traditionnelle de l'Église.

10/05/2011

Inconvénients de la démocratie / Force de la Monarchie

démocratieLes faiblesses de la démocratie

Le premier inconvénient du système démocratique consiste en ce que les qualités requises pour être élu diffèrent souvent de celles exigées pour gouverner. A l’occasion d’une campagne électorale, un candidat est jugé pour son charisme, sa capacité à séduire les foules, à plaire, à rassurer, à donner l’impression d’être intègre, déterminé, de prendre au sérieux les problèmes des Français, etc... Ce sont des qualités d’acteur, de séducteur et d’orateur qui sont mises en avant. Elles sont indispensables pour la conquête du pouvoir mais se révèlent insuffisantes pour l’exercice de celui-ci. Ici priment la compétence, l’esprit de décision, la vision à long terme des intérêts du pays, la capacité à savoir s’entourer, le sens du service, le courage de prendre des décisions parfois impopulaires, etc...qualités fondamentalement différentes de celles précédemment évoqués. On comprend mieux dès lors l’érosion d’un Jacques Chirac en manque d’idées directrices au cours de son deuxième mandat ou la désillusion qui a accompagné celui de Nicolas Sarkozy pourtant auréolé d’une campagne médiatique inégalée. On pourrait dire que la sélection d’un candidat par le biais du suffrage universel tient plus d’un d’un show médiatique, que d’un test sur les capacités d’exercice du pouvoir. Rien de surprenant dès lors qu’apparaissent sur la scène politique des acteurs de cinéma (Reagan ou Schwarzenegger aux Etats-Unis, Bernard Tapie en France), ou bien des personnalités dont la notoriété relève beaucoup plus d’une présence médiatique que d’une aptitude à l’exercice du pouvoir (Ségolène Royal est un exemple).

Le deuxième inconvénient réside dans le fait que le type d’homme à vouloir se présenter n’est pas forcément celui qui est le plus apte à servir le bien commun. Le désir du pouvoir ne signifie pas, ipso facto, recherche du bien commun. Certes, l’homme politique qui recherche le pouvoir peut être mû par une saine ambition mais il peut aussi considérer celui-ci comme une jouissance plus qu’un service, et dès lors y voir une sorte de récompense des efforts dépensés pour le conquérir. D’où cette ivresse qui caractérise souvent les vainqueurs au soir de l’élection présidentielle, le V de la victoire frénétiquement déployé. On serait légitimement en droit d’attendre un minimum de recueillement et de gravité, afin de mesurer l’ampleur des responsabilités. Imagine-t-on une seconde un pape nouvellement élu, savourer sa victoire comme un footballeur ? Se méfier donc des hommes sûrs d’eux-mêmes et trop assurés de leur talent politique ; cela peut cacher une recherche de gloire personnelle et un manque de sens des vraies responsabilités.

De plus, la nature même du procédé démocratique stimule l’ego des candidats. L’"onction" démocratique précédée d’une campagne électorale gonfle souvent d’orgueil son bénéficiaire. En effet, il pourra toujours attribuer sa victoire à son talent d’orateur ou à sa capacité de séduction. Dans une campagne électorale où domine, comme au sport, l’esprit de compétition, il peut être tenté d’affirmer : « si j’ai été élu président, c’est parce que je suis le meilleur ». A l’inverse, celui qui n’a pas choisi de gouverner, soit qu’il ait été désigné par ses pairs (comme dans l’aristocratie), soit qu’il hérite du pouvoir par naissance (comme dans la monarchie), sera moins tenté, une fois au pouvoir, par le sentiment de ne devoir son poste qu’à lui seul. Il sera sans cesse rappelé à la modestie de sa prise de fonctions.

france Force de la Monarchie

La Monarchie a l’expérience des siècles, elle est aussi la capacité de prévoir le long terme, par le souverain en ses conseils, débarrassé des soucis de réélection. Elle garantit le véritable progrès qui ne réside pas dans la jouissance égoïste ou dans la recherche de l’enrichissement à tout prix, mais dans la recherche et la conservation du bien commun qui est l’unité de la paix, le mieux vivre ensemble.

La Monarchie permet de conduire la politique dans une perspective historique. Elle est le garant du véritable progrès : comme pour les sciences physiques qui nécessitent d’accumuler les expériences dans un esprit pragmatique, les sciences sociales ne peuvent assurer le progrès que si elles retiennent les enseignements des expériences passées, hors de toute idéologie.

L’idée que l’histoire « avance » dans le sens du progrès est une illusion, née au temps des « Lumières », selon laquelle les progrès des sciences et des techniques entraîneraient des progrès dans tous les autres domaines (morale, société, etc.). On voit de nos jours ce qu’il en est de cette chimère qui a conduit l’homme à violer la nature en se prenant pour le Créateur au lieu de la respecter en l’apprivoisant.

De même, la nature de l’homme ne change pas avec le temps. Contrairement à la République inspirée par les idéologies, la monarchie traditionnelle Française n’a jamais eu pour ambition de faire évoluer l’homme vers le surhomme, de transformer sa nature, mais simplement, de rendre les personnes meilleures en développant chez elles les vertus, en leur faisant donner le meilleur d’elles-mêmes dans leur participation au bien commun.

C’est cet effort constant ― conduit génération après génération ― qui a fait s’épanouir la civilisation dans notre pays, et que les idéologies filles de la Révolution, s’acharnent à effacer les traces en promouvant l’individualisme, son esprit de révolte, d’irresponsabilité et de jouissance.

doctrine légitimiste, france, royalisme, légitimité, catholique, traditionLa Monarchie a-t-elle un avenir en France ?

Oui. Ce sont justement sa capacité de durer, sa stabilité, sa longévité démontrée par les siècles qui font l’intérêt du régime monarchique. La république en revanche n’a jamais pu vraiment trouver sa forme. On parle déjà de VIe République. L’instabilité marque la vie politique française depuis deux siècles. Le régime républicain, fondé sur les principes de la démocratie parlementaire et dont la dégradation est évidente, voire irréversible, perd l’estime et la confiance d’un nombre croissant de Français. Ce régime est structurellement incapable de se réformer. Fondé sur la loi du nombre, il entretient la division entre deux France (il y a un « peuple de gauche » et un « peuple de droite »).

Désormais la république brade la souveraineté de la France en faveur d’une entité européenne, fondée sur les seules valeurs marchandes. Beaucoup de Français se trouvent désemparés parce qu’ils ne savent pas comment remplacer ce régime peu soucieux du bien commun. Le salut du pays impose un revirement total par l’abandon des illusions démocratiques, et l’avènement du régime naturel qu’est la Monarchie, qui seule est fondée sur les valeurs morales traditionnelles auxquelles, croyants ou non, et plus qu’ils ne pensent eux mêmes, les Français restent attachés.

08/05/2011

Sainte Jeanne d'Arc

carte royaumeIntroduction

En 1420, la France n'existe plus. Après l'assassinat de son père, Jean Sans Peur, le duc de Bourgogne Philippe III le Bon s'est allié à Henri V d’Angleterre. En 1424, les Anglais envahirent le domaine de Charles (Dauphin de France et héritier de la Couronne) et mirent le siège devant Orléans, ville-clef pour le passage de la Loire. Une fois la ville tombée, ils pouvaient facilement conquérir le reste du pays. Mais Orléans ne tomba pas, grâce à une paysanne de dix-huit ans : Jeanne d’Arc. 

Charles VII règne sur le centre et au sud (pays d'oc). On le surnomme par dérision « le petit roi de Bourges ». Il n'a ni argent ni soutiens, si ce n'est celui des Armagnacs et de quelques mercenaires. Le roi est au bord du renoncement lorsqu'il rencontre Jeanne d’Arc...

archangeL'enfance de Jeanne d'Arc

Jeanne d’Arc est né en 1412 à Domrémy, aux marches de la Lorraine, dans une famille de paysans nommée « Darc ». Sa famille sera anoblie par Charles VII et changera son nom en d'Arc. Jeanne est une fillette pieuse, rien ne la distingue de ses compagnons de jeu. A l'âge de 13 ans, elle eut une apparition de Saint Michel sous l'apparence d'un chevalier, de Sainte Marguerite et de Sainte Catherine. L'archange et ses deux saintes lui ordonnent de conduire le dauphin à Reims pour le faire sacrer. Jeanne n'en parle à personne, mais mois après mois, année après année, les voix reviennent, insistantes… porche château BaudricourtA seize ans, elle parle de ses voix à son oncle, Durand Laxart, qui l'escorte auprès de Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, forteresse voisine de Domrémy. Baudricourt conseille Laxart de ramener sa nièce chez ses parents avec une bonne gifle... L'année suivante, les Anglais déferlent sur la Lorraine, Jeanne voit l'ennemi de près et doit se réfugier à Neufchâteau avec sa famille. Revenue à Vaucouleurs, sa personnalité ne passe pas inaperçu, elle rencontre même le duc de Lorraine. Face à une telle détermination, Baudricourt lui donne une escorte de quelques hommes, dont Jean de Metz et Bertrand de Poulengy, qui resteront fidèles à Jeanne tout au long de son épopée. Habillée en homme, Jeanne va jusqu'à Chinon pour y rencontrer le dauphin…

La rencontre du dauphin à Chinon

chinon

Arrivée à Chinon, Jeanne se rend à la grande salle du château. Elle n'avait encore jamais vu le roi, et pourtant elle le reconnaît, caché dans son assistance, alors qu'un sujet avait pris sa place. Charles VII est étonné, la jeune fille se présente sous le nom de Jeanne la Pucelle et que le Roy des cieux lui commande de l'emmener à Reims pour le faire sacrer. Jeanne et Charles s'entretiennent en secret, nul ne sait ce qu'ils se sont dits, mais le roi ressort avec le visage éclairé. Charles lui donna une armure, une garde de quelques hommes, et l'autorisa à se joindre au dernier convoi destiné à secourir Orléans. Jeanne fit faire un étendard timbré de la fleur de lys et des noms JhesusMaria. De tous les autres chefs de guerre, il n'en est pas un qui ose s'opposer à la jeune fille, tous ont cœur de lui obéir.

histoire de france, jeanne d'arc, domrémy, charles VII, Henri V d'angleterre, chinon, sacre, légitimité, lorraine, pucelle d'orléansL'épée de Jeanne d'Arc

Une fois l'armure de Jeanne confectionnée, on s'inquiéta de l'épée. « Allez à Sainte-Catherine-de-Fierbois dit elle, dans la chapelle du pèlerinage. Vous creuserez derrière l'autel, vous enlèverez une dalle, des pierres, et à peu de profondeur, vous trouverez l'épée qu'il me faut. » Ainsi fut-il fait, et l'on trouva une grande épée à la garde marquée de cinq petites croix. Cette épée était celle de Charles Martel qui, après Poitiers, l'aurait offerte aux prêtres du sanctuaire.

orléansLe siège d'Orléans 

Avant l'arrivée de Jeanne d’Arc, Orléans est au bord de la reddition, la ville n'a plus de ressources et est épuisé. Le duc Charles d'Orléans étant fait prisonnier après Azincourt, c'est son demi-frère Jean, dit Dunois, un enfant bâtard, qui défend la ville avec courage. Tandis que les chefs de guerre français hésitent et tergiversent, Jeanne rentre secrètement dans la ville pour y rencontrer Dunois. Elle le somme de faire une sortie, mais la dernière a été trop catastrophique que le bâtard d'Orléans préfère attendre les renforts. Jeanne prend les choses en main, deux bastides anglaises se tiennent dans la région, il faut les attaquer ! Jeanne charge elle-même la bastide des Augustins, la garnison la suit et c'est un succès. Le soir au conseil de guerre, Dunois et ses hommes veulent en rester là, mais Jeanne refuse. Elle ameute la population qui se prépare toute la nuit. Le lendemain, l'assaut est donné, la forteresse est redoutable, les pertes sont élevées, Jeanne est touchée par un carreau d'arbalète au dessus du sein. La blessure est superficielle, elle retourne galvaniser ses troupes. Les Anglais paniquent, ils se jettent dans la Loire, le 8 mai 1429, Orléans est sauvé. C'est un miracle ! La prise d'Orléans prouve le caractère divin de sa mission.

sacreLe Sacre du Roi

 Après l'exploit d'Orléans, deux possibilités s'offraient aux Français : attaquer Paris ou aller à Reims, comme le veut Jeanne, pour sacrer le roi. Le Dauphin, hésitant, fini par donner raison à Jeanne. Seulement le pari est risqué, Reims est cerné par des possessions anglaises et bourguignonnes. Une rencontre décisive a lieu à Patay, face aux Anglais de John Talbot, tout juste chassé d'Orléans. Chacun a encore les souvenirs d'Azincourt, cimetière français. Seulement la Pucelle est là, et elle assure la victoire au nom de Dieu. La bataille s'engage, la charge française est irrésistible, les Anglais laissent 2 000 morts et leur chef prisonnier. Côté français, les pertes sont quasiment nulles. Pour ouvrir la route jusqu'à Reims, les Français libèrent Auxerre, Troyes et Chalons. Le Dauphin peut enfin faire son entrer dans la cathédrale de Reims pour y recevoir le Saint Chrême. Jeanne est à ses côtés, portant son étendard. Le régent anglais, le duc de Bedford, réagit sans attendre, il fait sacrer le jeune Henri VI à Notre-Dame de Paris. Mais sans la Sainte Ampoule, qui valide le rituel du sacre, le couronnement n'a aucune signification. Il n'y a plus qu'un seul Roi sur la France, l'héritier des Valois, Charles VII. La mission de Jeanne s'est couronnée d'un succès, en quelques mois, la victoire a changé de camp.

reimsLa portée du sacre de Charles VII fut majeure. En effet, le nouveau souverain devenait le représentant légitime de Dieu sur terre, digne successeur des Valois. De ce fait, le traité de Troyes n’avait plus de valeur, et le jeune Henri VI, qui apparaissait déjà comme un souverain déjà peu légitime, perdait ainsi toute crédibilité. Dès l’annonce du sacre, les habitants de Laon décidèrent d’envoyer à Charles VII les clefs de la ville.

Au cours de l’été, de nombreuses cités firent allégeance au nouveau souverain : Sens, Soissons, Crécy, Coulommiers, Provins, Château Thierry, etc.Enfin, à la fin du mois d’août, Charles VII signa une trêve de quatre mois avec le duc de Bourgogne.  

Jeanne d’Arc chef de guerre (été 1429 à mai 1430) 

Suite à la signature de la trêve entre Charles VII et Philippe le Bon, Jeanne décida de marcher sur Paris (la cité était alors entre les mains des Bourguignons.). Assistée par Jean II, duc d’Alençon, Jeanne entreprit le siège de la ville au début du mois de septembre 1429. Blessée à la cuisse devant la porte Saint Honoré, les combats cessèrent, malgré les protestations de la Pucelle. En outre, Charles VII décida d’interdire à l’armée royale de reprendre les combats, soucieux de respecter la trêve signée avec les Bourguignons.

Souhaitant rester prudent quant à la suite des évènements, le roi de France préféra se retirer vers la Loire. A la fin de mois de septembre, se trouvant alors à Gien, Charles VII décida de licencier son armée. Jeanne d’Arc fut alors envoyée dans le Berry afin de lutter contre les compagnies qui causaient à cette époque de graves déprédations. Début novembre, elle parvint à s’emparer de Saint Pierre le Moûtiers, mais échoua devant La Charité sur Loire, alors aux mains du Bourguignon Perrinet Gressart. Cependant, l’hiver arrivant, Jeanne dut abandonner le siège et regagner le château de Mehun sur Yèvre où séjournait le roi.

A la fin du mois de décembre, en guise de remerciement, la Pucelle fut anoblie par le roi, ainsi que ses parents, ses frères, et tout son lignage. Mars 1430, la Pucelle décida finalement de quitter le château de Sully sur Loire, où elle avait accompagnée le roi. Elle ne voulait pas rester inactive alors que le duc de Bedford, afin de renforcer son alliance avec la Bourgogne, avait donné la Champagne et la Brie à Philippe le Bon.

Quittant le roi sans prendre congé, Jeanne participa à quelques combats au printemps 1430, sans toutefois réussir à l’emporter. Cependant, sa présence et sa renommée parvenaient à terrifier certains capitaines et soldats anglais, tant et si bien que leurs supérieurs durent prendre des mesures contre ceux qui tremblaient devant la Pucelle.

En mai 1430, Jeanne répondit à l’appel des habitants de Compiègne, alors assiégés par les Bourguignons (en effet, au lendemain du sacre, Charles VII avait chassé la garnison bourguignonne se trouvant dans la cité.).

 

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Le 23 mai 1430, la Pucelle pénétra dans la cité, accompagnée par des forces très réduites. Tentant une sortie le soir même, elle se lança à l’assaut des troupes de Jean II de Luxembourg, comte de Guise (ce dernier était un fidèle allié des Bourguignons, confirmé dans ses droits par le duc de Bedford.).

C’est alors qu’une troupe anglaise arriva en renfort, prenant les compagnons de Jeanne d’Arc entre deux feux. Se sentant en danger, la jeune femme ordonna à ses hommes de reculer vers Compiègne. Cependant, le pont levis se releva, abandonnant la Pucelle aux mains des Anglo-bourguignons.

C’est alors qu’un des vassaux de Jean de Luxembourg tira une flèche sur le cheval de Jeanne, la faisant tomber à terre. C’est ainsi que cette dernière fut capturée par les Bourguignons. 

Le procès et condamnation de Jeanne d’Arc (janvier à mai 1431)

histoire de france,jeanne d'arc,domrémy,charles vii,henri v d'angleterre,chinon,sacre,légitimité,lorraine,pucelle d'orléansSuite à sa capture, les Bourguignons retinrent Jeanne prisonnière pendant près de six mois. Pendant ce temps, alors que la Pucelle était entre les mains de Jean de Luxembourg, Charles VII parvint à remporter plusieurs victoires.

En juin, l’armée royale stoppa les troupes bourguignonnes, qui tentaient de s’emparer du Dauphiné ; en juillet, Charles VII conclut une alliance avec Frédéric III, archiduc d’Autriche; en novembre, la ville de Liège, soudoyée par le roi de France, se révolta contre les Bourguignons, et Charles VII parvint à s’en emparer.

Jeanne, quant à elle, fut emprisonnée à Rouen dans un château ayant appartenu à Philippe II Auguste, le procès de la Pucelle s’ouvrit en février 1431. Ce fut alors Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, qui fut chargé d’instruire son procès pour hérésie.

Bien qu’étant innocente des crimes qu’on lui reprochait, les Anglais voulaient se débarasser de la jeune femme de manière légale... De ce fait, le tribunal déclara Jeanne coupable d’être schismatique, hérétique, etc.

histoire de france, jeanne d'arc, domrémy, charles VII, Henri V d'angleterre, chinon, sacre, légitimité, lorraine, pucelle d'orléansLe 30 mai 1431, les Anglais firent brûler vive la condamnée sur place du Vieux Marché de Rouen. Cette dernière n’avait pas vingt ans… Afin que ses restes ne soient pas utilisés comme des reliques, les Anglais décidèrent de récolter les cendres de la Pucelle, qu’ils jetèrent ensuite dans la Seine.