Avant d'être consacrée toute entière au Cœur Immaculé de Marie, la vie de l'abbé Desgenettes, durant un quart de siècle, est celle d'un catholique meurtri par la Révolution de 1789.
Adolescent, Charles Dufriche-Desgenettes, né à Alençon le 10 août 1778, manifeste son aversion pour la constitution civile du clergé. A Chartres, où il fait ses humanités, il refuse de se confesser à l'aumônier assermenté du collège qui est le vicaire général de l'évêque, lui-même intrus.
Une telle prise de position reflète la foi de toute une famille, et son parti pris en faveur de la royauté. Le père de Charles Desgenettes, après avoir démissionné de sa charge de président du tribunal de Dreux, sera d'ailleurs emprisonné jusqu'à la chute de Robespierre.
L'apostolat du jeune Charles, à peine âgé de 20 ans, commence dans les dernières années du siècle, en famille à Saint-Lomer, où il catéchise les enfants et organise des réunions de chrétiens fidèles au pape. Au point qu'il est surnommé " le petit curé de Saint-Lomer ".
En 1803, il entre au séminaire dirigé par les Pères du Sacré-Cœur de Picpus. Ordonné prêtre deux ans plus tard, il exerce d’abord son ministère à Sées et Argentan puis dirige une maison d'éducation à L'Aigle, dont le succès ne sera pas goûté de tous. Aussi est-elle supprimée par décret impérial, en 1810.
Revenu à Argentan, le père Desgenettes doit jouer les médiateurs dans l'administration diocésaine pour résoudre le conflit entre l'abbé nommé par l'Empereur à Sées, et le Pape Pie VII. L'affaire est résolue au bénéfice du Pape qui impose son propre choix.
En 1814 et 1815, la vie du père Desgenettes connaît l'agitation liée au départ et au retour de Napoléon. Les Cent-Jours le contraignirent à trouver refuge à Caen, tant les passions sont exacerbées.
Avec la Restauration, il devient curé, alors qu'il a songé à se faire jésuite. A 37 ans, Charles Desgenettes s'installe à Saint-Pierre-de-Monsort, près d'Alençon. Puis, en janvier 1819, on lui confie la paroisse des Missions étrangères St-François-Xavier, rue du Bac, à Paris. Il y crée notamment, à ses frais, une maison pour les pauvres et les orphelins.
En 1830, au moment de l'usurpation du trône de France par Louis Philippe d'orléans, la chute de la branche ainée des Bourbons conduit le curé Légitimiste, tenu pour " ultramontain et remuant ", à s'exiler. Il s'installe en Suisse. A son retour, il est nommé curé de Notre-Dame des Victoires, dont il fait, en décembre 1836, un lieu de prière pour la conversion du monde, en y fondant l'association qui va devenir l'Archiconfrérie.

Au cours de son ministère, l'abbé témoigne avec un certain prophétisme des défis suscités par la société nouvelle qui naît sous ses yeux. En 1825, il écrit: " La presse est l'œil de la société temporelle... C'est par la presse qu'il faut combattre et repousser ses assauts... " Il crée le Manuel de l'Archiconfrérie et les Annales de Notre-Dame des Victoires. Il fonde aussi un " bulletin catholique " qui connaît cependant une durée éphémère. Enfin, l'un des premiers, il ébauche un " cercle de jeunes " dans sa paroisse.
A sa mort, le 25 avril 1860, le curé de Notre-Dame des Victoires est regardé comme un saint par de nombreux fidèles. Il rejoint le Frère Fiacre dans la vénération de beaucoup de Parisiens.
Les obsèques se déroulent le 30 avril 1860, en présence de l'archevêque de Paris, du nonce apostolique, de nombreux prêtres et religieux, et des fidèles.
Sans être une garantie absolue de fidélité et de perspicacité, la formation permet une adhésion de raison à la monarchie. Certes, elle implique quelques ressources internes qui se font rares : - l'humilité, contraire à l'orgueil de l'électeur - la générosité, opposée à l'égoïsme de l'aigri – l'effort intellectuel, quant il paraît si simple de s'en remettre à son "bon sens". Mais c'est à ce prix que nous pouvons espérer rétablir la vérité, ouvrir les yeux aux Français, faire connaître et aimer le régime qui a fait la France.
- "Refuser de prendre aucune part aux affaires publiques serait aussi répréhensible que de n'apporter à l'utilité commune ni soin ni concours". Léon XIII
- « Le régime monarchique a un sens pour l'avenir parce qu'il est celui de la tradition française. Je vous demande de prendre votre place dans la société. »
L'ordre de Saint-Michel est un ordre de chevalerie, fondé à Amboise le 1er août 1469
Aboli sous la Révolution, il fut rétabli par Louis XVIII et continua d'être décerné dans le même esprit jusqu'à la chute de la monarchie légitime en 1830. Sous la Restauration, les chevaliers furent au nombre de cent.
L’ordre du Saint-Esprit fut, pendant les deux siècles et demi de son existence, l'ordre de chevalerie le plus prestigieux de la monarchie française.
S'il disparut en France à l'avènement de Louis-Philippe, Louis XIX, 10e chef et souverain grand maître, comte de Marnes, ancien duc d'Angoulême et ancien Dauphin, fit, toutefois, une nomination, dans l'Ordre, celle de François, comte de Bouillé, pair de France, en 1837, donc en exil. Henri V, le chef et souverain grand maître, comte de Chambord, aurait reçu dans l'Ordre : Henri, prince de Parme, comte de Bardi; Robert Ier, duc de Parme, et Charles, duc de Madrid, prétendant au trône d'Espagne sous le nom de Charles VII (1868).
Ce premier « cap » passé, réclamer d’emblée l’union sacrée, et certes un bon réflexe de base pour quiconque veut agir pour la France, et qui a conscience que notre peuple souffre cruellement de ce manque d’unité et de solidarité. Mais, c'est bien souvent le point de vue trop téméraire et pressé de quelqu'un qui est novice, et qui ne juge pas utile de chercher auparavant à comprendre ce qui est à l’origine de ces divisions permanentes. Faire abstraction de cette difficulté est une erreur fatale, qui ramènera dans bien des cas hélas, ces nouveaux convertis à la royauté dans les bras de la révolution.
Alors, et en conclusion, si les royalistes ne sont pas solidaires, si « nous ne sommes pas solidaires » pour reprendre le titre de cette note, c’est parce que trop nombreux sont ceux qui refusent la tradition et le roi désigné par les lois fondamentales du Royaume. Rassemblons nous, oui ! Mais autour du roi. La nation au sens « traditionnel » (et non pas au sens « révolutionnaire »), ne peut se construire qu’autour du roi de France légitime. Le roi est le point central et incontournable de notre patriotisme authentique. Sans le roi, il n’y pas d’unité possible, il est le seul a pouvoir réconcilier les Français entre eux, et par la même occasion le seul à pouvoir les réconcilier avec leur histoire.
Enfin, à la Pentecôte 1147, l'armée royale s'achemine vers Metz. Elle est rejointe à Worms par les Anglais. Au total plusieurs milliers de combattants et leurs suites. Un certain nombre de Seigneurs de Lorraine répondirent à l'appel de Saint Bernard : l'évêque de Metz Etienne de Bar, l'évêque de Toul Henri de Lorraine, Simon de Parroy, le comte de Vaudémont Hugues Ier...
Pendant six ans, Hugues de Vaudémont, parti en croisade, fut attendu par sa femme Anne de Bourgogne. Hugues Ier est un de ces nombreux nobles de lorraine qui partirent combattre en Terre Sainte. Son aventure dura bien plus longtemps qu'il ne devait l'escompter.
Nombreux sont les historiens et les politiques qui rendent le petit-fils de Charles X responsable de l'échec des tentatives de restauration monarchique du XIXè siècle. Le duc de Castries, dans son ouvrage intitulé Le grand refus du Comte de Chambord, s'est montré un des plus critiques envers le Prince, traçant de lui un portrait sans concession et par là sans justice. Qu'il suffise, pour s'en convaincre, de retenir la conclusion de l'académicien : "… par son attitude, le Comte de Chambord a pris, à l'égard de sa patrie, une responsabilité plus grande que toutes celles assumées par ses trente-six prédécesseurs". Après un tel réquisitoire, la cause paraît entendue. Pour ses détracteurs donc, le descendant de saint Louis, par son incompréhension et son obstination, a signé l'arrêt de mort de la lignée capétienne !
Le professeur Stéphane Rials résume fidèlement la situation ainsi créée : " L'attitude du Comte de Chambord, si volontiers tournée en dérision aujourd'hui, était d'une absolue logique au regard des principes qu'il a incarné. Ce qu'il rejetait dans le drapeau tricolore, c'était la souveraineté nationale, le libéralisme, le parlementarisme et peut-être, au-delà, tout un pan de la sensibilité moderne rationaliste et anthropocentrique. Ce qu'il voulait défendre, avec le drapeau blanc, c'était une certaine idée de la monarchie paternelle et chrétienne, tempérée par l'amour et la religion plus que par tel mécanisme constitutionnel abstrait."
La France pleure et tend les bras
La contre-révolution se développe dans le soutien aux régimes monarchiques contre le volontarisme constitutionnel des révolutionnaires de 1789 et le rationalisme. Parmi les figures les plus importantes de ce courant, Louis de Bonald, Chateaubriand et Joseph de Maistre ont laissé une oeuvre qui s'inscrit dans la continuité des Considérations sur la France du whig anglais Edmund Burke (1729-1797), premier théoricien de la contre-révolution. Le courant traditionaliste propose dès les années 1814 un contre-modèle catholique et royaliste : opposés à la souveraineté populaire, les tenants du traditionalisme affirment l'essence divine de la société et face à la centralisation jacobine prônent un retour au corporatisme dans le respect de l'entité familiale. "Il s'ensuit qu'une bonne monarchie ne peut être gouvernée que selon la loi divine, autrement dit selon les principes chrétiens." Cette idée qualifiée de "traditionaliste
La Restauration ne répond cependant pas à l'attente de la pensée Contre-révolutionnaire. Selon Bonald ou de Maistre, le retour à une monarchie chrétienne ne peut s'effectuer par le biais de la Charte qui n'assure pas le développement de la religion catholique. Les légitimistes et les ultras soutiennent la branche aînée des Bourbons dans leur souhait de recouvrer le pouvoir après 1830, souhait que l’on retrouve encore à la fin du XIXe siècle à travers le comte de Chambord. 

Rares sont ceux qui ignorent tout des apparitions de Notre-Dame à une jeune novice du couvent des célèbres soeurs de la Charité, plus connues sous le nom de
Ainsi la Sainte Vierge évoquait avec tristesse le trône de France qui serait renversé ; c'est assez dire aux yeux de Notre Dame la gravité des événements de Juillet.
Comme Sainte Catherine Labouré, nous pensons que cette apparition s'applique aux institutions.
Accord à la Pragmatique Sanction.
Les diplomaties des grands pays s'activent et négocient leur accord à la Pragmatique Sanction. C'est ainsi que le duc de Lorraine et du Barrois, François III, qui est destiné à épouser Marie-Thérèse, cède ses duchés à Stanislas. Il est convenu aussi qu'à la mort de leur nouveau titulaire, les duchés reviendront au roi de France.
Le 23 février 1766, Stanislas Leszczinski, duc de Lorraine et de Bar, ancien roi de Pologne, s’éteint à Lunéville. Les duchés, qui lui avaient été remis en viager par Louis XV, dont il était le beau-père, passent sous juridiction française.
L’héritier de nos rois chef de la Maison de Bourbon, a l’honneur et la charge de représenter seul, aujourd’hui le grand principe de la légitimité. C’est de par ce principe, de par la tradition millénaire qu’il incarne, qu’il tient en ses mains le salut de notre France. La résurrection de notre patrie passe obligatoirement par le roi et la tradition. C’est pour cette raison que tous les hommes d’ordres doivent venir