Notre arsenal juridique renferme une disposition spécifiquement destinée en certaines occasions, à protéger les contractants les plus vulnérables. Il s'agit de l'abus de faiblesse. A y regarder de près, cette notion pourrait être étendue à de nombreux domaines, en particulier celui des "affaires étrangères". Les Etats et les institutions d'audience internationale sont en effet fréquemment l'objet de mises en cause variées destinées à les déstabiliser et à les déconsidérer aux yeux d'une large frange de l'opinion. En la matière, tous les moyens sont bons.
Le plus souvent, les pays visés, pour s'en tenir à eux, par le verbe, la plume ou la subversion brutale sont des terres de vieille civilisation ayant joué dans le passé un rôle dominant. Il ne se passe pas un mois sans qu'un accusateur étranger ne se lève, s'érigeant en porte-parole d'un groupe ou de son propre gouvernement. Ceci d'autant qu'en politique, rien n'est mieux venu que le choix d'un bouc émissaire surgi d'ailleurs pour faire oublier au peuple les défaillances de ses propres dirigeants.
Généralement, la victime désignée se tait par peur de la polémique ou persuadée que, dans le contexte actuel, sa voix ne sera pas entendue. D'autant que, souvent, une partie de sa population se rangera, pour des raisons idéologiques ou culturelles, sous le drapeau de l'adversaire. On ne peut oublier ici, pour l'exemple, la fascination qu'exerça sur la noblesse de 1789, la pensée révolutionnaire. Au point que beaucoup abandonnèrent la défense de leurs propres valeurs pour voler au secours des nouveaux dogmes. Ceci, sans prendre conscience qu'ils couraient au désastre. Il faut admettre enfin, que beaucoup d'Etats mis en accusation souscrivent à l'idéologie dominante. Ils se privent de la sorte de tout moyen de riposte.
La France se trouve actuellement sur la ligne de front. Les attaques se multiplient, son passé est revisité, non pour y rechercher la vérité mais afin d'y découvrir des motifs de contestation. L'Histoire est instrumentalisée, utilisée comme une arme plutôt que comme un moyen de connaissance. Voici peu, l'attitude des responsables algériens touchant à la présence française sur la terre africaine nous éclaire sur cet état d'esprit.
Il ne s'agit nullement de nier la violence de certains épisodes historiques. Le passé de l'humanité n'a rien d'un "long fleuve tranquille" et l'actualité immédiate non plus. Tous les peuples, à un moment ou un autre ont légitimé la force et la conquête, chacun à sa mesure. Et si les accusateurs parlent si haut, c'est sans doute pour couvrir le murmure de leur conscience.
Il reste, pour revenir à l'essentiel, à s'interroger sur le fait que la France est appelée, peut-être plus que d'autres, régulièrement à la repentance et à la réparation sonnante et trébuchante du préjudice supposé. Un journaliste connu déclarait l'autre jour, avec humour, que nous devrions demander une indemnisation aux Italiens pour les exactions perpétrées sur le sol de la Gaule par les légions romaines. En l'espèce, les crimes imprescriptibles ne manquèrent pas et pourtant nous sommes, aujourd'hui encore, les héritiers de cette exceptionnelle civilisation. Quoi qu'il en soit, notre pays se voit cloué au pilori essentiellement à cause de sa faiblesse. On ne tient pas semblables discours aux forts.
Certes, le monde actuel n'est pas favorable, la démagogie aidant, aux anciennes nations dominantes. Les hommes qui, dans l'ombre, dirigent les affaires de la planète, tentent de mettre sur pied de nouveaux équilibres, essentiellement économiques, où les Etats traditionnels n'ont plus leur place. Cela provoque un affaiblissement des valeurs communautaires et du sens du bien commun. La mondialisation va dans ce sens et ce courant est en voie de briser toutes les résistances ; de même que la démocratie universelle.
Par ailleurs, dans le même ordre d'idée, nous voyons notre pays se désintégrer moralement, perdre peu à peu son identité et la réalité de son existence. Nous n'avons plus de repères, sinon l'illusion de quelques fausses valeurs empreintes d'hédonisme et de matérialisme. Notre environnement s'est sécularisé, évacuant toute dimension spirituelle. On rend un culte au Père Noël mais on ignore l'Enfant de la Crèche. Nous dilapidons, jour après jour, l'héritage des siècles. Et l'on abuse de notre faiblesse présente. Il est temps de réagir !
PIERRE VALANCONY
(Article paru dans "La blanche hermine")
Enfin, à la Pentecôte 1147, l'armée royale s'achemine vers Metz. Elle est rejointe à Worms par les Anglais. Au total plusieurs milliers de combattants et leurs suites. Un certain nombre de Seigneurs de Lorraine répondirent à l'appel de Saint Bernard : l'évêque de Metz Etienne de Bar, l'évêque de Toul Henri de Lorraine, Simon de Parroy, le comte de Vaudémont Hugues Ier...
Pendant six ans, Hugues de Vaudémont, parti en croisade, fut attendu par sa femme Anne de Bourgogne. Hugues Ier est un de ces nombreux nobles de lorraine qui partirent combattre en Terre Sainte. Son aventure dura bien plus longtemps qu'il ne devait l'escompter.
Louis de France, dit « Le Grand Dauphin » ou « Monseigneur », n’a jamais régné. Bien qu’il soit l’héritier de la Couronne, il meurt prématurément, avant Louis XIV. Pourtant, son père le prépare à devenir roi. Le Grand Dauphin occupe des postes tant politiques que militaires tout en conservant son goût pour l’art.
Le Grand Dauphin partage son temps entre le Château de Versailles et sa propriété de Meudon qui concurrence par son somptueux décor le palais de Louis XIV. Ce fervent collectionneur y a rassemblé des tapisseries des Gobelins, des tableaux de Poussin ainsi que du mobilier rare.
Peu de temps avant la mort de son père, il meurt dans son Château de Meudon, le 14 avril 1711 à l'âge de quarante-neuf ans, dans la chambre de son Grand Appartement Frais. On lui avait prédit « fils de roi, père de roi et jamais roi », prédiction qui se réalisa puisque le Grand Dauphin, fils de Louis XIV fut le père du roi d’Espagne Philippe V.
Le 23 mars 1237 Baudouin II, prince français de la maison de Courtenay, devint empereur de l'empire latin de Constantinople qui se survivait péniblement. Baudouin alla en Occident à diverses reprises quémander des secours aliénant, à cet effet, les reliques de ses églises. Dans la situation obérée où il se trouva il engagea, contre une forte somme, par un acte du 4 septembre 1238 qui est conservé, la Couronne d'épines à Nicolo Quirino, marchand vénitien.
Le lendemain, 11 août, on arrive à Sens. Aux portes de la ville Louis IX, son frère Robert comte d'Artois, couverts d'une simple cotte, nu pieds, prennent la châsse d'argent sur leurs épaules. Précédés du clergé de la région avec les reliques de toutes les églises, accompagnés des prélats et seigneurs, suivis d'un immense concours du peuple, ils portent la Couronne d'épines jusqu'à l'église métropolitaine de Sens (dont dépendait alors Paris, érigé en archevêché seulement le 20 octobre 1622 par une bulle de Grégoire XV) où elle reste exposée tout le jour.
La Couronne d'épines fut conservée à la Sainte-Chapelle jusqu'à la révolution dans une "grande châsse" placée sous une voûte en arrière du maître-autel et plus haut que lui. Cette châsse en bronze doré se fermait par deux portes munies de six serrures différentes et doublées, à l'intérieur, par deux battants en treillies doré avec quatre autres serrures, également différentes. Selon le traditionnel principe médiéval de contrôle, le Roi ne possédait pas seul les cléfs : elles étaient réparties entre le souverain pour les quatre serrures intérieures, et le trésorier de la Sainte-Chapelle pour l'ouverture des deux volets extérieurs. Comme son nom l'indique, ce dernier était en effet responsable du contenu du trésor. ces dispositions firent l'objet de précieux inventaires à chacune des prises de possession de cette dignité ; ils furent publiés de 1907 à 1909 par Vidier.
« Le pouvoir a été donné d'En-Haut aux empereurs sur tous les hommes, pour aider ceux qui veulent faire le bien, pour ouvrir plus largement la voie qui mène au Ciel, pour que le royaume terrestre soit au service du Royaume des Cieux ».
Saint Grégoire s'inspire de la pensée de saint Augustin pour qui les « royaumes sans justice ne sont que de vastes brigandages » ; aussi insiste-t-il sur le fait que cette justice humaine doit être le reflet de celle de Dieu et que les empereurs et les rois doivent faire règner cette justice : « être roi, cela n'a rien en soi de merveilleux, puisque d'autres le sont. Ce qui importe, c'est d'être un
Quel beau jour que ce 8 juillet 1815 : Louis XVIII rentrait dans son royaume et la nation acclamait son nom comme l'espoir d'un meilleur avenir. Rien n'était perdu; le Roi était là et le Roi, c'était tout. En quelques années, l'étranger était payé et quittait le territoire, la prospérité renaissait, le commerce et l'industrie prenaient un nouvel essor.
La veille au soir, la duchesse de Berry, ne croyant pas que l'évènement fût si proche, avait fait coucher toutes les personnes de son service. Mais, à peine étaient-elles endormies, qu'elles sont réveillées par ces mots prononcés par la princesse: "Allons, vite, vite! Il n'y a pas un moment à perdre." Elles accourent et l'une d'elle, Mme Bourgeois reçoit l'enfant. " Quel bonheur! s'écrie l'heureuse mère, c'est un garçon, c'est Dieu qui nous l'envoie." 


L’enfilade des salons se terminait par le salon gris, celui-là même où s’éteignit Henri V le 24 août 1883. Après la mort du prince, la pièce avait été transformée en sanctuaire par la comtesse de Chambord. C’est dans ces salons que vivaient le comte et la comtesse de Chambord entourés de leurs neveux Bourbon-Parme qui à partir de 1864, date de la mort de leur mère, vinrent vivre le plus souvent à Frohsdorf. La pièce la plus émouvante du château de Frohsdorf était sans conteste la chambre où s’éteignit la duchesse d’Angoulême en 1851. La princesse y conservait dans une armoire reliquaire toute une série de pieux souvenirs lui rappelant la douleur de sa captivité au Temple.

La main de justice est un insigne du pouvoir royal en France qui indique que le Roy peut rendre la justice.
procéder au sacre de son fils. Lors de la cérémonie il reçoit, des éperons d'or, une épée, un anneau et un bâton qui se termine par une main d'ivoire ouverte ayant trois doigts étendus. Il semblerait que ce soit pour la première fois de l'histoire que cet objet apparaisse. Lors de son serment, il s'engage à faire régner la paix et la justice, et tel Dieu à être miséricordieux. Louis IX attache une importance particulière à ce que justice soit rendue. Ainsi l'imagerie populaire n'hésitera pas à représenter Saint Louis à l'ombre d'un chêne n'hésitant pas à régler de par sa personne les différends entre ses sujets. De par sa justice il contribue au renforcement du pouvoir royal.
Les origines de la France contemporaine, l'arrachement de notre pays à l'Église et à sa monarchie, et sa remise à un État républicain, laïque et libertaire, sont rationalistes et maçonniques.
voulu par les loges en haine de la foi, décrété au nom du peuple français, brise l'alliance millénaire de la nation avec son roi, et, plus haut que lui, avec « Jésus-Christ, qui est vrai Roi de France » (



Les Croisades ont une image très négative dans l'opinion publique des sociétés occidentales contemporaines. Cela provient d'une désinformation systématique qui a été relayée par les révolutionnaires marxistes et tiers-mondistes. Elle permet de culpabiliser les Occidentaux et de miner les fondements des sociétés européennes ainsi que d'exonérer le monde arabo-musulman de ses responsabilités, de ses blocages et de ses insuffisances. Les arguments habituellement présentés sont simplistes et souvent contradictoires.
Les Croisades ne sont en aucun cas une "colonisation" de peuplement. Les Croisés ne furent en Terre sainte qu'une minorité noyée. Les rois francs de Jérusalem ne disposeront pour se défendre que d'un peu plus d'un millier de chevaliers. Le même argument vaut pour les chefs croisés qui avaient dans l'aventure tout à perdre et rien à gagner : Raymond de Saint-Gilles, le comte de Toulouse, était un des plus grands princes d'Occident. Godefroy de Bouillon, duc de Basse Lorraine, refusera le titre de "roi de Jérusalem", préférant le titre d'avoué du Saint-Sépulcre et se retrouvera à la tête d'un modeste Etat. Certains chefs croisés se sont même endettés personnellement pour partir en croisade. 
L’essentiel de ces manifestations sont des messes. Mais il y a aussi des repas, des marches, des dépôts de gerbes. Cette date apparaît ainsi comme un rendez-vous annuel que les Français ont avec leur histoire. En dehors des anniversaires liées aux deux dernières guerres et aux évènements qui s’y rattachent, aucun autre évènement historique n’est solennisé si régulièrement et si nationalement.
au mauvais moment, sa mort correspond au premier procès politique. Il montre aussi les limites d’une telle justice, celle de l’arbitraire. En un mot, sa mort est le signal qu’il faut conserver et qui génération après génération, rappelle qu’en politique il faut savoir raison garder et ne pas aller trop loin. Le message vaut pour hier comme pour aujourd’hui. Pour aujourd’hui comme pour demain !
La basilique royale de Saint Denis est surtout connue pour être le lieu où sont enterrés les rois de France et abriter un exceptionnel musée de sculptures, mais elle est plus que cela. 
l’histoire de France. Sa portée est européenne.
solennellement dans la Basilique Royale à chaque occasion de grand péril extérieur. Il fut levé victorieusement en 1124 par Louis VI le Gros. En 1214, Philippe Auguste le lève et ce fut la bataille victorieuse de Bouvines où face à la coalition qui menaçait la France, le rassemblement des forces venues de tout le royaume, du nord au sud, de la fleur de la chevalerie française alliée aux milices populaires et bourgeoises, brisa l'effort des envahisseurs. L'Oriflamme a disparu à la bataille d'Azincourt, probablement détruit par ceux qui en avaient la garde, pour éviter qu'il ne tombe entre les mains de l’ennemi.
Le plan de cette église supérieure est l'archétype de celui de toutes les cathédrales qui vont fleurir en France et dans toute l’Europe 



"Que chacun soit bien convaincu que l'aîné des Capétiens, fidèle à la tradition millénaire de sa famille, n'est pas là pour diviser mais pour unir et rassembler" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, dans une allocution prononcée à Pau, le 29 Mmars 1987)
"Il n'existe pas deux voies: c'est de revenir au principe qui, au cinquième siècle, a fait la France. 

Louis XIV demande que les Quatre Articles soient publiés dans toute la France, et enseignés dans les séminaires. Protestation d'une partie du clergé français, ainsi que du pape Innocent XI, qui condamne officiellement la Déclaration le 11 avril. Il refuse l'investiture canonique à tous les évêques nommés par lui. En 1688, 35 évêchés seront ainsi vacants. Pour éviter le schisme, Louis XIV cédera en 1693, informant le pape que la Déclaration ne serait plus enseignée en France.
qui n'en sortait quand quand le roi se mettait à la tête de l'armée, et que l'on allait chercher solennellement à l'heure des périls suprêmes. L'étendard représentait l'âme religieuse de la France, et il flottait au milieu des bannières comme une prière.
ministres, députés...) devant être clairement définies dans une Constitution. Il faut dire que cette méthode était déjà employée aux Amériques... Louis XVI se sentit bafoué. Très en colère et sur les conseils de son entourage, il fit fermer la salle de réunion des députés. Cela ne les découragea pas. Trois jours plus tard, ils se réunirent le 20 juin 1789 dans la salle du Jeu de Paume à Versailles. Ils proclamèrent le serment « de ne jamais se séparer et de se rassembler partout où les circonstances l'exigeraient, jusqu'à ce que la Constitution du royaume fût établie et affermie par des fondements solides ». Ce fut le début de la Révolution...
autant conforme aux vœux de Notre-Seigneur ? Lorsqu'il prit cet engagement solennel, Louis XVI n'était plus roi que de nom. Hors, Notre-Seigneur voulait que la France soit consacrée à Son divin-Cœur par un Souverain en fonction, et non pas en roi dépouillé, recourant en dernier recours à Jésus-Christ, au fond d'une cellule, aux Tuileries... 




