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25/10/2011

Reunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 26 novembre 2011, à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

01/10/2011

Reunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 22 octobre 2011, à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr 

 

03/09/2011

Pèlerinage annuel à Domrémy de la FSSPX

Pèlerinage à Domrémy

Dimanche 18 septembre 2011

Voir le magnifique reportage du pèlerinage 2010

lorraine,sainte jeanne d'arc,fsspx,domrémy,pélerinage

 

Pour tout renseignement et les inscriptions

Secrétariat
Ecole de L'Etoile du Matin
57230 Eguelshardt

03 87 06 53 90

03 87 06 59 09

 

Source de cette information :

http://www.laportelatine.org/district/ecoles/activiteseco...

28/08/2011

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

La réunion prévue initialement en date du 03 septembre 2011 est reportée au samedi 10 septembre 2011 pour 16h00 à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr 

 

16/08/2011

Le Cercle Robert de Baudricourt fait sa rentrée

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 10 septembre 2011, à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr 

 

08/08/2011

Journal de l'Abbé Michel

abbé michelMême s'il n'y a pas eu beaucoup de publicité autour de la béatification à Rome, le 1er octobre 1995, d'une soixantaine de martyrs victimes de la Terreur révolutionnaire, sans doute savez-vous que plusieurs étaient originaires de notre diocèse. 

4 béatifiés... alors que 48 prêtres du département de la Meurthe ont été déportés et que 10 seulement sont rentrés.  

Le jeune abbé Michel, diacre, né en 1768 à Haraucourt, était l'un des 48 déportés et il a - dès 1796 - publié une relation des événements dans son Journal de la déportation des ecclésiastiques du département de la Meurthe dans la rade de l'Ile d'Aix, près Rochefort, en 1794 et 1795. Très peu de noms... Les faits sont rapportés en omettant de mentionner l'identité des personnages. Il paraît évident que l'abbé Michel et, peut-être, son éditeur, prudents, n'ont pas voulu risquer de provoquer des réactions qui auraient pu nuire aux familles des déportés, aux déportés eux-mêmes ou encore au clergé en général alors que la persécution était loin d'être terminée. Une autre interprétation à cette discrétion réside sans doute dans la volonté de ne pas mettre en avant telle ou telle personnalité. Dans les éditions plus tardives, l'abbé Michel donne la liste des 38 victimes avec les dates de décès, mais sans plus de précisions.

Le témoignage de l'ancien déporté est divisé en trois parties : 1. le voyage depuis la Lorraine jusqu'à l'arrivée sur le vaisseau Les Deux Associés ; 2. le temps passé dans les bâteaux ; 3. la libération, le débarquement et le retour à pied jusqu'à Nancy. 

Les déportés étaient dirigés vers La Rochelle en vue d'être embarqués pour la Guyane : 

« Condamnés à traverser toute la France, traînés comme des criminels au milieu de gens armés, nous servions de spectacle à tout un peuple, à qui la calomnie nous dépeignait comme ses plus cruels ennemis. Vexations à Toul, peur d'être noyés à Nantes dans la Loire... et aussi quelques gestes de compassion. Les déportés avaient pu emporter quelques effets personnels et de l'argent. Ils seront systématiquement dépouillés lors de plusieurs fouilles sur le parcours et à l'arrivée.» 

Avec ses compagnons, l'abbé Michel est transféré sur le bâteau les Deux-Associés, navire négrier qu'il décrit minutieusement : 

« journal de l'abbé michelIl n'est pas possible de se représenter comment nous y étions entassés les uns sur les autres, la comparaison serait triviale, (mais je n'en connais point d'aussi exacte) si je disais que nous étions comme des harengs en caque. (...) Nous étions tellement serrés, que nous ne pouvions nous coucher sur le dos, il fallait toujours nous tenir sur le côté...»

Avec l'été, l'atmosphère devient irrespirable, les maladies déciment les prisonniers. Un officier de santé, envoyé dans le mois d'août pour visiter le bateau remonte précipitament, en disant que si l'on eût mis quatre cents chiens dans cet endroit-là, ils seraient tous crevés dès le lendemain, ou ils seraient tous devenus enragés. Les malades les plus atteints sont mis sur des barques, soignés par des détenus, puis déposés sur l'île d'Aix ou l'île Citoyenne (Madame) qui sera aussi leur cimetière. La nourriture est insuffisante.

En décembre 1794, une lueur d'espoir de libération vient les soutenir. L'attitude des geôliers se modifie :

« Ils nous remirent même deux bréviaires qui n'étaient pas encore déchirés et nous eûmes enfin la consolation de recommencer notre office, que nous avions été forcés d'interrompre depuis dix mois.» 

En janvier, la nouvelle du débarquement circule à nouveau. Mais ce n'est que le 6 février que les prêtres sont dirigés vers la terre. Le 8, ils arrivent à Saintes où ils vont séjourner, dans un couvent, entourés de manifestations de solidarité de la part des habitants :

« Les uns apportaient des habits, des chemises et d'autres effets pour remplacer nos méchants vêtements tout couverts de vermine ; d'autres, prévoyant l'extrême besoin où nous étions de manger, distribuaient du pain, du vin, de la viande, des légumes etc

L'abbé ajoute un peu plus loin :

« Après avoir été pendant deux ans poursuivis comme des bêtes féroces, comment nous voir, sans une émotion qui nous mit hors de nous-mêmes, fêtés, caressés et comblés des bienfaits les plus inespérés ?»

Le 21 février, la Convention proclame la liberté des cultes. L'accalmie ne sera que de courte durée : en septembre 1795, la persécution reprendra. Mais l'abbé Michel et ses compagnons survivants (10 sur 48) auront eu le temps de rentrer chez eux. Le 12 avril, ils sont libres, ils se mettent en route le 14, et après un voyage plein de péripéties, ils arrivent aux portes de Nancy le jeudi 30 avril. Les tribulations ne sont pas terminées pour le jeune diacre : on ne lui avait pas demandé ses papiers depuis Saintes... on les lui prend à Nancy et il est interné pendant un mois, sans trop de tracas avec un geôlier - un des rares acteurs de cette histoire à être connu par son nom - Labonté, cela ne s'invente pas !

Si - dès 1796 - l'abbé Michel invitait à ce que l'épreuve soit source de renouveau, comment pourrions-nous, deux siècles plus tard, relire autrement les terribles événements de cette période ?

 

Abbé Bernard Stelly

 

Source : La Bibliothèque du diocèse de Nancy

http://www.bdnancy.fr/

 

LISTE ALPHABÉTHIQUE
Des Écclésiastiques de la Meurthe, déportés, morts pendant l'année 1794, à bord des Deux Associés.

 

Nota : Les lettres A et C, qui précèdent les noms des morts, font connaître s'ils sont enterrés
à l'Île d'Aix ou à l'Île Citoyenne.(Île Madame)

 

A - ANTOINE (Pierre) Cordelier,
mort le 10 Août, âgé de 50 ans.

A - BARTHELÉMI (Jean-Baptiste) Chartreux Coadjuteur de Bosserville,
mort le 12 août, âgé de 54. ans.

C - BRUNEL (Gervais) Prieur de la Trappe,
mort le 20 août, âgé de 50 ans.

A - CHEVRESSON (Jean-Baptiste) chanoine-Régulier,
mort le 17 août, âgé de 53 ans.

A - CLAUDE (Nicolas) Prébendé de. Nancy,
mort le 16 août, âgé de 49 ans.

A - COLLIN (Jean) Cordelier de la, Maison de Toul,
mort le 19 août, âgé de 51 ans.

C - COURVOISIER (Pierre-Étienne) Bénédictin, Procureur de la Maison de Nancy,
mort le 22 août, âgé de 44 ans.

A - DESBROCHERS (Denis) Chartreux de Nancy,
mort le 17 août, âgé de 45 ans.

C - DRAND (Jean) Chanoine- régulier, Prieur de Belchamp,
mort le 3 septembre, âgé de 54 ans.

A - DUBOIS (François) dit Père. Joseph, Capucin et Gardien de Pont-à-Mousson
mort le 11 juin, âgé de 47 ans.

A - DUJONQUOI (Michel-Joseph) prêtre religieux de la Trappe,
mort le 21 août, âgé de 48 ans.

A - FRANÇOIS (François) dit Père Sébastien, Capucin,
mort le 10 août, âgé de 45 ans.

C - GAGNOT (Jacques) dit Père Hubert, Carme de Nancy,
mort le 18 août, âgé de 42 ans. Béatifié par Jean-Paul II le 1er Octobre 1995 avec 64 autres prêtres de France.

C - GEORGIN (Chrétien-Nicolas) Secrétaire de l'Évêché de Nancy,
mort le 2 Septembre, âgé de 40 ans.

C - GRANGURY (Jean-Louis) dit Père Louis, Capucin, ancien Gard de Ramberviller,
mort le 23 août, âgé de 56 ans.

A - GRANDMAIRE (Jean-Baptiste-Joseph).dit Père Barnabé, Tiercelin de la Maison de Sion,
mort le 22 mai âgé de 60 ans.

A - GRIMOND (Louis-Joseph) Chanoine de Saint Gengoult de Toul
mort le 9 juin, âgé de 48 ans.

C - GUÉRIN (Joseph-Jean-Baptiste-François) dit Père Colomban, Tiercelin,
mort le 30 août, âgé de 51 ans.

C - GUILLAUME (Jean-Baptiste) Frère non-Profès des Écoles Chrétiennes de Nancy,
mort le 28 août, âgé de 39 ans. Béatifié par Jean-Paul II le 1er Octobre 1995 avec 64 autres prêtres de France.

C - HENRY (Jean-Baptiste-Nicolas) préhendé de Nancy,
mort le 13 octobre âgé de 43 ans.

A - HEYBERGER (Jacques) Cordelier,
mort le 17 juin, âgé de 46 ans.

A - HUSSENOT (Jean-Baptiste) dit Père Apollinaire, Tiercelin,
mort le 14 août, âgé de 47 ans.

C - JACQUES (Louis) dit Frère Jean-Baptiste, Récollet,
mort le 4 octobre âgé de 40 ans.

A - JEANSON (Jean-François) dit Père Barnabé, Capucin,
mort le 21 juillet,âgé de 49 ans.

C - LALLEMAND (Claude-Joseph) dit Père Clément, Carme,
mort le 7 Septembre, âgé de 50 ans.

C - LEMOINE (Joseph) dit Père Honoré, Tiercelin,
mort le 12 septembre, âgé de 54 ans.

A - MATHEBS (Antoine) Cordelier,
mort le 12 août, âgé de 45 ans.

A - MATHIEU (Pierre) Vicaire de Lemainville,
mort le 20 juin, âgé de 38 ans.

A - MICHELANT (Joseph-Thomas) Minime,
mort le 31 juillet, âgé de 36 ans.

C - NICOLAS (Florentin) dit Père Bernardin, Carme,
mort le 5 août, âgé de 54 ans.

A - OREL (Jean-François) Chanoine de Nancy,
mort le 19 août, âgé de 50 ans.

A - PRÉSVOST (Jean-François) Cordelier,
mort le 17 août, âgé de 34 ans.

C - POIRSON (Joseph) Cordelier, Gardien de Toul,
mort le 23 août, âgé de 43 ans.

A - RAMBOUR (Charles.) Vicaire de la Chartreuse de Bosserville,
mort le 2 juillet, âgé de 46 ans.

A - RICHARD (Claude) Bénédictin,
mort le 9 août, âgé de 53 ans.

C - RICHY (Éloi) Frère convers de. la Trappe,
mort le 29 août, âgé de 42 ans.

A - SIREJEAN (Pierre) Cordelier,
mort le 25 juillet, âgé de 45 ans.

C - THOMAS (Jean-Georges) Dominicain,
mort le 11 août, âgé de 40 ans.

02/08/2011

Notre Dame du Froidmont

 notre dame du froidmont

notre dame du froidmont Butte témoin détachée des côtes de Moselle, à quelques kilomètres de Pont-à-Mousson, le Froidmont, avec ses 394 m est depuis l'antiquité un haut lieu religieux et historique.

Au Moyen-âge il se trouvait à la frontière des terres lorraines et messines. Au douzième siècle Messins et Lorrains étaient continuellement en conflit. En 1153, l’armée messine conduite par Etienne de Bar, évêque de Metz, donne l’assaut au château de Mousson, appartenant à Renaud II, comte de Mousson affilié au duché de Lorraine.

saint bernardMis en échec par l’armée lorraine, les Messins se réfugient sur le Froidmont.

Appelé par l’archevêque de Trêves, Saint Bernard de Clervaux se rendit sur place et après d’âpres négociations réussit à tirer un accord de paix entre les deux parties.  

 

notre dame du froidmont  En mémoire des morts, une église fut construite en haut du mont. Frappé d’interdit en 1747 par l’évêque de Metz, l’église fut détruite et ses pierres servirent à la construction de l’église actuelle de Bouxières sous Froidmont. Cependant le Froidmont reste un lieu de culte et de pèlerinage important. En 1827, une croix de mission fut érigée à l’emplacement du chœur de l’ancienne église, puis ce fut une chapelle qui fut érigée pour accueillir Notre Dame du Froidmont. Détruite en 1914, la chapelle rénovée devint un lieu de pèlerinage rassemblant chaque année plusieurs milliers de personnes et ce jusqu’en 1973.

31/07/2011

31 juillet 1624 - décès De Henri II

blason duc de lorraineHenri II, dit le Bon, fils aîné du Duc Charles III et de Claude de France, et à ce titre Prince héréditaire de Lorraine (Héritier du duché), mourut à Nancy le 31 juillet 1624 à l’âge de 61 ans.

heaume de marquisTitré marquis de Pont-à-Mousson, il épousa en 1599 Catherine de Bourbon, sœur de Henri IV de France. A la mort de son père Charles III, Henri II âgé de quarante-cinq ans, reçoit un duché prospère et en paix. Lorsqu'éclate la guerre de Trente Ans, Henri II interdit aux Lorrains de se battre à l'étranger. La Lorraine reste neutre mais va souffrir du passage des armées protestantes d'Alsace qui pillent le nord de la Lorraine sans que les armées du duc, trop faibles, puissent intervenir. 

Il demanda à être inhumé à la Collégiale Saint Georges, aujourd’hui disparue. En 1743, ses restes furent transférés à l’Eglise des Cordeliers.

21/07/2011

L'implantation du Christianisme en Lorraine

constantinC'est vers l'an 300 que le christianisme apparaît en Lorraine. Surtout après l'an 313, quand l'empereur romain Constantin publia l'édit de Milan, qui autorise l'exercice public de la religion chrétienne. Mais les progrès furent très lents.

Le premier évêque de Metz est Saint Clément. Il précède de quelques années celui de Toul, Saint Mansuy et celui de Verdun, Saint Saintin. Malgré l'édit de Constantin, il y a encore des persécutions dans notre région. Elophe et Libaire eurent le tête tranchée à Soulosse et Saint Livier subit la même peine à Vic-sur-Seille. C'est d'abord dans les villes que la religion chrétienne s'implante et plus lentement dans les campagnes où subisteront encore longtemps des traces de la religion païenne.

Les moines vont jouer un grand rôle dans le développement du christianisme en Lorraine. Très tôt, vers le début de 6è siècle, un moine irlandais fonde une abbaye à Saint-Avold et un autre, venu du même pays, saint Colomban, s'installe à Luxeuil. A partir de l'an 600, de nombreux monastères s'implantent à proximité des villes comme Saint-Pierre-aux-Nonnains, Sainte-Glossinde, Saint-Symphorien et Saint-Martin à Metz, Saint-Vanne à Verdun et Saint Mansuy à Toul.

évêque de metz ChrodegangD'autres moines préfèrent la solitude, comme ceux de Saint-Mihiel et construisent des monastères à Senones, Etival, Moyenmoutiers et Remiremont. Plus tard, en 757, Chrodegang, évêque de Metz, rappelle aux moines le respect de la règle de Saint Benoît. Il fonde une abbaye à Gorze, près de Metz, abbaye qui deviendra célèbre dans tout l'Occident chrétien. Il impose aussi aux chanoines de sa cathédrale un mode de vie proche de celui des moines et travaille au renouveau de la vie liturgique.

Chrodegang, fait de Metz la ville où va naître le chant grégorien, avec une notation qui se répand dans toute l'Europe.  

11/07/2011

Au pays de Sainte Jeanne d’Arc

A un peu plus de deux mois du Traditionnel pèlerinage de septembre à Domremy-la-pucelle organisé par la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Nous publions un billet spécial « vacances » consacré à Sainte Jeanne d’Arc patronne de la Légitimité. 

musée

Photos du musée Johannique

 

musée domrémyPour nos lecteurs en vacances en Lorraine ou simplement de passage, où bien encore pour les Lorrains en quête d’idée (et d’identité), pensez à visiter le musée Jeanne d’Arc situé au 8 rue principale à Domrémy-la-pucelle. Dans quatre salles sont exposés de très riches collections de statues et statuettes représentant la Sainte de la Patrie. Vous trouverez également des affiches, des gravures et autres objets ayant rapport avec la vie de Jeanne. Il est à préciser que l’entrée de ce musée JOHANNIQUE est totalement gratuite, et que celui-ci fonctionne sans aucune aide extérieure.

 

Archange saint Michel

Jeanne devant l'Archange Saint Michel (Basilique)

 

basiliqueEt puis outre la maison natale de Sainte Jeanne d’Arc et l’église Saint Rémy, lorsque vous vous trouvez à Domrémy-la-pucelle il ne faut surtout pas manquer de monter à la basilique du Bois-Chenu, exactement là où Jeanne disait avoir entendu « les Voix » lui commandant de conduire l’héritier de la couronne de France à Reims ville du Sacre.

C'est à cet endroit précis et en souvenir de quoi, au XVIe siècle, une chapelle avait été érigée par Étienne Hordal, chanoine de la cathédrale de Toul et arrière-petit-neveu de Jeanne.

statue équestrePrenez ensuite la route pour Vaucouleurs, pour marcher sur les traces de la patronne de la légitimité mandatée par le ciel. Vous découvrirez au centre de la ville une superbe statue équestre de la Pucelle d'Orléans. 

Créée suite à une commande d'Etat passée en 1937, elle fut d'abord installée à Alger en 1951. Mais elle subit des mutilations en 1962... Il fut alors décidé de la rapatrier à Vaucouleurs, la ville qui arma la pucelle. Cette statue en bronze pèse 2,5 tonnes. 

En haut de la cité, les ruines du château de Robert de Baudricourt, Seigneur de Vaucouleurs, qui fournit à Jeanne une escorte pour la conduire à Chinon. « Va, va Jeanne, va et advienne que pourra ! » 

château robert de baudricourt 

Ruines du Château de Baudricourt 

Pour ceux qui passent à proximité de Dieulouard, il faut savoir qu’il existe des liens forts entre notre Jeanne de Lorraine et cette ville voisine de Pont à Mousson. Une statue de la Sainte de la patrie se trouvait d’ailleurs dans l’église paroissiale Saint Sébastien jusqu’aux années quarante en compagnie de Jean de Dieulouard (compagnon de Sainte Jeanne d’Arc, qui a accompagné la pucelle sur la route de Chinon). Avant 1940 en effet se trouvait dans la crypte médiévale un groupe statuaire composé de quatre personnages, que l’on peut admirer sur cette carte postale ancienne :

 

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musée dieulouardDe nos jours, les statues de Jean de Dieulouard et de Jeanne d’Arc ont été restauré, les visiteurs peuvent désormais les contempler au « Musée des Amis du Vieux Pays » à Dieulouard… rappelant ainsi à tous la halte que fit Jeanne à Dieulouard sur son chemin vers Nancy en 1428 pour un pélerinage, tout juste avant le début de son épopée.

Voilà de quoi vous distraire, de vous promener au coeur de la Lorraine et de vous émerveiller dans ce haut-lieu historique et incontournable de l’histoire de la France Royale et Catholique. Voilà de quoi patienter, en attendant le Traditionnel pèlerinage du 18 septembre prochain à Domrémy-la-Pucelle, organisé par la Fraternité Sacerdotale Sainte Pie X. La date de ce pèlerinage a été confirmé dans le dernier bulletin de l’étoile du matin (Voir page 6  "le coin des annonces" - merci de cliquer sur le lien ci-dessous ) :

http://www.laportelatine.org/district/ecoles/activiteseco...

 

 Vive la France ! Vive Jeanne !

 Vive le Christ-Roi ! 

 

22/06/2011

Formation Légitimiste

Cercle Robert de BaudricourtDans un pays dont la majorité des habitants ne connaît plus ses racines, où la presse de caniveau, dite "presse people", détourne l'attention d'un public largement chloroformé par une habile désinformation. Seule une solide formation politique permet d'être responsable et libre.

 

Le Cercle Robert de Baudricourt vous propose une formation à la pensée légitimiste, c'est-à-dire d'un ensemble de principes qui émanent de la loi naturelle, renforcés, en France, par des interventions historiques du surnaturel. Les principes sont intangibles. Seule leur mise en oeuvre varie, elle a varié au cours des siècles de la monarchie, elle s'adapte encore parfaitement aux temps présents. Dire que les principes sont dépassés parce que "si la France connaissait un roi demain, il ne se présenterait pas avec un manteau bleu, le camail d'hermine,…" c'est laisser entendre que ces accessoires constituaient l'essence de la monarchie. Perception caricaturale peut-être mais largement partagée par les citoyens de Marianne…

 

Être légitimiste ce n'est pas davantage avoir "un mouvement de coeur". Écrire que cela  s'exprime par l'adhésion, la foi profonde à l'égard d'un homme " est contraire à la tradition monarchique même si, aujourd'hui encore, la France a la chance d'avoir pour successeur de ses rois, un homme jeune, mûri par les épreuves de la vie, courageux et pleinement conscient de ses devoirs, le Prince Louis de Bourbon. Le sentimentalisme pur en politique finit généralement soit par un repli dans un ghetto et le découragement, soit par un ralliement progressif à un mouvement libéral ou à un parti républicain. Parmi nous, les plus anciens du combat légitimiste ont connu tour à tour l'engouement extraordinaire suscité par le charisme du prince Alphonse puis, après la mort de ce Prince, le reflux précipité de ceux qui n'avaient pas voulu méditer les paroles de Henri V : "Ma personne n'est rien, mon principe est tout ".

 

blason lorrainSans être une garantie absolue de fidélité et de perspicacité, la formation permet une adhésion de raison à la monarchie. Certes, elle implique quelques ressources internes qui se font rares : - l'humilité, contraire à l'orgueil de l'électeur - la générosité, opposée à l'égoïsme de l'aigri – l'effort intellectuel, quant il paraît si simple de s'en remettre à son "bon sens". Mais c'est à ce prix que nous pouvons espérer rétablir la vérité, ouvrir les yeux aux Français, faire connaître et aimer le régime qui a fait la France.

 

 

- Un cercle, c’est l’accès facilité à une culture légitimiste

 

- Un cercle, c’est votre participation, dans un cadre amical, aux affaires publiques 

 

Léon XIII- "Refuser de prendre aucune part aux affaires publiques serait aussi répréhensible que de n'apporter à l'utilité commune ni soin ni concours".     Léon XIII

 

Louis XX- « Le régime monarchique a un sens pour l'avenir parce qu'il est celui de la tradition française. Je vous demande de prendre votre place dans la société. »   Prince Louis de Bourbon

 

 

L’équipe du Cercle Robert de Baudricourt

07/06/2011

Rappel : Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 11 juin 2011, à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr 

03/06/2011

Le rattachement de la Lorraine à la France

françois III de lorraineAccord à la Pragmatique Sanction.

Se pose la question de la succession de l'empereur d'Allemagne, Charles VI de Habsbourg. Celui-ci n'a qu'une fille, Marie-Thérèse, à laquelle il tient à céder ses possessions héréditaires. Il publie à cette fin un texte appelé Pragmatique Sanction.

marie thérèse de habsbourgLes diplomaties des grands pays s'activent et négocient leur accord à la Pragmatique Sanction. C'est ainsi que le duc de Lorraine et du Barrois, François III, qui est destiné à épouser Marie-Thérèse, cède ses duchés à Stanislas. Il est convenu aussi qu'à la mort de leur nouveau titulaire, les duchés reviendront au roi de France.

Le rattachement de la Lorraine à la France.

stanislasLe 23 février 1766, Stanislas Leszczinski, duc de Lorraine et de Bar, ancien roi de Pologne, s’éteint à Lunéville. Les duchés, qui lui avaient été remis en viager par Louis XV, dont il était le beau-père, passent sous juridiction française.

Le 5 février 1766, en s’approchant d’une cheminée de son appartement, Stanislas Leszczinski met le feu à sa robe de chambre. Il ne parvient pas à éteindre le feu et, quand on finit par l’entendre, il est déjà gravement brûlé. A sa vieille gouvernante qui l’aide à se relever du brasier et qui se brûle elle-même en l’aidant, il aurait dit en plaisantant : « Madame, qui eut cru qu’à nos grands âges, nous brûlerions un jour des mêmes feux ? ». Stanislas Leszczinski meurt des suites de ses blessures, à l’âge de 88 ans.

C’est ainsi que disparaît le duché, fondé 800 ans auparavant. 

Le duché de Lorraine était en effet issu du partage de la Lotharingie, au Xe siècle, qui avait vu l’apparition d’un duché de Haute-Lotharingie, appelé au XIe siècle duché de Lorraine.

01/06/2011

Sous la bannière du Royaume des Lys.

 

bannière

La légitimité, c’est l’ordre, la tradition, la stabilité et le vrai. Rompant avec le désordre que la France subit depuis 1789.

Il n’y a pas d'autres « issues » possible pour les hésitants, les demi-vrais, les demi-faux, les partisans d’une monarchie constitutionnelle, ceux qui pensaient pouvoir vivre avec des « fragments » de vérité sans être obligés de rompre complètement avec les idéologies du carnage révolutionnaire de 1789. Si on veut le rétablissement de l’ordre et du droit pour la France, alors il faut le vouloir tout entier, c’est à dire avec le retour de la Monarchie Catholique Traditionnelle. Dont le droit ne peut être discuté, et ne peut être sujet aux caprices et tergiversations. L'existence d'un parlement composé de partis « politiques et clubs idéologiques » prétendant représenter la souveraineté du peuple au côté du roi n’est pas compatible avec la Tradition politique Française. A ce titre gardons nous bien de l'orléanisme et du bonapartisme, qui sont les seuls monarchismes à promouvoir la fusion avec les valeurs révolutionnaires, pour le résultat que nous connaissons déjà de par l’histoire...

Dans ce combat, il faut bien choisir, ou bien l’on se trouve du côté de l’ordre avec la légitimité et la tradition, ou bien l’on se trouve dans le camp de la révolution. Les entre-deux sont des révolutionnaires qui parfois s’ignorent, en regardant des deux côtés ils pensent qu’on peut faire de l’ordre avec du désordre, de l’autorité avec des principes qui sapent l’autorité à la base... Il faut bien choisir, c’est ou la Royauté Française, ou la république illégitime et maçonnique. Ou le drapeau blanc à fleurs de lys, ou le drapeau tricolore entaché du sang des martyrs catholiques et royalistes de la révolution... Il n’existe rien d’autre de possible entre les deux étendards.

Le grand défi de notre temps, consiste à nous débarrasser de ces haillons révolutionnaires et républicains ensanglantés qui nous déshonorent, et que l’on ose encore nous présenter comme les « grandes avancées » de 1789. Jusqu’à quand les méchants seront-ils seuls à montrer de l’énergie, à agir, à l’emporter presque partout, malgré leur infime minorité ?

Cette défection des forces contre-révolutionnaires vient sans doute de la réduction progressive des foyers légitimistes populaires qu'on pouvait encore trouver dans certaines campagnes très catholiques autrefois. Viviers Légitimistes qui ont hélas difficilement survécu à la reconnaissance de la république par l'Église. La prise de position de l'Église en faveur du « ralliement » ne nous facilite clairement pas la tâche, elle aurait toujours dû rester un allié solide en souvenir de l'alliance du trône et de l'autel. Il en va d'ailleurs de son propre intérêt, car la Révolution est tout autant spirituelle que politique. Aujourd'hui, quand on dit à certains catholiques qu'ils devraient être royalistes par cohérence, ils répondent justement que l'Église n'a plus de problème avec la république... Ce qui est une grave erreur de discernement, car l'Église reste toujours la cible privilégiée du système républicain mondialiste et apatride.

bannièreL’héritier de nos rois chef de la Maison de Bourbon, a l’honneur et la charge de représenter seul, aujourd’hui le grand principe de la légitimité. C’est de par ce principe, de par la tradition millénaire qu’il incarne, qu’il tient en ses mains le salut de notre France. La résurrection de notre patrie passe obligatoirement par le roi et la tradition. C’est pour cette raison que tous les hommes d’ordres doivent venir se ranger, sous la bannière du Royaume des Lys. Tous les gens de bien doivent aider le fils de Saint-Louis à accomplir toujours mieux sa mission au service du Christ qui est vrai Roi de France. 

Puissent les Français s'affranchir du joug maçonnique, en revenant franchement à la vraie tradition chrétienne et nationale, dont l'héritier de nos rois de par sa naissance, c'est à dire par la volonté de Dieu, est le seul représentant légitime.

20/05/2011

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 11 juin 2011, à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr 

14/05/2011

L'ABBÉ LAURENT CHATRIAN (1732-1814)

 prêtre réfractaireNé en 1732 à Lunéville, l'Abbé Laurent Chatrian a été une des figures les plus marquantes du clergé contre-révolutionnaire lorrain de la fin du XVIIIe siècle. Il a successivement été vicaire à Remoncourt, Bronville, Lunéville, Ogéviller avant de devenir, en 1771, secrétaire de Mgr Drouas, évêque de Toul, charge qui le mit en contact avec l’ensemble des ecclésiastiques du diocèse. Elu député suppléant aux Etats Généraux, il refusa de prêter le serment civique et émigra en Allemagne. Revenu en France, il mourut à Lunéville en 1814. 

C'est seulement en août 1754, à l'âge de 22 ans, qu'il se destine finalement au sacerdoce en entrant au séminaire de Toul. Ordonné prêtre en septembre 1756, il exerce successivement le vicariat dans plusieurs paroisses rurales. En décembre 1773, il est nommé curé de Resson dans le doyenné de Bar. Enfin, le 27 janvier 1778, il devient curé de Saint-Clément, près de sa ville natale, Lunéville, où il exercera son sacerdoce jusqu'en 1789.

aMGR de la FareA partir du 28 juin 1790, l'Abbé Chatrian siège aux États généraux, en remplacement de l'abbé Bastien, curé de Xeuilley, décédé. Passif, il ne se fait pas remarquer, se bornant seulement à protester contre les mesures anticatholiques de l'Assemblée et le vote de la Constitution civile du clergé. Le 4 janvier 1791, il refuse de prêter le serment constitutionnel qui lui est imposé et qu'il qualifie d' " impie ". Son refus catégorique témoigne de la profondeur de sa foi et de sa fidélité à son évêque, Monseigneur de La Fare, qui a déjà quitté son diocèse dans la nuit du 7 au 8 janvier 1791, pour se réfugier à Trèves.

Après la clôture de l'Assemblée Nationale, le 30 septembre 1791, reconnu comme prêtre réfractaire, il revient en Lorraine. Privé de sa paroisse et de tout traitement, il s'établit à Lunéville chez son neveu (M. de l'Espée). Les mesures hostiles aux prêtres réfractaires le frappent. Pour des motifs essentiellement politiques, son séjour à Lunéville lui devient bien vite insupportable. C'est pourquoi, le 6 mai 1792, il décide d'émigrer à Trèves, pour retrouver son évêque et quelques prêtres déjà réunis par l'exil.

Il imagine que son séjour ne sera qu'un intermède de très courte durée et pense reprendre bientôt le chemin de la France. Mais l'exil se prolonge, et la situation religieuse évolue dans un tel chaos, que ses espoirs de rentrer au pays sont de plus en plus incertains.

L'espoir de rentrer en France va s'affirmer avec le Concordat du 16 juillet 1801 qui rétablit la paix religieuse en France, et le sénatus-consulte du 26 avril 1802 qui accorde amnistie pleine et entière aux émigrés. Ainsi, en 1802, tout engage l'abbé Chatrian et ses compagnons d'émigration à prendre le chemin du retour. Un grand nombre d'entre eux se met en route, et le 10 mai, il arrive à Lunéville.

prêtre réfractaire,lorraineComment entrer dans cette France révolutionnaire et nouvelle qui n'avait plus voulu de ses prêtres ? Contrairement à ce qu'il espérait, il est nommé à Château-Voué ; il ne rejoint pas son ancienne paroisse de Saint-Clément où il rêvait de retrouver ses fidèles (qu'il avait tant aimés). Il refuse donc cette nomination et reste simple prêtre à Lunéville. Son âge avancé, il a alors 71 ans, suffit à expliquer sa retraite. Il se retranche dans son cabinet où il se livre à des lectures et à des compilations qui ne sont, dans le fond, que des compléments de plusieurs recueils commencés avant la Révolution ou pendant son émigration. Il meurt le 24 août 1814 à l'âge de 82 ans. L'Abbé Chatrian fut un homme de foi, de conviction et d'honneur, qui est resté fidèle à la conception traditionnelle de l'Église.

08/05/2011

Sainte Jeanne d'Arc

carte royaumeIntroduction

En 1420, la France n'existe plus. Après l'assassinat de son père, Jean Sans Peur, le duc de Bourgogne Philippe III le Bon s'est allié à Henri V d’Angleterre. En 1424, les Anglais envahirent le domaine de Charles (Dauphin de France et héritier de la Couronne) et mirent le siège devant Orléans, ville-clef pour le passage de la Loire. Une fois la ville tombée, ils pouvaient facilement conquérir le reste du pays. Mais Orléans ne tomba pas, grâce à une paysanne de dix-huit ans : Jeanne d’Arc. 

Charles VII règne sur le centre et au sud (pays d'oc). On le surnomme par dérision « le petit roi de Bourges ». Il n'a ni argent ni soutiens, si ce n'est celui des Armagnacs et de quelques mercenaires. Le roi est au bord du renoncement lorsqu'il rencontre Jeanne d’Arc...

archangeL'enfance de Jeanne d'Arc

Jeanne d’Arc est né en 1412 à Domrémy, aux marches de la Lorraine, dans une famille de paysans nommée « Darc ». Sa famille sera anoblie par Charles VII et changera son nom en d'Arc. Jeanne est une fillette pieuse, rien ne la distingue de ses compagnons de jeu. A l'âge de 13 ans, elle eut une apparition de Saint Michel sous l'apparence d'un chevalier, de Sainte Marguerite et de Sainte Catherine. L'archange et ses deux saintes lui ordonnent de conduire le dauphin à Reims pour le faire sacrer. Jeanne n'en parle à personne, mais mois après mois, année après année, les voix reviennent, insistantes… porche château BaudricourtA seize ans, elle parle de ses voix à son oncle, Durand Laxart, qui l'escorte auprès de Robert de Baudricourt, capitaine de Vaucouleurs, forteresse voisine de Domrémy. Baudricourt conseille Laxart de ramener sa nièce chez ses parents avec une bonne gifle... L'année suivante, les Anglais déferlent sur la Lorraine, Jeanne voit l'ennemi de près et doit se réfugier à Neufchâteau avec sa famille. Revenue à Vaucouleurs, sa personnalité ne passe pas inaperçu, elle rencontre même le duc de Lorraine. Face à une telle détermination, Baudricourt lui donne une escorte de quelques hommes, dont Jean de Metz et Bertrand de Poulengy, qui resteront fidèles à Jeanne tout au long de son épopée. Habillée en homme, Jeanne va jusqu'à Chinon pour y rencontrer le dauphin…

La rencontre du dauphin à Chinon

chinon

Arrivée à Chinon, Jeanne se rend à la grande salle du château. Elle n'avait encore jamais vu le roi, et pourtant elle le reconnaît, caché dans son assistance, alors qu'un sujet avait pris sa place. Charles VII est étonné, la jeune fille se présente sous le nom de Jeanne la Pucelle et que le Roy des cieux lui commande de l'emmener à Reims pour le faire sacrer. Jeanne et Charles s'entretiennent en secret, nul ne sait ce qu'ils se sont dits, mais le roi ressort avec le visage éclairé. Charles lui donna une armure, une garde de quelques hommes, et l'autorisa à se joindre au dernier convoi destiné à secourir Orléans. Jeanne fit faire un étendard timbré de la fleur de lys et des noms JhesusMaria. De tous les autres chefs de guerre, il n'en est pas un qui ose s'opposer à la jeune fille, tous ont cœur de lui obéir.

histoire de france, jeanne d'arc, domrémy, charles VII, Henri V d'angleterre, chinon, sacre, légitimité, lorraine, pucelle d'orléansL'épée de Jeanne d'Arc

Une fois l'armure de Jeanne confectionnée, on s'inquiéta de l'épée. « Allez à Sainte-Catherine-de-Fierbois dit elle, dans la chapelle du pèlerinage. Vous creuserez derrière l'autel, vous enlèverez une dalle, des pierres, et à peu de profondeur, vous trouverez l'épée qu'il me faut. » Ainsi fut-il fait, et l'on trouva une grande épée à la garde marquée de cinq petites croix. Cette épée était celle de Charles Martel qui, après Poitiers, l'aurait offerte aux prêtres du sanctuaire.

orléansLe siège d'Orléans 

Avant l'arrivée de Jeanne d’Arc, Orléans est au bord de la reddition, la ville n'a plus de ressources et est épuisé. Le duc Charles d'Orléans étant fait prisonnier après Azincourt, c'est son demi-frère Jean, dit Dunois, un enfant bâtard, qui défend la ville avec courage. Tandis que les chefs de guerre français hésitent et tergiversent, Jeanne rentre secrètement dans la ville pour y rencontrer Dunois. Elle le somme de faire une sortie, mais la dernière a été trop catastrophique que le bâtard d'Orléans préfère attendre les renforts. Jeanne prend les choses en main, deux bastides anglaises se tiennent dans la région, il faut les attaquer ! Jeanne charge elle-même la bastide des Augustins, la garnison la suit et c'est un succès. Le soir au conseil de guerre, Dunois et ses hommes veulent en rester là, mais Jeanne refuse. Elle ameute la population qui se prépare toute la nuit. Le lendemain, l'assaut est donné, la forteresse est redoutable, les pertes sont élevées, Jeanne est touchée par un carreau d'arbalète au dessus du sein. La blessure est superficielle, elle retourne galvaniser ses troupes. Les Anglais paniquent, ils se jettent dans la Loire, le 8 mai 1429, Orléans est sauvé. C'est un miracle ! La prise d'Orléans prouve le caractère divin de sa mission.

sacreLe Sacre du Roi

 Après l'exploit d'Orléans, deux possibilités s'offraient aux Français : attaquer Paris ou aller à Reims, comme le veut Jeanne, pour sacrer le roi. Le Dauphin, hésitant, fini par donner raison à Jeanne. Seulement le pari est risqué, Reims est cerné par des possessions anglaises et bourguignonnes. Une rencontre décisive a lieu à Patay, face aux Anglais de John Talbot, tout juste chassé d'Orléans. Chacun a encore les souvenirs d'Azincourt, cimetière français. Seulement la Pucelle est là, et elle assure la victoire au nom de Dieu. La bataille s'engage, la charge française est irrésistible, les Anglais laissent 2 000 morts et leur chef prisonnier. Côté français, les pertes sont quasiment nulles. Pour ouvrir la route jusqu'à Reims, les Français libèrent Auxerre, Troyes et Chalons. Le Dauphin peut enfin faire son entrer dans la cathédrale de Reims pour y recevoir le Saint Chrême. Jeanne est à ses côtés, portant son étendard. Le régent anglais, le duc de Bedford, réagit sans attendre, il fait sacrer le jeune Henri VI à Notre-Dame de Paris. Mais sans la Sainte Ampoule, qui valide le rituel du sacre, le couronnement n'a aucune signification. Il n'y a plus qu'un seul Roi sur la France, l'héritier des Valois, Charles VII. La mission de Jeanne s'est couronnée d'un succès, en quelques mois, la victoire a changé de camp.

reimsLa portée du sacre de Charles VII fut majeure. En effet, le nouveau souverain devenait le représentant légitime de Dieu sur terre, digne successeur des Valois. De ce fait, le traité de Troyes n’avait plus de valeur, et le jeune Henri VI, qui apparaissait déjà comme un souverain déjà peu légitime, perdait ainsi toute crédibilité. Dès l’annonce du sacre, les habitants de Laon décidèrent d’envoyer à Charles VII les clefs de la ville.

Au cours de l’été, de nombreuses cités firent allégeance au nouveau souverain : Sens, Soissons, Crécy, Coulommiers, Provins, Château Thierry, etc.Enfin, à la fin du mois d’août, Charles VII signa une trêve de quatre mois avec le duc de Bourgogne.  

Jeanne d’Arc chef de guerre (été 1429 à mai 1430) 

Suite à la signature de la trêve entre Charles VII et Philippe le Bon, Jeanne décida de marcher sur Paris (la cité était alors entre les mains des Bourguignons.). Assistée par Jean II, duc d’Alençon, Jeanne entreprit le siège de la ville au début du mois de septembre 1429. Blessée à la cuisse devant la porte Saint Honoré, les combats cessèrent, malgré les protestations de la Pucelle. En outre, Charles VII décida d’interdire à l’armée royale de reprendre les combats, soucieux de respecter la trêve signée avec les Bourguignons.

Souhaitant rester prudent quant à la suite des évènements, le roi de France préféra se retirer vers la Loire. A la fin de mois de septembre, se trouvant alors à Gien, Charles VII décida de licencier son armée. Jeanne d’Arc fut alors envoyée dans le Berry afin de lutter contre les compagnies qui causaient à cette époque de graves déprédations. Début novembre, elle parvint à s’emparer de Saint Pierre le Moûtiers, mais échoua devant La Charité sur Loire, alors aux mains du Bourguignon Perrinet Gressart. Cependant, l’hiver arrivant, Jeanne dut abandonner le siège et regagner le château de Mehun sur Yèvre où séjournait le roi.

A la fin du mois de décembre, en guise de remerciement, la Pucelle fut anoblie par le roi, ainsi que ses parents, ses frères, et tout son lignage. Mars 1430, la Pucelle décida finalement de quitter le château de Sully sur Loire, où elle avait accompagnée le roi. Elle ne voulait pas rester inactive alors que le duc de Bedford, afin de renforcer son alliance avec la Bourgogne, avait donné la Champagne et la Brie à Philippe le Bon.

Quittant le roi sans prendre congé, Jeanne participa à quelques combats au printemps 1430, sans toutefois réussir à l’emporter. Cependant, sa présence et sa renommée parvenaient à terrifier certains capitaines et soldats anglais, tant et si bien que leurs supérieurs durent prendre des mesures contre ceux qui tremblaient devant la Pucelle.

En mai 1430, Jeanne répondit à l’appel des habitants de Compiègne, alors assiégés par les Bourguignons (en effet, au lendemain du sacre, Charles VII avait chassé la garnison bourguignonne se trouvant dans la cité.).

 

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Le 23 mai 1430, la Pucelle pénétra dans la cité, accompagnée par des forces très réduites. Tentant une sortie le soir même, elle se lança à l’assaut des troupes de Jean II de Luxembourg, comte de Guise (ce dernier était un fidèle allié des Bourguignons, confirmé dans ses droits par le duc de Bedford.).

C’est alors qu’une troupe anglaise arriva en renfort, prenant les compagnons de Jeanne d’Arc entre deux feux. Se sentant en danger, la jeune femme ordonna à ses hommes de reculer vers Compiègne. Cependant, le pont levis se releva, abandonnant la Pucelle aux mains des Anglo-bourguignons.

C’est alors qu’un des vassaux de Jean de Luxembourg tira une flèche sur le cheval de Jeanne, la faisant tomber à terre. C’est ainsi que cette dernière fut capturée par les Bourguignons. 

Le procès et condamnation de Jeanne d’Arc (janvier à mai 1431)

histoire de france,jeanne d'arc,domrémy,charles vii,henri v d'angleterre,chinon,sacre,légitimité,lorraine,pucelle d'orléansSuite à sa capture, les Bourguignons retinrent Jeanne prisonnière pendant près de six mois. Pendant ce temps, alors que la Pucelle était entre les mains de Jean de Luxembourg, Charles VII parvint à remporter plusieurs victoires.

En juin, l’armée royale stoppa les troupes bourguignonnes, qui tentaient de s’emparer du Dauphiné ; en juillet, Charles VII conclut une alliance avec Frédéric III, archiduc d’Autriche; en novembre, la ville de Liège, soudoyée par le roi de France, se révolta contre les Bourguignons, et Charles VII parvint à s’en emparer.

Jeanne, quant à elle, fut emprisonnée à Rouen dans un château ayant appartenu à Philippe II Auguste, le procès de la Pucelle s’ouvrit en février 1431. Ce fut alors Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, qui fut chargé d’instruire son procès pour hérésie.

Bien qu’étant innocente des crimes qu’on lui reprochait, les Anglais voulaient se débarasser de la jeune femme de manière légale... De ce fait, le tribunal déclara Jeanne coupable d’être schismatique, hérétique, etc.

histoire de france, jeanne d'arc, domrémy, charles VII, Henri V d'angleterre, chinon, sacre, légitimité, lorraine, pucelle d'orléansLe 30 mai 1431, les Anglais firent brûler vive la condamnée sur place du Vieux Marché de Rouen. Cette dernière n’avait pas vingt ans… Afin que ses restes ne soient pas utilisés comme des reliques, les Anglais décidèrent de récolter les cendres de la Pucelle, qu’ils jetèrent ensuite dans la Seine.  

 

28/04/2011

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 14 mai 2011, à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr 

17/04/2011

Rappel : Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 23 avril 2011, à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr 

14/03/2011

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 23 avril 2011, à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr 

15/02/2011

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 05 mars 2011, à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr 

16/01/2011

Légitimistes de Lorraine à vos Agendas !

Les adhérents du Cercle Robert de Baudricourt et son encadrement ont le grand honneur de vous annoncer la visite prochaine en Lorraine de Monsieur Bodin Pierre, Président de l'Union des Cercles Légitimistes de France, les 12 et 13 février 2011.

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La réunion du Cercle en date du samedi 12 février 2011 se déroulera au Domaine de l'Asnée à Villers-les-Nancy (54 600), à partir de 20H30.

(inscriptions avant le 05/02/2011 - attention places limitées)

 

Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06  46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr 

11/01/2011

Affiches : Cercle Robert de Baudricourt

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23/12/2010

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

Réunion du samedi 15 Janvier 2011, à Pont à Mousson (54 700).

 

 

 

Renseignements : 03-83-81-00-29
ou 06-46-77-66-85

02/12/2010

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

Réunion du samedi 18 Décembre 2010, à Villers les Nancy.

 

 

Première partie : Calendrier

(Agenda du Cercle Robert de Baudricourt - premier trismestre de l'année 2011)

Deuxième partie : Etude Légitimiste

« La majorité ne fait pas la vérité »

 

Renseignements : 03-83-81-00-29
ou 06-46-77-66-85

04/11/2010

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

Réunion du samedi 20 Novembre 2010.

 

 

Première partie : Lancement de "La Ligue Légitimiste de Lorraine"

(Bulletin d'information contre-révolutionnaire.)

Deuxième partie : Etude Légitimiste

(Argumentaire de base en faveur de la Monarchie Traditionnelle.)

 

Renseignements : 03-83-81-00-29
ou 06-46-77-66-85 

27/09/2010

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Nouvel Article disponible dans la boutique du Cercle.

 

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23/09/2010

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

Réunion du Samedi 23 octobre 2010

 

baudricourt.gif
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Première partie : Littérature Contre-révolutionnaire
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- Extrait des considérations sur la France
 
(Les prétendus dangers d'une contre-révolution catholique)
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 .
Deuxième partie : Etude Légitimiste
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- Du gouvernement représentatif
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(par Louis de Bonald)

 

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Renseignements : 03-83-81-00-29
ou 06-46-77-66-85 
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20/09/2010

La Bannière du Cercle Robert de Baudricourt

BannRobe.JPG

Robert de Baudricourt.

18/09/2010

Cantate à l’Etendard


 

Etendard de la délivrance,  
A la victoire il mena nos aïeux,
A leurs enfants il prêche l’Espérance,
Fils de ces preux, chantons comme eux,
Fils de ces preux, chantons comme eux,
Chantons comme eux,
Vive Jeanne, Vive la France !

1. Sonnez Fanfares triomphales,
Tonnez canons, battez tambours !
Et vous, cloches des cathédrales,
Ebranlez-vous comme au grand jour !
En ce moment la France tout entière
Est debout avec ses enfants
Pour saluer, comme nous, la bannière
De la Pucelle d’Orléans !

2. Salut à la blanche bannière
Salut, salut aux noms bénis
Du Christ et de Sa Sainte Mère
Inscrit par Jehanne dans ses plis
Par eux, jadis, elle sauva la France
Aimons-les donc comme autrefois
Et de nouveau consacrons l’alliance
De notre épée avec la Croix !

3. Quels noms fameux tu nous rappelles,
Drapeau sacré, toujours vainqueur !
Patay, Beaugency, les Tourelles,
Et Reims où tu fus à l’honneur !
A ton aspect, que la France reprenne
Sa vieille foi et sa vieille ardeur,
En t’acclamant que ton peuple devienne,
Plus généreux, plus rédempteur !

4. Planant au-dessus de nos têtes,
Les grands français de tous les temps
Réclament leur part de nos fêtes
En s’unissant à leurs enfants !
Les anciens francs, les preux du Moyen Age,
Et les braves des temps nouveaux
A Jeanne d’Arc rendent le même hommage,
Et lui présentent leurs drapeaux !