Superbe journée, samedi 20 octobre 2018 au Cercle Robert de Baudricourt de Lorraine où le public était au rendez-vous, à Nancy, dans le cadre d'une conférence sur le thème : "La réhabilitation d'une princesse royale" ! Le sujet était consacré au livre : "Mousseline la sérieuse" de Madame Sylvie Yvert. L'auteure s'est glissé dans la peau de cette jeune enfant fille du roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette, au destin troublant, douloureux, au moment d'une époque tragique de l'Histoire de France.
C'est la vie d'une petite princesse dernière survivante de la Tour du Temple, après les assassinats de ses parents et de sa tante condamnés à l'échafaud, puis la mort de son petit frère le dauphin dans des conditions abjectes et totalement inhumaines. En passant par la fuite à Varennes, les deux exils, l'éclatante victoire de la monarchie restaurée en 1814, sa vie amoureuse, et son amour indéfectible pour la France et les Français ; notre conférencière a tenu en éveil un auditoire très attentif aux informations fournies, et qui n'a pas manqué de poser de nombreuses questions à la fin de la séance ; celle-ci s'est achevée par la vente du livre dédicacé par l'auteur.
L'événement s'est prolongé par un goûter au cours duquel les participants ont été conviés dans une ambiance chaleureuse et amicale. C'est avec un pincement au coeur que Madame Yvert a pris congé de ce public Lorrain, conquis, généreux et profondément attachant... qui a partagé avec elle un sentiment identique ressenti par tous les participants à cette conférence : celui que les drames subis tout autant par cette famille royale assassinée que par le peuple de France n'ont pas encore, aujourd'hui, été totalement éclairés à l'aune de la réalité. La barbarie des dits "révolutionnaires des Lumières" n'est ni plus, ni moins que la mort programmée de l'âme française et la destruction progressive de notre pays.
Devant les atrocités commises à cette période, l'auteur du livre et les participants à cette conférence ont pris conscience que la pleine horreur de ces actes a été passée sous un silence responsable et coupable ; unanimement ils ont salué l'amour de la France de cette princesse royale qui a placé face à l'insoutenable, toute sa foi chrétienne d'amour et de pardon à l'égard des bourreaux de sa famille.

Exil de la duchesse d'Angoulême, qui embarque à Pauillac au début des Cent-Jours (1815).


Félicitations à notre conférencier, Monsieur Ratichaux Benjamin pour son sujet sur Monseigneur Freppel. Un contenu dense nous a été offert, une intervention de grande qualité très intéressante, qui nous a véritablement permis de mieux comprendre ce que fut la vie de cet évêque de combat, enfant du pays.
Bravo à notre guide, qui à travers la ville, et grâce à ses connaissances architecturales, nous a beaucoup appris sur les maisons Alsaciennes, demeures à colombage sur soubassement en pierre d'un charme inégalé. Ce qui fait toute la richesse, toute la beauté de ce patrimoine culturel intégré dans la vie d'aujourd'hui. Par ailleurs toutes ces précisions sur les corporations héritières d'une longue tradition artisanale, sont venues compléter à la perfection le sujet développé en début de matinée par notre conférencier. Monseigneur Freppel l'une des plus grandes figures de l'épiscopat français de cette fin de dix-neuvième siècle, étant lui même un ardent défenseur des corporations.




Pour cette première journée conférences dans l'Est de la France, les cercles Robert de Baudricourt (Lorraine) et St-Materne (Alsace), associations adhérentes à l'UCLF, ont eu l'honneur de recevoir Monsieur Bodin Pierre président de l'Union, sur les hauteurs de la Colline de Sion-Vaudémont dans un cadre parfaitement adapté, à plus de 500 mètres d'altitude avec vue exceptionnelle sur l'ancien duché de Lorraine.
Vers 12h30, les participants sont invités à se diriger vers le restaurant de la colline pour le déjeuner. Sion-Vaudémont offre un cadre idéal pour une petite promenade digestive sous un ciel bleu magnifique et ensoleillé, alors que d'autres préfèreront retourner dans la salle pour profiter des stands.















L
Un certain Aubert qui revenait de croisade fit étape à Bari où il alla se prosterner sur le tombeau. Là, servi par la providence, il rencontra le clerc chargé de la garde des lieux et qui, comme lui, était originaire de Port. Ils se trouvèrent même des liens de parenté et se lièrent d'amitié. Les relations évoluèrent si bien que le clerc eut une vision dans laquelle saint Nicolas lui apparut et lui exprima son désir qu'une de ses reliques soit déposée à Port. Avec les clefs du tombeau que le clerc détenait, rien n'était plus facile. Une petite expédition nocturne permit de prélever une partie d'un doigt du saint que l'on appelera plus tard la jointure.
Au soir du 05 décembre de l'année 1240, c'est à dire, à la veille même de la fête patronale de Saint-Nicolas de Myre, il se passa chez nous un fait inouï, dont, jusqu'aujourd'hui, nous célébrons solennellement la mémoire.
Le vaillant guerrier oublié des siens songea, en ce 5 décembre 1240, que le lendemain était la fête solennelle de Saint-Nicolas, Evêque de Myre, Patron de son pays lorrain.
