À la suite de la messe célébrée le dimanche 20 janvier, le prince Louis, duc d’Anjou, chef de la Maison de Bourbon, a accepté de répondre à quelques questions.
Monseigneur, vous avez commémoré le 21 janvier ? Que signifie cette date, pour vous ?
Chaque année, en principe, j’assiste à une ou plusieurs cérémonies organisées à la mémoire du roi Louis XVI. Je maintiens ainsi une tradition qu’avant moi mon grand-père et mon père avaient tenu à respecter. Savez-vous que c’est mon grand-père qui, en 1972, a souhaité qu’une messe annuelle ait lieu à la chapelle expiatoire ? Jusqu’alors, seule la nécropole de Saint-Denis avait une cérémonie tous les ans. Ces messes sont célébrées en communion avec de très nombreuses autres dans toute la France et à l’étranger.
Cette date, pour moi comme pour tous les Français, est très importante car elle marque une rupture dans la tradition politique de notre pays. En assassinant le roi, c’est la tête de la France qui était atteinte encore plus que celle d’un homme.
Depuis, l’équilibre politique est instable. Après les huit siècles de royauté, comptez les régimes qui ont suivi : cinq républiques, mais aussi deux empires, un État, des formes parlementaires de monarchie comme celle de Louis-Philippe. Et chacun de ces régimes, souvent, a connu des phases multiples. Tout cela est éphémère. Le pouvoir a besoin de la durée.
À cette occasion, quel message voudriez-vous faire passer au peuple français ?
Actuellement, les Français s’interrogent sur leur identité et leur avenir. Ils sont confrontés à des enjeux extérieurs (mondialisation, par exemple) ou à des périls (montée de l’islamisme). Pour les affronter, le pays doit être uni et partager un même objectif, savoir ce qu’il est et savoir ce qu’il veut. Ainsi, mon message est celui de l’espoir et du non-découragement. Il faut se regrouper autour des fondamentaux : bien commun pour lutter contre les communautarismes et les corporatismes ; justice pour que les plus faibles soient aussi entendus ; souveraineté afin que la France ne se fasse pas dicter ses lois par l’extérieur. La France est un vieux pays qui a longtemps montré le chemin aux autres. Elle ne peut se faire dicter ce qu’elle doit faire, surtout en ce moment où le monde entier est en mutation.
À cette occasion, de nombreux internautes et intellectuels ont ressorti quelques lignes du testament de Louis XVI. Un document édifiant. Il dit notamment à son fils « si vous avez le malheur de devenir roi »…
Pour vous, que veut réellement dire « être roi de France ? »
Être comme Saint Louis, juste ; être comme Henri IV, savoir faire la paix des cœurs ; comme Louis XIV, avoir le sens de la grandeur du pays ; et comme Louis XVI, savoir accepter le sacrifice s’il faut rester en accord avec son âme.
Vous avez la double nationalité française et espagnole et vous avez eu une longue carrière internationale. Envisagez-vous de vous rapprocher davantage de la France ?
Je ne suis pas éloigné de la France. Je vis à l’étranger, c’est très différent. Comme vous le savez, chaque fois qu’une autorité m’invite pour telle ou telle manifestation culturelle ou sociale, je réponds favorablement.
On vous a vu et entendu soutenir les gilets jaunes. Pourquoi ce soutien et en quoi vous semble-t-il légitime ?
J’ai voulu montrer une certaine solidarité avec tout le pays dont je voyais qu’il était en souffrance. Il y a un ressenti d’une grande injustice en train de se développer : d’un côté une fiscalité toujours plus forte, et de l’autre des services publics et un niveau de vie en baisse, et cela, tant dans la France rurale que dans les banlieues qui sont devenues, en certains endroits, des territoires de non-droit. Est-ce sain ? Je ne le pense pas. L’intérêt du mouvement actuel est qu’il est spontané, né de la distorsion entre une France légale et celle qui vit dans la réalité du quotidien. Ainsi, des personnes de tous les horizons s’y associent ou l’approuvent. La durée du mouvement montre sa légitimité.
Certains politiques, comme Benoît Hamon, parlent de « vacillement de la République ».
En effet, la crise des gilets jaunes semble avoir fragilisé la confiance des Français vis-à-vis des institutions. Parallèlement, on sent un regain d’intérêt pour votre parole, qui est reprise par les grands médias. Y voyez-vous un signe quelconque ?
Les huit siècles de royauté ont montré qu’il fallait savoir évoluer. Celle du XIIIe siècle n’était pas celle de François Ier ou de Louis XIV. La royauté n’était pas conservatrice. La république est une forme de gouvernement comme une autre. Rien ne sert de s’attacher à un mot s’il perd de son sens.
Source : (entretien Boulevard Voltaire)


Ce 30 janvier 2019 ramène le tragique souvenir de la disparition de Monseigneur le Prince Alphonse de Bourbon, duc d'Anjou et de Cadix, de jure Sa Majesté le Roi Alphonse II de France, le 30 janvier 1989, et donc, en vertu des Lois fondamentales du Royaume selon laquelle la succession à la Couronne est immédiate et automatique, c'est aussi le trentième anniversaire de l'avènement de Sa Majesté le Roi Louis XX.
Votre immense cri de désespoir a marqué la fin de l’année écoulée. Désespoir de n’être plus entendus, ni écoutés comme si vos souffrances avaient moins d’importance que les normes et les règlements. Comme si votre vie quotidienne ne comptait pas ou plus. Comme si des mots pouvaient suffire à nier les réalités.
Tout d’abord soyez remerciés de me donner l’occasion d’intervenir sur le sujet de la famille, à l’ouverture de ce colloque international. Ce sujet m’est cher ainsi qu’à mon épouse. Nous vivons, en effet, dans nos sociétés occidentales, un moment crucial quant au rôle et à la place accordés à l’institution familiale, confrontée à de nombreux assauts. En dressant un état des lieux et en appelant au renouveau qui s’impose, ce congrès international, placé sous la présidence du Président de Moldavie et sous le patronage du Patriarche Kyril, et du Cardinal Parolin marquera donc une étape. 
Le Prince Louis Alphonse de Bourbon, de jure Louis XX, seul Roi légitime désigné par les Lois Fondamentales du Royaume pour régner sur le Pays de France, est un Prince Catholique avant tout, un Prince qui ne sacrifie pas au « politiquement correct » les principes de la Monarchie française, et qui se montre même très valeureux.
Après plusieurs années de guerre intense, malgré l’appui des forces soviétiques et la présence de navires russes dans le port de Barcelone, et l’aide des brigades internationales, les républicains ont capitulé sous les coups du Général Franco, bon nombre d’entre eux fuyant leur Pays vers la France (la Retirade). Bien que les chiffres ne soient pas formellement établis, il est avéré que 36.000 prêtres, religieux et religieuses, moines et proches ont péri dans d’atroces et indescriptibles conditions. Il suffit de parcourir l’Espagne de nos jours encore, pour constater la violence des « rouges » dans l’éradication et le pillage d’innombrables édifices religieux (3.000 églises et monastères détruits ou sérieusement endommagés). Nombre de réfugiés républicains de la « retirada » implantés en France, se sont vantés jadis d’avoir égorgé des prêtres, saigné des moines, violé des religieuses, pillé des églises et monastères, volé les riches, etc. Certes, tous les républicains n’étaient pas des assassins, mais ils étaient entraînés par leurs chefs dans la violence. Les Papes Jean-Paul II et Benoît XVI ont depuis canonisé plus d’un millier de religieux reconnus martyrs par haine de la foi.
C’est aux cris de « basta ! basta ! (ça suffit !), accompagnés du geste, lancés au Gouvernement de gauche espagnol que la foule qui accompagnait la visite de la Famille princière au Valle de los Caidos le 15 Juillet dernier, s’est adressée aux nombreux représentants de l’information (ou de la désinformation). Ces médias, aux intentions peu louables, n’ont pas hésité à publier des images d’une poignée de manifestants entourant le Prince levant le bras, insinuant le triste célèbre salut fasciste, dans le but pernicieux d’y associer le Prince et de le salir dans l’opinion publique. Le Général Franco lui-même a conservé son indépendance dans le conflit mondial de 1940/1945, et n’a jamais adhéré au parti fasciste. Il faut ajouter que le Caudillo Franco, très Chrétien, a toujours soutenu la religion Catholique et restauré la Monarchie en Espagne, nonobstant la misérable trahison du Roi Juan-Carlos 1er. À titre d’anecdote, on peut rappeler qu’à l’avènement des congés payés en France, les ouvriers des grandes usines, par centaines de milliers, profitaient de vacances paisibles chez Franco sans avoir à souffrir de la moindre répression et en totale liberté. Mais ceux qui connaissent l’Histoire sont-ils aujourd’hui assez nombreux pour dénoncer une telle manipulation ?
Cette cérémonie du bicentenaire du rétablissement de la statue du Roi Henri IV sur le Pont Neuf m’amène à plusieurs réflexions :
Mais cette cérémonie est l’occasion d’évoquer un autre aspect de la personnalité du Roi. Nous sommes aujourd’hui avec l’Amicale régimentaire qui maintient le souvenir et la tradition du Royal Navarre, devenu en 1790 le 5e Régiment d’Infanterie. Cette unité dont Henri de Navarre fut le premier Colonel, a combattu sur tous les champs de bataille, durant plus de quatre siècles, prouvant que la France transcende les aléas de la politique. Nous l’honorerons ce soir à l’Arc de Triomphe.
Elles vont éclairer deux aspects de la personnalité du grand roi : d’un côté l’homme des premiers grands travaux parisiens et, de l’autre, le chef militaire qui a su réconcilier des troupes qui durant trente ans avaient combattu les unes contre les autres. Il est intéressant de noter que ces deux actions participaient chacune à leur manière, à rétablir la paix et la concorde entre tous les Français, ce qui était son vrai programme politique. Il fallait oublier trente ans de guerres civiles avec tous les drames que cela avait suscités. Cela passait par la prospérité à retrouver, mais aussi par une paix des cœurs à obtenir.
Français, mes chers compatriotes,
Français, mes chers compatriotes,
Chers Français,




Chers Amis,
Certes le lieu n’est pas propice à un long discours, mais il m’appartient, comme Chef de la Maison de Bourbon, à ce titre héritier et successeur des Rois de France, de m’exprimer au moment où un acte important vient d’avoir lieu dans la Cathédrale de Reims avec la pose de la plaque des 31 sacres.
La date du 25 août, fête de la Saint-Louis, mon aïeul et mon saint patron et aussi le modèle largement reconnu de la sagesse en politique, m’offre l’occasion de m’exprimer. Je n’ai pas voulu le faire au moment où les dramatiques événements de l’été se sont produits car ma voix aurait peu apporté à ce qui fut dit alors. La compassion devant les victimes s’imposait et continue à s’imposer car les conséquences de ces attaques barbares sont loin d’être terminées ; les encouragements aux forces de sécurité et de secours ou aux équipes de soins s’imposaient elles-aussi et s’imposent encore devant l’ampleur du mal. Mais au-delà ? Que pouvait-on dire devant l’horreur des actes commis ? Les assassinats aussi monstrueux que lâches, d’êtres innocents, n’ont jamais aucune justification et les commettre au nom d’une religion encore moins. Fanatisme et politique n’ont jamais fait bon ménage. L’histoire nous le rappelle.
Ces sursauts proviennent de la nature très particulière de la France. Ce n’est pas un état comme les autres. Le pouvoir ne s’y confond pas avec la force. La France a toujours reposé sur ses familles, sur des communautés d’intérêt, sur un état de droit mis en place alors que l’Europe connaissait encore régime féodal et droit du plus fort. Si la France présente cette spécificité cela lui vient de ses origines. Clovis, ne fut pas seulement le premier des rois, mais ce fut surtout le premier des rois chrétiens. Ainsi dès l’aube de la civilisation française il y avait, venant couronner au sens propre comme figuré le pouvoir, une transcendance. Politique et mystique allaient de pair. Jamais le roi ne fut un monarque tout puissant. La royauté française a toujours été vécue comme un service, imposant des devoirs garantis par Dieu. Au-dessus du roi il y avait toujours la nécessité de conserver les préceptes de l’évangile qui sont aussi ceux du droit naturel : respect de la personne humaine, respect de la famille. La France a mérité le titre de « Fille aînée de l’Eglise », parce que plus que toute autre nation, elle a su mettre ses devoirs avant ses droits. Elle a puisé dans la religion une éthique qui donnait à la politique une autre dimension. Ainsi, elle devint un modèle.
Vous m’aviez invité à votre pèlerinage jubilaire au Puy et je vous en remercie. 
J’ai souhaité, à l’occasion de cette ostension exceptionnelle, pouvoir vénérer à mon tour, la Sainte Tunique conservée dans la Basilique d’Argenteuil.
Cette année ce seront entre 250 000 et plus de un demi -million de personnes qui participeront à cette présentation solennelle. Quel symbole pour notre époque ! Un des évènements majeurs de l’année sera religieux. Voilà qui remet bien des idées en place. Dans une société laïcisée dans laquelle certains voudraient n’attribuer à la religion qu’une dimension personnelle et individuelle, il est important de donner l’occasion d’exprimer leur foi et leurs convictions à de nombreux fidèles dans un esprit d’unité.
Je remercie tout particulièrement Son Excellence Stanislas Lalanne, Evêque de Pontoise d’avoir pris l’initiative de permettre cette ostension exceptionnelle, pour les 150 ans de l’édification de la nouvelle basilique SaintDenys, les 50 ans de la création du Diocèse du Val d’Oise et l’année de la Miséricorde. J’associe à mes remerciements l’ensemble des équipes paroissiales si dévouées. Enfin j’adresse toutes mes félicitations au Père Cariot, recteur de la Basilique pour son rôle majeur dans l’organisation de ces cérémonies et la restauration exemplaire de la sainte relique.
Messieurs les Présidents
Messieurs les Présidents
Discours prononcés par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou
Chers amis,
Pour les Chrétiens d'Orient, osons fêter la Saint-Louis