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Le vote ou la Reconstruction

Urne Clown.pngLe cirque électoral revient en ville. Les clowns changent, mais le nez rouge reste le même. À chaque élection, on somme le « sujet » devenu « citoyen » de se rendre au confessionnal laïc pour y déposer un petit papier censé améliorer son destin. Si la situation de la France n'était pas si tragique, le spectacle serait hilarant…

L’Urne : La Signature du Renoncement

On vous objectera que dans nos villes et nos villages, le maire est un visage connu, souvent dévoué et proche de ses administrés. C'est un leurre cruel : même avec la meilleure volonté du monde, l'édile est aujourd'hui le prisonnier d'un étau républicain. Qu’il porte l’écharpe tricolore par conviction ou autre, il n’est qu’un administrateur ligoté par des lois qu’il n’a pas choisies, réduit à gérer les miettes d'une souveraineté confisquée par les sociétés de pensée.

Choisir entre deux notables, c'est simplement désigner celui qui, malgré son bon vouloir, sera contraint de surveiller la progression du déclin. Voter dans le cadre d’élections républicaines, ce n'est pas un choix politique, c'est signer l'acte de décès de son propre pays et se féliciter d'avoir eu le choix du stylo. Le citoyen se rend à l’urne comme un dindon à la fête de Noël : il glisse lui-même la recette de la farce dans l'enveloppe et s'étonne ensuite de finir au four…

Le légitimiste ne choisit pas son bourreau. Il refuse la guillotine. En refusant le vote républicain, on retire au pouvoir sa seule source d'énergie : notre consentement. Un maire élu avec 80% d'abstention est un simple administrateur sans autorité morale.

Citation C.de.Chambord.jpegLa Leçon du Comte de Chambord

Nous ne sommes pas des abstentionnistes par paresse, mais par fidélité. Nous suivons la leçon de majesté du Comte de Chambord : on ne transige pas avec la vérité pour quelques bulletins de vote. En refusant d'être le « Roi légitime de la Révolution », il nous a montré que la Couronne ne se ramasse pas dans le ruisseau des suffrages.

Déserter l'urne n'est pas un silence, c'est affamer la bête en lui coupant les vivres de notre consentement.

L'Illusion du Moindre Effort : La Leçon du Jardinier

On ne récolte que ce que l’on sème, et surtout, ce que l’on cultive avec labeur. Le citoyen moderne, bercé par les promesses électorales, s’imagine qu'un geste de quelques secondes suffit à assurer sa subsistance et son destin. Quelle tragique erreur !

Prenons l’analogie du jardin : pour espérer voir germer de bons légumes, le jardinier doit briser la croûte terrestre, retourner la terre avec vigueur, amender le sol et protéger chaque pousse des intempéries. C’est un travail de sueur, de patience et de fidélité aux lois de la nature. Celui qui reste les bras croisés à contempler le ciel en attendant que la terre s'ordonne d'elle-même ne récoltera que des ronces.

Le vote n’est pas un effort ; c’est une démission masquée par une formalité administrative. Croire que l'on peut sauver la France en glissant un papier dans une boîte tous les cinq ans est l'équivalent politique de commander ses fruits au supermarché en ignorant la terre : on obtient un produit chimique sans saveur, hors-sol, et dont on ne maîtrise plus la source.

L'heure n'est plus à la réforme, elle est à la rupture.

La France n'est pas née dans une urne en 1789, elle y est morte. Là où la République tâtonne dans le sable mouvant de l'opinion, le légitimisme s'appuie sur le roc de la tradition du Trône et de l’Autel. On ne peut enlever au légitimisme sa cohérence, car la vérité ne dépend pas du nombre.

Voter, c'est accepter l'idée que la France est une « opinion » modifiable à chaque élection. Le légitimisme, lui, est un principe de réalité : on ne vote pas pour savoir qui est son père, on ne vote pas pour savoir si l'on appartient à sa famille. L'identité française n'est pas une opinion que l'on discute, c'est une réalité que l'on honore.

La reconstruction ne jaillira pas d'un vulgaire bulletin de papier, mais d'un retour au sol, au sang et au sacré. Ne soyez plus les greffiers de votre propre agonie. Le 21 janvier a décapité la Couronne ; ne donnez pas votre voix pour fleurir le caveau de la Monarchie Catholique au nom d'un civisme de façade.

L'avenir appartient à ceux qui rejettent les urnes pour rebâtir vraiment la Cité de Dieu !


Le président du Cercle Robert de Baudricourt

 

 

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