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04/11/2010

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

Réunion du samedi 20 Novembre 2010.

 

 

Première partie : Lancement de "La Ligue Légitimiste de Lorraine"

(Bulletin d'information contre-révolutionnaire.)

Deuxième partie : Etude Légitimiste

(Argumentaire de base en faveur de la Monarchie Traditionnelle.)

 

Renseignements : 03-83-81-00-29
ou 06-46-77-66-85 

23/09/2010

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

Réunion du Samedi 23 octobre 2010

 

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Première partie : Littérature Contre-révolutionnaire
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- Extrait des considérations sur la France
 
(Les prétendus dangers d'une contre-révolution catholique)
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Deuxième partie : Etude Légitimiste
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- Du gouvernement représentatif
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(par Louis de Bonald)

 

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Renseignements : 03-83-81-00-29
ou 06-46-77-66-85 
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20/09/2010

La Bannière du Cercle Robert de Baudricourt

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Robert de Baudricourt.

04/09/2010

La Troupe des Coeurs de Chouans bientôt en Lorraine !

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Le Cercle Légitimiste Robert de Baudricourt en partenariat avec la Troupe des Coeurs de Chouans. Envisage pour l'an prochain la venue en Lorraine de la Troupe costumée composée de combattants des guerres de l'Ouest !

 

Ceci afin de rendre hommage sur les terres de Sainte Jehanne d'Arc, à la mémoire des Vendéens et Chouans qui se sont levés voilà plus de deux cent ans pour défendre l'alliance du Trône et de l'Autel.

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Vous résidez en Lorraine. Vous souhaitez nous aider pour faire en sorte que ce projet devienne une réalité ? 

N'hésitez plus ! Contactez nous rapidement

au 06-46-77-66-85.  

18/12/2009

le Cercle Légitimiste Robert de Baudricourt

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Avec le Cercle Légitimiste Robert de Baudricourt,

défendons une autre vision de la Lorraine et de la France. 

 

 

En cette période troublée, la république peine à maintenir les grands équilibres nécessaires à l’évolution de notre communauté. Elle s’interroge même sur son identité nationale tant le pouvoir semble séparé du pays. Écartelé entre ses tendances jacobines et son attrait pour le mondialisme, elle demeure hostile au rétablissement de l'autonomie que la monarchie avait su garantir. Sa laïcité haineuse, même positive, rejette catégoriquement la royauté sociale du Christ.

 

Malgré la caricature qui en a été faite par les révolutionnaires, l'idée de monarchie réapparaît. Ses institutions, les plus conformes à la loi naturelle, bénéficient en France de l'expérience des siècles. Le souverain en ses conseils, débarrassé des soucis de réélection, a la capacité de prévoir le long terme. Il est le garant du véritable progrès qui ne réside pas dans le perfectionnement ou dans la recherche de l'enrichissement à tout prix, mais dans les possibilités de l’épanouissement personnel.

En France, pour être crédible et incontestée, la monarchie doit être identifiée en la personne du Prince aîné de la Maison de Bourbon. Lui seul, étant désigné par l'ordre de primogéniture, incarne sans discussion la légitimité du Pouvoir.

 

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Vous souhaitez vous immuniser contre le prêt à penser politique, et travailler au rétablissement d’un État authentiquement chrétien, qu’elles que soient vos compétences et votre disponibilité, rejoignez le cercle Robert de Baudricourt. Le cercle conjugue les efforts de tous ses membres et s'attache à faire connaître en Lorraine les vraies valeurs de la monarchie en même temps qu'il met en garde contre les multiples visages de la subversion. 

 

 

 

Cercle Robert de Baudricourt

3 Rue de Forbach

54 700 Pont à Mousson

Tél. 03 83 81 00 29 -  06 46 77 66 85

 

http://beaudricourt.hautetfort.com

ro.beaudricourt@sfr.fr

 

 

 

 

 

07/10/2009

Mouvement Légitimiste

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Le mouvement légitimiste est, dans son essence, le plus ancien courant politique de notre pays puisqu’il remonte à Clovis. Il défend cette monarchie qui ― durant treize siècle ― a construit la France dans l’amour réciproque des peuples et de leur roi. La pensée légitimiste est la seule authentiquement traditionnelle car elle n’emprunte rien aux idéologies, toutes issues de la Révolution.

15/09/2009

Va, va et advienne que pourra

LA PASSION DE JEANNE D'ARC.

Au Moyen Age, les Français se battirent longuement contre les Anglais qui avaient envahi une partie de ce qui sera plus tard leur pays. Ce fut la Guerre de cent ans qui commença en 1337 et se termina en 1453. Le moment le plus terrible fut la fameuse bataille d'Azincourt, en 1415, où périt sous les flèches anglaises une grande partie de la noblesse française. La situation était désespérée: mais Jeanne d'Arc venait de naître à Domrémy…

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En ce temps-là il naquit à Domrémy une petite fille que l'on appela Jeanne. Et, lorsqu'elle eut grandi, cette petite fille entendit des voix qui lui disaient :

LES VOIX - Au nom de Dieu, il faut que tu ailles chasser les Anglais hors de France…

Il faut dire que la France était en grande partie occupée par les Anglais et qu'ils voulaient maintenant la conquérir toute entière. Et la guerre était partout, la guerre très cruelle. On assiégeait les villes, on brûlait les villages et les moissons… Et les voix qu'entendait Jeanne ajoutaient:

LES VOIX - Et tu iras pour commencer faire lever le siège d'Orléans.

Les Anglais en effet assiégeaient Orléans, car il y avait à Orléans un pont sur la Loire qui devait leur permettre de passer du Nord de la France, qu'ils occupaient, au Sud qui était encore Français. Il n'y avait pas beaucoup de ponts, en ce temps-là. Et les voix ajoutaient encore:

LES VOIX - Et ensuite, tu iras faire sacrer le Dauphin à Reims… Va, va, va, fille de Dieu.

Car l'héritier du trône de France, le Dauphin, n'avait même pas été couronné à Reims, comme c'était l'usage… En entendant ces voix, Jeanne fut grandement effrayée.

JEANNE - Je n'ai que dix-huit ans et je ne suis qu'une pauvre paysanne: comment irai-je faire lever le siège d'Orléans? Mais puisque Dieu le commande, eusse-je à quitter cent pères et cent mères, il convient de le faire.

Et quand elle eut bien examiné comment elle pourrait le faire, elle se dit:


JEANNE - J'irai trouver le sieur de Baudricourt, qui commande la garnison de Vaucouleurs, et je lui demanderai qu'il me donne une escorte pour me conduire au Dauphin de France.


Il faut dire que Domrémy était en Lorraine, près de la place forte de Vaucouleurs, et que le Dauphin habitait Chinon, qui se trouvait au centre de la France. Un long voyage! Une première fois, Baudricourt, qui était un vieux soldat bougon, dit:

BAUDRICOURT - Elle est folle. Ramenez-là chez son père et donnez lui des gifles.

Mais Jeanne insista et insista, et insista, et insista pendant plusieurs mois:

JEANNE - Orléans menace d'être pris. A la mi-carême, il faut que je sois devant le Dauphin, même si je dois y user mes jambes jusqu'aux genoux. Personne au monde, ni rois, ni ducs, ne peut reconquérir le Royaume de France. Il n'y a que moi qui le puisse. Je préfèrerais bien filer la laine auprès de ma pauvre mère, parce que faire la guerre, ce n'est pas mon métier. Mais il faut que j'y aille et que je le fasse parce que c'est le plaisir de mon Seigneur.

Et tout le peuple de Vaucouleurs croyait en elle. Et à la fin, le sieur de Baudricourt crut aussi en elle et il lui donna une escorte. Et il lui dit:

BAUDRICOURT - Va, Jeanne, va, je crois en toi. Va et advienne que pourra.

Et Jeanne prit des habits d'homme et se fit couper les cheveux pour mieux voyager. Et le voyage, en terre occupée par les Anglais, fut très dangereux et dura onze jours.Et pendant qu'elle arrivait, le bruit se répandit en France qu'une pucelle (c'était comme cela que l'on appelait en ce temps les jeunes filles), une pucelle donc, était en route pour délivrer Orléans. Et le peuple reprit courage. Et quand Jeanne arriva à Chinon, elle reconnut le Dauphin, qui, pour la mettre à l'épreuve, s'était caché parmi ses courtisans. Elle lui dit:

JEANNE - Je suis venu pour porter secours au Royaume de France, donnez-moi vite une armée que j'aille délivrer Orléans… Vite, vite, car le temps presse et je ne durerai pas longtemps.

Car elle savait qu'elle serait capturée... Le Dauphin fut très impressionné. Jeanne ajouta:

JEANNE - Et quand j'aurai délivré Orléans, gentil Dauphin, je vous mènerai à Reims pour y être couronné.

Et le Dauphin aussi crut en elle et il lui répondit:

LE DAUPHIN - Jeanne, je te donne une armée avec des chefs de guerre. Et je te donne aussi cinq chevaux de combat. Et je te fais faire une armure et un étendard. Et tu auras aussi une épée. Pars maintenant pour délivrer Orléans.

Encore une fois, si Orléans avait été pris par les Anglais, ceux-ci auraient déferlé sur toute la France…Et Jeanne dit aux chefs de guerre de son armée:

JEANNE - Vite, vite, dépêchons-nous! La ville doit être délivrée, et mieux vaut tôt que tard.

Mieux vaut tôt que tard! Les chefs de guerre se regardèrent et ils lui dirent:

LES CHEFS DE GUERRE - Ne nous bouscule pas, nous sommes expérimentés, nous avons de bons conseillers et nous savons ce qu'il faut faire.

Mais Jeanne savait elle aussi très bien ce qu'elle voulait, et bien qu'elle n'eut pas été à l'école, elle le disait fort clairement:

JEANNE - Ne me trompez pas! Mon conseiller est meilleur que le vôtre, car c'est le Roi des Cieux.

Et à ce moment-là, le vent se mit à souffler sur la Loire de telle façon que les bateaux qui devaient ravitailler Orléans purent mettre à la voile. Et, de même que tout le peuple, qui déjà croyait en elle, les chefs de guerre crurent en elle. Et Jeanne écrivit aux Anglais:

JEANNE - Vous, Anglais, qui n'avez aucun droit sur ce Royaume de France, le Roi des Cieux vous fait savoir et vous ordonne par moi, Jeanne la Pucelle, que vous quittiez vos forteresses et retourniez dans votre pays. Sinon je vous infligerai tel désastre que vous ne l'oublierez jamais.

Et elle envoya cette lettre au bout d'une flèche Et comme les Anglais ne partaient pas, elle pressa ses chefs de guerre pour l'attaque:

JEANNE - Vous combattrez et Dieu vous donnera la victoire!

Et les chefs de guerre pressèrent les soldats et ils se battirent et Jeanne fut blessée d'une flèche. Et au bout de deux jours de combat, les chefs de guerre dirent:

LES CHEFS DE GUERRE - Voici, Jeanne, nous avons bien combattu avec toi et nous avons repris les forteresses des Anglais et ils se sont enfuis.

Mais les Anglais se regroupèrent et se mirent en ligne de bataille dans la plaine. Et les Français se mirent aussi en ligne devant eux. Et Jeanne dit:

JEANNE - C'est dimanche, le jour du Seigneur, nous ne combattrons que si y nous sommes obligés.

Et elle s'avança vers la ligne de bataille des Anglais et elle leur cria:

JEANNEÔ Anglais, retournez chez vous, de par Dieu!

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Et un quart d'heure après, les Anglais prirent peur et ils s'en allèrent sans combattre. Et les chefs de guerre dirent:

LES CHEFS DE GUERRE - Maintenant, Jeanne la Pucelle, tu as vraiment délivré Orléans. Viens et réjouissons-nous avec tout le peuple.

Et peu de temps après, Jeanne emmena le Dauphin pour être sacré à Reims, selon la coutume. Et avec son étendard, elle assista au couronnement. Maintenant le Dauphin était vraiment le Roi et elle, elle avait accompli le commandement de ses voix.Et Jeanne continua à guerroyer contre les Anglais pour reprendre les villes de France qu'ils occupaient encore. Malheureusement elle fut faite prisonnière à Compiègne. Le comte de Warwick, qui était le chef des Anglais, dit:

WARWICK - Je veux qu'elle soit brûlée, comme une sorcière qu'elle est.

En effet les Anglais ne supportaient pas d'avoir été vaincus par une simple jeune fille! Ils demandèrent à l'évêque Cauchon, un Français qui était de leur parti, de la juger comme sorcière pour qu'elle puisse être brûlée. Et l'évêque Cauchon la fit comparaître. Et Jeanne lui dit:

JEANNE - Évêque Cauchon prenez garde de bien me juger, car vous serez jugé à votre tour.

Cela ne fut pas du goût de l'évêque qui vit que Jeanne ne tremblait pas devant lui, car elle savait qu'elle n'était pas une sorcière. Elle lui dit encore:

JEANNE - Évêque Cauchon, je ne reconnais pas votre autorité et je m'en remets à celle de Dieu.

L'histoire de Jeanne d'Arc est très bien connue. En effet, pendant le temps de sa vie active, elle fut entourée de personnes qui parlèrent et écrivirent beaucoup sur elle. Et surtout elle fut jugée trois fois par des gens qui la questionnèrent et enquêtèrent longuement sur elle: une première fois avant d'être reconnue par le Dauphin, une seconde fois lorsqu'elle fut condamnée au bûcher, une troisième fois quand, après de très minutieuses enquêtes, en particulier sur sa famille et son enfance, elle fut solennellement réhabilitée… Toutes les paroles qui sont citées ci-dessus ont été extraites, souvent littéralement, de témoignages.
Jeanne d'Arc était née en 1411 ou 1412. Elle avait par conséquent trois ans lors de la bataille d'Azincourt… Elle avait tout juste dix-neuf ans quand elle fur brûlée à Rouen le 30 mai 1431.. Elle fut réhabilitée en 1456.
L'histoire de Jeanne d'Arc est stupéfiante. Le 22 février 1429 elle quitte Vaucouleurs. Le 5 Avril (donc deux mois et demi après), la pauvre paysanne obtient la confiance du Dauphin, et, devenue chef de guerre, part pour Orléans. Le 29 avril, elle entre dans Orléans assiégé, conduit divers combats… Et le dimanche 8 mai les Anglais lèvent le siège: neuf jours, dix nuits! Puis peu après, nouvelle victoire à Patay! Mais ce n'est pas tout: le I7 juillet (moins de deux mois et demi après Orléans, moins de six mois après son départ de Vaucouleurs), le Dauphin est sacré à Reims. Quelle impétuosité! Une jeune fille convaincue et inspirée a donc réussi en quelques mois à redonner confiance à un peuple submergé par la douleur et à insuffler courage à une armée vaincue depuis cent ans! Ce fut le triomphe de la foi, de l'enthousiasme et de la ténacité… L'Histoire n'a pas connu beaucoup de retournements de situation aussi spectaculaires.
Jeanne avait donc ses voix, un étendard, une épée et un cheval. Mais elle avait surtout sa parole, qui était claire, vigoureuse et décidée. Et cela aussi bien dans ses discours aux troupes que dans les lettres qu'elle avait coutume de faire écrire (elle ne savait pas écrire) aux princes. Et encore plus dans ses discussions avec ses juges! Un vieux seigneur qui la rencontra disait qu'elle parlait si bien qu'il aurait voulu avoir une fille comme elle. Comme quoi il n'est pas toujours nécessaire d'avoir été à l'école…
En 1453 les Anglais renoncèrent et la guerre de cent ans était terminée. La délivrance d'Orléans avait marqué le tournant de la reconquête.

 

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02/07/2009

La doctrine Légitimiste

Quelle action politique pour notre XXIe siècle ?

Loin des solutions faciles et artificielles, le Cercle Légitimiste prône le travail, la persévérance, l’exemple ; bref : l’effort sur soi. En effet, peut-on sérieusement désirer réformer la société ― donc les autres ― sans commencer par se réformer soi-même ? Effort dans l’étude de ce qu’est la monarchie traditionnelle, pour mieux la faire connaître. Effort dans la prise de responsabilités au sein de la Cité, pour donner l’exemple d’une bonne autorité et la faire aimer. Efforts qui sont autant de conditions à la reconquête des esprits et des cœurs.

Quel est le programme politique des légitimistes ?

Avant de répondre il faut préciser deux points :

Le Cercle Légitimiste ne constitue pas un parti politique. Le mot même de parti est aberrant si l’on pense que l’objet de la politique est le bien commun de la Cité et non celui de l’une de ses parties. Nous nous demandons toujours par quelle alchimie mystérieuse, au soir des élections, à 20h00 très précisément, le candidat d’un parti se transmute en un instant ― du moins l’assure-t-il ― en « président de tous les Français » !!! Est-ce crédible ?

La démocratie fausse sournoisement les cartes car, avec son égalitarisme, tout un chacun est appelé à donner son avis sur des décisions politiques qui demanderaient à des experts des années de travail. La situation est analogue à celle d’un malade, qui au lieu de consulter un médecin, confierait sa santé à une assemblée égalitaire où la voix du spécialiste pèse autant que celles des ignorants ! En fait, c’est pire que cela : nous confions la santé de notre société à l’opinion, jouet de la propagande des idéologies et des féodalités financières. Si nous sommes royalistes, c’est justement pour ne plus faire de politique à un niveau qui n’est probablement pas le nôtre, pour que cet art difficile soit pris en main sérieusement par des ministres choisis par le roi pour leurs compétences, comme cela était le cas dans l’Ancienne France.

Dans ces conditions, il nous est impossible de proposer un programme politique à la manière d’un parti : nous n’avons ni une connaissance exhaustive de la situation, ni forcément le ou les remèdes, et nous nous méfions des “ya qu’à”.

En revanche, nous avons des principes d’action qui sont ceux de la monarchie traditionnelle. Entre autres :

  • Restauration de l’autorité (de Dieu par le sacre et autres manifestations publiques, du roi, et de ses représentants, du prêtre, du père de famille), et reconnaissance publique de la dignité de toute personne qui travaille pour le bien commun.
  • Promotion de la famille.
  • Décentralisation, toujours dans l’esprit de responsabiliser les hommes pour les faire participer au bien commun : autonomie des provinces qui la désirent, constitution de corporations pour les métiers qui le souhaitent…Tout d’abord soulignons que notre objectif n’est pas de faire une “contre-révolution”, mais le contraire d’une révolution, autrement dit : partir de la situation actuelle et réformer progressivement la société, l’infléchir par le biais de lois, d’incitations, d’aides …

Mais alors, quelle action concrète proposez-vous ?

Cependant, soyons réalistes : nous n’en sommes pas encore là. Les sciences humaines nous révèlent l’instabilité d’un gouvernement qui n’a pas l’assentiment des élites du pays et celui d’une portion critique de population favorable. Or l’esprit égalitaire a tout infecté, pire ! la démocratie a entretenu les intelligences dans l’illusion que le “TOUT, TOUT DE SUITE” était possible par le vote, sans autre effort que des campagnes électorales bien menées. L’histoire montre qu’aucune lutte démocratique n’a jamais donné aux tenants du Droit naturel (catholiques, monarchistes… ) l’accès au gouvernement : nombreux sont ceux qui ont perdu leur âme et celles de leurs enfants pour ne l’avoir pas compris, et cela dans des conditions autrement plus favorables qu’elles ne le sont aujourd’hui (rappelons nous la triste affaire du Ralliement de l’Église à la République de Léon XIII).

Aussi, est-il intéressant de nous pencher sur la façon dont la Révolution a triomphé en 1789. À cette date les esprits étaient mûrs : ils avaient été travaillés pendant tout le siècle par ce que Augustin Cochin appelle les “sociétés de pensée” qui avaient envahi tout le Royaume. Pendant un siècle nos adversaires avaient distillé sans relâche, au sein de petits groupes, la passion de l’égalité et l’horreur de l’autorité. Ce travail, s’il était secret ou au moins discret, fut titanesque tant par l’intensité que par la durée. Nombre de ceux qui l’avaient initié sont morts sans en avoir vu les fruits.

C’est donc le chemin de la conquête des intelligences et des cœurs que les légitimistes proposent. Cette solution est certes austère, mais réaliste, honnête et s’impose comme un devoir :

  • À la passion de l’égalité opposons la raison, d’où la nécessité de l’étude.
  • À la haine de l’autorité opposons l’amour en commençant par nous réformer nous-mêmes : là où nous vivons, prenons des responsabilités, donnons l’exemple d’une autorité bienveillante, ferme mais humble, soucieuse du bien commun, et elle même soumise à son autorité immédiate.

Pour utiliser la raison il faut apprendre ; pour aimer la monarchie et la faire aimer, il faut la connaître ; l’étude est donc incontournable.

Il s’agit ni plus ni moins que de rendre la monarchie traditionnelle familière et désirable à nos contemporains, de leur en montrer l’harmonie, la beauté, la bonté, la nécessité par la raison et par l’exemple.

Qu’est-ce qu’une cellule d’étude ?

Contrairement à une société de pensée dont l’objet est d’élaborer une vérité commune aux membres, la cellule d’étude a pour objet la soumission au réel par l’étude de ce qui est : le meilleur service que nous pouvons rendre à la vérité est de ne pas la travestir.

Il s’agit de former des royalistes autonomes et responsables, capables d’apporter des réponses à des situations concrètes à la lumière de bons principes.

En quoi consiste une réunion de cellule ?

Une fréquence d’au moins deux réunions par mois est nécessaire pour obtenir des résultats satisfaisants

Une séance dure aux environs de 2 heures (bien essayer de s’en tenir à cette durée car des séances trop longues risquent de décourager certains membres).

En première partie (environ 15 à 20 min) on peut faire une petite revue de presse ou/et communiquer des informations, de préférence locales (Les membres de la cellule vivent dans un milieu bien concret).

La seconde partie consiste à faire la lecture commentée d’un texte. Pour des débutants, on peut tout à fait se contenter d’une lecture simple.

Le site viveleroy.fr rassemble des documents qui sont autant de supports à l’étude en cellule (la petite icône située à coté du titre de l’article permet l’impression du texte au format pdf).

S’efforcer d’entretenir une ambiance amicale et sereine : chasser l’orgueil, pas de compétition, mais le souci permanent d’expliquer ou de chercher si on n’a pas immédiatement la réponse. Quand cela est nécessaire, il ne faut pas hésiter à se reprendre mutuellement, tant sur la forme que sur le fond, en veillant à donner les explications avec tact et charité, et toujours en respectant l’autorité.

 La méthode est-elle efficace ?

Depuis vingt ans, cette méthode a fait ses preuves : si elle est peu valorisante dans un premier temps et demande de la persévérance, elle est formidablement efficace. Les progrès sont sensibles dès la première année. Elle permet en outre de nouer de solides amitiés.

Les cellules d’étude légitimistes ont d’abord été cantonnées dans l’Ouest, berceau de leur fondation. L’outil internet permet maintenant leur essaimage à l’ensemble du pays. La multiplication des études augure donc des fruits abondants d’ici à quelques années…

… à la Grâce de Dieu.