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25/09/2009

MESSE ANNUELLE DE LA FONDATION DES INVALIDES

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Chaque année, l’Institution nationale des Invalides commémore sa fondation par le Roi Louis XIV,
soucieux de donner à ses anciens soldats un asile digne du sacrifice qui avait été le leur.
Le Général Gouverneur des Invalides, le Médecin-Général Directeur de l’Institution,
et le Général Directeur du Musée de l’Armée,
invitent traditionnellement le successeur du fondateur à cette cérémonie.

Depuis plus de vingt ans, le Chef de la Maison de Bourbon assiste à la messe de fondation
voulue par Louis XIV pour le repos de l’âme de tous les pensionnaires qui,
depuis plus de trois cents ans, forment une chaîne ininterrompue de héros qui ont servi la France.

Monseigneur le duc d’Anjou et de nombreuses personnalités civiles et militaires
assistaient, ce 20 septembre, à la messe célébrée par
S. Exc. Mgr Patrick Le Gal, Évêque aux Armées.

À l’issue de la messe, après une allocution de M. le Gouverneur des Invalides,
un vin d’honneur rassemblait les pensionnaires et les invités.

30/05/2009

Introduction à la pensée légitimiste

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Pour des royalistes, poser le problème politique uniquement sous l’angle institutionnel Monarchie/République, n’est pas satisfaisant. Il est vrai que seule l’institution monarchique assure la pérennité de l’autorité politique, et de fait la continuité d’une politique dans un pays : c’est ce qui fit dire à S.S. Pie VI que « la monarchie était en théorie la meilleure forme de gouvernement » (Déclaration du 17 Juin 1793).

Cependant, le pouvoir quasi absolu d’un seul n’est pas le propre de la monarchie, loin de là : la république (Ve du nom) nous offre le spectacle d’un régime républicain ― donc de nature instable ― qui a voulu pallier ses défaillances chroniques par l’institution gaullienne d’une dictature plébiscitaire.

Cette dictature est nécessairement plus oppressive que l’Ancien Régime dans lequel des catégories de français structurées les corps intermédiaires gouvernant leurs intérêts catégoriels comme des corps sociaux organisés, concourraient presque toujours à l’intérêt général (au besoin avec l’arbitrage suprême du roi). Aujourd’hui, le pouvoir central se mêle de toutes choses, gouverne tout et tout seul, donc gouverne mal.

La légitimité politique se définit historiquement par le respect des lois fondamentales de France, le serment du Sacre, et l’application d’une politique légitime. Ainsi, Clovis devient en 496, le seul roi légitime parmi les rois barbares du fait de son baptême et non de sa force. Le baptême, la légitimité dynastique, ne suffisent pas : encore faut-il une politique légitime. C’est le grand message d’Henri V, qui n’a pas voulu être le souverain légitime de la Révolution (c’est le sens de son refus symbolique du drapeau tricolore).

La marque politique de l’Ancienne France, ce avec quoi la Révolution a opéré une rupture, c’est la conduite d’une politique dominée par le Droit naturel et chrétien. Si aujourd’hui, nous descendons dans l’arène politique comme royalistes, c’est pour faire triompher ce Droit naturel et chrétien, au sein du mouvement légitimiste et armés de l’immense héritage de la pensée de la monarchie traditionnelle française transmise par nos pères depuis Clovis.