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25/06/2013

Saint Livier, le héros de 451

stlivier.jpgDès les premiers siècles, des missionaires avaient été envoyés de Rome dans les Gaulles pour les évangéliser et pour ériger des églises épiscopales dans ses principales cités.

Le pays des Médiomatriciens, dont Metz était la capitale et qu'une voie importante mettait en communication avec Rome, ne fut pas oublié par ceux qui gouvernaient l'Eglise catholique, l'un des premiers, il accepta l'Evangile et reconnut la puissance spirituelle du saint-siège. L'évêque missionaire de Metz s'appelait Clemens Flavius et appartenait à une famille sénatoriale de Rome. Ses successeurs, à son exemple, devinrent des saints et en formèrent plusieurs que l'Eglise honore. Le plus ancien de nos historiens, Paul Diacre, nous a donné sur quelques uns d'entre eux de précieux renseignements. Or parmi ces héros, sanctifiés et honorés, nous voyons figurer celui que nos pères appelaient : Monseigneur Saint Livier, fils de Honstrand seigneur du pays messin et de Guinarde de Gournay. Soldat martyr, particulièrement vénéré dans les Evéchés de Metz, Toul et Verdun, dans toute la région qui environne l'abbaye de Salival et la vallée de la seille.

D'après les Bénédictins, qui ont écrit l'histoire de Metz en 1775, saint Livier naquit au Vème siècle et son martyre eut lieu à l'époque de l'invasion des Huns commandés par Attila en 451. Metz, capitale des Médiomatriciens, que Ptolémée, dans sa géographie, nomme Divodurum Mediomatricorum, se distinguait entre toutes les autres villes, par son importance et sa population. Elle était l'un des principaux et des plus anciens établissements celtiques. Elle se trouvait au centre de la grande nation des médiomatriciens.

Respectée de ses dominateurs, elle avait sous sa dépendance des milices bien organisées, aguerries et commandés par de véritable hommes de guerre. Dans ces conditions on comprend qu'elle ait pu essayer de résister au flot des barbares qui l'inonda à la veille de Pâques en 451. Les Médiomatriciens se levèrent en masse pour repousser les envahisseurs et succombèrent glorieusement sous le nombre. Les églises et les sanctuaires furent détruits. Seul, le premier oratoire chrétien, élevé en l'honneur de Saint Etienne, fut sauvé, par l'intervention miraculeuse de Saint Clément, son fondateur.

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Le Château de Ladonchamps, qui faisait autrefois parti du patrimoine de saint Livier, a été cédé par un Gournay à la famille Lefebvre. (1)

L'armée Messine était d'environ quarante mille hommes. Cette armée se recrutait dans une population calme et paisible, peu remuante et peu ambitieuse, mais courageuse et ferme à l'heure du péril. La situation de Metz avait fait de la ville une forteresse bien gardée, et, de ses défenseurs, de bons et vaillants soldats qui ne redoutaient ni les surprises, ni les attaques, ni le nombre des ennemis. 

Saint Livier, jeune chef fut bientôt apprécié et aimé de ses soldats. On connaissait sa justice et son courage; il ne compta bientôt plus dans toutes l'armée que des coeurs qui lui étaient acquis. Il se mis avec un grand zèle à organiser, à instruire et à discipliner ses troupes; il veillait à tous leurs besoins, s'occupant des moindres détails, il se mêlait à ses soldats, les encourageait et développait leurs qualités militaires. Enfin chaque jour on sentait se resserrer les liens qui unissaient le jeune chef à son armée.

Maintenant si nous jetons un coup d'oeil sur l'état des esprits dans tout le pays messin, nous voyons la population inquiète et en proie a de tristes pressentiments. Les âmes pieuses redoutaient de grands malheurs; elles étaient convaincues que la société, amollie par la civilisation de l'empire des Césars, était en décadence et que Dieu voulait la transformer. On ajoutait à ces présages, que seule l'église de Saint Clément serait épargnée, pour perpétuer la mémoire de son apostolat à Metz.

attila-fleau-de-dieu-08-g.jpgVers 445, Attila règnait sur les Huns, peuple d'origine scytique établi dans la Pannonie. Il était le maître absolu d'un peuple nombreux qui ne se contentait plus d'adorer les idoles des anciens païens, mais qui rendait son hommage et son culte à la divinité sous le symbole d'une épée. Ce peuple répandu sur une grande partie de l'Europe, détruisait, ravageait, brûlait tout sur son passage : plus de cinq cents villes où places fortes avaient disparu, emportées par ce torrent dévastateur. En peu d'années cette multitude étendit sa domination sur toutes les provinces d'Allemagne et sur une grande partie de la Russie. On sait que les Gaulles ne furent pas épargnées.

A la fin de l'hiver 451, les Huns se répandrient dans le bassin de la Moselle et dans les plaines de la Seille, au nombre de cinq cent mille combattants. Saint Livier, le chef messin réserva toutes ses forces pour défendre la capitale. Tous ses soins et toute sa sollicitude se concentrèrent sur ce point important. Les remparts étaient réparés, la forteresse pourvue de tous les engins et des munitions de guerre, les première attaques repoussées : habitants et soldats rivalisaient de courage et de zèle. Saint Livier montra tout ce qu'on peut attendre d'un héros chrétien, il releva le courage de ses compatriotes. A la tête d'une poignée de braves, résolus comme lui, de vaincre où de mourir pour la cause de Dieu et de la patrie, il fit f63.highres.pngune sortie et attaqua avec tant d'impétuosité et de succès un corps d'armée ennemi, qu'il le tailla en pièces après en avoir tué le chef de sa propre main. Mais après des prodiges de valeurs, Livier succomba sous le nombre. Il déploya pendant la mêlée, une intrepidité et une audace surhumaines qui l'entrainaient au milieu des barbares et les remplissaient eux mêmes d'admiration et de crainte. Saint Livier enveloppé avec sa petite troupe par une nuée de barbares, fut pris les armes à la main. Il ne restait plus de ses glorieux compagnons que quelques survivants couverts de blessures et de sang. On les chargea de chaînes, on voulu les faire abjurer la religion chrétienne. Ce fut en vain que l'on employa les promesses et les menaces la plupart moururent dans les tourments. Saint Livier demeura inébranlable.

Les Huns s'emparèrent de la ville et de la citadelle qu'ils réduisirent en cendres. La Chapelle de Saint Etienne seule resta debout au milieu des ruines.

la-mort-de-saint-livier-1.jpgAprès la défaite des Champs catalauniques les Huns décident de se venger en massacrant leurs prisonniers. Livier est amené dans une grande prairie, il était plein de calme et de majesté, il regardait le mort en face avec la fermeté du soldat et la douceur d'un saint. Sur un ordre de ses chefs, un Hongre le décapite alors qu'il est en prière. Il ne s'effondre pourtant pas. Il se relève, prend sa tête tombée sur le sol et, à pas lents, se dirige vers une colline proche où il finit par se coucher sur le sol. Les Huns, térrifiés à la vue du martyre qui ne tombait pas comme un mort, se dispersèrent ausitôt. Les habitants de vallée de la Seille acoururent pour procéder à ses funérailles. Ils empruntèrent des briques à une construction abandonnée et élevèrent un tombeau à l'endroit même ou le saint s'était arrêté, et ou sa tête en touchant la terre avait fait jaillir une source d'eau vive, disent les chartes de Saint Arnould. La dépouille du saint y fut pieusement déposée , on planta quelques arbustes pour indiquer aux pèlerins la place ou reposait saint Livier. On voit en plusieurs endroits de la Chrétienté, des puits qui doivent leur célébrité à de semblables prodiges que Dieu a opérés pour honorer ses saints. 

chapliviers.jpgLa chapelle bâtie sur le tombeau du martyr a traversé les siècles et n'a eu à subir ni destruction ni la ruine, plus heureuse que l'abbaye Salivale, sa voisine de qui elle dépendait et qui a disparu pendant la tourmente révolutionnaire.

Livier est le héros chrétien du siège de 451. Son martyr a un sens, il tend à expliquer que, malgré tous les désastres, la foi sauve, qu'elle demeure plus forte que la mort. Sur le mont Saint-Jean, près de Marsal et de Moyenvic, la chapelle et la source Saint-Livier perpétuent son souvenir.

Source : "La vie de Saint Livier" par Monsieur l'Abbé de Tinseau (1886).

(1) Sur la gauche de ce dessin, seule subsiste actuellement la petite chapelle castrale de la Nativité de la Très-Sainte-Vierge-Marie. L'héritier des marquis de Ladonchamps mettra celle-ci à la disposition de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X pour ses messes dominicales.

13/05/2013

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 08 Juin 2013, à Nancy (54 000).

 

 

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Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

09/05/2013

Compte rendu de la journée « dans les pas et sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc »

porte.jpgC’est sous un ciel nuageux et couvert que se sont rassemblés samedi matin 04 mai 2013 à Vaucouleurs  sur les décombres du château du Sire Robert de Baudricourt les participants à la journée « dans les pas et sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc ». Ils sont venus des quatre coins de la Lorraine, mais aussi d’Alsace, et même du Limousin !

A 10H00 débutait la visite de ce haut lieu historique, notre guide captivait rapidement son auditoire en expliquant le parcours général, mais aussi et surtout l’épisode de la pucelle à Vaucouleurs, élément important pour ne pas dire « déterminant » dans la mission divine de Jeanne mandatée par le ciel. Puis, nous nous sommes dirigés à l’intérieur de la chapelle où notre groupe a pu admirer la magnificence des vitraux, avant de descendre dans la crypte là même où Sainte Jeanne d’Arc se rendait régulièrement pour prier lors de son passage dans la petite châtellenie restée jadis fidèle au roi de France. Nous avons visionné en ce lieu particulièrement émouvant un petit film en trois dimensions fort intéressant, mais non détaché de toutes critiques pour notre attroupement d’érudits et de fidèles (Charles VI n’était pas fou comme on le raconte trop souvent, mais épileptique… !). Avant de quitter la crypte, notre groupe a adressé une prière collective au pied de la célèbre statue en pierre de la Vierge à l’enfant devant laquelle Sainte Jeanne d’Arc s’est recueillie elle-même autrefois à de nombreuses reprises. Les effets d’ailleurs ne se sont pas fait attendre, puisqu’à notre sortie de cette construction souterraine, les premiers rayons de soleil commençaient à percer le ciel encore chargé de nuages…

La matinée s’est terminée par la visite du musée Johannique de Vaucouleurs où quantité de pièces sont entreposées : dessins, maquettes, cartons de vitraux, estampes, bronzes et affiches représentent l’imagerie basi.jpgjohannique. Après avoir remercié notre guide nous avons rejoint nos véhicules pour nous diriger en direction de Domrémy-la-pucelle, au restaurant « accueil du pèlerin » où nous étions attendus pour le déjeuner.

C’est sous un soleil radieux et un ciel bleu complètement dégagé que nous sommes arrivés au pied de la basilique du Bois Chenu, cette fois nous en avions la certitude, le ciel était avec nous pour parachever cette belle journée. Rassemblés autour d’une bonne table, les convives des différentes provinces font connaissance et les discussions vont bon train. A la fin du repas, nos hôtelières nous ont gratifié d’un retentissant « Ave Maria ».

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Après avoir quitté le restaurant, nous avons visité très rapidement le magnifique intérieur de la basilique du Bois Chenu, peu de temps avant de nous diriger vers la maison natale de Sainte Jeanne d’Arc, où nous attendait notre prochain guide pour poursuivre notre programme fascinant. L'ensemble sous l’œil vigilant et bienveillant de notre accompagnateur Monsieur Charles, héritier spirituel et gardien de la mémoire des travaux inégalés de Monsieur Henri Bataille.

reportage1.JPGLa maison de Jeanne, berceau de son enfance, lieu chargé d’histoires et riche en émotions. Cette petite maison couverte d’un toit en appentis, comporte quatre pièces au rez-de-chaussée et un grenier servant à entreposer vivres et matériels. On peut notamment y voir des cheminées monumentales, une plaque de foyer décorée datant du XVIème siècle, ainsi qu’une statue en bronze représentant Jeanne d’Arc en prière. Au dessus de la porte d’entrée se trouve une statue de Jeanne agenouillée en armure. Au dessous un tympan datant de 1481 sculpté d’armoiries : les armes de France avec trois fleurs de lys, les armes de la famille Thiesselin, et les armes de Jeanne offerte par le roi Charles VII. Puis à proximité immédiate de la maison natale, emmené par notre accompagnatrice notre groupe s’est orienté en direction du « Centre Johannique », qui, a véritablement offert à nos visiteurs une découverte approfondie du monde médiéval  et des enjeux politiques qui qualifient la fin de la guerre de cent ans. Cet endroit comprend trois espaces complémentaires : le déambulatoire, la grande galerie et la salle de projection ou nous avons vu là aussi un petit film très intéressant. A la sortie de ce musée, et avant de quitter Domrémy-la-pucelle, notre groupe est passé rapidement par la petite Eglise du village, lieu du baptême de Jeanne, qui conserve des vestiges contemporains de la sainte (fonts baptismaux et sculptures). Puis enfin, par la petite boutique souvenirs de Domrémy où quelques uns d’entre nous se sont laissés tenter par « quelques achats » (livres, épinglettes à fleurs de lys…).

cercle robert de baudricourt,cercle saint materne,rendez-vous légitimiste,alsace,lorraine,uclf,vaucouleurs,domrémy,sainte jeanne d'arc,légitimitéIl était déjà 16H00, l’heure de rejoindre tous ensemble une dernière fois nos véhicules pour nous rendre à l’ermitage de Notre-Dame de Bermont, notre dernière étape, située à trois kilomètres au nord de la commune de Greux. Nous avons été chaleureusement accueillis par Monsieur Olivier et son épouse, qui nous ont conté avec beaucoup de passion l’histoire de cet ermitage et de sa petite chapelle, qui fut un lieu de prière et de dévotion régulière de Jeanne auprès de la Statue de Notre Dame de Bermont. Les membres de notre groupe ont été particulièrement enchantés par ce qu’ils ont pu apprendre, par les connaissances exceptionnelles et le don de ce dernier guide pour nous les transmettre. Nous ne pouvions espérer pour terminer cette journée étincelante, conférence plus intéressante, passionnante et documentée.

Pour terminer ce petit compte rendu, qui je l'espère aura remémoré pendant un instant à quelques uns de nos lecteurs de très bons souvenirs. Les membres du Cercle Robert de Baudricourt se joignent tous à moi pour remercier chaleureusement nos amis alsaciens, et plus particulièrement encore le président fondateur du Cercle légitimiste Saint Materne, pour s’être associés à nous et avoir ainsi participé au succès de ce grand rendez-vous légitimiste placé « dans les pas et sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc ! ».

 

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01/05/2013

Marienfloss, la source du Rosaire en Lorraine

Chers amis, chers lecteurs,

marie50.jpgLe mois de mai est le mois de Marie, Reine du Ciel et de la France. Toute la France d'antan le savait et honorait Notre Dame en décorant les statues à son effigie dans les sanctuaires. Les femmes fabriquaient des couronnes de fleurs en l'honneur de celle que l'on appelait la Reine de la famille. Un air de fête et de joie planait dans les chaumières, et les familles récitaient le chapelet tous les soirs, comme il était de rigueur...

Ce nouveau mois de mai qui commence, ce nouveau mois de Marie, nous procure l'occasion de nous pencher sur l'origine du Rosaire en Lorraine. Notre terre étant si riche et si fertile, qu'il est important de nous remémorer régulièrement les évènements qui ont marqué notre histoire. C'est même aujourd'hui un devoir pour lutter contre ceux qui s'acharnent par « l'éducation républicaine » à couper la jeunesse de France de ses racines ancêstrales...

Marienfloss, lieu agréable d'une beauté et d'une magnificence divine, absolue, situé à proximité de Sierck-les-Bains, ancienne place forte du duché de Lorraine. C'est à cet endroit complètement oublié de nos contemporains que se trouve chez nous la source principale du Rosaire que l'on a pourtant attribué à tort aux Frères Prêcheurs. Alors que la paternité réelle en revient aux Chartreux de Trèves et de Marienfloss, au début du XVème siècle (Il faut se souvenir que Sierck dépendait du diocèse de Trèves, jusqu'à la Révolution).

Certes, cette dévotion au Rosaire a bien été propagée par les Frères Prêcheurs ; mais l'origine se trouve bien chez nous en Lorraine à Marienfloss. Et d'ailleurs ceci a même été rappelé par le pape Jean-Paul II lui même, le 10 octobre 1988 dans la cathédrale de Metz...

Marienfloss--parousie.over-blog.fr.jpgDans un vallon solitaire en amont du ruisseau de Marienfloss (« qui signifie ruisseau de Marie »), la petite chapelle de ce lieu reste le témoin précieux des Mystères du Rosaire. C'est à cet endroit, que s'élevait autrefois à l'origine une petite église fondée au début du XIIIème siècle. Hélas, ces lieux furent saccagés au XVIIème siècle au moment de la Terrible guerre de Trente Ans, puis à nouveau lors de la Révolution dite « Française ». Peu de vestiges sont restés debout, il s'élève simplement aujourd'hui une chapelle où le pèlerin est accueilli par cette mention gravée dans la pierre : « Marienfloss, source d'eau vive, d'où jaillit le Rosaire ».

En 1415, c'est le duc de Lorraine Charles II et surtout son épouse Marguerite de Bavière, femme très pieuse, qui fit venir les Chartreux à Marienfloss, en remplacement des Cisterciennes ayant quitté les lieux. Rapidement la jeune duchesse découvre que son mari la trompe. Humiliée, elle se résout à quitter le palais et trouve refuse au château de Sierck. Elle se rappelle qu'elle avait rencontré naguère, à la cour, un jeune noble promis à une carrière brillante, Adolphe d'Essen, et qui avait préféré revêtir la bure des Chartreux. Il était le prieur de la Chartreuse de Saint Alban de Trèves, et Marguerite de Bavière le fit venir à Marienfloss où il s'installa avec son disciple Dominique de Prusse. Ce jeune religieux avait été formé par lui à sa méthode de récitation du Rosaire. Dominique passe pour l'inventeur des « clausules », c'est à dire des thèmes de méditations, car jusqu'alors les Ave se disaient simplement à la suite les uns des autres. C'est ainsi que pour aider la duchesse à surmonter ses épreuves Adolphe d'Essen lui proposa la prière à Marie, Jésus n'a-t-il pas d'ailleurs confié ses disciples à sa Mère ? Notre duchesse de Lorraine a-t-elle été la première personne non religieuse à méditer le Rosaire ? En tous cas, elle s'en fit la fervente propagatrice !

Adolphe d'Essen nommait cette prière « Le petit jardin des Roses de Notre-Dame ». Un Ave relié à l'Evangile est une rose offerte à la Vierge. Dix Ave forment un bouquet, cinquante lui tressent une couronne de roses. Les cent cinquante Ave du Psautier plantent autour de Marie une superbe roseraies, un Rosaire. Avec le Rosaire médité d'après la vie de Notre-Seigneur, Marie était ainsi unie à Jésus de la même façon, Marie menait le récitant à Jésus.

La dévotion de Marienfloss devait se répandre dans le duché de Lorraine, puis plus tard au Royaume de France, et enfin, dans le monde entier.

01/04/2013

« Dans les pas, et sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc »

 Jargeau.jpgSamedi 4 mai 2013 

« Dans les pas, et sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc » 

 

Le Cercle Robert de Baudricourt vous invite cordialement à participer à la sortie qui aura lieu le samedi 4 mai 2013 à Domrémy-la-pucelle / Vaucouleurs. 

Programme 

10h00      Rassemblement  à la porte de France (Vaucouleurs) 

-          Conférence sur les ruines du château de Robert de Baudricourt 

-          Visite de la chapelle castrale           

12h30      Déjeuner au restaurant le Pèlerin (Domrémy-la-pucelle) 

14h00       Visite de la maison natale de Sainte Jeanne d’Arc 

15h00      Visite du musée Johannique 

16h00       Visite de l’Ermitage Notre Dame de Bermont 

18h00       Clôture 

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Coupon réponse à retourner impérativement avant le 26 avril 2013 à

 Cercle Robert de Baudricourt 3 rue de Forbach 54700Pont à Mousson

 

Nom : …………………………………........

Prénom : …………………………………... 

Adresse :……………………………………………………………………………………………...…………………………………………………………………………………………….

 

Participera à la journée du 4 Mai 2013 : « Dans les pas et sous la bannière de Sainte Jeanne d’Arc » 

Nombre de personne : 28 € x …... = …… € 

Ci-joint un chèque de……. € à l’ordre de « Cercle Robert de Baudricourt ».

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Cliquez sur le lien ci-dessous pour télécharger et imprimer votre bulletin d'inscription

http://beaudricourt.hautetfort.com/files/Samedi%204%20mai...

16/02/2013

Réunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 09 Mars 2013, à Nancy (54 000).

 

 

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Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr

09/02/2013

LORRAINS ET ALSACIENS DANS LES GUERRES DE L'OUEST

soeur.jpgLa Lorraine a gagné en Vendée une bienheureuse, Soeur Odile Baumgarten, née le 15/11/1750 à Gondrexange dans le pays des étangs ; son histoire tragique et glorieuse était cependant déjà évoquée depuis 1953 sur les beaux vitraux de l'église de son pays natal, comme elle l'était sur ceux de la chapelle du Champ des Martyrs d'Avrillé près d'Angers. Postulante des Filles de la Charité dans notre vieil hospice S.-Nicolas, elle quitta la Lorraine en 1775 pour Paris, puis pour l'Ouest. Arrêtée à l'hôpital S.-Jean d'Angers, elle fut fusillée le 1e r février 1794, enchaînée à Soeur Marie-Anne dont elle partage la gloire. 

Nicolas Stofflet est né en Lorraine, le 3 février 1753, sous le règne débonnaire du roi Stanislas, à Bathelémont-lès-Bauzémont, tout petit village entre Luné ville et Vic-sur-Seille. Son père y était meunier. L'essentiel de sa foi religieuse lui fut communiqué par sa mère Barbe Mézier, âme pieuse, forte et simple, comme on en rencontre de nombreuses dans la campagne lorraine et comme l'était certainement aussi, près de là, à Gondrexange, Catherine Gadel, mère de soeur Odile Baumgarten, la martyre d'Angers. Après avoir servi 17 ans dans Lorraine Infanterie, Stofflet fut racheté par le comte Colbert de Maulévrier, alors en garnison à Lunéville. Stofflet lui aurait sauvé la vie ainsi qu'à sa fille au cours d'une chasse au sanglier ; mais il est possible aussi que le comte de Maulévrier ait fait la connaissance de Stofflet, grâce à la soeur de celui-ci, « belle et vertueuse personne » qui s'occupait des enfants Colbert (Voir le livre d'Edmond Stofflet, imprimé à Pont à Mousson). Alors que Stofflet était garde des bois dont jouissaient les officiers du corps de la gendarmerie de Lunéville, il avait connu et accompagné à la chasse le Marquis de la Rochejaquelein, père du généralissime vendéen, dont il devait recueillir ultérieurement la succession. Signalons en passant que les Messins ont oublié que le comte Colbert de Maulévrier, pendant son ambassade dans l'Electorat de Cologne, s'était acquis leur reconnaissance en 1789, en assurant le ravitaillement de la ville. Le Comité municipal de Metz lui avait écrit le 11 novembre 1789 une longue lettre de remerciements dont nous extrayons ce court passage : ... « Vous avez été Monsieur, le bienfaiteur signalé de cette ville, Metz vous voue une reconnaissance tant de ce que vous avez fait, que de ce que vous voudrez faire pour elle... ». 

Mais en 1787, c'est en Anjou que Stofflet est garde des bois et commis facteur du comte de Maulévrier ; sa qualité d'étranger au pays et ses fonctions de garde-chasse ne l'ont pas empêché de prendre un grand empire sur les paysans, tous cependant, peu ou prou, braconniers. Le 13 mars 1794, les conscrits d'Yzernay qui ont refusé « d'aller tirer à la milice » et qui ont rossé les cavaliers républicains envoyés pour rétablir l'ordre, viennent chercher Stofflet dans la forêt de Maulévrier où il s'était réfugié à la suite des premiers excès révolutionnaires et où, attendant les événements, il occupait son temps à fabriquer des munitions. Avec eux se trouvait le bisaïeul de René Bazin, régisseur du comte de Colbert et futur lieutenant du garde-chasse.

Les gars d'Yzernay, réuni avec ceux de Maulévrier vont devenir les futurs grenadiers de Stofflet. Ils prennent le château de Vezins, ce qui leur amène des renforts considérables en particulier, les hommes rameutés autour de Tonnelet, autre garde-chasse de Colbert de Maulévrier. Réunis aux insurgés de S.-Florent, conduits par Cathelineau, le futur généralissime, ils prennent le nom d'armée catholique (et non encore royale) et, par acclamation, élisent comme premier général de l'insurrection de l'Ouest, le Lorrain Stofflet.

stofffs.jpgDe La Gorce décrit ainsi la rencontre entre les gens de Cathelineau et ceux de Stofflet : « Comme après avoir longé le coteau des Gardes on cheminait entre Trémentines et Nuaillé, on fut rejoint par des gens d'aspect assez martial, pieux aussi, mais avec un peu plus de fusils et un peu moins de chapelets. Ils venaient de Maulévrier, d'Yzernay, de Vezins, de Latour-Landry, paroisses perdues dans les bois et aux moeurs un peu plus rudes que celles du reste des Mauges... Du milieu de ces hommes, le chef se détachait avec un relief singulier, on l'appelait Stofflet... On le disait dur, brutal jusqu'à la violence ; en revanche, il était vigoureux, endurant la fatigue, d'une habileté prodigieuse à manier les armes et les chevaux, terrible, mais avec des accès de bonhomie et pour les braconniers qui le craignaient fort, il avait par intervalles des tolérances habiles qui surprenaient et qui charmaient. En lui se réunissait ce qui subjugue : la force, l'adresse, l'aplomb et tout ce monde inculte et rude qu'il entraînait à sa suite, lui trouvait un grand air de commandement ». Et c'est maintenant une armée de 12 à 15 000 hommes, sous les ordres de Stofflet, qui, au son des cantiques, marche sur Cholet, défendue contre l'attaque de ces roturiers par le marquis de Beauvau. Après la défaite et la mort de celui-ci, la capitulation de Cholet entraîne le soulèvement général du bocage. 

Nous glisserons sur les détails de la carrière de Stofflet, qui selon lui, aurait assisté à cent cinquante combats (comtesse de La Bouëre). Il joua un rôle décisif à Doué, à Châtillon, à Cholet, à Baupréau et à la prise de Laval. Stofflet, premier général Vendéen, deviendra Major général de la Grande Armée et sera le dernier général en chef de l'armée des Rebelles de la Vendée, ainsi que le proclame l'affiche de son jugement qui se trouve au Musée de Nancy. 

Pour ses compatriotes, Stofflet paraît un géant avec ses cinq pieds et cinq pouces, c'est-à-dire un peu plus de 1 m 75 ; son signalement militaire qui est vraisemblablement le plus fidèle, s'écarte notablement de celui que donneront ultérieurement ses fidèles, en particulier, Landrin, qui parle de son physique sec de ses cheveux noirs et de ses « chambes » un peu bancales. Ses soldats qui le redoutaient, tout en le respectant, l'avaient baptisé : Mistoufflet, Sifflet ou le Sabreur, mais ils ne consentaient à avancer que si M. Stofflet était en avant, payant de sa personne. Son coup d'oeil, ses connaissances militaires, la discipline sévère qu'il imposait à ses gens, en firent un des meilleurs capitaines de l'armée vendéenne. Crétineau-Joly le définit ainsi : « A côté de tous ces noms, la gloire et le patrimoine de la Vendée, on distinguait déjà un homme grand et robuste, au teint brun, aux yeux et aux cheveux noirs, à l'air dur, à la parole ardente, sous un accent lorrain. Cet homme s'était élevé bien haut dans l'estime de ses compagnons d'armes, par une activité, par une intelligence, une appréciation des événements au-dessus de son éducation, c'était Nicolas Stofflet, garde-chasse du château de Maulévrier ; Stofflet qui de son humble bandoulière aux armes de Colbert, a su se faire une écharpe de commandement. Dès que les paysans l'eurent vu au feu, ils prirent confiance en cet homme endurci aux fatigues, si propre au commandement et d'une franchise qui souvent allait jusqu'à la rudesse. Lorsqu'on marchait au combat, ils demandaient : « Monsieur Stofflet est-il en avant ? » Quand la réponse était affirmative, plus sûrs même de leur courage, ils s'élançaient sans crainte ».

Stofflet allait à la bataille avec panache et au cri de « l'entends-tu Marie-Jeanne », il faisait joyeusement décharger sur les bleus, avec sans doute plus de bruit que de mal, la fameuse Marie-Jeanne, pièce de 12 en bronze aux armes de Richelieu, mascotte des vendéens, prise et reprise dans les batailles. Mais il ne supportait pas de se faire traiter de citoyen, et lors de la prise de Fontenay, l'enfant Grimonard, âgé de 7 ans, se fit rudement tirer les oreilles pour n'avoir pas su assez rapidement s'adapter à l'évolution politique.  

L'iconographie historique concernant Stofflet est rare, surtout en Lorraine, mais nous pouvons nous le figurer d'après la statue de la salle de la Révolution du musée de Nancy, fidèle copie de celle de la Chapelle du bois d'Izernay ; il y est représenté dans son uniforme de garde-chasse avec le grand bicorne qui est conservé au musée de S.-Florent-le-Vieil ; il a gardé en brassard sa plaque de garde-forestier aux armes de Colbert qu'il continuait à porter en hommage à ses anciens maîtres auprès desquels après la paix, il n'aspirait qu'à reprendre ses fonctions de garde-chasse à Maulévrier. Mm e de La Rochejaquelein qui ne l'aimait guère, en fait, elle aussi, le vétéran d'un régiment allemand ; elle lui reproche son ambition, sa dureté, mais reconnaît que, brave, actif et intelligent, les officiers l'estimaient beaucoup et que les soldats lui obéissaient mieux qu'à personne. Le témoignage de ceux qui l'ont connu s'écarte tout de même souvent du portrait qu'en a fait une certaine histoire officielle : « Son air militaire, précise Coulon son secrétaire, le faisait prendre par ceux qui ne le connaissaient pas, pour un homme de grand rang », il ajoute : « Ses talents étaient uniques pour cette guerre, il faisait agir avec douceur, avec amitié ses paysans et à l'occasion, était dur et sévère de manière à les encourager à la victoire et à les contenir dans la défaite ; son courage était extrême ; dans la victoire, il savait se posséder et dans l'adversité, conserver le sang-froid des braves ; il faisait espérer à ses soldats que dans la revanche, on serait plus heureux ». 

Le général d'Audigné cite en appendice de ses Mémoires, le manuscrit inédit de l'abbé Chevallier, curé de Ste-Lumine de Coûtais, ancien membre de l'Assemblée nationale de 1789 et ancien aumônier vendéen : « Stofflet est mort, hélas ! C'est un deuil national pour la Vendée, elle a perdu son bras droit..., c'était un homme d'un courage extraordinaire qui dans deux ans à peine, avait livré plus de cent cinquante combats. Quoique né de basse extraction, il avait des sentiments infiniment supérieurs..., mais ce qui fait de lui un grand homme, c'est qu'il ne s'en fit jamais accroire et que défiant absolument de lui-même, il n'agit jamais que par les lumières de son conseil. Si on a à lui reprocher quelqu'acte de violence, sa popularité lui avait gagné les coeurs et sa bienfaisance naturelle lui avait gardé l'affection. Il était né pauvre, il est mort pauvre...» 

Pour les Vendéens, c'est un « homme de l'Est », Alsacien ou Lorrain peu importe, mais considéré de ce seul fait comme un homme dur, intransigeant sur la discipline « qui n'avait pas la délicatesse d'un Cathelineau ni d'un Bonchamp » ; mais il avait cependant l'art de plaire..., très affable à table et en société, parlant galanterie et chantant à couplets à son tour et à son rang, aimant les marches guerrières et cadencées, sobre dans les repas, jamais dérangé par le vin, ni bavard ni prodigue, le luxe ne régnait ni sur ses habits, ni sur sa table. Les auteurs de l'Ouest font souvent de Stofflet un Alsacien à l'accent « tudesque » (Crétineau-Joly, Brunisleau, Gabory, etc.). La confusion vient, ou s'est perpétuée, de ce que nombre d'ouvrages ont été écrits au temps où l'Alsace et la Lorraine annexées étaient unies par un trait d'union et d'éminents auteurs de l'Ouest ne se sont pas rendu compte de la gravité de leur erreur.  

Stofflet voulait donner à ces paysans trop indisciplinés, un minimum d'organisation militaire. L'armée d'Anjou fut ainsi organisée en six divisions et dans chaque division, fut placée une compagnie de cinquante cavaliers qui furent appelés dragons pour les distinguer des chasseurs de Stofflet qui formaient deux compagnies (Comtesse de la Bouëre). Les fantassins, jaloux des cavaliers, les surnommaient ironiquement les « marchands de cerises ». 

Il organisa aussi en petite cavalerie un corps de tambours dirigé par le célèbre major La Ruine, dont les roulements de caisses décidèrent souvent des défaites républicaines et scandèrent les entrées triomphales dans les villes conquises.

hopi.jpgDans son camp installé dans la forêt de Vézins, il créa un hôpital sous la direction du chirurgien Baguenier-Désormeau ; il y avait également son parc de réserve, une imprimerie, un atelier d'étoffes et d'habillement, une salpètrerie et une facture de poudre. Selon la tradition vendéenne, alors que Stofflet était en expédition, son camp fut surpris, à la suite d'une trahison, le 25 mars 1794 par la colonne républicaine de Crouzat et Grignon qui se livra à un massacre en règle, laissant sur place, plus de 2 000 victimes désarmées. Sur les lieux s'élève actuellement une chapelle que gardent les statues de Stofflet et de Cathelineau et ce « cimetière des martyrs » est signalé par des panneaux à plus d'une lieue à la ronde. Stofflet prévenu et renforcé par les soldats de Richard et de Marigny, attaqua avec 7 000 hommes fous de rage, les soldats de Crouzat et de Grignon, retranchés aux Ouleries à quelques kilomètres d'Ezernay. Après un violent combat il examina les massacreurs. A la bifurcation des chemins d'Yzernay et de Cerqueuex, se trouve actuellement un grand calvaire qui porte sur son socle massif, l'inscription suivante : « Croix élevée en 1894 à la mémoire des Vendéens tués dans les combats des Ouleries le 18 et le 27 mars 1794 ». Mais Stofflet ne s'en laissait pas imposer par les aristocrates et en particulier par les émigrés envers qui il nourrissait une prévention et à qui il ne manquait pas de donner des leçons, lorsque l'occasion s'en présentait. A Entrammes, s'adressant, un peu méprisant, à M. de S.-Hilaire, émigré breton : « Voulez-vous, lui dit-il que je vous montre comment dans notre armée, on enlève une batterie ? » Il fait sabrer les artilleurs par 12 cavaliers et tourne les pièces de Kléber contre les bleus. Il fit du chevalier de Colbert, frère de son maître, son ambassadeur auprès du comte d'Artois et on ne manqua pas de souligner que c'était le garde-chasse qui envoyait désormais en ambassade, les nobles, ses anciens maîtres. Il sut donner le commandement à des plébéiens et il distingua Cadoudal qui fut capitaine dans sa cavalerie. Par contre, il fut trop sensible aux intrigues des hommes d'église, en particulier, à celles de Barbotin qui signe sa première proclamation et surtout de Bernier, le futur négociateur du Concordat, qui n'ayant pu subjuguer Charette, se servit de Stofflet, avant peut-être de le livrer.

jacqusto.png Jacques Cathelineau (le Saint d'Anjou) - Nicolas Stofflet

Selon Landrin son compagnon, les principes de Stofflet furent, religion, courage et fidélité. Il fut en effet fidèle dans ses amitiés, mais trop tenace dans ses aversions et on ne manqua pas de lui reprocher son animosité constante pour Charette, qui nuisit à la cause commune. L'exécution de Marigny, dont il ne fut qu'en partie responsable, continue également à lui être amèrement reprochée par tous les auteurs royalistes. Mais quelle que soit l'opinion que l'on ait de Stofflet, tout le monde s'accorde sur son courage ; Hoche lui-même qui a bien su distinguer les nuances de psychologie des Vendéens et des Chouans, dans sa proclamation à ces derniers, rendait un hommage à Stofflet, en opposant les « héros des fossés », (les Chouans) au courage de Stofflet. Ce courage s'affirma jusqu'au Champ de Mars d'Angers le 25 février 1796. En face du peleton d'exécution, il refuse le bandeau et s'écrie : « Eloignez-vous, je vais vous apprendre une fois de plus qu'un général Vendéen n'a pas peur des balles ». Donnant la main à son aide de camp le prussien de Lichtenheim, il commande le feu et tombe en criant : « Vive la religion.Vive le Roi ». Mais auparavant, il avait demandé aux soldats s'il y avait un Lorrain dans le peloton. Il remit sa montre au militaire qui sortait des rangs, en lui disant : « Tiens prends ceci en mémoire de moi ». Loin de nous de contester à Stofflet le titre de Vendéen qu'il revendiqua au moment suprême, il faut cependant constater qu'une de ses dernières pensées a été aussi pour son pays natal, le clocher de Bathelémont et les forêts de Lunéville. Mais c'est en Vendée angevine, dans la cour du château de Maulévrier qu'est élevé un monument à celui, « qui toujours fidèle à Dieu et au Roi, mourut en obéissant ». A Yzernay, une rue porte son nom et sa statue veille à l'entrée de la porte de la chapelle du « cimetière des martyrs » dans le bois de Vezins. Un calvaire a été érigé en 1977 à la Saugrenière à l'endroit où il fut capturé ; lors de l'inauguration de cette croix, l'abbé Gélineau s'exprimait ainsi : « Ce Lorrain, après avoir servi fidèlement le pays pendant seize ans, en qualité de caporal, était venu en 1787 comme garde-chasse chez le comte Colbert de Maulévrier. Disons seulement que cet homme simple, étranger au pays, qui n'était pas sans défaut et avait le caractère rude, avait gagné dès l'abord, la confiance de son entourage. S'il devint tout de suite un grand chef et un général indiscuté, damant le pion à beaucoup de nobles, plus cultivés et plus experts que lui dans l'art de la guerre, c'est parce que les paysans des Mauges se reconnurent en cet homme de caractère, indépendant, qui n'admettait pas de plier sous la force injuste et qui demeurait, envers et contre tout, fidèle dans sa Foi et loyal dans l'adversité ».  

Dans le cimetière de Valhey, à quelques kilomètres de Bathelémont, sur la croix de marbre d'une tombe bien entretenue est inscrit : « Famille Stofflet-Morisson ». La statue de Stofflet, réplique de celle du « Cimetière des Martyrs d'Yzernay, don de Edmond Stofflet se trouve dans la salle de la Révolution au musée Historique de Nancy, avec l'affiche du jugement d'Angers et un bon de 5 livres « de par le Roi », signé de Stofflet. 

Dans les Hommes célèbres de Lorraine de Tribout de Morembert, Stofflet n'est pas cité. La Lorraine a eu un autre destin que la Vendée, et bien sûr Stofflet est, un personnage controversé, même par certains auteurs royalistes comme la marquise de La Rochejaquelein. Sa vie publique s'est d'ailleurs déroulée loin de son pays natal, ce qui ne favorise pas sa popularité en Lorraine. Mais, quel que soit le jugement que l'on porte sur lui, son rôle dans notre histoire ne peut être nié.  

Un autre Lorrain a joué un rôle important, sinon de premier plan, du côté des « brigands ». Il s'agit d'André Baumler, né le 10 octobre 1740 à Reméringlès-Puttelange, près de Sarreguemines, fils de Joseph (ou Jean) Baumler et de Anne-Marie Buchholz de Nousseviller. Baumler fut aussi militaire pendant vingt quatre ans au régiment Colonel Général de Cavalerie et il fut amené dans le bas Poitou par le capitaine de dragons de Montaudouin, dont il devint le régisseur à la Bonnetière de S.-Urbain, près de S.-Gervais. Son mariage avec Marie-Paule Mornet de Challans le fixa définitivement dans le pays. Sous les ordres du chirurgien Jean-Baptiste Joly, il souleva le marais de S.-Gervais et fut selon Chassin, le plus actif des préparateurs et des promoteurs de l'insurrection de la basse Vendée. Il fit partie du comité royaliste de Challans en 1793 et avant l'attaque des Sablesd'Olonne, il adressa le 14 mars 1793 aux administrateurs de Challans, réfugiés dans cette ville, la lettre suivante : « Mes très chers frères, nous vous écrivons les larmes aux yeux, les armes à la main, nous ne demandons pas la guerre, mais nous ne la craignons pas... Nous sommes ici au moins 18 000 hommes assemblés de toutes les paroisses circonvoisines, à chaque minute, il en arrive d'autres. Tous ont décidé de mourir pour la victoire. Vous n'ignorez pas tout le désastre qui afflige la ville de Machecoul et beaucoup d'autres ; nous avons l'avantage de ne pas affliger cette ville à ce point. Nous avons l'intention de faire une bonne et solide paix avec vous, si vous voulez nous accorder seulement quelques conditions qui nous paraissent on ne peut plus justes, intéressantes. Nous vous demandons : 

1) La continuation de notre religion catholique, apostolique et romaine et des prêtres non conformistes ;

2) Qu'il ne soit point procédé au tirement ;

3) Suppression de toute patente ;

4) Suppression de l'arrêté du département qui ordonne aux pères des enfants émigrés et à leurs parents suspectés de se rendre au chef-lieu. 

Signé La Garde Royale, composée à Challans.

 

Ainsi furent définis par un Lorrain ce que l'on a pu appeler les buts de guerre des Vendéens. 

francois-athanase-charette-de-la-contrie-227.jpgLorsque Charette fut élu général en chef des armées royalistes du Bas-Poitou et du pays de Retz, le 9 décembre 1793, Baumler combattit sous ses ordres. Mais d'un caractère humain, il fut irrité par les cruautés des combattants des deux bords, en particulier, celles de Pageot, lieutenant de Charette. En face d'un adversaire, en apparence modéré, le général Broussard, il fit au milieu de 1794 sa soumission, entraînant 3 500 insurgés et la pacification du Marais. Malgré les cartes de sûreté délivrées à ceux qui se soumirent, les représentants Bô et Ingrande firent arrêter par des patrouilles et mettre à mort comme des rebelles, pris les armes à la main, « les cultivateurs » qui, écrit Mercier du Rocher, « étaient venus déposer leurs armes entre les mains des autorités constituées, prêter le serment de maintenir la République et qui étaient retournés avec des cartes qui énonçaient leur soumission à la loi ». Baumler qui s'était retiré tranquillement à Challans fut arrêter malgré le général Broussard. Considéré comme « un des principaux auteurs de la mort de plus de 100 000 républicains », le « pacifié et pacificateur Baumler » (Chassin), fut guillotiné place du Bouffay à Nantes, le 17 thermidor an II (4 août 1794) 8 jours après la chute de Robespierre. A la suite de ces exécutions, la guerre civile se ralluma plus furieuse que jamais dans le Marais. Joseph Rousse constate que Baumler a eu un rôle moins brillant mais plus humain que son compatriote Stofflet : il s'étonne du silence des historiens tels que Crétineau-Joly, alors que cent ans après les faits, le souvenir du vaillant Lorrain n'était pas éteint dans le Marais vendéen.  

La Vendée militaire utilisa un autre général qui porte un nom illustre au pays messin. En effet, le marquis Louis Thomas de Pange, passa peut-être en 1791, par le beau château que nous connaissons, avant de gagner l'armée de Condé ; ultérieurement, commandant la cavalerie royaliste de l'armée de Rennes, puis chef de division de Chouans, il fut tué soit au combat le 29 juin 1796 dans une « pièce de genêts », près d'Ancenis, soit plus vraisemblablement, blessé et hors d'état d'être transporté, il fut surpris et massacré dans son lit par les patriotes.  

Ainsi ont été rappelés brièvement quelques figures de Lorrains, chefs dans l'Armée Catholique et Royale de Vendée. Mais celle-ci avait recruté également de nombreux soldats issus de l'Est. En effet, les transfuges étaient nombreux de part et d'autre et un bon moyen de passer à la rébellion, était de s'engager dans les troupes de la République, de faire, sans passe-port, aux frais de la Nation, les étapes vers les pays insurgés et de changer de camp à la première occasion. Il faut noter que les désertions se faisaient souvent en masse ; ainsi en fut-il du 77erégiment d'infanterie, ci-devant Lamarck, recruté en Alsace ; de nombreux soldats restés fidèles à la monarchie passèrent à Charette qui leur parla du roi, parmi ceux-ci Pfeiffer, fidèle garde du corps, homme de main de Charette, appelé par les Vendéens, le « féroce allemand ». S'il agissait trop souvent férocement, il mourut en héros le 3 mars 1796 à la Guyormière : Les « bleus » qui talonnent Charette et qui vont finir par le prendre, tirent sans arrêt sur celui-ci, qu'ils reconnaissent à son panache blanc. Pfeiffer s'en aperçoit, il arrache le chapeau de son maître, le coiffe et part en courant, attirant ainsi la poursuite de la fusillade des « bleus ». Atteint de trois balles il s'effondre en criant avant de mourir : « C'est moi Charette », accordant ainsi quelque répit à son chef . 

Cet épisode eut une répercussion quelques jours plus tard, car après la capture de Charette, il contribua à entretenir le bruit que l'on avait capturé un faux Charette ; ce fut une des raisons qui, afin de détromper l'opinion publique, décidèrent de la parade funèbre et tragique de Charette à travers les rues de Nantes qui avait vu son triomphe l'année précédente.  

Chouans-dolmen_2.pngNous n'avons pas pu évoquer tous les Lorrains et tous les Alsaciens qui se sont distingués dans les guerres de l'Ouest. Notre exposé, bien qu'incomplet, s'est volontairement limité à la Vendée militaire ; d'autres chapitres auraient pu étudier l'action de nos compatriotes dans les départements chouans du nord de la Loire : la Normandie où le Chevalier Louis de Bruslart de Thionville fut l'adjoint de Frotté avant devenir, après l'exécution de celui-ci, commandant en chef de la chouannerie normande ; le Morbihan où Cadoudal eut parmi les Lorrains de fidèles lieutenants : Jacques Koble de Framont dit la Ronce, Joseph-Henri Brech de Nancy dit la Bonté , son artilleur, Jean-Baptiste Picoré de Flin dans la Meurthe, les frères Roger de Vicherey, dont Michel dit Loiseau, le suivra à la guillotine, accompagnant également Coster de Saint-Victor d'Epinal. 

Serait-il hors de propos de rechercher ici, dans l'Est, les liens qui nous rattachent à la Vendée et à l'Ouest et d'évoquer quelques circonstances où notre histoire croise, chez nous, sur notre sol, celle des Français de l'Ouest ? Est-il nécessaire de rappeler que le Chardon et la Croix de Lorraine nous ont été légués par les Angevins ? 

vraiecroix1.jpgQuant à la Croix de Lorraine et au Coeur Vendéen, il n'y a qu'à regarder nos murs pour s'apercevoir que ces symboles n'ont ni l'un ni l'autre perdu leur puissance d'évocation. Parmi les interrogations qui peuvent se poser à propos des événements de la Vendée, retenons celle-ci, qui intéresse la Lorraine ; Chiappe, dans son livre La Vendée en Arme se demande « pourquoi la région nancéïenne, catholique et royaliste, sentimentalement attachée à Marie-Antoinette, ne bouge pas, alors que le pays de Rodez, individualiste et teinté de catharisme écoute la voix de M. Charrier, assez forte pour faire chouanner les campagnes albigeoises ». La réponse paraît à priori simple. La déclaration de guerre au « roi de Bohème et de Hongrie », date du 21 avril 1792, près d'un an avant l'insurrection vendéenne : les hostilités qui avaient déclenché les réflexes patriotiques propres aux frontaliers commencèrent avant le 10 août, les massacres de septembre et l'exécution de Louis XVI, événements qui ébranlèrent plusieurs mois après les paysans de l'Ouest, qui, eux, n'étaient pas confrontés avec l'invasion. 

Chez nous, l'Armée des Princes acompagnait des « Libérateurs » qui se comportaient en envahisseurs, et de ce fait, ne bénéficiait pas d'un préjugé favorable. Une partie de la Lorraine avait, déjà à cette époque, changé trois fois de régime en cinquante ans : c'est pourquoi certains de ses habitants ont subi avec philosophie et passivité le début des événements et ont observé les nouveaux changements dans une prudente expectative. Il faut tenir compte aussi de la géographie. Autant il est possible de chouanner dans le bocage ou le pays ruthène à l'habitat dispersé, autant ceci est impensable dans la campagne lorraine, pays de vaine pâture, aux horizons dégagés et à l'habitat concentré. Enfin, la répression en Lorraine n'a pas été aussi odieuse que dans l'Ouest, et n'a pas laissé la même impression dans la mémoire collective. La soeur de Stofflet, revenue au pays de Lunéville, mère de famille et veuve, fut emprisonnée et ses biens confisqués. Mais les autres membres de la famille, habitant des campagnes paisibles, ne furent guère inquiétés. Que fut-il advenu d'eux s'ils avaient habité le pays de Jacques Cathelineau, de Jean Cottereau ou de Georges Cadoudal ? 

En effet, les petites Vosges, régions boisées, difficilement penetrables ont donné plus de mal aux administrateurs et le culte réfractaire n'a pu en être complètement extirpé. L'unanimité était loin d'être la règle, en particulier, si l'on en juge par ce qui s'est passé à Longwy et à Verdun, où à l'inverse de la Vendée, c'est le chef d'un Bataillon de volontaires recrutés en Maine & Loire qui s'opposa aux royalistes lorrains. L'état d'esprit évolua avec les événements et en 1791, les campagnes menées par le Clergé réfractaire, entraînèrent une véritable guerre sainte dans les districts de Sarrebourg, Dieuze et Château-Salins. Les habitants des communes de Gondrexange, patrie de Soeur Odile, ravagèrent les forêts de l'état.

Bathelémont-les-Bauzémont ne fournit aucun volontaire à la première conscription et dans le district de Sarrebourg la levée de 1791 fut particulièrement laborieuse. Le 7 juin 1795, les femmes du peuple déclanchèrent une émeute à Metz aux cris de : « Pas de cocarde, pas de République ! ». Le 6 pluviôse an IV, Varion, agent municipal de Bousse en Moselle, se plaint que le « département de la Moselle va bientôt devenir la proie du fanatisme et qu'Ay, commune célèbre par son patriotisme au commencement de la Révolution, ne présente plus aujourd'hui, qu'un repaire de Chouans et de Malveillants ». 

En 1796 des processions immenses, bannières en tête, encadrées d'hommes armés parcoururent les districts de Bitche, Boulay, Sarreguemines. Enfin, n'oublions pas que la proximité de la frontière permettait aux opposants et aux réfractaires d'émigrer dans des pays ayant souvent avec eux une communauté de langue. Ceux qui voulaient en découdre avec les patriotes pouvaient ainsi s'engager facilement dans l'armée des Princes et Gain insiste sur l'importance d'une émigration que l'Europe n'avait pas vue depuis la révocation de l'Edit de Nantes. François Roth estime que la Moselle se place, pour l'émigration au premier rang des départements français. Selon le duc de Castries, elle serait le quatrième des départements pour l'importance de son émigration, après toutefois, le Var, les Bouches-du-Rhône, et surtout le Bas-Rhin d'où en décembre 1793, 22 000 habitants ont fui en panique, réalisant à eux seuls, le sixième des émigrés. Nous avons vu que le nom d'un certain nombre d'entre eux se retrouve sur le monument de la Chartreuse d'Auray, élevé en mémoire des morts et des fusillés de la campagne de Quiberon.

Texte tiré de : documents.irevues

03/02/2013

Discours du Président du Cercle Légitimiste Robert de Baudricourt à Bathelémont-les-Bauzemont

Mesdames et Messieurs, mes chers amis

Photo Stof.jpgC’est avec une émotion profonde que nous sommes réunis en ce jour dans la petite commune de Bathelémont-les-Bauzemont. Plus de deux  siècles nous séparent de ce 3 février 1753, jour de la naissance de Nicolas Stofflet, devenu l’un des principaux artisans de cette résistance farouche qui opposera les forces contre-révolutionnaires de l’Ouest au souffle violent de la Révolution. C’est le souvenir du passé, le souvenir de nos glorieux  ancêtres qui se sont battus pour conserver leurs institutions légitimes, royales, naturelles et traditionnelles.

Que retiendront les jeunes générations de cette histoire dans cinquante ans ? Qui se souviendra encore ? C’est aujourd’hui qu’il faut nous interroger clairement et sans tabou, sur l’utilité, sur la valeur et sur la nécessité de notre témoignage. Être et transmettre aux générations futures, c’est faire de l’éducation civique et morale, c’est faire notre devoir de mémoire. La France n’est rien sans ce que les Français ont en commun, c'est-à-dire l’histoire de notre pays, fruit de l’alliance indestructible du trône et de l’autel. Sa tradition, c’est le ciment de son unité. Nous sommes Français, partisans d'un peuple libre qui se tient debout, respectueux de son origine, de son histoire et de sa patrie.

Voilà pourquoi nous sommes ici aujourd’hui pour rendre hommage à Nicolas Stofflet, pour lui témoigner notre reconnaissance, pour dire que son combat n’a pas été vain. Comme lui nous voulons rester fidèle à cette belle et glorieuse devise qu’il avait adopté et défendu jusqu’à son dernier souffle, cette belle devise qu’il nous laisse comme un héritage sacré : Dieu et le Roi ! C’est une ligne de conduite à maintenir avec ténacité si nous voulons que le lien entre Notre Seigneur Jésus-Christ, le Roi des Rois et la France soit rétabli.

Gloire à jamais à Nicolas Stofflet ! Que la providence veille à ce que son exemple soit toujours présent à l’esprit des Lorrains et des Français.

Reny_ F

(Président du Cercle légitimiste Robert de Baudricourt)

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Intention de prière

100_8604.JPGSeigneur, puisque Vous avez voulu rappeler à Vous votre serviteur Nicolas Stofflet, en lui imposant une mort prématurée et difficile qui nous fait cependant mieux comprendre son exemplarité et la beauté de sa vie terrestre. Acceptez la prière que du fond de notre cœur nous lançons vers Vous pour conserver dans le monde des vivants le souvenir et la mémoire de cet homme hors du commun.

Homme de foi, homme de bien,  homme de courage, homme de sacrifices et d'abnégation…
Puisse sa vie avoir été tendue toute entière vers le Bien commun et l'Amour du prochain, vers les siens qu'il a tendrement chéri et vers tous ceux qui, dans la souffrance de son temps, appelaient au secours.

Acceptez, Seigneur, que cette prière faite pour lui, l'aide à s'élever encore et le rende plus fort pour revenir apporter Votre bonté et Votre clarté à ceux qui se rappellent de son histoire en ce jour.

Faites, Seigneur, que par sa présence et son souvenir, il adoucisse les épreuves terrestres de ceux qui se souviennent du sens de son combat.

Seigneur, donnez-lui la paix éternelle dans la douceur de Votre amour…

Ainsi soit-il

21/01/2013

Les larmes du Royaume de France

Messe 2013.jpgDans notre Lorraine et partout en France, plus de deux siècles après les faits, les Royalistes et les catholiques se sont mobilisés pour rendre hommage à la mémoire du Roy martyr, proie des complots, de toutes les machinations et de la répugnante cruauté des activistes révolutionnaires.

Louis XVI reste le personnage clé de 1789. Date inoubliable, période charnière et énigmatique de notre histoire. Il symbolise à lui seul la fin tragique de la glorieuse monarchie catholique française.

C'est avec un courage personnel, né d'une foi inébranlable dans la force infinie de la royauté française, qu'il se résigne, accepte le sacrifice et le martyre. L'exemplarité de l'attitude royale devant la mort apparaît comme un ultime message politique adressé aux Français. Sa foi religieuse devient un monument d'une beauté étincelante, un contre exemple magnifique opposé au déchaînement des passions et à la folie des hommes de son temps.

Puisqu'il lui avait été retiré par la force les moyens de régner en roi Chrétien, ne pouvant plus rien pour la France, il voulut mourir en saint. Ses derniers jours deviennent les plus glorieux de son existence. On mesure combien le Roy se retrouve à la fois abandonné et diminué comme figure royale et sanctifié par un destin qui trouve sa véritable finalité dans une apologétique qui prouve la grandeur et la Vérité de la religion Catholique face à l'hypocrisie perfide « des prétendus droits de l'homme » assoiffés de pouvoir et de sang !

En abolissant la monarchie, en frappant à mort un homme seul et sans défense, la convention a cherché à détruire toute une tradition millénaire, la tradition catholique et royale française. La condamnation du roi par ce tribunal impie, composé de malfrats révolutionnaires, démontre l'acharnement volontaire « des factions » à couper la France de ses racines chrétiennes et elle rejaillit avec une virulence extrême pendant toute la révolution, elle s'inscrit dans la logique d'un violent rejet de Dieu pour se poursuivre jusqu'à nos jours...

Le jugement du Roy très chrétien par la franc-maçonnerie, s'étant autoproclamé assemblée représentative du « peuple souverain », provoque l'inversion contre nature des rôles, et le renversement du principe politique traditionnel français pour le plus grand malheur de notre pays.

Louis XVI laisse «de grandes leçons aux Français, et un testament immortel ». Il fut un modèle de foi, d'abnégation, de courage et de bonté paternelle.

 

Reny_F

05/01/2013

Rappel : réunion du Cercle Robert de Baudricourt

La prochaine réunion de formation du Cercle Robert de Baudricourt se tiendra à 16h00 le samedi 12 janvier 2013, à Nancy (54 000).

 

 

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Renseignements et réservations au : 03 83 81 00 29 / 06 46 77 66 85

par courrier internet : ro.beaudricourt@sfr.fr